01 avril 2014

Le pavé, suite...

Mes recettes de RDF

(Cure cabot 2/3)

 

1-2Voilà, ouf, ce billet est posté, et je vais enfin pouvoir de nouveau me ruer affamée sur mon repas de midi (voire plutôt de 14H30…) sans devoir préalablement disposer artistiquement la moindre stupide petite feuille de pissenlit, ni monter sur un tabouret avec un appareil photo autour du cou en état d’hypoglycémie avancée (très périlleux, bien noter de ne plus le faire…).

Il faut dire que ces 10 derniers jours, j’ai vraiment scandalisé ma Poupougnette en brandissant mon appareil photo sous son nez au moment du repas de midi (comme si ça ne suffisait pas que je passe déjà la matinée à en faire, des photos…), en saupoudrant de la fleur de sel ou du piment d’Espelette à côté de mon assiette ou en faisant tomber exprès des grains de riz sur la table pour « faire style » (choses que bien sûr, on ne fait pas dans la vraie vie quand on apprend à ses enfants qu’il ne faut pas manger comme un cochon…). Car ces photos, ce sont celles de mes vrais repas, prises juste avant de manger, sur ma table de cuisine, sans réflecteurs ni chichis côté vaisselle (non, dans la vraie vie, je mange tout de même pas dans un bol en tilleul comme sur les photos, désolée, un mythe s’effondre…) et en prenant la lumière comme elle venait, histoire ne pas manger (complètement) froid: Le but était juste de photographier mes assiettes de cure Cabot, pour vous montrer que ça peut aussi être rudement sympa une petite cure détox… Pour être honnête, il vous manquera tout de même les assiettes de petit déj (je vous aime bien, mais pas au point de sortir mon appareil photo alors que je suis encore en mode « tonus du spaghetti trop cuit»), ainsi que celles du soir parce que le soir… primo y’a plus de lumière du jour, et deuxio, j’ai 7 affamés dans les pattes, qui n’ont pas la patience d’attendre que je fasse mumuse avec le plat principal alors que les 5/6 tartines engouffrées au goûter remontent (au moins !) à deux heures en arrière.

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Bref, pour résumer un peu, j’ai pris quelques notes à votre intention, je vous les livre un peu en vrac…

-       Le matin je prends toujours un jus fraîchement pressé de citron bio, pomelos, fenouil et carotte (voir la 1ère photo du post) : je trouve que c’est délicieux, pas trop sucré, pas trop « tord boyaux » non plus pour commencer la journée en douceur (parce que moi, pas moyen de me faire avaler un jus radis-noir/artichaut /brocolis au réveil. Ni plus tard dans la journée du reste…). Avec ce jus, je prends quelques craquottes pur sarrasin tartinées de purée de noisette et un grand thé vert bio au jasmin, bien chaud, et infusé juste ce qu’il faut (3minutes à 80°) parce qu’un bon thé bien préparé, ça console du café…

-       À midi, je commence par une crudité, à la fois parce que c’est ce qui draine le mieux le foie, et aussi pour ne pas me ruer trop vite sur le plat de pâtes ou de riz, car en général, à midi, J’AI FAIM !!! Après la crudité, je savoure un bon petit plat, simple mais bien préparé, associant légumes, glucides (souvent de l’épeautre ou du riz, deux céréales idéales en cure détox) et protéines (poisson, poulet, œufs, tofu…) Je cuisine souvent au wok, parce que c’est super gourmand ainsi, et je ne lésine pas sur l’huile d’olive (d’ailleurs, je ne lésine jamais sur l’huile d’olive…). C’est aussi à midi que je prends un petit complément en magnésium marin, à cause de mon terrain à tendance spasmophile.

-       À 4h, je prends un jus fraîchement pressé (plus ou moins le même qu’au petit déj) avec un supplément en calcium marin (toujours pour les mêmes raisons que le supplément en magnésium)

-       Le soir, je me fais une belle salade composée, contenant presque toujours quelques feuilles de pissenlit de mon jardin (car c’est un formidable tonique hépatique), et en piochant parmi tout ce qui est de saison : mâche, navets primeurs, betterave, graines germées, petits champignons, etc.) en ajoutant un bon oléagineux (avocat, noix diverses), et éventuellement un peu de tofu latofermenté si j’ai vraiment faim. C’est aussi le soir que le prends un peu de fer végétal, ainsi que des gélules de chardon-marie, fumeterre et chrysantellum, ainsi qu’une infusion de romarin. Avec tout ça, mon foie n’a qu’à bien se tenir !

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Voilà donc pour moi, mais vous n’êtes bien évidemment pas obligés de faire exactement pareil ! Nous sommes tous différents, et certains d’entre vous ont vraiment besoin de manger plus. Moi, j’ai eu un peu faim la première semaine, mais là ça va vraiment bien, à plusieurs points de vue…

À mon avis, ce qui est important c’est de s’accorder un vrai bon repas soit à midi, soit le soir si vous travaillez, qui vous redonnera bien des forces. Après, usez et abusez de tout ce qui est « détox » et principalement le citron, la betterave, le pissenlit, le radis, l’artichaut, le fenouil, le romarin, etc.

