22 décembre 2014

Dessert "der des der" pour retardataires ! (En bonus, une histoire de chien). (PS : mais promis, y'en a pas dans la recette !!!)

 

 

Entremet végétal marron, poire, touche de chocolat,

Sur un sablé à la fleur de sel

(Recette 100% végétale, saine et à IG bas)

 

 

_DSC9188-2Depuis un mois, je compte chaque soir avec mes 2 petites dernières combien il reste de « gros dodos » avant Noël. Et là ça y est, plus que 3 ! Et encore, plus que 2 si on compte que la nuit du 24 au 25, avec le réveillon et la Messe de Minuit, c’est déjà carrément la fête !

Du coup, je pense que vous avez déjà tous vos menus archi-prêts, rodés et calibrés… Mais pour le cas où il vous resterait un petit creux ^^, voici une idée de dessert testée ce matin pour notre réveillon du 24. Je l'ai trouvée si bonne que je me dépêche de la partager avec vous avant de vous souhaiter de bonnes vacances… et d’éteindre mon ordinateur pour 15 jours moi aussi ;)

Il me reste d’ailleurs encore quelques bricoles à terminer pour être fin prête, oh, trois fois rien. En courant ventre à terre de 6H30 du mat’ à 23H30 tous les soirs jusqu’à mercredi je devrais y arriver les doigts dans le nez. Mais le tout, c’est de réussir à les faire sans marcher sur le chien. Ah, oui, bien sûr, j’ai oublié de vous en parler, du chien… Nous avons eu un cadeau en avance cette année. Un !!!$##& ! de cadeau trop mignon. Je vais essayer de vous la faire courte :

_DSC9261-2Mercredi dernier, je reçois un coup de fil de mon Cher-et-tendre. Pas trop pressé, pour une fois, et ça en soit c’était déjà très louche car quand il travaille, il est toujours un peu en mode rallye. C’était, accrochez-vous bien, juste pour me raconter qu’en dépannant une ferme dans le Vercors, il avait vu 2 chiens de berger s’amuser à faire des boules de neige avec leurs pattes et leur museau pour s’amuser. À ce stade de l’histoire, j’étais déjà trèèèès soupçonneuse, car ce n’est pas vraiment le genre de mon gentil nounours, de me passer des coups de fil en pleine journée pour me raconter des fadaises. Après avoir utilisé tous les détours possibles pour me faire admettre que ces 2 chiens (un mâle, une femelle) étaient incroyablement beaux, robustes et intelligents, il laissa tomber, de la façon la plus détachée qui soit, « le plus drôle, c'est qu'ils viennent d’avoir une portée et le fermier me dit qu’il ne reste plus qu’une petite femelle de 2 mois qui n’a pas été adoptée. C’est rigolo hein ? »

Humphf. Toi, je te vois venir mon coco. On a déjà un chien. Il ne fait peut-être pas de boules de neige, mais il est presque sage, presque dressé, presque propre, presque pas trop vieux, et c’est du reste le plus gentil toutou qui soit. Un peu corniaud (il nous a déjà bouffé 4 piscines gonflables, au moins 34 paires de groles en 10 ans, un canard -vivant !-, déterré des arbres qu’on venait de planter, et j’en passe) mais gentil, un amour de vieux chien. 

_DSC9233-2-2Alors bon, bon, d’accord, le Cher-et-tendre n’a pas insisté, et s’est juste contenté d’acquiescer à mes arguments « raisonnables », après m'avoir tout de même décrit en long, large, travers et diagonale à quel point cette petite boule de poils (qu’on ne prendra donc pas… effectivement, c’est plus sage ainsi) était toute soyeuse, avec de si beaux yeux doux, d’une race si affectueuse avec les enfants, et patati et patata. On a raccroché, et moi je me suis surprise plusieurs fois dans la journée à penser à ce clébard que je ne connaissais pas. Combien il devait être mignon. Combien ça ferait plaisir aux enfants. Combien notre vieux chien est déjà vieux. Combien ça lui fera de la compagnie. Etc. La suite, vous l’avez devinée hein ? Dernier coup de fil, vers 17H. "Bon, chérie, je quitte le Vercors là, c’est sans regret hein, tu n’as pas changé d’avis à tout hasard ? Parce que c’est rigolo, je vais repasser devant la ferme de ce matin, tout à fait par hasard…"

… Il est rentré une heure après, avec un tout petit Border Collie terrorisé, qui avait vomi 4 fois dans la voiture. Je lui ai donné un bain, il n’a même pas bronché. Il a vu débouler une horde de huns en furie (la famille au grand complet), il n’a pas bronché. Ouf, je pensais que c’était plutôt bien parti, et qu’effectivement, on aurait peut-être bientôt un chien qui ferait des boules neige, tiendrait 5 min debout avec un ballon sur la truffe, ou du moins saurait s’asseoir quand on lui dirait « assis », se coucher quand on lui dirait « couché », et ne viendrait pas nous tatouer ses traces de pieds sur nos beaux habits pour manifester son bonheur en nous voyant revenir tout endimanché. Erreur. Car le lendemain, le petit-chien-tout-mimi a repris du poil de la bête (un peu comme nos enfants si saaaages la première semaine d’école, mais ça se gâte après).

En plus, quand j’ai suggéré que peut-être, un chien né dans une étable du Vercors où il fait -12°C le matin n’avait peut-être pas besoin de se vautrer devant la cuisinière toute la journée et qu’un peu d’air frais lui ferait du bien, je suis passée pour une croquemitaine. Le pôôôôôvre, ce n’est qu’un bébééééé !!! Il aura si froiiiiiid (bien sûr, je n’y avais pensé, chez nous, dans la vallée, il ne fait dehors que 15°C de plus que dans son étable natale de Villard de Lans).

Et là, depuis, je cuisine, fais des photos avec « Dauphine » la petite chienne Border Collie de 2 mois dans les pieds. Il ne faut pas lui marcher sur le bout des pattes ni sur la queue (mais pourquoi le ferai-je, franchement, ce n’est quand même pas bien compliqué de faire des entrechats façon « ballet Casse-Noisette » toute la journée pour éviter le chien quand on a un plat dans une main et l’appareil photo de l’autre). Il faut lui gratouiller la tête quand il a « l’air triste », ou plus exactement, quand Poupougnette trouve qu’il a l’air triste. Il ne faut pas non plus lui gratouiller trop longtemps, sinon il est si content qu’après il faut aller chercher la serpillère (ceux qui ont eu des chiots comprendront). Il ne faut pas marcher le matin, quand on est encore en quatrième phase de sommeil, dans la pâte à truffe devant le frigo. Tiens, d’ailleurs, pourquoi y’a de la pâte à truffe devant le frigo ? M***e !!! C’est pas de la pâte à truffe !!!

C’est tellement plus simple ainsi…

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La photo de la "vedette", débarquée dans ma vie comme un petit boulet d’amour qui fait wouaf… Elle s'appelle "Dauphine" (rien à voir avec Miss France c'est juste parce que c'est un chien du Dauphiné). "Dauphine Chiot-ca", plus exactement  ;)

 

Bon, je me rends compte que vous devez vous demander quand j’allais enfin commencer à parler de ce qui vous intéresse, le fameux entremet…

Mais il ne me reste pas beaucoup de temps, car les quelques courageux qui n’ont pas quitté la page en maugréant « pfffff, elle nous gave vraiment avec ses histoires de clébard » vont bientôt craquer, c’est sûr…

Alors je fais court.

Dessert végétal stop. Vraiment super méga giga délicieux stop. Facile à faire pour un beau dessert de fête stop. Sans fouetter de Chantilly, ni battre d’œufs en neige stop. Juste quelques coups de mixeur stop. Un dernier conseil stop. Ne pas hésiter à mouler dans les cercles des sablés moins épais que sur la photo stop. Car texture très bonne, très « sablée », pas du tout dure en bouche stop. Mais très difficile à couper stop. Car huile de coco passée au frigo devient dure comme bougie stop. Si toi pas vouloir que ton entremet saute sur les genoux de ton voisin quand tu l’attaqueras à grands coups furieux de cuillère stop. Ou si toi pas vouloir mettre en acordéon la cuillère en argent de mémé stop. Mieux vaut sablé plus fin stop.

Joyeux Noël à tous ! stop

 

Entremet crouti-fondant marron, poire, touche de chocolat sur un sablé à la fleur de sel

 

Ingrédients pour 6 à 8 personnes (selon la taille des cercles)
Préparation : 25 min
Cuisson : 10 min (si on fait tout cuire en même temps, sinon environ 22 min)

 

Pour le sablé à la fleur de sel :
160g de farine de grand épeautre T130
80g d'huile de coco vierge à température ambiante, ou même légèrement fondue (on peut la poser sur un radiateur pour quelques instants)
70g de sucre de coco
Une bonne grosse pincée de fleur de sel
 
Pour le crémeux au marron :
350g de marrons au naturel (en bocal comme pour la crème de marron)
1 gousse de vanille
30 cl d'eau
10cl de sirop d'agave
100g d'huile de coco vierge
Une pincée de fleur de sel
 
Pour la gelée de poire:
500g de compote de poire en morceaux sans sucre ajouté (fait-maison, ou du commerce)
2g d'agar-agar
 
Et encore…
100g de chocolat noir
Un peu de cacao pour saupoudrer

 

_DSC9280-2Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger ensemble tous les ingrédients du sablé, soit du bout des doigts de façon à obtenir une consistance bien sablonneuse, soit carrément au robot mixeur en mode pulse.

Verser sur une plaque de cuisson chemisée de papier, égaliser sans tasser (ça doit garder une texture de crumble pour le moment) puis enfourner pour 10 min chrono, en baissant si besoin la température du four à 150°C si le sablé semble dorer trop vite sur les bords. À la sortir du four, tasser le mélange sablé dans 6 à 8 cercles individuels en inox, puis tasser très fort avec le poussoir. Mettre au congélateur pour que le tout refroidisse très vite.

Pendant ce temps, mélanger l’agar-agar à la compote de poire froide, bien fouetter puis porter à ébullition en mélangeant souvent. Compter 2 min d’ébullition, éteindre le feu et laisser légèrement tiédir.

Faire fondre le chocolat au bain-marie, puis en verser une bonne cuillerée à soupe au fond de chaque cercle, et bien en tapisser le sablé pour « l’isoler » de la compote de poire (et qu’il reste ainsi bien croquant). Remettre au congélateur pour que le chocolat durcisse très vite.

Pendant ce temps, mettre les marrons dans une casserole avec la gousse de vanille fendue et grattée, une pincée de fleur de sel et 30 cl d’eau. Compter 10 min de cuisson en mélangeant de temps en temps, jusqu’à ce que les châtaignes aient absorbé presque tout le liquide de cuisson. Transférer alors dans le bol d’un robot avec les 100g d’huile de coco, la fleur de sel et les 10 cl de sirop d’agave. Mixer longuement, jusqu’à obtention d’une texture super lisse et crémeuse…

Verser la compote de poire encore tiède (attention, vers 25°C l’agar-agar va faire sa prise, il ne faut donc pas trop la laisser refroidir avant de la mouler dans les cercles)  sur les sablés tapissés de chocolat. Égaliser puis répartir par dessus le crémeux au marron. Égaliser, puis mettre au frais pour au moins 2 ou 3H.

Démouler en s’aidant du poussoir, poudrer d’un voile de cacao et décorer éventuellement d’une châtaigne entière.

 


 

 

Je vous laisse avec ces quelques photos pleines de tendresse prises chez moi ces derniers jours... J'aurais voulu vous parler davantage des préparatifs que nous avons mené avec les enfants pour donner à la maison un petit air de fête, j'aime tellement cette belle période de l'Avent... mais je me rends compte que j'ai déjà été bien assez longue ;)

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Ces petits écureuils se cachent dans le sapin, en hommage à un dessin-animé merveilleux (clic!) qui a tendrement bercé mon enfance, et qui berce maintenant celle de mes enfants ;)) Prenez le temps de le regarder si vous voulez, moi il me fait toujours autant mourir de rire 30 ans après ;)

 

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En haut à gauche, des sablés « Renne de Noël », dont j’ai trouvé l’idée sur Pinterest. Je les ai confectionnés avec une pâte à biscuit à mi-chemin entre mes petits-beurres (Secrets de la pâtisserie bio) et mes vrais-faux Belvitas. En haut à droite, un "ahuri pendu à la clé de l'armoire du salon" (dixit le délicat mari, pas très touché par la poésie très féminine de ces petites décos de Noël). En bas à gauche, une petite chaise réalisée par beau-papa pour ses petits enfants :) En bas à droite, des sucres d'orges à IG trèèèèèèès haut :(, mais tout mignons quand même...

