28 janvier 2012
Bientôt la chandeleur...
Crêpes de son d'avoine
« Confiture » de myrtilles sauvages au sirop d'agave,
Mousse de petit-suisse à la vanille et noix caramélisées
(Recette à IG bas)
Je dédie ce billet à Agnès, qui m’a gentiment demandé des crêpes à IG bas, mais aussi à tous mes visiteurs qui (comme moi ) voient s’approcher la « redoutable » échéance de la chandeleur avec ce terrible dilemme:
Cette année, vais-je succomber en me goinfrant régalant de crêpes avec les enfants, ou vais-je rester là, bien sage, à les regarder en mangeant une pomme?
Car attention, c’est traître, une crêpe. Si vous avez opté pour le coup de la pomme, il ne faudra même pas goûter le bout du coin du bout de la crêpe au Nutella du petit dernier, au risque de vous retrouver dix minutes après avec 6 crêpes (au moins) dans l’estomac après une éclipse totale de responsabilité cérébrale.
Et si vous ne goûtez pas le bout du coin du bout du coin du bout de la crêpe au Nutella du p’tit dernier, je vous connais, vous allez faire comme moi une tête de dragon souffrant d’une rage de dents tout le temps du repas devant votre pomme, et vous risquez d’être un tantinet nerveux (se). Surtout après la cinquième remarque des enfants («Waaaou maman t’as vu celle là : nutella-confiture de poire Chantilly!!!) ou du mari (« T’es vraiment sûre que tu veux pas une crêpe ? T’as vu la tête que tu fais? »)

La bonne humeur, ça passe aussi parfois par un peu de gourmandise (aaaaaaaaaaaaaah, que c’est bon une crêpe …).
Alors cette année, vous allez bluffer tout le monde en vous asseyant à table avec une (ou deux) crêpe au son d’avoine trop bonne, nappée de confiture de myrtille au sirop d’agave et mousse de petit-suisse à la vanille, le tout agrémenté de noix croquantes et caramélisées au sirop d’agave. Après ça, le plus difficile sera certainement de défendre votre bien, mais heureusement les quantités sont prévues pour être partagées ! (En plus, les myrtilles, vaut mieux toujours partager, on aurait l’air trop bête d’être le seul avec des dents bleues…)
Et puis, vous aurez même "en prime" dans le prochain billet une recette de crêpe salée histoire de se faire la totale.
Et là, exit la pomme, exit le dragon, vive la bonne humeur et la gourmandise !!!
P.S. (1) Pour ceux qui ne connaissent pas le son d’avoine, c’est le bon plan minceur par excellence, car non content de posséder déjà un indice glycémique très bas, il capture en plus une grande partie des sucres et des graisses du bol alimentaire (les aliments ingérée au même repas). D’où l’intérêt d’essayer de l’apprivoiser dans le plus de recettes possibles en remplacement tout ou partiel de la farine.
PS : (2) Quelqu’un aurait-il une explication rationnelle au mystère de la première crêpe complètement ratée ? Vous savez, celle qui finit, immanquablement, complètement en charpie au fond de la poêle, moitié crue moitié cramée alors qu’elle est faite avec la même poêle, la même pâte, la même huile que les autres ? Car, sans déroger à la règle, c’est exactement ce qui est arrivé à ma première crêpe au son d’avoine. .. Je suis donc restée là, à la contempler d’un air un peu hagard, me disant qu’il faudrait vite trouver un plan B pour le blog ce matin, mais la deuxième a été nickel, et toutes les autres aussi ! Ouf.
Tout ça pour dire, attendez la deuxième crêpe avant de m’engueuler…
Recette pour 8 crêpes de 20 cm environ
Ingrédients:
200g de son d’avoine
50g de farine complète
50cl d’eau
2 petits suisses écrémés
2 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger
1 cuil. à café d’extrait de vanille en poudre ou liquide
2 cuil. à soupe de sirop d’agave
2 cuil. à soupe d’huile
1 bonne pincée pincée de sel
Mélanger ensemble tous les ingrédients au fouet, puis laisser poser au moins une demi-heure.