Pour finir, si vous avez découvert une petite recette « compatible Cabot » qui vous ravit, n’hésitez pas à la laisser dans les commentaires, ce sera vraiment extrêmement gentil de votre part pour les personnes qui liront ce post, que ce soit bientôt ou dans longtemps. Ainsi, on pourrait glaner peut-être plusieurs dizaines de recettes qui nous serviraient à tous ;)

Allez, on y va ? C’est parti pour les recettes ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas, car j’ai voulu éviter de faire trop long, mais du coup les recettes ne sont peut-être pas aussi détaillées que d’habitude. En revanche, je suis désolée, il est possible que je ne puisse pas répondre tout de suite car les prochains jours seront chargés pour moi…

(Sauf mention contraire, les proportions sont pour une personne, car on fait rarement la cure Cabot en famille ;))

 

 

 

 

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Voici une petite salade très « détox », toute simple et 100% de saison, associant jeunes pousses de pissenlits glanées dans le jardin, noix et fines tranches de betteraves jaunes et roses, le tout servi avec une délicieuse sauce vinaigrette (voir ci-dessous).  J’ai savouré cette salade en entrée au repas de midi, mais elle peut tout aussi bien constituer un repas du soir (servie en portion beaucoup plus généreuse), en y ajoutant éventuellement un peu de protéines (1 œuf, une petite boîte de thon blanc, quelques cubes de tofu lactofermenté…) en cas de grosse faim.

 

 

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Voici ma sauce préférée pour accompagner des crudités (j’en prépare un peu à l’avance et je la garde au frais, c’est plus pratique) : 10cl d’huile d’olive + 5cl de vinaigre de cidre ou de jus de citron fraîchement pressé + 1 cuil à café de sel fin + 2 cuil à soupe de moutarde à l’ancienne + 2 cuil à café rases de lécithine de soja (c’est ce qui donne cette texture si crémeuse, à mi-chemin entre la vinaigrette et la mayonnaise). Mixer le tout plusieurs minutes jusqu’à obtention d’une émulsion très onctueuse et bien épaisse.

 

 

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Encore une salade du midi servie en entrée, photographiée sur le vif juste avant de passer à table : pissenlit et ail des ours du jardin, noix de cajou, jeunes févettes et œuf mollet, le tout relevé d’une pointe de fleur de sel, de très bonne huile d’olive et d’un trait de vinaigre de cidre. L’association de saveur et succulente, c’est tout simple à préparer et très très « détox ».

 

 

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En fonction de ce que j’ai sous la main, je compose mes salades du midi et du soir, qui sont les « piliers » d’une bonne cure Cabot : ici, un mélange de mâche, jeunes pousses de pissenlit, petits champignons très frais, lamelles d’avocat mûr à point et fines tranches de navets « boule d’or ». Le tout nous donne une joyeuse petite salade en camaïeu de vert et jaune, photographiée ici sans sa sauce, mais que j’ai ensuite nappé de ma fameuse « vinaigrette onctueuse » à la moutarde à l’ancienne (voir recette plus haut).

 

 

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Une vraie découverte pour moi : les navets primeurs. C’est croquant, juteux, parfumé, encore bien meilleur à mon goût que tous les radis du monde… J’en ai fais de véritables ventrées tout au long de ces dernières semaines, les dévorant en carpaccio relevé d’huile d’olive et de fleur de sel. Je sais, ça à l’air tout bête. N’empêche que promis, c'est super bon…

 

 

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Après les entrées, les plats chauds de midi : ici, j’ai fais dorer doucement un bel oignon dans un wok avec de l’huile d’olive jusqu’à obtention d’une légère coloration des sucs, puis j’ai ajouté 1 bloc de 100g de tofu fumé coupé en « lardons ».

Une fois le tout bien doré, j’ai jeté dans le wok 1 poireau coupé en petits tronçons, j’ai salé, bien mélangé, posé un couvercle et terminé la cuisson tout doucement à l’étouffé (en mélangeant de temps en temps pour être sûre que le fond n’accroche pas). Une fois les poireaux bien fondants, j’ai servi le tout avec 200g (pesées cuites) de pâtes 100% lentilles corail (trouvées chez Biocoop, marque lazaretti). Un petit filet d’huile d’olive, quelques cristaux de fleur de sel ajoutés au dernier moment, c’était… sublime.

 

 

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Pour ce plat bien gourmand, j’ai commencé par faire dorer au wok un bel oignon coupé en petits cubes dans 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive jusqu’à obtention d’une jolie coloration. J’ai ensuite fait dorer 4 crevettes sauvages fraîches (surgelées, elles rendraient trop d’eau) dans les oignons, puis ajouté un petit verre de riz basmati complet. Une fois le riz revenu dans l’huile (il doit devenir légèrement translucide), j’ai ajouté un verre et demi d’eau (mesuré avec le même verre que celui qui avait servi à mesurer le riz), salé le tout, posé un couvercle et fait cuire 10 minutes. J’ai ensuite laissé 10 autres minutes reposer pour que le riz finisse de bien gonfler, puis j’ai servi avec quelques févettes toutes fraîches et une touche de piment d’Espelette (on pourrait sans souci y mettre des petits pois, mais je n’en avais pas sous la main).

 

 

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Là, c’est une simple fondue de poireaux, revenus doucement* au wok avec un oignon et de l’huile d’olive. Une fois le tout bien doré et fondant, j’ai fait cuire 7 min dans la fondue de poireaux 150g de cabillaud coupé en petits cubes, puis lié le tout avec un peu de crème de soja pour créer une sauce onctueuse. J’ai accompagné ce bon petit plat de tortis complets à l’épeautre, et parsemé l’assiette des premières pousses de ciboulette du jardin.