 

ambiance noel2-2

Levée d'un kouglof au coin du feu, Tic et Tac les 2 écureuils farceurs (encore eux ;)), biscuits "Rennes de Noël (encore eux aussi ;)), et enfin, concernant la dernière photo, désolée, je ne peux pas vous donner la recette de ce kouglof cerises au kirch/pépites de chocolat noir. Du moins, pas tout de suite… mais il sera dans un de mes prochains livres, en 2015 ;)

 

Montages-2

Toujours le kouglof (non non, ce n'est pas la peine d'insister, je ne vous donnerai pas tout de suite la recette, même si vous me chatouillez la pointe des pieds avec une plume).

Juste à côté "Paul et Pauline", les 2 souris "IKEA" de ma Poupougnette (je suis sûre que vous avez les mêmes à la maison !), qu'il faut chercher 12 fois par jour (c'est des doudous, quoi). Là, elles ont été "relookées" : Pauline par mes soins (la petite robe liberty que je voudrais bien la même ;)), Paul par Mamie (ensemble de bagnard marin au tricot ^^)

En dessous, un thé idyllique avec ma grande (avant que le toutou-tout-mimi en renverse la moitié à côté en secouant le tabouret comme un prunier) et MON rocking chair. Quand il n'y a pas d'ours en peluche assis dedans, il y a moi.

L'ours pas en peluche.

 

 

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 (Je remplacerai la photo à Noël... Parce que là, bien sûr, il n'y a pas encore le Petit Jésus :))

 

Joyeux Noël à tous, du fond du coeur, et rendez-vous en 2015 :)

(Promis, je lirai en douce TOUS vos messages, mais je ne pourrai pas y répondre cette fois-ci... sinon à la maison on va me taper sur les doigts : J'ai promis "solennellement" de ne plus travailler pendant les 15 prochains jours ;)))

 

 

 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...


16 décembre 2014

Kalinka-kalinka-kalin-tralala...

 

Blinis maison à l’épeautre et au son d’avoine

(Recette hyper saine, à IG très bas pour les fêtes...)

 

 

_DSC7898-3-2Ouf, une bonne chose de faite ! Cela faisait au moins 3 Noëls que je voulais partager cette recette avec vous (sans jamais en trouver le temps, hélas) : Elle est à la fois si simple, si saine et si délicieuse que grâce à elle je n’ai plus acheté de blinis depuis belle lurette (et pourtant, si vous saviez à quel point j’en raffole !).

Cette recette, elle est presque « magique » : du son d’avoine, de la farine d’épeautre complète, des œufs, de l’eau, et basta (ou presque). Pas de crème fraîche, pas de matière grasse ajoutée hormis l’huile d’olive de la poêle. Cerise sur le gâteau ? Il est presque impossible de faire plus simple : la veille au soir vous mélangez vite-fait tous les ingrédients dans un petit saladier, vous « oubliez » au frigo jusqu’au lendemain le temps que la pâte lève, et vous n’aurez plus ensuite qu’à faire cuire des petites cuillerées de pâte dans une poêle toute simple, sans vous enquiquiner à chercher, trouver, acheter, payer une « poêle à blinis » {objet 100% superflu qui encombrera vos placards 11,5 mois sur 12, coincé entre la stupidissime fontaine à chocolat achetée sur un coup de tête la veille d’un mardi Gras, le « redoutable » gaufrier paresseux – 7 min par gaufre ! - offert par La Redoute, et les derniers survivants du top 10 des cadeaux de mariage les plus imbéciles qui squattent plein de toiles d’araignée depuis 10 ans, et qui y resteront encore longtemps : on ne risque de les casser, vu qu’on ne les sort JA-MAIS }  

_DSC7752-2Pas de « poêle à blinis » donc pour réussir cette recette, mais juste une bonne poêle toute simple, en tôle de fer, en fonte, en céramique, en émail, comme vous voulez, mais si possible pas en inox car ça attache un peu plus (et encore moins en téflon…).

Ces blinis « light », si raisonnables qu’on pourrait s’en faire une ventrée en pleine cure Cabot ;), sentent juste terriblement bon dans toute la maison en cuisant… et je ne vous parle même pas de la tuerie au moment de les savourer : c’est tout moelleux, aéré, avec un exquis petit goût de levain et d’avoine chaude…

Vous avouerai-je que je m’en fais aussi parfois au petit déj, en mode « pancake » ? La seule différence, c’est que j’utilise une cuillère à soupe au lieu d’une cuillère à café pour doser la pâte que je verse dans la poêle. Mais j’ai intérêt à me lever tôt et à fermer toutes les portes si je ne veux pas être obligée d’en céder au moins la moitié, car sachez-le : ces blinis-pancakes au son d’avoine, mes 4 grands savent les trouver « au sonar », rien qu’en suivant les effluves, même quand ils ont encore les yeux fermés et la marque de l’oreiller tatouée sur la joue ^^

Documents4-2Pour les photos, j’ai garni mes blinis façon « assiette nordique ». Comment ça c’est pas très  original ? Mais si c’est original, avec de si jolies couleurs ! Le « truc vert », c’est un avocat Haas mûr à point mixé avec un peu de jus de citron et de fleur de sel, puis déposé à la poche à douille sur les blinis. C’est merveilleusement bon avec la crevette. Le truc rose, c’est du fromage de chèvre frais mixé avec un petit bout de betterave cuite qui restait du repas de la veille (ne me demandez pas « un bout comment ? » j’ai complètement oublié de le peser…) : c’est super joli, et ça va très bien avec le haddock cette fois-ci. Dommage toutefois que la betterave, ça ait un tel goût de betterave, car la couleur suffisait amplement à mon bonheur (je n’aime pas trop ça, la betterave, heureusement que le fromage de chèvre était là…). Le truc jaune pâle, ben, c’est du beurre, tout simplement, parce qu’avec la truite fumée on a pas encore trouvé mieux il me semble… ;) J’ai ensuite saupoudré tout ça de graines de pavot, de sésame, de piment d’Espelette, de baies roses (pas tout "en vrac", un parfum par type de blinis seulement !) et même ajouté des petites barbes de fenouil sur les blinis à la truite fumée. D’ailleurs, ça, c’est un bon plan, ne vous ruinez plus à acheter de l’aneth qui n’a pas de goût et qui pousse en serres… choisissez plutôt quelques bulbes de fenouil qui serviront à vos salades, poêlées, jus détox, etc. et prélevez les petites barbes qui poussent au centre pour aromatiser vos saumons, truites et autres poissons : c’est beaucoup plus goûteux !

Et puis, petite anecdote qui a fait fondre mon cœur de maman ;) : ce matin, j’étais en train d’installer tous les éléments pour photographier mes blinis, à côté de ma petite puce, toute en admiration devant la couleur rose de ma crème chèvre-betterave. Le temps que j’aille chercher ma bougie rose pour peaufiner la déco de ma scène, et là, surprise, elle avait posé ses poupées russes à côté des blinis ! « C’est jouyi hein maman ? ». J’étais tellement touchée… et aussi émerveillée par son bon goût : car c’est vrai que ses matriochkas étaient exactement du même ton que la crème de betterave !

J’ai commencé à lui expliquer gentiment que oui, effectivement, c’était très joli, mais que je ne pouvais pas les laisser là sur ma photo, et puis je me suis interrompue, frappée par cet incroyable clin d’œil de la Providence. Après tout, le blinis, c’est russe…

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Crème de chèvre à la betterave, haddock, graines de pavot... Je raffole du haddock, je trouve cela au moins aussi bon que le saumon ou la truite !

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Version végétarienne, avec un petit oeuf de caille, "mayonnaise" d'avocat et graines germées en mélange "alfa-radis-fenouil" (ce mélange que vous trouverez en magasin bio s'accorde particulièrement bien avec les poissons fumés...), le tout relevé d'un peu de baies roses.

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Crevette sauvage, "mayonnaise" d'avocat, une touche de piment d'Espelette...

 

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Truite fumée bio, beurre frais, sésame blond, barbes de fenouils (j'aurais pu aussi ajouter des baies roses et/ou des graines germées alfa-radis-fenouil, mais on ne peut pas penser à tout sur le coup ;))

 

Ingrédients pour environ 30 petits blinis
Préparation : 5 min
Cuisson : quelques minutes par poêlée
(Préparer la pâte 12H avant pour lui laisser le temps de lever)

 

150g de farine de grand épeautre T130
150g de son d’avoine
30 cl d’eau tiède
4 oeufs
1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
2 c. à soupe rase de sucre de coco ou de sucre de canne (sur les blinis des photos, j’avais oublié le sucre, voilà pourquoi ils sont tout blancs. Mais vous, ne l’oubliez pas, ça ajoute vraiment un petit « plus » côté saveur)
Une bonne pincée de sel fin
Huile d’olive pour la cuisson
 

_DSC8158-2La veille, ou du moins 8 à 12H avant, délayer la levure dans l’eau tiède (pas plus de 45°C, pour ne pas « tuer » les levures). Mélanger dans un petit saladier le son d’avoine, la farine, le sel et le sucre. Faire un puits, ajouter les œufs et l’eau, bien mélanger avec un fouet. Couvrir d’une assiette et « oublier » au frais toute la nuit. La pâte va lever au frais, beaucoup plus doucement qu’une pâte à pain ou à brioche, et gagnera en arôme.

Le lendemain, mélanger délicatement la pâte avec 3 ou 4 coups de cuillère, sans trop insister, juste pour s’assurer que le fond ne soit pas plus liquide que le dessus (ça arrive parfois, en fonction des qualités de son d’avoine : si vous voyez dès le début que la pâte a une texture homogène, inutile de mélanger plus). Faire chauffer une poêle, si possible en tôle de fer noire, en émail ou en céramique (plutôt qu’en inox) avec un peu d’huile d’olive (sans la faire fumer). Verser des grosses cuillerées à café de pâte en laissant un petit espace entre chaque pour que les blinis ne se collent pas entre eux en s’étalant, puis poser un couvercle et baisser le feu. Pour être absolument parfaits, les blinis doivent être saisis dans une poêle très chaude, puis continuer leur cuisson quelques instants couverts à feu très doux pour avoir le temps de bien lever. Dès que le dessus est « précuit » (c’est à dire que la pâte n’est plus crue, brillante et coulante sur les blinis, mais au contraire bien mate, « figée », et que les petites bulles sont devenus des petits trous) les retourner avec une spatule et ne laisser cuire que 30 secondes de l’autre côté. Remettre toujours un peu d’huile dans la poêle entre chaque tournée, car la pâte ne contient aucune matière grasse et sans cela iles blinis manqueraient de moelleux. En revanche, inutile d’ajouter de l’huile en retournant les blinis pour les faire cuire de l’autre côté.

 

Je vous laisse avec la photo d’un petit « travail d’équipe en famille » dont je suis si fière ;) : Notre crèche lumineuse, que j’ai dessiné à la craie sur une immense plaque de contreplaqué (1,50m x3m), que mon Jéjé a ensuite patiemment découpé à la scie sauteuse (c’était si délicat, il a vraiment eu le plus difficile à faire !), et que nos 2 grands fistons ont aidé à fixer au mur pendant que les filles... donnaient leur avis ;)

 Si vous passez devant une maison dont la façade est ainsi illuminée… Ben, c’est chez nous ;)))

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09 décembre 2014

Baba vs bûche de Noël...

 

Baba "des îles paradisiaques"...

 

1J’ai improvisé ce gâteau fin novembre pour l’anniversaire de ma deuxième grande fille… le matin de ses 12 ans, en partant à l’école, elle m’avait demandé timidement si le soir elle aurait un gâteau au chocolat. J’allais lui répondre avec un sourire jusqu’aux oreilles que ouiiiii, bingo, c’était exactement ce que j’avais prévu, mais elle ne m’en laissa pas le temps, et ajouta sur le ton de la confidence « Parce que tu comprends maman, j’ai un peu de mal avec le chocolat en ce moment ».