Faire chauffer une poêle huilée, puis verser une louche de pâte. Faire tourner la poêle pour répartir la pâte, puis faire cuire à très petit feu, un peu plus longtemps qu’une crêpe normale car le son d’avoine est plus long à cuire que la farine de blé. Quand elle est bien cuite d’un côté, décoller les bords avec une spatule et retourner la crêpe pour la faire cuire de l'autre côté...
Pour les noix « caramélisées » au sirop d’agave, c'est là, mais comme je suis bonne je vous remet la recette :
Casser 12 noix (les cerneaux tout prêts, c’est vraiment beaucoup, beaucoup moins bon !)et les mettre dans une petite casserole avec 4 cuillerées à soupe de sirop d’agave et 4 cuillerées à soupe d’eau. Les faire confire 4 minutes à petit feu, puis laisser refroidir avant d’utiliser. Elles vont devenir toutes croustillantes…
Parlons poêles, et particulièrement crêpières maintenant:
Vous faites vos crêpes dans quoi? Dans une poêle en inox, c'est mission impossible, à moins de manger la crêpe à même la poêle en la grattant au couteau.
Dans une poêle anti-adhésive? Mouais. Pas terrible hein. On va essayer d'éviter les polémiques, mais le téflon, pour moi c'est vraiment pas ce que l'on peut rêver de mieux en guise de matériau sain et durable.
La poêle idéale, est bien elle est là: Promis, c'est avec elle que j'ai réalisé les crêpes des photos, et d'ailleurs je n'utilises vraiment que cela depuis des années. La poêle en tôle de fer épaisse, "bio", écologique, durable, solide, lourde, naturellement anti-adhésive, et relativement correct dans le rapport qualité-prix car garantie à vie. Vous pourrez même vous en servir sur les cambrioleurs, elle est incabossable.
Cette semaine, j'en parle dans une de mes chroniques Fnac. Et comme pour le reste, je vous confie cela en toute impartialité, c'est vraiment un gros coup de coeur pour moi...
Retrouvez les chroniques de cette semaine sur ma page de la communauté cuisine de la Fnac:
Une poêle pour la chandeleur... et pour la vie
Les meilleurs ustensiles pour des petits plats mijotés
Connaissez-vous la collection "flame" d'Emile Henri
Le robot Magimix au secours du légume oublié
20 janvier 2012
Un peu de salé après toutes ces douceurs...
Tarte fine et croquante au son d’avoine, croûte de parmesan,
Fondue de fenouil et « lardons » végétariens
(Recette à IG bas)
Je me rends bien compte que sur ce blog, il y a beaucoup de sucré, ce qui ne reflète pas, et loin s’en faut, ma façon de cuisiner au quotidien!
Du coup, pour commencer à rééquilibrer un peu le contenu de « Saines Gourmandises », et éviter de passer pour une enfant terrible qui ne se gave que de desserts, voici une délicieuse idée-recette de tarte salée associant une pâte croquante au son d’avoine, huile d’olive et parmesan, à une fondue oignons-fenouil aux petits lardons de tofu fumé.
Je ne vous cache pas que ce fut bien bon… Le fenouil est l’un de mes légumes préférés, surtout cuisiné ainsi, longuement confit à la cocotte avec un peu d’huile d’olive.
Je suis aussi, en toute honnêteté, plutôt fière de ma pâte au son d’avoine, à la fois si croquante, si gourmande, et si « raisonnable » que je la réutiliserai sans hésiter pour d’autres recettes sucrées ou salées. Je vais enfin pouvoir m’en donner à cœur joie, moi qui aime tant les tartes, les tourtes, les quiches, bref, tout ce qui est plein de pâte et qui fait bien grossir!… Sauf que là, l’ingrédient N°1 de cette pâte c’est le son d’avoine, bien connu pour ses propriétés minceur hors pair, anti-cholestérol, hypoglycémiantes, coupe-faim, etc, etc. Alors cette fois-ci, ce sera sans aucun scrupule!