* Dans tous les cas, ne jamais faire brûler à feu trop vif, car cela gâcherait immanquablement la saveur de votre plat, et serait en outre un désastre pour votre cure Cabot : l’huile brûlée est un véritable toxique pour le foie !

Préférez donc les cuissons douces, au wok ou à la cocotte en fonte (sur petit feu), à la vapeur ou à l’étouffée.

 

 

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Là, c’est une délicieuse terrine de saumon à la ciboulette et fleur de sel, prête en 3 coups de mixeur… vous trouverez la recette ici ;)

 

 

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Un jour, j’ai eu envie d’un plat bien épicé… J’ai fait revenir dans une petite cocotte de fonte 3 beaux oignons coupés en cubes avec 150 de filet de poulet coupé en aiguillettes jusqu’à légère coloration des sucs, puis j’ai ajouté une boîte de 800g de tomates pelées, une feuille de laurier, 3 gousses d’ail et 3 pincées d’origan.

J’ai fait mijoter et réduire le tout 20 minutes, couvert et à petit feu, puis j’ai ajouté une bonne pincée de piment d’Espelette et bien mélangé le tout.

J’ai savouré ce plat avec du couscous complet d’épeautre, c’était vraiment parfait.

 

 

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Hummm, là c’est un de mes plats préférés : une fondue de fenouil au wok (avec oignon émincé et huile d’olive, comme pour les poireaux plus haut). Je fais dorer le tout très doucement, en mélangeant souvent, jusqu’à obtention d’une très appétissante coloration des sucs, puis j’ajoute 150g de poisson ou de poulet en petits cubes (ici, du saumon sauvage). Je termine la cuisson quelques minutes à feu doux, puis je sers le tout avec du riz basmati complet ou du couscous d’épeautre et je parsème d’un peu de ciboulette et de poivre 5 baies…

Pour que ce plat soit encore plus gourmand, choisissez des bulbes de fenouils bien dodus, ce sont les plus tendres une fois cuits.

 

 

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Pour réaliser cette fougasse si moelleuse (à servir en plat principal avec une salade par exemple), j’ai tout d’abord cuisiné un duo saumon-cabillaud au wok avec oignons et poireaux émincés (comme dans la 8ème recette de ce post). J’ai lié le tout avec de la crème de soja, et bien poivré au moulin 5 baies.

J’ai ensuite préparé une pâte à pain avec 500g de farine de petit épeautre, 35cl d’eau tiède, 1 cuil à moka rase de sel fin, 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive et un cube de levure fraîche (il n’est pas nécessaire de pétrir cette pâte comme un excité, de toute façon le petit épeautre contient très peu de gluten donc ça ne servirait à rien).

J’ai étalé la pâte en forme de pizza, l’ai laissée lever environ 1H30, puis l’ai nappée avec la préparation au poisson et poireau. Après 30 minutes de cuisson à 180°C, le résultat était magique : parfaitement moelleux, vraiment très gourmand…

(PS : Cette recette est pour 4 personnes ;))

 

 

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Ici, ce sont des spaghettis d’épeautre avec une bolognaise au thon blanc. C’est simple, assez courant, mais tellement délicieux…

J’ai commencé par faire revenir un oignon coupé en petits cubes au wok dans l’huile d’olive (Je sais, je radote… mais rares sont mes recettes qui ne commencent pas en faisant revenir un oignon dans l’huile d’olive ;)).

J’ai ensuite ajouté une boîte de 400g de tomates pelées, des olives noires coupées en lamelles, une feuille de laurier, des brins de sarriette fraîche (les premières repousses du jardin), et quelques câpres. J’ai laissé mijoter le tout 15 min, puis j’ai ajouté 125g de thon blanc germon (car il est moins pollué au mercure que le thon albacore) bien égoutté.

J’ai servi cette sauce avec 200g (pesés cuits) de spaghettis d’épeautre complet al dente…

 

 

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Envie d’une petite pause douceur ? Ce lassi végétal à la mangue ne m’a pris que quelques minutes de réalisation : j’ai juste mixé bien finement une demie mangue mûre à point avec un yaourt de soja, de façon à obtenir une texture délicieusement fluide et crémeuse. Je n’ai ajouté aucun sucrant, la mangue suffisant amplement à adoucir le tout. Je n’ai en revanche pas pu savourer ce délicieux lassi une fois la photo terminée… il faisait bien trop envie à Poupougnette ;)

 

 

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Ici, une petite crème végétale très gourmande et un brin régressive, réalisée pour un dessert du dimanche et partagée en famille : 50cl de lait de soja-vanille, 20cl de crème de coco, 6 cuil à soupe de sirop d’agave et 2 gr d’agar-agar en poudre. On fouette tous les ingrédients à froid, on porte à ébullition en fouettant sans cesse pour que le fond n’accroche pas, on laisse bouillir 3 minutes, on verser dans 6 petits pots… et on laisse refroidir. C’est prêt !

Ceci n’est pas une recette « détox » proprement dite, mais elle permet de garder le moral et de tenir nos résolutions quand une petite envie de dessert nous tourmente un peu trop :)

 

 

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Enfin, voici une douceur vraiment simple et gourmande, très bienfaisante pour la santé : mixer à parts égales (en mode pulse pour ne pas faire de bouillie) des figues sèches un peu moelleuses et des noix fraîchement mondées. Sur les yaourts, c’est une vraie petite folie !