J’ai donc pris un air très sûr de moi pour la rassurer alors qu’en vrai, j’étais juste paniquée en pensant au gros fondant tout choco qui l’attendait planqué dans le bas du frigo depuis la veille. L’après-midi fut donc une totale improvisation du fameux gâteau d’anniversaire sans chocolat… Sachant que j’habite quand même à 30 bornes aller-retour du premier commerce - et qu’il fallait donc se débrouiller avec les moyens du bord - j’avais le choix, en gros, entre faire un gâteau aux pommes (wouaaah, super original !) ou un gâteau à… hum, à quoi au fait ? Dans le frigo, j’avais de la tapenade, dans le placard, des sardines, à la cave, des oignons et des choux raves. Le désastre.

2Et puis mon regard émerveillé tomba sur Victoria l’ananas (c’était écrit dessus « Ananas Victoria ») que j’avais acheté en prévision d’une séance photo spéciale extracteur de jus. Voilà comment est né ce gâteau qui, pour finir, a été déclaré le soir « gâteau de l’année de la famille Chioca ». Il faut dire que franchement, rien que le parfum du gâteau, c’était déjà à tomber. Moi, je ne l’ai goûté que le lendemain (parce que « gâteau le soir, silhouette en poire ») et je me suis dit qu’il fallait absolument que je retrouve la recette pour vous la donner {parce qu’évidemment, j’avais réalisé ce gâteau à l’arrache, sans rien noter, mais j’aurai dû me méfier car en général, quand je ne note pas une recette, elle est sublime et après j'enrage parce que je n’arrive plus ja-mais à refaire exactement la même. Pff. Tiens, c’est comme pour les photos : je ne sais pas si vous avez remarqué mais quand on est bien sapée, coiffée, maquillée, on fait i-né-lu-cta-ble-ment une tronche de cake. Alors que si votre mari ou vos enfants vous photographient comme ça, sans prévenir, un samedi matin en pantoufles et pyjama façon braies d’Obélix, là on arrive sans souci à se souvenir comment sourire sans avoir l'air niais… Il y aurait de quoi devenir un peu superstitieux}

3Pour en revenir au gâteau, il m’a fallu 3 essais pour arriver à le refaire presque aussi bon. Là, il est déjà vraiment sympa, même si je n’ai pas réussi à retrouver cette texture un peu spongieuse qui faisait encore plus « baba » le jour de l’anniversaire de ma grande. Mais bon, on ne va pas chipoter, d’abord parce que les Chioca commencent à en avoir un peu marre des gâteaux à l’ananas, ensuite parce que comme ça il est super bon… Et puis je pense qu’il ferait un très beau gâteau de Noël, car il est léger, moelleux, fruité, c’est exactement le genre de dessert qui me fait très envie à la fin d’un bon repas. Le fait que l’ananas s’appelle « Victoria » est très important parce que c’est l’ananas de la victoire ! (Elle est trop nulle celle-là ? Bon, OK, je l'enlève…) cette variété est particulièrement goûteuse, sucrée, mûre à point ; il faut savoir que ces ananas-là font le voyage en avion, ce qui n’est certes pas très écolo mais on ne mange pas d’ananas Victoria tous les jours, et c’est tellement mieux pour un ananas de mûrir sur son île paradisiaque  plutôt que de pûrir* dans les cales d’un énorme paquebot…

(* Non il n’y a pas de faute de frappe. Vous ne connaissez pas le terme « pûrir » ? Il s’applique à tous ces pauvres fruits et légumes cueillis tout verts et qui terminent comme ils peuvent leur maturation dans un bateau ou un semi-remorque. « Pûrir », contraction de « mûrir » et de « pourrir » va bientôt entrer dans le Petit Robert vous verrez…)

Concernant les épices, le rhum, les huiles essentielles, etc. chaque détail a son importance pour que l’harmonie de saveur soit parfaite : par exemple, vous devez mettre une pincée de cannelle, c'est essentiel, mais surtout pas plus d'une pincée car sinon elle deviendra omniprésente, écrasera toutes les autres saveurs, et votre baba des îles paradisiaques se transformera en pain d'épice à l'ananas :(

La vanille doit être bien parfumée, charnue, moi j’ai été comblée par ma gentille Manuia qui m’en a offert de son île ;)

4Certains d’entre vous vont sûrement me demander si on peut ne pas mettre de rhum… N’est-ce pas ? Je vous ai vu venir hein ? ;) Mais enfin, là c’est un baba les gars, un baba au rhum. Et un baba au rhum sans rhum, c’est comme une fondue savoyarde sans fromage, un gratin dauphinois sans patates, un bœuf bourguignon sans bœuf, un hot dog sans chien… Mieux vaut changer carrément de recette ! En plus, le rhum va cuire avec le sirop, et perdre beaucoup de son alcool... Tous mes loulous en ont mangé, même la Poupougne de 4 ans, et personne n’est allé ensuite danser le sirtakis, chanter « yo ho une bouteille de rhum » ou ronfler sous la table. Et, non, ce n’est pas parce qu’ils ont été habitués au berceau...

Idem quant au beurre utilisé pour préparer le moule : il n'y en a que très peu, mieux vaut donc vraiment - à moins d'une intolérance totale aux laitages- utiliser du vrai bon beurre bio qui donnera au gâteau un parfum inimitable. Comme il n'y a aucune autre matière grasse dans la pâte, et que vous taillerez sans aucun souci 8 à 10 parts dans ce baba, on se retrouve au final avec moins de 5g de beurre par part et je vous mets au défi de trouver chez votre pâtissier un gâteau aussi doré, moelleux, léger, parfumé, contenant si peu de beurre !

Enfin, vous aurez le choix entre le servir tel qu’il sortira du moule, c’est à dire tout lisse, tout doré, et déjà très beau, ou vous enquiquiner à le décorer comme moi cet après-midi avec des # !!!*# ! de tranches de fruits qui se feront la malle dès que vous aurez le malheur de bouger le gâteau. Après, ça peut aussi être très joli, surtout si vous utilisez des fruits exotiques qui affirmeront encore plus le côté « îles paradisiaques » : j’y verrais bien par exemple des physalis (amour en cage), des tranches de caramboles (cette espèce de courgette côtelée qui forme des jolies étoiles vertes quand on la coupe en tranches) et autres fruits hallucinants qu’on trouve souvent sur les étals en périodes de fête… sauf chez moi, à Trifouilly-la-cambrousse. Voilà pourquoi là aussi, j’ai encore fait avec les moyens du bord…

 

Baba des Îles
 
Ingrédients pour un baba de 8 parts
Préparation : 15 min
Cuisson : 10 min à 180°C, puis 20 à 25 min à 150°C.
 
 
Pour le gâteau :
1 ananas Victoria, mûr à point (soit 300g de chair une fois épluché)
3 oeufs
125 de farine T130 de grand épeautre
7 cl de sirop d'agave
1 c. à soupe de rhum ambré
3 gouttes d'huile essentielle de citron bio
3 gouttes d'huile essentielle d'orange bio
1 c. à café de poudre à lever
 
Pour le sirop parfumé
1 pincée de cannelle (ce que vous pouvez tenir entre le pouce et l'index, pas plus)
1 gousse d'excellente vanille, bien charnue, bien parfumée
7 cl d'eau
7 cl de sirop d'agave
5 cl de rhum ambré
 
Pour la chantilly (facultatif)
Une briquette de 20 cl de crème liquide de coco (ou de vache, pour une fois... c’est Noël !)
1 c. à café d'extrait de vanille liquide
20g de sucre de coco, ou de sucre complet, ou de sucre de bouleau
 
Facultatif :
Fruits divers pour décorer le baba (# !!!*# !!!)
 
Pour beurrer le moule :
40g de beurre bio

 

6Commencer par préparer le sirop afin que la vanille ait le temps de bien infuser : mélanger l’eau, le sirop d’agave, la cannelle et le rhum. Fendre la gousse de  vanille en deux, gratter soigneusement les graines à l’aide d’un couteau lisse, puis mettre le tout (gousses + graines) dans une petite casserole. Laisser bouillir 3 minutes à petit feu en fouettant de temps en temps, puis poser un couvercle et laisser infuser.

Pendant ce temps, préparer le gâteau : éplucher l’ananas, prélever 300g de chair et la couper en petits morceaux d’1 cm de côté environ.

Beurre généreusement avec les 40g de beurre un moule à savarin de 22 cm de diamètre environ, et assez haut (le mien fait environ 5,5 à 6 cm de hauteur, j’en ai entre temps acheté un deuxième de seulement 4 cm de haut et ce dernier ne vaut vraiment rien ! les gâteaux ont du mal à y lever…)

Fouetter les œufs avec le sirop d’agave, les huiles essentielles et la cuillerée à soupe de rhum jusqu’à ce que le mélange blanchisse, mousse et double au moins de volume (ce pas-à-pas peut vous aider, car la recette de ce baba ressemble beaucoup à la génoise du layer-cake de l'an dernier) comme pour faire un sabayon. Mélanger à part la farine et la levure, puis tamiser le tout au dessus des œufs fouettés. Ajouter les dès d’ananas et mélanger le tout (œufs + ananas + farine) à la spatule souple, en soulevant le mélange dans un mouvement doux et régulier jusqu’à ce que tout soit bien homogène. Ne pas travailler trop longtemps pour ne pas faire retomber les oeufs. Verser la préparation dans le moule à savarin puis enfourner pour 10 min à 180°C, puis baisser la température à 150°C pour les 20 min restantes, sans ouvrir le four entre temps.

Au moment de sortir le gâteau, le piquer avec une brochette ou la pointe d’un couteau, qui doit ressortir propre : si de la pâte non cuite y adhère (et pas seulement un peu de jus d’ananas, pour le cas où vous auriez piqué pile poil sur un morceau) ajouter 5 min de cuisson.

Quand le gâteau est sorti du four, le piquer sur toute la surface à l’aide d’une fourchette afin que le sirop puisse facilement être absorbé. Imbiber ensuite le baba tout doucement, cuillerée après cuillerée, jusqu’à absorption de tout le sirop. Laisser entièrement refroidir dans le moule à savarin, puis décoller délicatement les bords à l’aide d’une spatule ou d’un couteau et renverser le baba sur un plat de service.

A ce stade, on peut s’arrêter là… mais on peut aussi fouetter 20 cl de crème de coco bien froide en chantilly épaisse avec la vanille et le sucre, en tartiner le baba, puis le décorer de fruits de saison au choix : ça en jette un max, tout en ajoutant un petit côté frais-acidulé super gourmand si vous servez ce baba à la fin d’un repas un peu copieux…

5

 

Edit du 10/12:

Si vous cherchez un petit concours amusant qui vous aidera en outre à sensibiliser vos enfants à la preservation des océans...

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 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

02 décembre 2014

Kouf ! Kouf !

 

Mon (super bon...) Kouglof à l’épeautre et aux fruits séchés

 

kouglof 1Il y a bien longtemps, le nom « Kouglof » me faisait beaucoup rire… Allez savoir pourquoi, cela évoquait pour moi l’image de quelqu’un avec un gros morceau de brioche trop sèche enfoncée dans la bouche, le bruit de sa déglutition quelque peu difficile accompagnée d’une toux étouffée et de grosses difficultés à parler : Kouf ! Kouf ! Kouf ! Glops... Kouf ! Glops... Koufglopfs ! ;) !

Bref, pas de quoi me faire mourir d’envie d’y goûter… « Brioche mousseline », ça, ça fait rêver. « Kouglof », un tout petit peu moins.