Bien sûr, les plus gourmands et les plus créatifs d’entre vous pourront s’amuser à décliner cette fine tarte croquante avec d’autres légumes de saison, et je pense que l’on peut dès maintenant se donner rendez-vous pour une version estivale aux lanières de poivrons rouges grillés, fondue d’oignons et jambon cru, dont j’ai tant rêvé hier après-midi en dégustant cette version « hivernale » déjà bien sympathique. Je suis d'ailleurs complètement fan du concept des tartes salées version pissaladière, sans le sempiternel appareil aux œufs, crème et fromage des quiches traditionelles.
Allez, encore un petit mot pour mes plus fidèles visiteurs, ceux qui me suivent avec tant de gentillesse en postant régulièrement de charmants petits mots... Je suis un peu désolée d’être moins présente pour vous répondre à chaque fois, comme j’aime tant le faire, car en plus de mes loustics qui ce sont tous arrangés pour avoir la grippe en même temps (ça y est on s’en sort enfin…), je suis en phase de finalisation, corrections, etc, d’un ouvrage merveilleux dont je vous parlerai très bientôt, et qui vous plaira, je l’espère, autant que j’ai eu de bonheur à le réaliser ! Promis, dès que tout sera sur les rails, je reprendrai ma « plume » pour vous répondre comme avant…
Avec le son d'avoine, on peut réaliser des pâtes croustillantes avec un indice glycémique très bas. Photo ci-dessus: Fond de tarte sortant du four, avec son parmesan croustillant dessus... Interdiction de tout engloutir pendant la cuisson des fenouils!
Ingrédients pour 4 tartes individuelles, ou une grande tarte :
Préparation: 15 minutes
Cuisson: 20 minutes pour la pâte, 20 minutes pour la garniture (les deux cuissons peuvent être menées simultanément)
Pour la pâte :
150g de son d’avoine
50 g de farine complète
1 œuf
1 petit suisse demi-écrémé
3 cuil. à soupe d’huile d’olive
Une pincée de sel
80g de parmesan râpé
Pour la fondue de légumes :
3 oignons
2 gros bulbes de fenouil
4 cuil. à soupe d’huile d’olive
1 pincée de sel
Poivre du moulin
1 bloc de 100g de tofu fumé
Recette:
Préchauffer le four à 175°C.
Mélanger ensemble tous les ingrédients de la pâte sauf le parmesan. Abaisser 3 disques de pâte, puis les saupoudrer de parmesan râpé. Enfourner pour 20 minutes.
Pendant ce temps, émincer les oignons et les fenouils dans une cocotte, un wok, ou une poêle, puis les faire revenir dans 3 cuil. à soupe d’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Saler, poivrer, puis ajouter un tout petit peu d’eau, couvrir, et laisser mijoter une vingtaine de minutes en remuant de temps en temps.
Découper le tofu fumé en fins lardons, puis le faire dorer dans les 2 cuillerées d’huile d’olive restante. Les éponger pour retirer le surplus d’huile, réserver.
Quand la fondue de légumes est parfaitement sèche, bien dorée et confite, l’étaler sur les disques de pâte, répartir les lardons par-dessus et servir tiède avec une petite salade de jeunes pousses.
Retouvez aussi comme toujours mes chroniques "de saison" sur ma page de la communauté cuisine de la Fnac:
Cette semaine: Soupes de l'automne et de l'hiver
12 janvier 2012
Cocooning…
Cookies « 0 complexe » amande-citron-chocolat,
Lait chaud bien mousseux et doucement chocolaté au parfum de badiane
(Recettes à IG modéré)
Depuis ce matin, il fait chez moi un temps irlandais … ou écossais je ne sais trop. La campagne et la forêt sont toutes enveloppées d’un épais brouillard givrant, mystérieux, qui ouatine tout bruit, toute lumière. On s’attendrait presque à voir émerger du fond du jardin le monstre du Loch Ness, d’ailleurs, je l’ai vu, mais ce n’était que le livreur.