 

 

 

 


24 mars 2014

Au secouuuurs, elle nous a pondu un pavé !!! (et en plus, on va même pas rigoler...)

 

La cure Cabot, en 10 questions/réponses

(Cure Cabot 1/3)

 

régénerez votre foieDepuis la publication il y a 2 ans de ce tout petit article, il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive des questions concernant la cure Cabot. Vous êtes apparemment bien plus nombreux que ce que j’aurai imaginé à vous y intéresser, et bien que je sois un peu à l’ouest ces temps-ci, je vais essayer de rédiger 3 articles de fond sur le sujet pour ne pas vous laisser en plan (car en ce moment, vous êtes nombreux à suivre Miss Pat dans cette aventure, grâce à son groupe Facebook "régime Cabot ensemble"*). J’espère répondre ainsi à toutes vos questions, et surtout, vous aider pour que cette cure vous fasse autant de bien qu’à moi…

En revanche, ne soyez pas déçus par mon ton plus « sérieux » que d’habitude. Pour ce post, je prendrai un peu mon air très docte de schtroumpf à lunettes simili-instruit, mais c’est pour aller à l’essentiel, donc, pour la bonne cause ;)

* Cette chère Miss Pat, à qui je donnerai d'ailleurs la parole sur ce blog très bientôt à ce sujet...

 

1/ Qu’est-ce que la cure Cabot ?

Appelée aussi régime de drainage du foie (ou RDF), elle a été inventée par le docteur Sandra Cabot, pour qui j’éprouve un très grand respect (bien que je ne la connaisse qu’à travers ses écrits) : Doctoresse australienne spécialisée dans les maladies des femmes, l’obésité et les pathologies hépatiques, elle a soigné avec succès un nombre incalculable de cas graves (obésité morbide, diabète, sérieux problèmes de peau, troubles gynécologiques, syndrome métabolique, etc., etc.) grâce au RDF.

En effet, le foie est vraiment l’usine chimique de notre corps. C’est lui qui nous « dépollue » de toutes les substances toxiques qui nous agressent chaque jour, et qui régule en outre un bon brûlage des graisses. Un foie qui fatigue  pour diverses raisons (stress, alimentation trop riche, pollution, alcool, repas pris dans de mauvaises conditions, alimentation trop raffinée ou industrielle, etc.), qui se trouve « débordé » par son travail et qui fonctionne mal, cela enclenche très souvent une prise de poids, une grande fatigue, et l’apparition de tout un cortège de maladies plus ou moins graves.

 

2/ Quelles en sont les grandes lignes ?

Il y a bien des moyens de détoxifier notre corps, certains étant très efficace mais beaucoup trop drastiques à mon humble avis (cure de raisin, jeûne, monocures…) pour être conseillés à tout le monde. Avec la cure Cabot, vous ne risquez rien, car votre alimentation reste équilibrée tout au long de la cure.

La cure Cabot dure 8 semaines (ça passe assez vite vous verrez…) pendant lesquelles nous mettons notre foie au repos grâce à une alimentation hypotoxique, et à quelques suppléments de plantes hépato-protectrices (mais ça, c’est facultatif).

Tout content de ne plus trouver chaque jour toute une cargaison de « cochonneries » à gérer, notre foie (qui déteste se tourner les pouces) va en profiter pour se refaire une beauté, car c’est l’organe du corps qui présente le plus grand pouvoir d’auto-régénération. Il redeviendra ensuite ultra performant, et prêt à travailler d’arrache-pied pour vous…

Pendant le RDF, il y aura quelques ingrédients ou famille d’ingrédients à supprimer pendant quelques temps, mais sans que cela ne risque d’entraîner de carences, et tout en mangeant à sa faim.

Dans les grandes lignes, Sandra Cabot préconise de supprimer pendant toute la cure l’alcool, le chocolat, les laitages, la viande (sauf le poulet fermier pendant les deux premières et deux dernières semaines de la cure), les charcuteries, les aliments trop industriels et/ou trop raffinés. Il faut aussi beaucoup limiter le café.

Il vous restera la possibilité de vous régaler de tout un panel de légumes, crudités, céréales, légumineuses, protéines végétales, huiles végétales, poisson, fruits de mer, œufs et poulet (sauf pendant les 4 semaines centrales), fruits frais et secs, oléagineux, etc., et même quelques desserts maison !

De quoi se concocter de délicieux menus, mais j’y reviendrai la semaine prochaine dans le deuxième volet de ce triptyque…

 

3 / La lecture de ce billet vous dispense-t-elle de lire « Régénérez votre foie ! » du Dr Sandra Cabot ?

Au risque de vous décevoir, non… Car je ne peux résumer -moi qui ne suis rien d'autre qu'auteure culinaire- en 2 ou 3 articles toutes les informations ultra précises et précieuses distillées par un vrai médecin dans un ouvrage de 225 pages ! Je précise d’ailleurs, afin d’être complètement transparente, que je ne suis en rien « intéressée » par la vente de ce livre, croyez bien qu’il ne s’agit pour moi que d’essayer de rendre service en témoignant de cette cure sans laquelle ma vie serait totalement différente.