Et puis reconnaissez qu’il y a de quoi rester traumatisé rien qu’avec toutes ces orthographes ! « Kouglof », « kougelhof », « kugelhof », « kugelopf », « kougelhopf », « kugelhopf », « kouglouf », « Kugelhupf », « Gugelhupf » {ne lisez pas cet article à haute voix sinon votre collègue de travail va venir vous taper entre les omoplates ou, pire, vous faire la manoeuvre de Heimlich}, si on ne veut pas passer pour un âne mieux vaut quand on est auteur culinaire fuir les risques en réalisant d’autres recettes aux noms moins barbaresques… Mais mon projet sur la cuisine des grands classiques est passé par là, et j’ai voulu relever le défi du Kouglof {notez qu’en bonne feignasse du Midi, j’ai chois l’orthographe la plus cool…}, recette traditionnelle s’il en est et qui méritait à ce titre que je tente de lui faire honneur. Je m’y suis donc "collée"...

kouglof 2Première étape {la moins fatigante}, pondre 3 H devant internet pour choisir « le-plus-joli-moule-à-kouglof-du-monde-qui-ne-coûterait-pas-trop-la-peau-des-f****s » (c’est l’étape qui a donné le plus de sueurs froides à mon cher et tendre époux…)

Deuxième étape, trouver auprès d’une copine aux origines alsaciennes une bonne recette de kouglof « de sa mémé » qui marcherait comme sur des roulettes (la recette, pas la mémé…).

Troisième étape, réfléchir comment rendre cette recette plus saine (Fruits séchés à la place des fruits confits? Farine non raffinée d’épeautre à la place de la farine ordinaire? Sucre complet ou de coco au lieu du sucre blanc? Purée d’amande ou huile d’olive à la place du beurre? Tofu soyeux à la place des oeufs... Non, là, faut pas charier non plus…;))

Quatrième étape, se dire que pour éviter de se faire tailler une tête au carré par le prochain alsacien qui achèterait mon livre, on allait peut-être au moins garder le beurre… Et juste essayer d’en mettre un peu moins.

Cinquième étape, se préparer psychologiquement à devoir faire une demi douzaine d’essais pour obtenir une recette au top gustativement malgré ces quelques petits aménagements.

Sixième étape, procéder au premier essai. Soupirer pendant la cuisson en se disant qu’il faudrait certainement un marteau et un burin pour décoller mon kouglof de ce moule en terre à cannelures où la pâte risquait de si bien adhérer...

Septième étape, retourner en ricanant le moule sur un plat de service pour tenter de le démouler, mais juste pour le principe, histoire de lui donner une chance avant d’employer les grands moyens (pinces, forceps…). Faire des yeux exorbités en entendant « schplouffff » et en découvrant le kouglof parfaitement intact démoulé sur son plat…  Waouh !

Huitième étape… Goûter le Kouglof. Ne pas tousser, ne pas déglutir avec difficulté, pouvoir même parler la bouche pleine et se dire « purée que c’est bon ce truc ». En reprendre une deuxième part.

Neuvième étape… Ben, y’en a pas. Recette réussie du premier coup (ça c’est de la veine !), à la mie moelleuse, parfumée, filante, aérée, et ce malgré des ingrédients non raffinés. Depuis, c’est devenu un incontournable chez les Chioca…

Une jolie tradition rapporte que le premier Kouglof aurait été moulé dans la couronne-turban d’un des rois mages, rapportée en trophée au retour des croisades. À défaut de couronne-turban, vous trouverez ici le même moule que moi ;)

 

Pour un moule à kouglof de 22 cm de diamètre (10 parts)
Préparation : 35 minutes
Levée : 2 à 3 heures environ
Cuisson : 50 minutes

 

kouglof 4 montage• 150 g de beurre mou à température ambiante + de quoi beurrer généreusement le moule
• 100 g de fruits séchés, seuls ou en mélange (raisins, canneberges, petits cubes d’abricots bruns...)
• 2 c. à soupe de kirsch + un peu pour faire tremper les fruits
• 20 cl de lait végétal d’avoine ou d’amande
• 75 g de sucre complet de canne ou de sucre de coco
• 1 cube de 20 g de levure fraîche de boulangerie
• 500 g de farine T80 de grand épeautre, ou à la rigueur T110 (mais ce sera un peu moins aéré)
• 2 œufs
• 1 poignée d’amandes émondées
• 10 g de sel fin
• Sucre glace ou sucre de bouleau pour décorer

 

◗ Couper le beurre en petits cubes et le laisser ramollir dans un endroit tiède, sur un radiateur par exemple (ne pas le faire fondre sur le feu, car il doit être incorporé dans la pâte bien mou mais pas fondu).

◗ Recouvrir les fruits secs d’eau bouillante, ajouter une rasade de kirsch et les laisser se réhydrater jusqu’à utilisation.

◗ Faire tiédir le lait (sans dépasser 45 °C), y délayer le sucre, la levure, et ajouter les 2 cuillerées de kirsch. Bien fouetter le tout.

◗ Mettre la farine dans le bol d’un robot ou dans une terrine, ajouter le sel et mélanger. Faire un puits, puis verser le mélange liquide et les œufs battus. Pétrir 10 à 15 minutes au robot ou à la cuillère de bois jusqu’à ce que la pâte commence à devenir un peu moins collante et se détache des parois du récipient. Il faut être patient, car mieux la pâte est pétrie, plus la mie sera filante.

◗ Ajouter alors le beurre, et pétrir de nouveau quelques minutes pour bien l’incorporer. Couvrir, puis laisser lever 1 h 30 à 2 heures dans un endroit tiède (idéalement, sur un radiateur, ou au «bain-marie» dans un grand saladier d’eau chaude du robinet).

◗ Quand la pâte a doublé de volume, égoutter les fruits secs, bien les éponger dans un torchon, puis les incorporer à la pâte avec une cuillère de bois, en essayant de ne pas trop la travailler pour ne pas casser son aspect filant. Il est toutefois normal que la pâte retombe, c’est même souhaitable car elle n’en relèvera que de plus belle !

◗ Beurrer généreusement un moule à kouglof en terre de 22 cm de diamètre. Le fariner uniformément à l’aide d’une petite passoire à thé. Déposer une amande au fond de chaque cannelure du moule.

◗ Verser la pâte et égaliser au mieux.

◗ Couvrir, et laisser de nouveau lever dans de bonnes conditions (chaleur, abri des courants d’air).

◗ Préchauffer le four à 180 °C.

◗ Quand la pâte affleure les bords du moule, enfourner pour 30 minutes, puis baisser si besoin la température à 150 °C (sans ouvrir la porte du four), si le kouglof semble dorer trop vite.

◗ Vérifier la cuisson en piquant le gâteau avec une brochette en métal ou la lame d’un couteau (elle doit ressortir parfaitement sèche et chaude), puis sortir le kouglof du four et le laisser un peu tiédir.

◗ Décoller les bords à l’aide d’une spatule souple, puis renverser sur un plat de service : si le moule a été bien beurré et fariné, ce gâteau se démoule très facilement.

◗ Saupoudrer légèrement de sucre glace, puis servir si possible encore tiède avec un thé de Noël alsacien, c’est un véritable bonheur !

kouglof 5

 

1 couv-2

Recette tirée de mon avant-dernier ouvrage paru cet automne aux éditions Terre Vivante : La cuisine des grands classiques, ma version bio !

 

20 novembre 2014

La crème de marron de mes rêves…

 

 Et en bonus, la coupe « timarronsuisse »

(qui a dit que c’était un nom à la noix ?)

 

 

_DSC4493-3Si vous n’aimez pas la crème de marron, passez votre chemin jusqu'à le semaine prochaine… Tiens, c’est rigolo, j’ai conservé 99,99% de mes lecteurs ! ;)

Serait-ce pour vous comme pour moi ? Un doux souvenir d’enfance... Ahhh, le petit-suisse à la crème de marron !

Mais la crème de marron, c’est aussi très sucré, beaaaucoup trop sucré ! Autant pour mes papilles maintenant déshabituées que pour ma ligne… Encore une chose à laquelle j’avais un peu renoncé après avoir goûté plusieurs marques et testé plusieurs recettes (celles qui « collent » au palais comme un ciment pour dentier, celles si saturées de sucre qu’on en grincerait des dents, etc.) super décevantes… Et puis il faut vous dire qu'hier soir, j’étais gravement en manque d’idées pour le blog. Plus exactement, j’avais plein d’idées, mais plus d’œufs. Et comme par hasard, tout ce qui me venait en tête contenait au moins un œuf. Désemparée, je suis allée sauter sur mon trampoline (c’est un peu ridicule, mais 90% des idées fumantes qui me viennent en cuisine arrivent pendant ma séance quotidienne de trampoline. Ça doit fonctionner comme une sorte de dynamo qui recharge les piles de mon cerveau ;))

Bref, après avoir listé en sautant de rage tout ce que je ne pouvais pas faire faute d’œuf (le gâteau à l’okara, les pancakes au son d’avoine, la brioche bouclée à la noisette, etc.), je me suis souvenue de ce bocal acheté il y a quelques temps. Un bocal de marrons.

_DSC4650-2Car n’en déplaise aux courageux adeptes du DIY {comprenez « Do It Yourself », expression ingliche à la mode qui pourrait se traduire par « fais-le toi-même », sauf qu'en français notez que ça a tout de suite moins de classe, on aurait presque envie de rajouter « fais-le toi-même hé patate ! »…} un brin jusqu’auboutistes qui auraient déjà chaussé leurs bottes et pris leur panier, je n’ai pas réalisé cette crème de marron avec des châtaignes ramassées par mes blanches mains. Je sais, ça casse un mythe… Mais en même temps, je n’ai pas eu trop le temps cette semaine. J’ai donc utilisé mes châtaignes « pelées au feu », enfin, si j’en crois ce qui était écrit sur le bocal.

Dans tous les cas, vos châtaignes doivent être pelées (au feu ou pas, on s’en fiche) et en bocal pasteurisé mais ne PAS baigner dans un jus saumâtre, et encore moins contenir du sucre ajouté. Voici un lien, pas pour faire de la pub, mais juste pour vous donner une idée de ce dont je parle (ça existe aussi en bio, c'est juste un peu plus cher).

… Mais vous pouvez aussi, si ça vous fait tant plaisir que ça, partir dans la forêt, fendre avec un petit couteau tout mignon chaque châtaigne, la faire bouillir, éplucher la première, puis la deuxième peau et recommencer ainsi de suite avec toute la cueillette si ça vous enchante. Temps de préparation de la recette, 5 h (en comptant même le temps que vous aurez passé à vous engueuler avec un chasseur au nez rouge après avoir manqué de vous prendre un pruneau parce que faites gaffe, c’est la saison), mais je reconnais que ça a aussi son charme (le ramassage des châtaignes, pas de se retrouver au milieu d’une battue de sanglier).

Montages-2Bref, une fois que vous aurez vos petites châtaignes pelées, ne les MIXEZ pas avec du sirop d’agave et de la vanille, du moins pas tout de suite, car elles ont besoin de cuire et recuire, en un mot de devenir un peu flagada pour faire de la bonne crème de marron.

Là, ne vous affolez pas, si je marque « temps de cuisson 45min » », PERSONNE ne vous demandera de rester planté stupidement devant votre casserole une cuillère à la main ! Donc, même si c’est un peu long, à la limite ça ne change pas grand chose pour vous : que vous prépariez votre repas, répondiez au téléphone, sautiez sur un trampoline ou que vous vous vernissiez en bleu turquoise les ongles des pieds, le fait que les châtaignes soient en train de cuire ou pas ne change absolument rien à votre emploi du temps !

Pour le reste, la recette est simplissime… et le résultat en-thou-sias-mant ! ;)))

Cette crème de marron est délicieusement parfumée (merci encore ma si gentille Manuia pour la sublime vanille de ton île… C’était hélas l’avant-dernière gousse ;)), pas trop sucrée (attention, danger, ne pas s’asseoir devant le pot une cuillère à la main), délicieusement lisse, fluide, veloutée…

Et puis, allez, hop, soyons bien décadents jusqu’au bout : Je vous livre aussi la recette de mes coupes timarronsuisse.  Hum, qui a dit que c’était un nom à la noix ? D’abord, c’est un nom au marron, mais pour les ignares qui se marrent devant ce nom barbare (oui, je sais, mes rimes vont sûrement faire pâlir Racine de jalousie) sachez que c’est parce que ça ressemble à un tiramisu à la crème de marron et petit-suisse. Celui ou celle qui trouvera un nom plus mignon aura droit à une coupe de plus.