Tout ça non pas pour se plaindre en pensant au beau ciel turquoise qu’il doit y avoir sous d’autres contrées, mais pour se réjouir
- du bon feu de cheminée qui égaye la maison,
- d’avoir trouvé une bonne excuse pour le coup du jogging polaire et de la grosse paire de chaussettes de laine,
- et enfin, pour apprécier à quel point ce temps peut engendrer une ambiance délicieusement apaisante. C’est vraiment un temps à faire des cookies. Et un lait chaud aussi. Histoire de pouvoir se régaler avec tout ça en regardant dehors, le cœur en fête. Car entre nous, c’est beau l’hiver…
Cette recette est tout spécialement pour Didie, qui m’a demandé fin décembre une recette de cookies à IG bas. Un de ces jours, je vous donnerai mon autre recette au son d’avoine, mais je dois encore la perfectionner un peu. Celle d’aujourd’hui, en attendant, elle est au top ;) :
Côté gourmandise, je ne me lasserai jamais de l’association amande, zeste de citron et chocolat noir, association parfaite au possible, surtout dans un cookie tout croquant autour et moelleux dedans…
Côté ligne, santé, et tutti quanti, (et même si je ne vous recommande tout de même pas d’avaler toute la plaque de cookies), vous aurez tout bon : amande, chocolat noir, farine complète, sirop d’agave, un seul œuf pour trente cookies, bref, rien que du très raisonnable…
Sinon, pour ceux qui sont perspicaces, oui, c’est vrai je vous ai encore fait le coup des emporte-pièces « flocons ». Ah, j’en suis fière de mes emporte-pièces. Mais ils sont tellement mignons… Et puis en plus, il faut bien que je les « amortisse » un peu, car je suis sûre qu’au mois d’août, ils ne vous feront plus du tout le même effet… Alors bien sûr, à défaut d’emporte-pièce flocon, n’hésitez pas à employer n’importe quelle autre forme (cœur, cercle, nounours…), ils seront tout aussi mignons vos cookies!
Les cookies:
Recette pour une trentaine de cookies de 5cm de diamètre environ
Préparation: 20 minutes
Cuisson: 12 minutes
Pour la pâte de base:
125g de poudre d’amande
150g de farine T 110
1 sachet de levure
1 œuf
50g de purée d’amande
4 cuil. à soupe de sirop d’agave
1 pincée de sel
15 gouttes d’huile essentielle de citron bio
Pour la pâte chocolat :
1 cuil. à soupe de sirop d’agave
100g de chocolat noir à 85%
Mélanger la poudre d’amande, la farine et la levure. Faire un puits, ajouter l’œuf, la purée d’amande, le sirop d’agave, le sel et l’huile essentielle de citron, puis bien mélanger et pétrir la pâte. Former 2 boules « 2/3 - 1/3 ».
Faire fondre au bain-marie le chocolat et le sirop d’agave, puis l’incorporer à la plus grosse boule de pâte.
Etaler sur un plan fariné les deux pâtes. Avec un emporte-pièce rond de 5cm environ (un verre par exemple), découper des cookies dans la pâte au chocolat.
Avec un emporte pièce plus petit de forme rigolote, découper des petits motifs dans la pâte blanche, les déposer sur les cookies au chocolat et presser légèrement pour faire adhérer.
Enfourner 12 minutes à 150°C, puis laisser refroidir les cookies, ils gagneront en croquant…
Lait chaud bien mousseux et doucement chocolaté au parfum de badiane.
Cette recette est très librement inspirée du chocolat chaud à l'anis étoilé de Frédérique qui m’avait laissée rêveuse… Mais avec moins de chocolat tout de même, car après les cookies, faudrait quand même pas trop charrier !
Pour un bol :
25cl de lait d’amande ou de soja-vanille
1 cuil. à café d’extrait de vanille liquide
1 étoile de badiane
20g de chocolat noir à 85%
Porter le lait à ébullition avec la badiane. Eteindre le feu, couvrir, et laisser infuser 5 minutes.
Ajouter le chocolat en tout petits morceaux, puis bien fouetter ou mixer, pour faire fondre et faire mousser. Servir bien chaud avec les cookies.