 

4/ Pourquoi j’aime cette cure/ Pourquoi je la conseillerais à mes amis ?

La première fois que je l’ai faite, j’ai dégommé 8kg, et c’était la première fois que je perdais du poids depuis des années passées à en prendre. Grâce à l’alimentation à IG bas qui a ensuite « pris le relais », j’ai continué à en perdre un peu, régulièrement, et je suis plutôt contente de ma silhouette actuelle qui, si elle n’est pas dans les stupides canons de la mode bling-bling-gnan-gnan-ma-chèèèèèèèère, me convient très bien sachant que je n’ai plus 20 ans, et que mon corps a porté 6 beaux bébés…

Depuis, j’ai une vie que certains qualifieraient « de fou » et que je trouve juste pour ma part un tantinet trop bien remplie (surtout au niveau professionnel). Je ressens le besoin de faire cette cure deux fois par an au printemps et à l’automne, mais vous n’aurez certainement pas besoin d’en faire tant ! Moi, c’est parce que je suis vraiment surmenée (soyons honnête…), et que je travaille tous les jours à concocter, photographier, goûter, etc. des petits plats bien gourmands pour mon métier. Je mange donc un peu moins « simple et frugal » que ce que j’aimerai, et forcément, il y a des répercussions sur la silhouette. J’ai aussi un passé de « ronde » et une hérédité de personnes bien en chair dans mes aïeux… La cure Cabot m’aide donc, avec mon alimentation à IG bas, à lutter ultra efficacement contre une réelle tendance au surpoids.

Mais ce n’est pas tout…

Quand je suis complètement nase (HS, crevée, KO, sur les rotules, enfin vous avez compris l'idée...) comme cela m’arrive parfois, au point d'avoir l’impression que je ne vais plus pouvoir remonter la pente (cela vous arrive-t-il aussi ?), la cure Cabot me « rebooste » à un point inimaginable, et je repars tel le petit lapin des piles Duracel pour de longs mois de joyeuse « hyperactivité » ;). Il me semble que cette cure a même un effet bénéfique pour le moral, ce qui semble logique car beaucoup de médecines anciennes et traditionnelles reconnaissaient qu’un foie en bon état procure de la joie de vivre et une certaine sensation de bien-être, d’euphorie. À l’inverse, un foie à bout de souffle peut induire une certaine tristesse, voire une sensation de déprime ou d’angoisse.

Enfin, sachez qu’une cure Cabot bien faite est une véritable « passerelle » vers un changement durable de ses habitudes alimentaires. Pendant 8 semaines, on apprend à écouter son corps, à manger calmement, à cuisiner sainement, à prendre de bons réflexes, à redécouvrir avec gourmandise des ingrédients sains que l’on « boudait » un peu auparavant.  On découvre l’importance de son foie, le bien que cela nous fait de le ménager. Cela change la vie, pour toujours.

 

5 / Est-ce que ça coûte cher une cure Cabot ?

Oui et non…

Déjà, vous n’aurez pas à investir dans un « programme », des produits, des médicaments, d'abominablissimes sachets protéinés, un suivi « coaching » etc. qui coûtent la peau des yeux. Si vous avez déjà l’habitude de manger bio, il est même possible que vous fassiez quelques économies car vous n’achèterez pas de viande, de fromages, etc. qui sont assez onéreux. En revanche, il vous faudra tout de même acheter des fruits et légumes frais, aussi bio que votre porte-monnaie vous le permettra, ainsi que des produits d’épicerie sains. En cure Cabot, mieux vaut manger simplement mais « bon », que compliqué et de médiocre qualité.

Côté matériel, il est fortement recommandé d’avoir une centrifugeuse… Si vous avez un tout petit budget, pourquoi ne pas l’acheter d’occasion puis la revendre en fin de cure ?

 

6/ Est-ce que c’est dur ?

Oui et non… mais plutôt non que oui !

Car si cela peut être un peu difficile les premiers jours de terminer son repas sans un petit morceau de fromage et/ou de chocolat, au fur et à mesure que l’on avance et que le foie se régénère on n’est plus du tout attiré par tout ce qui est lourd. On redécouvre par exemple la joie de savourer avec gourmandise certains fruits, ou certaines crudités, en leur trouvant un charme qu’on n’aurait jamais soupçonné auparavant !

Le moindre « écart » nous fait sentir si lourd, si ballonné, si flagada (preuve que cet écart aura « surpris » le foie tout occupé à sa propre régénération) qu’on n’a plus très envie de déroger aux règles de la cure ;). En revanche, j’ai remarqué que vers la fin des 8 semaines, si on a été motivé et bien fait les choses dans les règles de l’art, l’envie de fromage, de chocolat, de bon vin revient ;)… C’est à mon avis la preuve que le foie a fini son travail de régénération, et qu’une nouvelle « vie commune » peut commencer entre vous et lui, tout faite de nuances et de respect. Vous allez arrêter de le malmener, et lui vous rendra au centuple vos bons soins, « traitant » avec grande efficacité et bonne volonté les petites gourmandises que vous vous autoriserez.

Une autre chose qui peut être difficile dans la cure Cabot, c’est de manger à l’extérieur (j’y reviendrais plus tard, dans le 3ème article) ou de continuer à mener une vie sociale sans passer pour un ours des cavernes herbivore et poissonivore. Pour ce dernier cas, le truc imparable, c’est de recevoir ses amis plutôt que d’être reçus. Ainsi, tout le monde sera en mode « cure Cabot » le temps d’un repas et mangera comme vous (voir plus loin à quel point on peut cuisiner « Cabot » et super gourmand).