Pour le reste, faut-il que vous fasse un dessin ? Arf, que c’est bon ce truc là !

 

 

Montages3-2La crème de marron à IG raisonnable

 

Ingrédients pour 3 pots
Préparation : 10 min
Cuisson : 45 min

500g de châtaignes pelées (voir plus haut)
75cl d'eau
15 cl de sirop d'agave
1 gousse de très bonne vanille (voir plus haut) ou 2 gousses de vanille courantes
Une pincée de fleur de sel (LE secret ;))

 

Mettre les châtaignes et l’eau dans une petite cocotte en fonte (c’est bien mieux qu’une casserole en inox pour les cuissons longues et douces). Fendre la ou les gousses de vanille, racler les graines avec une cuillère ou un couteau lisse puis mettre le tout (gousses+ graines) dans la casserole. Poser un couvercle, et une fois que le mélange arrive à ébullition, compter 45 minutes de cuisson à feu très doux. En fin de cuisson, il doit rester 30 cl de liquide (j’ai mesuré, donc si vous avez trop de liquide, continuez la cuisson, et si vous n’en avez pas assez ajoutez un peu d’eau bouillante pour obtenir la même texture que moi).

Transférer le tout dans le bol d’un blender, retirer la gousse de vanille, ajouter le sirop d’agave et la fleur de sel puis mixer longuement jusqu’à obtention d’une crème parfaitement lisse et veloutée qui fait « blop » quand on arrête le mixeur.

Mettre en pot, et conserver au frais jusqu’à 10 jours (ah ah, la bonne blague).

 

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_DSC4584-2La coupe "timarronsuisse"

 

Ingrédients pour 4 personnes
Préparation : 5 min
Prise au frais : 8 H

 

4 biscuits à la cuillère, idéalement fait-maison (j’en ai souvent dans une boîte chez moi pour improviser des petits desserts dans ce genre là ;))
Un café espresso très serré de 3 cl environ
2 cuil à soupe de sirop d’agave
3 petits suisses
150g de ma crème de marron
Un peu de cacao en poudre

 

 

Mettre au fond de 4 coupes un biscuit à la cuillère coupé en deux. Mélanger le café et le sirop d’agave, puis en imbiber les biscuits, mais pas trop car ils doivent rester un peu secs pour « pomper » l’humidité de la crème au petit-suisse.

Mélanger les petits-suisses avec la crème de marron, puis en napper les biscuits. Mettre au frais au moins 8 H, bien couvert avec du film alimentaire.

Servir en saupoudrant d’un peu de cacao.

 

 

 

 

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Je vous laisse avec cette photo d'un très joli ciel d'automne, le soir, juste au dessus de chez moi... :) C'est tellement joli que ça donne envie de manger de la crème de marron... Comment ça "rien à voir". Mais si, toutes les excuses sont bonnes !

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Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

Posté par mariechioca à 15:42 - - Commentaires [131] - Permalien [#]
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12 novembre 2014

Que faire lorsqu’il pleut des trombes ?

 

Des biscuits super réconfortants qui embaument la maison…

(Recette saine et à IG bas)

 

_DSC3562-2Connaissez-vous les biscuits Belvita ? Je ne cherche surtout pas à faire de la pub pour des biscuits industriels, mais je vous avoue que mes enfants les ont goûtés cet été (car quand c’est Papa qui fait les courses on trouve parfois dans le caddy des trucs que Maman n’aurait même pas daigner honorer d’un regard). Ils les ont goûté ET approuvé. À tel point que maintenant il y en a toujours, à mon grand désespoir, une ou deux boîtes dans le placard.

Un soir où je rouspétais de voir encore toute la tribu s’empiffrer de Belvitas sous l’œil complaisant du papa, j’ai décidé de mettre fin à cette idylle. Mais ce n’était pas gagné d’avance : Si j’évoquais le fait que c’était des biscuits industriels, on me répondait doctement de regarder la liste d’ingrédients qui, effectivement, ne contenait pas trop de cochonneries. J’ai voulu y goûter pour leur prouver que ça ne valait pas chipette : Hélas, c’était catastrophiquement délicieux… Pas trop sucré, avec une texture toute croustillante, un bon goût de céréales et tout et tout.

Pfff.

2 boite-2Il ne me restait plus qu’à dégainer ma dernière arme secrète, la plus redoutable : faire des Belvitas maison, encore plus catastrophiquement, horriblement, impitoyablement délicieux si possible… Et bien voilà, c’est chose faite ;), et depuis 3 semaines que je régale les loulous avec ma recette, il n’a plus été question une seule fois de ramener à la maison cette fameuse boîte jaune qui me narguait depuis juillet…

Rien que la pâte crue, toute souple et toute chaude, si facile à travailler, exhale déjà un envoutant parfum de beurre et de noix chaude qui embaume la cuisine. Et quand ça cuit, mazette, je vous raconte même pas !

Une fois n’est pas coutume, j’ai mis dans cette recette une lichette de beurre (seulement 1,5g par biscuit, c’est hyper raisonnable !) : d’abord parce qu’il fallait bien sortir le « grand jeu » pour gagner la partie ;) mais aussi parce que de toute façon je mets toujours un peu de beurre dans les biscuits contenant de la farine d’avoine : et c’est juste une tuerie à chaque fois.

3 montage 1-2

Concernant les autres ingrédients, tout a son importance : le lait de soja DOIT être parfumé à la vanille (et ça DOIT être du lait de soja-vanille, pas du lait d’avoine, ou d’amande, ou de vache…), le sucre de coco DOIT être du sucre de coco (et pas du sucre de bouleau ni du sirop d’agave qui donneraient une texture molle aux biscuits, ni du muscovado qui donnerait une saveur trop « réglissée »), la farine d’avoine DOIT être de la farine d’avoine (c’est surtout elle qui donne ce sublime parfum), la farine d’épeautre DOIT être de la farine d’épeautre et celle d’orge mondé DOIT être de la farine d’orge mondé (pour la texture mais aussi pour l’indice glycémique des biscuits), le son d’avoine DOIT être du son d’avoine (et non du son de blé qui flinguerait tout), etc. Non pas que je veuille vous empêcher de faire vos expériences n’est-ce pas, mais juste parce que si vous voulez des biscuits simili-belvitas au top des tops, mieux vaut éviter de devoir comme moi faire 4 ou 5 tests avant d’y arriver ;)

J’attendais impatiemment de partager cette recette avec vous depuis 3 semaines, et le temps tout pluvieux d’aujourd’hui (qui m’a donné envie de refaire mes « belvitas » maison) a été l’excuse parfaite. Je vous avoue toutefois que les photos par un ciel aussi gris m’ont donné bien plus de fil à retordre que les biscuits… Mais pour finir, ces douces et calmes journées d’automne bercées par le chant de la pluie sur les vitres ont aussi leur charme, une sorte de tendresse et de poésie qui me met du baume au cœur et me rend toute joyeuse dans ma maison qui sent bon le feu de bois. Juste pour le plaisir, je vous ai pris quelques photos par la fenêtre : oui c’est tout gris. Mais que c’est joli cette brume vaporeuse sur la campagne mouillée…

 

(Edit du 14/11 : En fait, je me suis aperçue entre temps qu'il y avait beaucoup d'autres biscuits "Belvita" sur le marché que ceux que je connaissais : des saveurs ceci, des saveurs cela, des fourrés de telle ou telle façon... Mais, c'est aux Belvita "brut 5 céréales complètes" que mes biscuits ressemblent un peu.)

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Ingrédients pour 40 biscuits environ
Préparation : 20 min
Cuisson : 30 min
 
100g de farine T130 de grand épeautre
100g de farine d'avoine
100g de farine d'orge mondé
50g de son d’avoine
15cl de lait de soja-vanille
60g de beurre bio
50g de sucre de coco
5cl d'huile de pépin de raisin
Une pincée de fleur de sel

 

5 montage 2-2Préchauffer le four à 150°C, si possible en chaleur tournante.

Mettre les 3 farines et le son d’avoine dans un saladier avec la fleur de sel. Mélanger.

Faire chauffer le lait avec le beurre, le sucre de coco et l’huile. Fouetter le mélange pour bien émulsionner le tout résister à la tentation de dévorer tel quel à la petite cuillère cette crème à la délicieuse couleur de caramel et au parfum si envoutant, puis verser dans le saladier sur les farines et mélanger le tout, d’abord à la cuillère de bois, puis en travaillant à la main. Ne pas trop pétrir.

Au début, la pâte semble très (trop !) souple, mais c’est tout à fait normal : En seulement quelques minutes, elle va épaissir suffisamment pour pouvoir former de très jolis biscuits.

L’étaler assez finement (plus les biscuits seront fins, plus ils seront croustillants), puis découper à l’aide d’un emporte-pièce rond ou rectangulaire et déposer les gâteaux au fur et à mesure sur une plaque de cuisson chemisée de papier.

(Notez que l’on peut aussi - comme sur la photo en bas à gauche du montage- confectionner de simples cookies en écrasant sur la plaque chemisée des petites boules de pâte de 20g : c’est plus rapide ainsi, et aussi très bon, mais veillez toutefois à ce que les cookies soient très fins.)

Enfourner pour 15 minutes à 150°C, puis baisser la température du four à 110°C pour les 15 minutes restantes. Laisser refroidir sur une grille pour que les biscuits gagnent en croustillant. Si une fois refroidis ils restaient encore un peu moelleux, ne surtout pas hésiter à les repasser au four 10 minutes à 110°C (en surveillant toutefois qu’ils ne « bronzent » pas trop) car c’est ce côté très croquant sous la dent qui fait tout leur charme.

Conserver dans une boîte en fer ou un bocal de verre bien hermétique car ces biscuits ne doivent surtout pas prendre l’humidité.

 

4 eclats de chocolat-2Une variante que mes enfants aiment beaucoup consiste à ajouter à la pâte 50g de chocolat noir découpé en fins éclats (plus petits que des pépites) à l’aide d’un économe ou d’un couteau. Vous pouvez soit les incorporer dans la pâte bien refroidie (sinon la chaleur du mélange lait-beurre-huile ferait fondre le chocolat), soit les parsemer sur la pâte étalée et les « incruster » au rouleau comme sur la photo ci-dessous.

Sachez toutefois que malgré mon côté très « fan » de chocolat, je préfère la version nature qui met à mon goût davantage en valeur la saveur si délicieusement « céréales-beurre-noisette » de ces biscuits…

 

 

 

 

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6 biscuits au chocolat-2

Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

06 novembre 2014

Les gâteaux passent à la casserole (suite)


 

Mes mug-cakes salés (toujours sans micro-ondes !)

 

 

1-mugcake-potimarronPour ceux qui, trop occupés cet été à « buller » sous un parasol (ou sous un parapluie…), auraient raté la version sucrée de mes mug-cakes sans micro-ondes, c’est ici…

Concernant la version salée, je suis assez fière de vous présenter aujourd’hui une recette et 3 de ses variantes que je trouve vraiment délicieuses, à base de purées de légumes qui apportent beaucoup de moelleux sans excès de matières grasses (seulement 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive par personne.)

Au final, vous obtiendrez là un gros mug-cake bien copieux, hyper équilibré pour un repas de midi, tellement moelleux et savoureux que je le qualifierais sans honte de « gastronomique », sans compter sa magnifique teinte flashy car la cuisson à la casserole (contrairement à la cuisson au four qui teinte tout d’une croûte beige-marronâtre) préserve à merveille la couleur des pâtes à gâteaux.

Pour ce qui est de la couleur, tout dépend évidemment de la purée de légumes que vous choisirez : je ne vous ferai pas l’affront de vous prévenir qu’avec une purée de céleri rave ou de navet daïkon, vous n’obtiendrez pas de joli mug cake orange vif ou vert pimpant… Mais ce sera très bon tout de même !

Cette fameuse purée, vous pourrez par exemple la prélever sur un reste de la veille : car oui, la purée de légumes, c’est super bon, même pour ceux qui ont plus de 8 mois, même pour ceux qui ont des dents, même pour ceux « qui ne sont pas malades » (vous aussi vous l'avez déjà entendu mille fois?…) !