Et puis une petite nouvelle pour vous qui m'avez toujours encouragé avec tant de gentillesse... J'ai gagné le concours organisé par le site Culinographie avec ma photo de bûche "White & Gold" à la crème de citron. C'est vrai que cette photo, je l'aimais bien, et je vous mentirais en vous disant que cela ne m'a pas fait un peu plaisir... Mais je suis tout de même un peu confuse, car il y avait dans ce concours bien d'autres photos qui me faisaient rêver...
Je vous la remet ici pour le plaisir:

05 janvier 2012
Une "galette" des rois à IG bas , et un chouette concours…
« Galette des Rois » un peu revisitée
Toute moelleuse et à la nougatine d’amande
(Recette à IG bas)
Un peu loufoque mon gâteau des Rois ? Peut-être un peu, oui, je vous l'accorde…
Car ce n’est ni une brioche, ni une galette feuilletée à la frangipane. Alors qu’est ce qui lui reste du gâteau des Rois, hein ?
Et bien, ce délicieux parfum d’amande et de beurre frais, que l’on aime dans la frangipane, mais sans cette sensation un peu collante et écoeurante des galettes traditionnelles. Et sans l’impact de la pâte feuilletée sur les hanches aussi…
Quand ce beau gâteau doré sort du four, la maison est toute embaumée de son parfum, et il ne reste plus qu’à cacher le plus petit sous la table pour dire « A qui cette part ? ». Exactement comme pour une "vraie" galette.
En plus, qu’est ce qu’une galette? Un gâteau rond et doré. Alors mon « gâteau des Rois » à IG bas à même le droit à l’appellation « galette » ! Quelle consécration mes amis…
C’est vrai, j’aurai bien aimé vous trouver une recette de « vrai » gâteau des Rois. Mais là, mon mari n’en peut vraiment plus. Il est au bout du rouleau (de pâte feuilletée). Après la fournée 2009 (un feuilletage à la farine complète dans lequel on a laissé quelques dents), la fournée 2010 (une brioche à la farine complète d’épeautre, une vraie briquette, j’en tousse encore rien que d’y penser), la fournée 2011 (une « galette à la frangipane» à base de feuille de brick, un truc mou et élastique pas franchement affriolant), j’ai eu pitié de lui, il va falloir le ménager un peu, et arrêter mes expériences calamiteuses. Alors cette année, pour le gâteau des Rois, pas de pâte feuilletée, pas de brioche, mais une belle galette moelleuse au parfum de frangipane... Sans frangipane!
Côté cuisson, j’ai réalisé la première galette (celle de la photo) avec 12 minutes de cuisson chrono. Le cœur du gâteau était bien fondant, et évoquait vraiment la texture d’une frangipane, mais j’ai préféré la deuxième galette cuite 14 minutes. En outre, et contrairement aux galettes traditionnelles, je l’ai préféré froide plutôt que chaude. Le top étant de laisser totalement refroidir la galette au frais avant de la napper de nougatine… Mais chez moi, les avis ont été partagés alors je vous laisse faire comme vous voulez!
D’ailleurs, tous ceux qui ont horreur de la frangipane vont pouvoir s’en donner à cœur joie, grâce au chouette concours organisé par le site Recettes.de, chouette site dont je vous ai déjà parlé. Le défi du mois de janvier, ce sont les galettes des Rois revisitées, sans frangipane! Alors allez-y, soyez imaginatifs, il y a de très beaux lots à gagner ! Car ce mois-ci, tadaaam, je fais partie du jury, et je sens que vous allez m’é-pa-ter… Alors j’attends de pied ferme vos recettes de galette citron-potimarron, chèvre-miel, poire-chocolat et rhum-banane. Chiche? Alors allez vite poster votre recette sur le site Recettes.de!