Enfin, vous vous sentirez vous-même tellement bien que la cure passera très vite… Je vis personnellement à chaque fois cette cure comme une délicieuse parenthèse de bien être et de cocooning (qui ne m’empêche nullement de continuer toutes mes activités), qui peut être comparée aux bienfaits d’une thalasso par exemple.

 

7/ Comment « bien » faire cette cure ?

Quitte à ne plus manger pendant 8 semaines de fromage, de chocolat, de viande rouge etc… autant jouer le jeu jusqu’au bout pour en tirer le maximum de bienfaits n’est-ce pas ?

Car il y a 2 façons de vivre cette cure :

 

- Première façon, la vivre en « négatif » : c’est une cure « sans ».

Sans lait, sans charcuterie, sans chocolat etc. Cela fait déjà du bien à votre foie et le met au repos, mais c’est la façon la plus frustrante qui soit de vivre cette cure, laquelle ne sera faite que de restrictions dans l’élaboration des repas. Pour l’avoir vécue une fois il y a deux ans, ce genre de cure apporte peu de bienfaits comparé à la deuxième façon…

 

- Deuxième façon, la vivre en « positif » : cela devient une cure « avec ».

Au lieu de penser à ce que vous n’avez pas le droit de manger, vous vous concentrez plutôt sur tout ce que vous allez pouvoir savourer et boire pour soigner votre foie au plus vite et accélerer sa guérison : jus fraîchement pressés, salades de pissenlit, « super-légumes » (carottes, fenouil, pissenlit, etc.), jus de citron, petites herbes, etc. etc.

Voici un exemple simple et pratique qui vous aidera à bien comprendre :

 

Menu d’une cure Cabot vécue « en négatif » :

Un filet de cabillaud, du riz et des épinards (tout ces ingrédients sont « autorisés » pendant la cure, mais c’est un peu déprimant comme menu non ? Si...).

 

Voici maintenant le même menu (enfin presque) mais dans une cure Cabot vécue en « positif », où l’on cherche à vraiment bien aider et drainer son foie en plus de le mettre au repos :

On commencera par un « apéritif » de jus de fenouil/citron/carotte fraîchement pressé. C’est vraiment délicieux !

Le filet de cabillaud sera doucement poêlé avec une bonne huile d’olive (sans la faire fumer) ou cuit dans court-bouillon parfumé, et arrosé hors du feu de jus de citron frais, et/ou d’une bonne sauce vinaigrette aux herbes fraîches (ciboulette, persil, ail des ours…) ou aux paillettes d’algues pour une délicate note iodée.

Le riz sera choisi complet et basmati (pour son IG bas), cuit al dente et arrosé d’un filet de bonne huile d’olive et/ou additionné de petites lamelles d’avocat mûr à point.

Les épinards seront absolument bio, et à peine « tombés » 2 ou 3 min à la poêle (pour garder toutes leurs propriétés nutritionnelles) avec de petits cubes d’échalote, puis liés avec une lichette de crème de soja et relevés d’une touche de fleur de sel/poivre 5 baies du moulin. Le tout sera éventuellement savouré avec un thé vert bien chaud et parfumé, ou de l’eau pétillante additionnée de jus de citron fraîchement pressé.

 

Tout cela est à la fois plus gourmand, et infiniment plus « détox » pour votre foie…

 

8/Faut-il prendre des compléments ?

C’est facultatif, mais cela peut aider.

On peut prendre par exemple des gélules ou des ampoules d’artichaut, de chardon-marie, de fumeterre, de desmodium, de crysantellum, de pissenlits, de radis noir… On peut aussi se contenter par exemple de jus de citron frais à foison, fenouil, carotte, artichauts, betterave (bio) et de pissenlits du jardin, qui sont de formidables toniques hépatiques !

On peut aussi prendre en plus un peu de fer naturel végétal, de calcium et de magnésium marin, surtout si l’on présente un terrain spasmophile, en cas de grossesse et/ou d’allaitement récent.

 

9/ Y-a-t-il des effets secondaires ?

Au bout de quelques jours, on peut avoir un peu mal à la tête. C’est génial !!! (Et non je n’ai pas disjoncté…). Cela prouve que la cure fonctionne et que l’organisme est en train d’éliminer tout un tas de toxines…

Les femmes enceintes doivent demander conseil (perso, je l’ai faite pour mes deux dernières grossesses sans aucun souci) mais les femmes qui allaitent doivent attendre la fin de l’allaitement, car il faut savoir que sinon, une partie des « cochonneries » éliminées par l’organisme iront directement dans le lait de votre petit…

Enfin, les personnes soufrant de maladies très graves doivent, comme toujours, prendre conseil auprès de leur médecin, mais au vu des témoignages présentés dans le livre, cette cure ne peut à priori leur faire que beaucoup de bien...

 

10/ Faut-il se restreindre sur les quantités / Faut-il absolument suivre les menus du Dr Cabot / Que manger ?

Comme Sandra Cabot le dit elle-même, les menus qu’elle donne ne sont là qu’à titre d’exemple, libre à nous de les suivre intégralement ou de broder avec gourmandise et inspiration autour de tous les ingrédients autorisés !