Personnellement, j’en fais souvent à la maison et tout le monde en raffole : Ça change un peu des soupes, et on peut varier à l’infini en prenant toutefois soin de choisir un légume bien lisse une fois mixé (potimarron, brocoli, chou romanesco, céleri rave, chou fleur, panais, chou rave, etc.) car chaque cuillerée d’une « purée » filandreuse (de céleri branche, de blette ou de cardons par exemple) risquerait de rester en travers de la gorge des enfants et/ou du mari dans tous les sens du terme.

2-preparation-mugcakesAvant hier, j’étais donc très fière d’avoir pu retirer de table juuuste à temps le fond de  casserole de purée de brocolis à la horde de gentils-huns-morts-de-faims qui me sert d’enfants. Ouf, quelques cuillerées sauvées ni vu ni connu pour les besoins du blog. Puis j’ai tourné le dos, 2min30.

Funeste initiative.

En revenant, purée ! (c'est le cas de le dire) j’ai retrouvé le hun mâle de 15 ans (le pire !) en train de soiiii-gneu-se-ment racler la casserole de purée jusque dans les coins pour ne rien gâcher. Si j’avais écouté mes nerfs à ce moment là, je l’aurais volontiers coiffé avec ladite casserole (en montant préalablement sur un tabouret, vu que le gaillard frôle le mètre-quatre-vingt-dix…). Mais comme je leur ai inculqué 365000 fois qu’il-ne-faut-pas-jeter-de-nourriture-ni-mettre-au-lave-vaisselle-de-casserole-mal-essuyée-ni-mettre-au-frigo-de-ridicules-petits-restes-dans-de-ridicules-petites-boîtes-que-tout-le-monde-oubliera-et-qu’on-aura-même-du-mal-à-identifier-10-jours-plus-tard-collé-par-le-givre-au-fond-du-frigo-entre-un-trognon-de-salade-flêtrie-et-une-brique-de-lait-bla-bla-bla-et-gna-gna-gna… c’est la seule solution qu’avait trouvé mon grand pour régler le « problème » de cette casserole dans laquelle restaient 3 ou 4 malheureuses cuillerées de purée. Pfff. C’est ça d’avoir des enfants obéissants (parfois…).

Du coup, j’ai dû refaire un peu de purée de potimarron et de brocoli ce matin rien que pour mes mug-cakes, et ces 2 toutes petites casseroles sur le fourneau m’ont évoqué d’émouvants souvenirs de minuscules frimousses, de gazouillis, de bavoirs et de… purée « vaporisée » dans toute la pièce à grands coups de « pttrrrrrrrr » et d’éclats de rires de bébé ;).  Le temps passe vite…

Maintenant, je vois d’ici la question : « mais si on a pas de purée sous la main ? « 

- On en fait (moi, ça m’a pris juste quelques minutes de préparer une petite purée de brocolis + une de potimarron ce matin, vu que personne ne vous demande de rester planter devant le temps qu’elles cuisent)

- On utilise de la purée surgelée en palets (ça existe même en bio, et c’est très pratique)

- On utilise de la sauce tomate ! Car oui, avec une bonne sauce tomate, ça marche aussi… et c’est même super bon !

 

 

Ingrédients pour 1 personne (repas de midi complet avec une salade, ou petit déjeuner qui « cale » pour les matinées chargées)

Préparation : 5 à 10 min

Cuisson : 25 min

 

 

- 3 c. à soupe (soit 80g) de purée de légumes (brocolis, potimarron, céleri rave...)
ou
3 c. à soupe (soit 80g) de sauce tomate pas trop liquide
- 1 oeuf
- 65g de farine T130 de grand épeautre
- 30g de fromage au choix (parmesan, chèvre sec émietté, tomme de brebis des Pyrénées râpée, etc...)
- 1 c. à soupe d'huile d'olive
- 1/2 sachet de poudre à lever sans phosphates
- 1 bonne pincée de sel
- Poivre 5 baies du moulin et/ou d'autres épices au choix (piment d'Espelette, curry, etc.)
- Facultatif : Une tranche de 30g de jambon cru détaillée en tous petits morceaux, ou autre ingrédient additionnels gourmand au choix (anchois, lardons de saumon, jambon blanc, etc.)
- Facultatif aussi, pour varier : 20g de pignons de pins, ou de cerneaux de noix, ou d'olives noires dénoyautées en petits morceaux, etc.)

 

3-montage-mugcakesChoisir une casserole (ou un faitout) assez haute pour que le mug puisse y tenir sans dépasser une fois que l’on a posé le couvercle. Verser un peu d’eau (de quoi arriver à la moitié de la hauteur du mug, pas plus –sinon le mug cake sera éclaboussé pendant la cuisson-, pas moins –sinon il ne sera pas bien cuit) et porter à ébullition.

Dans un bol, mélanger la farine, le sel et la levure. Faire un puits, ajouter l’œuf, l’huile, la purée de légumes et le fromage choisi (soit râpé, soit en petits morceaux). Bien mélanger, ajouter éventuellement les ingrédients additionnels (épices ou aromates, petits morceaux de noix, pignons, éclats d’olives noires, très fins « lardons » de jambon ou de saumon, petits bouts d’anchois, etc.), remélanger et verser dans un grand mug.

Le poser dans la casserole d’eau à ébullition, poser le couvercle et compter 25 à 30 minutes de cuisson.

On peut aussi verser la pâte dans 2 mugs plus petits, cela raccourcira la cuisson (15 min) mais la pâte sera toutefois un peu moins levée.

Savourer encore tout chaud.

 

4-mugcake-potimarron

Mug-cake à la purée de potimarron, avec 30g de tomme de brebis (type Etorky) râpée, 25g de jambon cru taillé en petits "lardons" et une pincée de piment d'Espelette

 

5-mugcake-brocolis

Mug-cake à la purée de brocoli avec 30g de picodon de chèvre coupé en petits morceaux, 25g de cerneaux de noix et du poivre 5 baies

 

6-mugcake-tomate

Mug-cake à la sauce tomate napolitaine avec 30g de parmesan, de l'origan, quelques olives noires coupées en petits morceaux et des pignons de pin

 

7-photo-finale

 

Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

24 octobre 2014

Pour Lou… qui attend impatiemment cette recette depuis septembre ;)

 

 

La "fameuse" bouillabaisse

 

1-montageUne fois n’est pas coutume sur ce blog, voici un plat que je n’ai ni « revisité », ni « réinventé », ni « adapté » en plus bio, plus sain, plus léger, etc. Car pour toucher à un iota de la bouillabaisse, il faudrait être fou. Non pas que les marseillais soient particulièrement chatouilleux ou susceptibles (on a vu pire…), mais tout simplement parce que la bouillabaisse, c’est juste un plat parfait : Parfait nutritionnellement (une grande assiette de cette soupe parfumée, et c’est le plein d’iode, de calcium, etc. Ça fait autant de bien qu’une thalasso ;)) mais aussi parfait pour les papilles des grands gourmets (ahhh que c’est bon la bouillabaisse !)

Avec juste un peu de temps devant soi, il n’est vraiment pas compliqué de préparer ce merveilleux bouillon d’or à condition de trouver du poisson vraiment très frais, si possible pêché de la nuit. Mais je reviendrai plus loin sur ce détail…

Cette antique recette traditionnelle était au départ l’apanage des modestes pêcheurs marseillais, lesquels accommodaient en une soupe rustique et revigorante les poissons très frais mais non vendables car trop petits, ou jugés trop « modestes » par les clients (c’était le bon temps, celui où les petites gens pouvaient encore se gaver de poisson frais à un franc six sous…)

La bouillabaisse à évolué jusqu’à devenir de nos jours un mets raffiné, composé d’une aromatique soupe de petits poissons de roches servie avec des croûtons grillés tartinés de rouille, et d’un prestigieux plat de plus gros poissons cuits dans ce même bouillon à savourer soit à part, soit dans la soupe. Pour vous simplifier la vie, demandez à votre poissonnier de vider tous les poissons, et éventuellement aussi de lever les filets des plus gros poissons devant être servis à part (ceux qui dépassent 800g par exemple) afin de faciliter une cuisson homogène. Évidemment, cela va bien lui casser un peu les pieds, mais demandé avec un gentil sourire, ça ne se refuse pas…

3-rouilleJe reviens maintenant sur le « détail » qui fait tout : la parfaite fraîcheur du poisson. C’est non négociable…

Nombreuses sont les personnes qui pensent ne pas aimer le poisson juste parce qu’elles ont été dégoûtées par de la marchandise ayant traîné à J+2 ou J+3 (c’est très courant !) sur certains étals. Quand ce n’est pas J+5, ou pire (quand vous rentrez dans un supermarché et que ça sent déjà le poisson alors que l’étal est au fond du magasin, fuyeeez…)

Je suis née à Nice, et je raffole de poisson parce que mon papa (comme mon Papy avant lui) partait « pêcher » de bonne heure de merveilleux poissons de méditerranée. En fait, il pêchait sans grandes bottes ni ciré jaune, il était même souvent carrément en costard-cravate, car sa « pêche » consistait à choper les pêcheurs (les vrais ceux-là) au petit matin quand ils débarquaient leurs caisses, ou les bons poissonniers avant qu’ils n’aient vendu leurs plus belles pièces à tous les restos et toutes les « madame la Comtesse » de la Côte… Très frais, n’importe quel poisson est succulent, même le plus modeste, même les sardines ou les petits anchois.

Mais quand ce n’est pas frais…

Bref, pour réussir cette bouillabaisse, le conseil « Number One », c’est de ne pas acheter vos poissons chez Ordralfabétix !

Et là vous allez me dire « Et je fais comment moi qui habite à Clermont Ferrand/Strasbourg/Rodez/Marly-Gaumont ? »

- Bon plan N°1 : vous faites une omelette aux champignons.

- Bon plan N°2 : vous persévérez dans votre rêve de bouillabaisse et vous commandez vos poissons à un poissonnier de confiance (mais si ça existe, moi j’en ai bien trouvé un dans une petite ville pommée entre Valence et Grenoble). La preuve en photo, là juste en dessous, avec ces petits poissons de roche ultra frais pêchés près de Sète mais achetés en Isère ;)

4-passoireJ’ouvre d’ailleurs une courte parenthèse qui n’a plus rien à voir avec la bouillabaisse, à propos de cette photo qui me fait encore rire des mois après : Là, comme ça, on imagine un gars genre Mario le pêcheur niçois (ou Marius le pêcheur marseillais) qui tend à sa femme les poissons tout juste débarqués du bateau pour la soupe de midi des « pitchouns ». C’est tellement inspirant, poétique, intemporel... Et bien non, c’est pas Mario le pêcheur niçois, c’est Jérôme le dépanneur grenoblois, chopé par le col en bas de l’escalier par sa femme qui cherchait un samedi matin comment présenter joliment ces poissons pour sa photo. Et même que comme il n’avait pas de jolie marinière rouge assortie à la passoire le Jéjé, sa femme lui a collé sur le ventre celle en 10 ans de sa fille (avec les manches coincées sous les bras pour que ça tienne). Et même qu’à ce moment là, le téléphone a sonné (comme souvent, soupir…), et que pour une fois c’était pas un vendeur de panneaux solaire s’exprimant en un fichu dialecte franco-mohican, mais une merveilleuse copine à sa femme, du genre de celles qu’on est si contente d’avoir au bout du fil qu’on oublie tout sur le champ, et que du coup Marius le pêcheur a dû rester planté 10 minutes comme un âne avec sa marinière trop petite sur le bide et sa passoire de poiscailles dans les mains…

Approchez-vous un tout petit peu que vous dise un secret : il a un peu râlé…

 

Recette de la bouillabaisse (déjà?)