A propos de la fève tonka:
Cela fait un bon moment que j’en entends parler, mais avec mon naturel un peu méfiant pour les trucs dernier-cri «si tu-l’as-pas-t’es-un-plouc», je l’avais laissé dans le tiroir des oubliettes. Jusqu’à ce qu’une bonne fée, prise de pitié, m’en fasse parvenir quelques fèves (merci ma Nolwenn). Et bien, honnêtement, c’est vrai que c’est drôlement bon la fève tonka. Son parfum évoque à la fois l’amande amère et la vanille. Mais le parfum reste un peu trop discret à mon goût, car à l’inverse de beaucoup d’entre vous, je suis une fan de l’arôme amande amère. Au point qu’à l’école je mangeais à la petite spatule mes pots de colle Cléopâtre, jusqu’à ce funeste jour où ma maîtresse décida de confisquer mon précieux petit pot pour le remplacer par un stick UHU. Bouuuuuuh. (Maîtresse de CM1, si tu me lis, je t’en veux pas.) Depuis, c’est resté mon pêché mignon, mais en bio je n’ai jamais trouvé d’extrait d’amande amère pour pâtisserie. Alors si un fabricant me lit, je pose la question : c’est pour quand la colle Cléopâtre bio l’arôme naturel d’amande amère bio? Merci.
(Edit : Je viens de râler pour rien: grâce au commentaire de Noémie, je sais enfin où trouver de l'arôme amande amère bio:
Merci ma Noémie!)
En attendant, vous pourrez:
Soit parfumer votre galette à la fève Tonka
Soit utiliser de l’arôme amande amère
Soit faire totalement dans l’originalité en parfumant votre galette de 10 gouttes d’huile essentielle d’orange ou citron, qui se marient si bien avec le parfum de l’amande.
Et surtout, n’oubliez pas la fève !
La recette
Ingrédients pour une galette de 6/8 parts :
Préparation: 5 minutes pour la galette, 5 minutes pour la nougatine
Cuisson: 14 minutes
(A préparer de préférence la veille pour bien la laisser refroidir)
Pour la galette
300g de poudre d’amande
5 œufs
12 cl de sirop d’agave
100g de beurre demi-sel ou de margarine St Hubert bio
40g de farine complète T 110
Parfum au choix: 2 fèves Tonka finement râpées (râpe à muscade), ou une cuillerée à café d’arôme amande amère ou 15 gouttes d’huile essentielle de citron ou d’orange.
Pour la nougatine
65g d’amandes effilées
4 cuillerées à soupe de sirop d’agave
Préchauffer le four à 210°C.
Mélanger dans un saladier tous les ingrédients de la galette. Verser la pâte dans un moule à manqué ou un cercle à pâtisserie chemisé de papier cuisson.
Enfourner pour 12 minutes (galette fondante à cœur), ou 14 minutes (galette moelleuse mais plus cuite, ma préférée), puis bien laisser refroidir au frais.
Quelques minutes avant de servir, mettre dans une petite casserole les amandes effilées et le sirop d’agave. Faire dorer à petit feu quelques minutes (4 à 5 minutes) en surveillant de ne pas faire brûler les amandes et le sirop. Attention, ça crâme très vite, surtout vers la fin : ne quittez pas la casserole des yeux et mélangez sans cesse à la spatule. Dès que le sirop commence à roussir, éteindre le feu et verser immédiatement sur le gâteau. La nougatine va durcir en quelques secondes.
Voilà, il ne vous restera plus qu’à la déguster avec une tasse de bon café ou de cidre brut. Ne vous cassez pas les dents sur la fève, et ne vous disputez pas pour la couronne...
Je vous donne aussi le lien vers une autre recette de galette à IG bas trouvée sur le blog de Gilda: je ne l’ai pas testée, mais les photos parlent d’elles mêmes et j'en salive d'avance. En plus pour les amateurs de vraie frangipane, c’est une galette plus «traditionnelle» que la mienne.
Allez, encore un p'tit lien vers une galette qui me fait de l'oeil tant je la trouve rigolote: la galette de Cléa à la lentille du Puy...
Ah, oui, et puis ce n'est pas très original mais c'est très sincère:
Je vous souhaite à tous une excellente nouvelle année, pleine de vrai bonheur et de joies simples, celles que l'on apprécie au quotidien et qui nous font la vie si douce: la bonne humeur, l'amour des siens, la bonté avec les autres, la beauté de Dame Nature, le plaisr de partager, la satisfaction du travail bien fait, les fous rires, un peu de gourmandise et de fantaisie aussi...
Très bonne année 2012!






