Personnellement, je n’apporte  jamais autant de soin à mes propres repas que lorsque je suis en cure Cabot ! ;) Le fait de soigner ses petits plats, de confectionner de bonnes sauces bien saines, d’ajouter des petites herbes fraîches, de s’autoriser un bon poisson que l’on achèterait pas en temps normal, etc., bref, de se faire plaisir, satisfait tellement les papilles que l’on est pas (ou moins…) tenté ensuite par les ingrédients « interdits » pendant la cure.

Côté quantités, attention de ne pas mourir de faim ! Vous vous exposeriez ensuite à de graves « chutes » compulsives ! Mais on peut essayer, toujours pour que la cure soit plus efficace et bénéfique, de manger un peu moins que d’habitude, surtout le soir car c’est la nuit, une fois la digestion terminée, que le foie travaille à plein rendement pour se régénérer…

 

Voilà, sur ce je vous laisse et vous donne rendez-vous lundi prochain pour le deuxième volet cette fois-ci « pratique » de cette cure… Car sachez que suite à vos demandes, je me suis enfin décidée à photographier mes assiettes de cure Cabot ;) Je vous livrerai tout cela, avec plein d’astuces pour que cette cure soit gourmande, efficace, agréable et variée, je dirai presque "séduisante" ;)

En attendant, j’ai farfouillé toute une matinée sur mon blog pour ressortir du placard pas mal de recettes Caboto-compatibles (elles n’y sont pas toutes, j’ai manqué de temps pour faire défiler TOUT le blog depuis 3 ans…). Désolée d’avance pour les anciennes photos parfois un peu obsolètes ou pas très réussies (Faut bien comencer un jour...;)). Il y a aussi, arg, allez comprendre pourquoi, des photos de taille moyenne qui sont devenues énooooooormes au cours du temps (genre tu cliques sur le billet et la photo t'exlose presque à la figure, où alors tu vois une bouchée de gâteau méga pixelisée qui prend toute la largeur de ton écran, bref, ça doit être un petit bug informatique comme je les aime. Pour éviter de me bouffer le foie, on va les laisser comme ça...) Les recettes, elles, sont en revanche toujours d’actualité !

(Cliquer sur la photo pour lire la recette)

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Waterzoï un peu revisité (idée de plat pour recevoir par exemple)

 

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Salade de riz tiède aux poireaux primeurs et ail des ours (particulièrement de saison...)

 

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Tombée de chou chinois au poulet et basmati complet (délicieux, pour tous les jours...)

 

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Petites crèmes dessert à l'orge mondée

 

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Crèpes Suzette au petit épeautre (voir aussi, dans le même post, les crêpes à l'orge mondée)

 

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Spéculoos au sucre de coco

 

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Pain d'épice au son d'avoine (sans le petit carreau de chocolat, bien sûr... ;))

 

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Une chouette brioche à IG bas (là, les photos sont devenues moooonstrueuses, je n'y suis pour rien...)

 

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Petits "fromages" au tofu lactofermenté (voir aussi, dans le même post, les recettes de la tartinade et de la "feta")

 

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Crème glacée "vegan" à la poire William

 

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Le moelleux pomme-citron au son d'avoine

 

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Gâteau aux poires et aux noix

 

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Terrine de saumon "express"

 

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Galette des rois "revisitée" (cette recette peut servir à confectionner un gâteau tout simple, pour recevoir...)

 

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Poule au pot cuite à basse température

 

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Tarama végétalien

 

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Petits "burgers" de lentilles

 

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Petites tartes aux pommes poêlées et parfum de spéculoos

 

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Paëlla printanière (pour recevoir...)

 

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Le "truc" aux prunes (à révisiter avec des fruits plus de saison...)

 

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Brandade aux haricots blancs

 

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Soda cake au citron

 

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Smoothie à la violette (remplacer juste le yaourt de vache par du yaourt de soja)

 

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Boules de neige à la mandarine et à l'amande (des "bonbons" de cure Cabot ;))

 

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Chinois aux fruits séchés

 

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Lait d'amande maison (pour le petit déjeuner par exemple)

 

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Une crème de pruneau vanillée qui "déchire" (à savourer en crème dessert, ou en pâte à tartiner) Voire aussi, sur le même post, les crêpes à la farine de pois chiches

 

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Veloutée de lentilles corail à la courge musquée (voir aussi, dans le même article, la recette du velouté de cèpes)

 

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Moelleux aux figues (à décliner avec d'autres fruits de saison)

 

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Pain de mie "de rêve" à IG bas

 

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Bon cake aux fruits, sans sucre ajouté (voir aussi sur le même post la recette du crumble de pomme)

 

Il y en a sûrement d'autres, n'hésitez pas à me les signaler si vous tombz dessus ;)

 

 

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10 mars 2014

« Seitan » forgeant qu’on devient forgeron…

 

 Connaissez-vous le seitan ?

(4 recettes saines et à IG bas)

 

1Si vous êtes végétarien ou végétalien, vous allez certainement rigoler en vous disant que Marie Chioca, c’est pas encore aujourd’hui qu’elle a inventé l’eau tiède… Mais j’en connais aussi d’autres qui, comme moi il y a quelques années, vont ouvrir de grands yeux mi curieux, mi suspicieux, mi agacés, en se demandant qu’est-ce que c’est encore que ce truc bio en provenance directe de la planète zorg.