Ingrédients pour 8 personnes
Préparation : 45 min
Cuisson : 1H30 environ
 

5-bouillabaisse

Pour la soupe :

- 1kg de petits poissons de roche pour la soupe en mélange au choix (petites rascasses, petits grondins, rougets barbets, petites vives, tête et queue de congre, murène, petits crabes verts de rochers, etc.)
- 2 oignons
- 4 tomates
- 1 bulbe de fenouil
- 1 poireau
- 1 carotte
- 3 branches de céleri
- 5 gousses d’ail
- 4 feuilles de laurier
- 1 cuil. à soupe de graines de coriandre
- 50cl de bon vin blanc sec
- 2 cuil. à soupe de Pastis
- Piment de Cayenne
- Paprika
- 2 dosettes de safran
- 6 cuil. à soupe d’huile d’olive
- Sel, poivre du moulin

 

 

Autres :

- 2kg de poissons de Méditerranée en mélange au choix : saint-pierre, chapon, tranche de congre taillée près le la tête (là où il y a le moins d’arrêtes !), rascasse, grondin (appelé aussi gallinette), rougets barbets de belle taille, etc.), autant que possible de taille moyenne (de 500 à 800g - sauf pour les rougets barbets) pour permettre une cuisson homogène, vidés et écaillés.
- 6 pommes de terre nouvelles
- 6 larges tranches de pain de campagne (ou 2 ficelles) redécoupées en petits croûtons
- Environ 300g de rouille
- 1 gousse d’ail pour frotter les croûtons

 

6 montage bâteaux

 

1-Préparation de la soupe :

Éplucher et émincer les oignons, les carottes, le fenouil et les poireaux. Dans un très grand faitout, faire revenir à l’huile d’olive jusqu’à légère coloration des sucs, puis ajouter les tomates coupées en 4 et le céleri en petits tronçons de 1cm environ. Faire suer quelques minutes, puis ajouter les petits poissons de roche et éventuellement les parures (têtes et arrêtes) des gros poissons si le poissonnier en a levé les filets. Mouiller de vin blanc, ajouter le laurier, la coriandre, les gousses d’ail, 2 cuillerées à soupe rases de gros sel et 4 litres d’eau. Laisser mijoter 45 minutes environ. Pendant ce temps, éplucher les pommes de terre, les couper en cubes de la taille d’une grosse bouchée et faire cuire à l’eau salée. Vous pouvez aussi préparer la rouille (voir plus bas)

2- Cuisson du plat de gros poissons :

Disposer les gros poissons devant être servis à part dans une poissonnière ou dans une grande sauteuse large. Prélever suffisamment de bouillon brûlant dans le faitout pour affleurer le niveau des poissons, puis porter à ébullition et laisser cuire 10 minutes seulement si les poissons sont d’assez petite taille (rougets barbets par exemple, ou filets), jusqu’à 20 minutes si les poissons sont plus gros (autour de 500 à 800g). Si la taille des poissons est trop irrégulière, mettre au départ les poissons de plus d’1kg, puis 10 min après ceux de 800g environ, puis 10 min après les filets et petits poissons.

3- Finition

Mouliner tout le bouillon restant avec les légumes, aromates et poissons de roche, soit en passant le tout au presse-purée à moulinette (grille fine) comme le faisait nos grands-mères (ça marche super bien !), soit en le mixant avec un blender puissant avant de filtrer au tamis fin pour retirer tout résidu d’arrêtes ou d’aromates. Dans tous les cas, ne pas hésiter à exprimer le maximum de sucs afin que la soupe soit la plus parfumée possible.

Poivrer la soupe, la pimenter en fonction du goût, rectifier l’assaisonnement en sel, ajouter le safran et le Pastis, puis remettre sur le feu pour 5 minutes d’ébullition.

Faire griller les croûtons 10 minutes au four en position grill, puis les frotter d’ail.

Retirer délicatement en s’aidant de 2 écumoires les poissons cuits dans le bouillon et les disposer dans un plat chaud. Vous pouvez si vous le souhaitez filtrer rapidement au tamis le bouillon clair et parfumé ayant servi à la cuisson des poissons, et le remélanger à la soupe.

Servir la soupe brûlante avec les pommes de terre et les croûtons grillés tartinés de rouille, et le plat de poissons à part. les convives pourront au choix les savourer dans la soupe, ou juste après avec un filet d’huile d’olive ou un peu de rouille.

 

2-bouillabaisse

 

 

La rouille…

La véritable recette de la rouille se fait à base de mie de pain trempée dans le lait et bien essorée, montée en pommade avec le corail de 12 oursins, du piment, de l’huile d’olive et de l’ail. Mais vous pouvez aussi (comme il n’est pas très aisé de trouver des oursins frais) réaliser une recette d’aïoli (« mayonnaise » maison à l’huile d’olive et à l’ail) en ajoutant dès le départ ½ cuillerée à café de paprika, ½ pointe de couteau de piment de Cayenne et une cuillerée à café rase de concentré de tomate. C’est aussi très bon…

 

 

Cette recette est extraite de l’ouvrage « La cuisine des grands classiques, ma version bio » paru début septembre aux éditions Terre Vivante.

Plus d’infos ici, et sur le site de l’éditeur.

1 couv-2

 

16 octobre 2014

Après le chocolat, hop, un bon petit jus cru et ça repart…

 

 

Coup de cœur pour un extracteur !

Le Kuving’s Whole...

 

1 montage-2Que vous soyez devenus adeptes de la cure Cabot ou que vous cherchiez juste à mettre un peu plus de vitalité dans votre vie quotidienne, vous êtes nombreux depuis 2 ans à me demander des renseignements sur les extracteurs de jus. Jusque là, je n’avais pas d’opinion sur la question, fonctionnant avec une simple centrifugeuse. Enfin, plus exactement, 4 centrifugeuses (en 8 ans) et ça fait un peu beaucoup…

Ma première, à l’époque où mon budget était trèèèès serré, avait été récupérée dans le garage du pépé de mon mari. Elle était orange, des années 70 (ouf, elle était déjà en 220 volts mais c’était limite) et il fallait mettre un casque sur les oreilles -comme ceux des stands de tir- à chaque utilisation pour ne pas risquer de devenir sourd. Idéalement, il nous aurait aussi fallu un gilet pare-balle et un casque intégral (pour le cas où elle nous aurait pété à la figure, parce qu’elle nous faisait franchement flipper) et des gants en kevlar pour la tenir solidement sans se faire arracher un doigt car elle avait fâcheusement tendance à se déplacer en crabe pendant utilisation, voir carrément à s’envoler dès qu’on essayait de centrifuger autre chose que du raisin. Après son décès brutal (exactement, son suicide, car elle s’est jetée imbécilement du plan de travail pendant un jus de fenouil, me causant une des plus grandes terreurs de ma vie), j’ai investi dans un modèle plus récent à 90 euros environ.

2 smoothie gourmand cerise-abricot 3-2Là, par opposition à la première j’ai trouvé ça gé-nial. Mais le rendement poids de végétaux/jus obtenu était un peu faible à mon avis (plus faible en tout cas que la centrifugeuse « super-vintage-spéciale-émotions-fortes » dont je vous parlais juste au dessus). Elle était aussi très compliquée à nettoyer : paille de fer, brosse à vaisselle de compet’ et huile de coude obligatoire à chaque jus, en regrettant amèrement que le coton-tige à brosse métallique intégrée rotative et vibrante ne soit pas encore inventé. Et comme parfois ça me gavait un peu de cureter/gratter/frotter furieusement ladite centrifugeuse à chaque jus, on avait souvent droit à l’arrivée d’un escadron de moucherons dans la cuisine, ivres de bonheur devant cette centrifugeuse cracra et cette pulpe en cours de transformation pourrito-champigno-alcoolique. La honte quoi.

Tout cela avec un manque évident de robustesse, puisque j’ai tout de même dû remplacer 3 fois en 7ans la fameuse centrifugeuse à 90 euros, et pour obtenir des jus qui, pour m’avoir honnêtement très bien dépannés pendant des années, étaient tout de même tout fibreux et recouverts d’une épaisse couche d’écume brunâtre pas toujours très appétissante…

Voici donc, après toutes ces péripéties centrifugesques, un post façon cri du cœur : Je suis « fan » de mon extracteur !

(... Et je ne partage avec vous que mes "vrais" coups de coeur ;))

 

 

3 jus détox à la mâche 1-2Pour parler du « top des top » d’un appareil ménager, on dit souvent « ça c’est la Rolls » de tel ou tel machinchouette. 

Moi, je ne vous présenterai pas aujourd’hui la « Rolls » des extracteurs de jus… mais plutôt l’Alfa Roméo, ou la Ferrari ! Car avec ses performances hors pair, son design pulpeux, sa carrosserie rouge métallisé, son faible encombrement et son moteur au doux ronronnement, cet extracteur-là évoque bien plus un beau coupé de sport qu’une grosse Rolls à Papa encombrante et pataude !

Bref, vous l’aurez compris, cet extracteur est beau, c’est même à mon avis LE plus beau sur le marché… Mais est-il efficace ?

Là, je vais être honnête à 300% : c’est mon premier extracteur, je n’en ai jamais essayé d’autre, je pense donc qu’il est tout à fait possible que d’autres extracteurs soient aussi très efficaces. Mais j’ai pu constater par moi-même que celui-ci est très peu bruyant, robuste (je m’en sers plusieurs fois par jour depuis des mois), et super performant (une fois que le fruit ou le légume est passé, la pulpe est bien sèche et on a vraiment l’impression que l’appareil a extrait tout le jus).

Que demander de plus ?

Que cet extracteur puisse, en plus des jus, réaliser aussi des laits végétaux, des desserts glacés, des smoothies, des purées, des tartinades, des petits plats pour bébé, des cocktails, etc. *? C’est le cas.

Qu’il soit facile à nettoyer ? C’est le cas.

Qu’on puisse y mettre des fruits et légumes entiers -ou du moins en très gros morceaux- plutôt que de devoir tout couper menu comme chez certains concurrents ? C’est le cas.

Qu’il soit peu encombrant ? C’est le cas.

Qu’il remplace à lui seul d’autres appareils qui squattent le plan de travail ? C’est le cas.

Qu’il soit, en plus d’être utile, un élément de déco très "design" de votre cuisine (que toutes les copines voudront vous piquer) ? C’est le cas.

Qu’il soit d’un bon rapport-qualité prix ? C’est le cas.

Que les pièces de rechange soient faciles à trouver et d’un prix raisonnable? C’est le cas.

Que l’appareil soit au moins garanti 5 ans ? C’est le cas.

Qu’il soit livré avec un superbe livre GRATUIT de 45 recettes super variées et très joliment illustrées ? C’est le cas.

Qu’une équipe soit disponible, en France (pas une hotline où l’on vous répondrais dans un dialecte non identifié…), pour répondre à vos questions ? C’est le cas.

 

*Avec le kit smoothie/sorbet d'une valeur de 49 euros... offert grâce au code SAINESGOURMANDISES ! (Voir plus bas)

 

4 jus-2… et j’ai dû en oublier.

Le seul souci, l’unique, c’est que ça coûte un bras, un extracteur. Celui-ci est très bien positionné par rapport aux autres (comme souvent avec la maison Warmcook), mais reste tout de même un appareil électroménager onéreux. Aussi, à vous de voir si c’est vraiment LE truc dont vous rêvez (et qui risque bien de vous changer un peu la vie, car les jus frais, c’est très clairement un gros « plus » côté santé, silhouette et vitalité), mais je sais aussi que pour beaucoup d’entre nous, ce bel appareil sera juste inaccessible… Et cela me touche, car je sais ce que c’est que d’avoir un budget à gérer au plus juste. En vous parlant de cet extracteur, mon but n’est donc pas de vous faire « culpabiliser » si vous faites déjà tout ce que vous pouvez pour concilier santé et porte-monnaie ! Si vous avez déjà une centrifugeuse c’est très bien, si vous n’en avez pas et que vous vous contentez de manger pas mal de fruits et légumes frais, c’est bien aussi. Un extracteur comme le Kuving’s Whole, c’est juste « topissime », mais on peut aussi survivre sans ;)… Jusqu’au jour où il arrive dans la cuisine et où là, on se demande vraiment comment on faisait, avant, sans lui ;)

Je vous laisse d'ailleurs découvrir sur le site officiel quels sont les atouts exceptionnels des jus crus pressés à l’extracteur (à froid, à vitesse lente, sans oxydation…) pour votre santé.

 

jus détox citron, pamplemousse, fenouil, carotte-2

Et pour mieux rêver à ce que pourrait bien être votre futur meilleur copain du matin (ainsi que votre « coach » vitalité), je vous laisse avec une série de photos réalisées ces derniers mois avec mon extracteur, que j’avais choisi d'un superbe rouge "glamour", assorti à ma cuisine ;) Mais il existe aussi d’autres coloris, histoire de s'accorder avec toutes les couleurs de cuisine ;)

9 jus de pomme 1-2

Jus de pomme fraîchement pressé : les loulous en raffolent !

 

18 jus 2-2

25 jus détox citron betterave-2

Un p'tit verre de bordeaux? Non, un jus betterave-citron. Paraît que c'est meilleur pour le foie...

33 dessert glacé à la framboise-2

Un "dessert glacé" à la framboise

 

jepg HD crudijus1-2

Le Kuving's Whole en détail...

 

27 smoothie gourmand cerise-abricot 2-2

Un smoothie cerise/abricot réalisé cet été, en juin, pour ma Poupougnette... C'était si bon !

 

 

Découvrez aussi Crudijus, le site officiel du Kuving’s Whole

Et sa toute nouvelle page Facebook (ouvrages à gagner par tirage au sort)

Toute dernière minute ! Sur le site Crudijus, le kit smoothies/sorbets d’une valeur de 49 euros est offert pour tout achat d’un extracteur grâce au code SAINESGOURMANDISES…

bannière 1-2

 

(Nota : ces 10 prochains jours, je vais avoir un gros travail à terminer et je crains de ne pas pouvoir répondre à tous vos commentaires comme d’habitude. Mais heureusement la charmante Murielle, de chez Warmcook (et Crudijus), se propose de répondre ici à toutes vos questions concernant l’extracteur ;))

 

 

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10 octobre 2014

Des brownies, des mi-cuits, des petits pots de crème mousseuse…

 

 3 desserts au chocolat pour ce week-end… What else ?

(Recettes saines et à IG bas)

 

 

post recettes chocolatVoilà déjà quelques jours que des photos « intensément chocolat » vous font de l’œil sur ce blog, au point pour certaines d’avoir commué leur activité préférée, le lèche-vitrine, en lèche-écran. D’ailleurs, j’en ai carrément pris certains en flagrant délit !

Alors voici aujourd’hui 3 recettes tirées de « Mes irrésistibles recettes au chocolat » : des brownies pralinés ultra légers (dit « brownies des garçons pas sages », vous apprendrez plus loin pourquoi), des mi-cuits vanille et figue fraîche, et des petits pots de crème mousseuse choco-menthe au thé vert. De quoi déjà consoler un peu ceux qui n’ont pas pu se procurer le livre, ou qui l’attendent (dans les chaussettes, sur la hotte de cheminée, je vous préviens ça rentrera pas, même roulé bien serré. Mieux vaudra accrocher la grande culotte blanche en coton bouilli de votre arrière grand-mère ;))

Et puis après, promis, la semaine prochaine je passerai à des choses beaaaucoup plus raisonnables parce que c’est un peu trop la fête depuis quelques semaines sur ce blog enfin quoi ! Après la marmite dieppoise, le goulasch, le poulet chasseur, les îles flottantes, la tarte aux pommes, le moka, les brownies, les mi-cuits à la figue et les pots de crème mousseuse choco-menthe, on va peut-être s’assagir un tout petit peu non ? (pas trop, promis !)

Même que je vous promets une chose : en octobre, je ne sortirai pas de livre, en novembre non plus, et en décembre non plus. Voilà, ça c’est dit. Pour janvier, hum, là je ne promets rien, mais ça vous laisse déjà 3 mois pour « digérer » mes 2 derniers ;)

En attendant, je vous souhaite un doux week-end chocolaté… et je vous laisse avec un petit « sondage » si vous voulez bien : désolée, il n’y a rien à gagner, mais c’est juste important pour moi d’avoir votre avis le plus franc possible sur la question, (je ne peux pas vous dire pourquoi au risque de vous influencer ;)). Aimez-vous l’association de certains fruits (framboise, cerise, poire, mandarine…) et du chocolat ?

Merci d’avance pour vos réponses… même si c’est juste un « oui j’aime » ou un « non je déteste »*

* Euh, d’ailleurs, pour une fois je préfèrerai une réponse super catégorique plutôt qu’une explication génialement nuancée… Pour les sondages, c’est plus pratique ^^

 

Brownies pralinés ultra légers (sans beurre et sans farine)

brownies pralinés vraiment très légers-2-2 copieCette recette aurait pu s’appeler « les brownies des enfants pas sages », car pour la petite histoire c’est suite à une bêtise qu’est née cette délicieuse recette à la fois toute moelleuse et incroyablement légère !

J’étais au départ partie pour réaliser des brownies tout ce qu’il y a de plus classique, mais voilà que juste à côté de moi deux de mes « iroquois » avaient décidé d’être insupportables. Allez donc vous concentrer sur votre recette avec dans les pattes des garçons qui se chamaillent pour une histoire de débarrassage de table ! Résultat, une fois les brownies au four j’ai retrouvé sur le plan de travail le bol de farine/levure que j’avais oublié d’ajouter (bien sûr, c’était de leur faute enfin quoi !...)

Je pensais ma recette complètement ratée, à refaire, et puis le lendemain ce fut une belle surprise ! Tellement belle, que j’ai soigneusement recopié la recette telle quelle et la partage avec vous aujourd’hui… Parfois, les petites bêtises ont du bon !

 

Ingrédients pour environ 12 parts de brownies
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 35 à 40 minutes

 

- 200g de chocolat noir à 70 ou 85%
- 1 briquette de 20cl de crème de soja
- 12cl de sirop d’agave (mesuré à l’aide d’un biberon, c’est encore plus précis…)
- 70g de purée de noisette bien souple (pas un vieux fond de pot tout sec)
- 3 œufs
- 80g de cerneaux de noix fraîchement mondés (pour être bonnes, les noix doivent avoir été conservées entières et moins de 6 mois après récolte. Après, elles deviennent rances et mieux vaut s’en passer.)

 

Préchauffer le four à 180°C.

Dans une petite casserole, faire chauffer la crème de soja avec le sirop d’agave et la purée de noisettes. Une fois la crème très chaude, retirer du feu et ajouter le chocolat coupé en tous petits morceaux. Mélanger, poser un couvercle, attendre que le chocolat fonde tranquillement.

Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Battre les blancs en neige.

Ajouter les jaunes dans la préparation au chocolat fondu, bien mélanger au fouet pour lisser, puis incorporer délicatement les blancs en neige et les cerneaux de noix.

Verser dans un petit plat rectangulaire et chemisé de papier cuisson, puis enfourner au moins 35 minutes. Les brownies sont cuits quand la surface gonfle et se craquèle très légèrement. Tant que le centre du gâteau reste lisse et brillant, ne pas retirer du four.

Laisser entièrement refroidir avant de découper à l’aide d’un grand couteau très bien aiguisé (à cause des noix !).

 

Cette recette sans gluten, sans lactose et à très faible indice glycémique se rapproche à la perfection des véritables brownies anglo-saxons côté texture (à la fois dense, non collante et parfaitement moelleuse) tout en étant beaucoup plus parfumée et moins saturée de sucre !

 

 

Petits pots choco-menthe au thé vert

Petits pots choco-menthe-2-2Texture parfaite, à la fois légèrement mousseuse, fondante et bien épaisse, saveur captivante, cette recette est tout simplement délicieuse… Côté présentation, je gage que ces petits pots feront sourire vos convives jardiniers !

Prenez garde tout de même de verser la préparation dans des récipients à usage alimentaire (ici des verrines en verre)  avant de les placer éventuellement dans des « cache-pots » en acier galvanisé ou en terre cuite comme sur la photo.



Ingrédients pour 4 à 6 petits pots
Préparation : 10 minutes
Cuisson : quelques minutes
Repos : 4 heures

 

- 1 briquette de 20 cl de crème de coco liquide
- 4 c. à soupe de sirop d’agave
- 2 c. à café de lécithine de soja
- 20 cl de lait de soja saveur vanille
- 1 sachet de thé vert
- 100 g de chocolat noir à 70 %
- 2 gouttes d’huile essentielle de menthe bio
- Quelques brins de menthe et cacao en poudre pour la finition

 

Porter à ébullition la crème avec le sirop d’agave, la lécithine et le lait de soja. Hors du feu, y faire infuser le thé 3 minutes puis retirer le sachet et ajouter le chocolat coupé en morceaux et l’huile essentielle de menthe.

Mixer le tout pendant 5 minutes le temps de bien faire fondre la lécithine, puis verser dans des petits pots.

Mettre au frais au moins 4 à 6 heures.

Au moment de servir, « labourer » délicatement la surface des pots avec une fourchette, saupoudrer de cacao et planter un brin de menthe par pot.

 

Zoom sur…

La lécithine de soja

Vous la trouverez dans certains desserts de cet ouvrage, parfois facultative, parfois indispensable à la réussite de la recette… On s’imagine parfois qu’il s’agit d’un énième adjuvant industriel de la famille des « E-machinchouettes », mais la lécithine de soja existe en bio, c’est même un complément alimentaire naturel destiné à lutter contre l’hypertension ou le cholestérol. En cuisine, elle émulsionne parfaitement le chocolat aux liquides, propriété fort précieuse dans les recettes sans jaunes d’œufs et contenant peu ou pas de matières grasses d’origine animale. Sans lécithine, de telles recettes pourraient donner une texture un peu grumeleuse, vraiment désagréable. Dans cette crème par exemple, la lécithine émulsionne les ingrédients à la perfection, donnant beaucoup d’onctuosité à la préparation.

 

Mi-cuits vanille et figue fraîche

mi-cuits vanille et figues fraîches-2-2Une association de saveur qui fonctionne du tonnerre ! Et côté texture, vous imaginerez aisément ce que peut donner le contraste croustillant des petites graines de figues dans le chocolat bien fondant…

Bref, une recette saine et très (très !) gourmande à tester absolument ! Attention de ne pas rater la saison des figues, elle est si courte…

 

Ingrédients pour 6 à 8 petits fondants individuels (selon la taille des ramequins)
Préparation 15 minutes
Cuisson : 10 minutes

 

- 325g de figues fraîches (environ 5 belles figues) + 1 ou 2 pour la déco (facultatif)
- 200g de chocolat noir pâtissier à 70% de cacao
- 2 cuil à soupe de miel d’acacia
- 4 œufs ultra frais
- 40g de farine de petit épeautre
- 1 cuil à moka de poudre à lever
- 1 cuil à soupe d’extrait de vanille liquide
- 2 cuil à soupe d’eau

 

Préchauffer le four à 150°C.

Enlever le pédoncule et la peau des figues, les couper en 4, puis les faire compoter à feu doux quelques minutes dans une petite casserole avec l’extrait de vanille, le miel et 2 cuillerées à soupe d’eau. Mélanger de temps en temps.

Pendant ce temps, couper le chocolat en morceaux, puis séparer le blanc des jaunes d’œufs.

Quand les figues sont bien tendres et baignent dans un jus sirupeux (cela ne prend que quelques minutes), éteindre le feu et ajouter le chocolat dans la casserole. Mélanger aussitôt et poser un couvercle pour le faire fondre en douceur hors du feu.

Dans un bol, mélanger la farine et la poudre à lever. Réserver.

Ajouter les jaunes d’œufs dans la casserole de figues et chocolat fondu, bien mélanger.

Fouetter les blancs en neige, puis verser « en vrac » dans le même saladier la compotée figue-chocolat, les blancs en neige et la farine. Mélanger le tout à la spatule, délicatement pour ne pas casser les blancs, puis répartir dans les ramequins.

Enfourner pour 10 minutes très précises, puis servir encore tiède (le cœur des petits ramequins sera tout coulant) ou mettre au frais pour quelques heures si vous préférez, comme moi, les textures plus épaisses et « truffées ».

 

 

Et en « bonus » pour les gourmands qui voudraient la recette des cupcakes au potimarron, vous la trouverez ici, sur le blog de Cléa… ;)

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"Mes irrésistibles recettes au chocolat"

50 recettes bio, saines et très gourmandes...

Vient de paraître aux éditions aux éditions Terre Vivante dans la collection "Facile et Bio"

Disponibilité garantie et frais de port gratuits jusqu’au 29 octobre sur le site de l’éditeur avec le code promo CHO14

 

 

Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

 

 

 



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