 

{Seitan au Tibet…}

Et bien sachez que le seitan vient d’un peu moins loin… Si j’ai bien compris -et si mes infos trouvées de ci de là sont justes- cette alternative aux protéines animales serait consommée depuis belle lurette par les moines tibétains.

Le seitan, c’est tout simplement de la farine de blé ou d’épeautre lavée, afin de ne conserver que les protéines contenues dans le grain.

 

{Seitan de malheur}

Pour être honnête, j’en avais déjà goûté il y a 6 ou seitan -pardon -7 ans, sans être plus conquise que cela. Ma première dégustation de seitan m’avait laissée à la fois sceptique sur la texture (ah bon, ça ressemble à la viande de dinde ça ?) et sur la saveur –enfin, plus exactement, sur l’absence totale, absolue, sidérale de saveur.

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{Seitan après}

Mais il y a peu, je me suis rappelée de l’existence du seitan en cherchant de quoi varier mes menus de cure Cabot: Tiens, me suis-je dit, voilà un truc qui va me caler l’appétit en évitant de manger trop de viande, et tant pis pour le côté fadasse et caoutchouteux, de toute façon c’est le carême…

Et bien, surprise magistrale, ce que j’ai goûté d’un air résigné (du seitan « gourmet grill » de la marque Lima*), s’est révélé vraiment bon, et même plus que bon, délicieux.  

Texture ? Juteuse, succulente… Difficile à décrire, mais bien supérieure à la viande de dinde auquel le seitan est souvent comparé.

Saveur ? Formidable… Avec un petit goût totalement régressif d’escalope cordon bleu.

Les fabricants ont dû beaucoup progresser depuis mon premier essai (mais peut-être avais-je goûté la seule marque inmangeable du marché ?) De toute façon, je reviens sur tout ce que j’ai pu dire ou penser sur le seitan. Comme quoi…

 

…{ Seitan forgeant qu’on devient forgeron}…

 … et c’est en fréquentant les magasins bio qu’on découvre de nouveaux ingrédients, sains et vraiment bons, pour varier nos menus et donner une plus large part au végétal dans l’assiette.

D’où l’envie de partager cette découverte avec vous, en vous livrant 4 mini-recettes toutes très simples, rapides, testées ces derniers jours sur mes petits cobayes d’amour et approuvées avec enthousiasme ! Seitan famille qu'on fait les plus belles découvertes ;)

 

(* Je précise que ce post n’est absolument pas « sponsorisé ». Si je cite des marques, c’est pour être sûre que vous obteniez chez vous le même résultat que chez moi… Autre précision pratique, j’ai trouvé tous ces seitans chez Biocoop.)

 Edit : Je précise aussi, parce que nous sommes nombreux à devoir surveiller un peu notre porte-monnaie, que le si succulent seitan "Gourmet grill" n'est pas franchement donné donné...

 

3

Spaghettis d’épeautre, avec une bolognaise végétale qui déchire…

(pour 4 pers)

 

Faire cuire « al dente » 350g de spaghettis d’épeautre complet à l’eau bouillante salée.

Pendant ce temps, hacher grossièrement deux oignons, puis les faire revenir dans une petite cocotte avec 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive. Hacher 250g de seitan « gourmet grill » (marque Lima), ajouter dans les oignons et bien mélanger. Saler, poivrer (au moulin 5 baies), ajouter 3 pincées d’origan et laisser dorer encore quelques instants.

Égoutter une grosse boîte de 800g de tomates pelées (jeter le jus) puis écraser grossièrement les tomates entre les mains de façon à obtenir une concassée.

Ajouter dans la cocotte, mélanger, laisser mijoter 10 minutes puis servir avec les pâtes.

 

4

Petite salade de saison aux « saucisses » fumées, noix et fleur de sel

(pour 4 personnes)

 

Laver et essorer 200g de mâche.

Rapper une petite betterave et une grosse carotte.

Émincer finement 4 petits navets nouveaux.

Casser 16 noix.

Émincer 3 saucisses végétales « végé’knaxxie » (marque Wheaty).

Mélanger le tout aussitôt, en ajoutant 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive, 2 cuillerées à café de vinaigre de cidre et 2 pincées de fleur de sel.

 

 

 

 

5

Petits pâtés de seitan à l’échalote et piment d’Espelette

(pour 2 personnes en plat principal, 4 en entrée)

 

Préchauffer le four à 180°C.

Préparer la farce :

Faire revenir 4 échalotes coupées en petits cubes dans 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive. Hacher grossièrement 2 tranches de seitan Soy sans leur sauce (ou de seitan « gourmet grill » Lima), puis ajouter dans les échalotes et faire revenir le tout quelques instants en mélangeant bien pour éviter que le fond ne brûle.

Ajouter une petite boîte de 30g de concentré de tomates, 1 cuillerée à soupe bombée de paprika et 1 cuillerée à café rase de piment d’Espelette en poudre. Saler, poivrer, bien mélanger, réserver.

Préparer la pâte :

Mélanger dans un saladier 160g de farine bise de petit épeautre avec 3 cuillerées à soupe d’huile d’olive, 6 cuillerées à soupe de vin blanc, une pincée de sel et 2 pincées d’origan. Si la pâte semble un peu trop souple, ajouter un peu de farine. Si elle semble un poil trop friable, ajouter une lichette de vin blanc.

Séparer en deux (ou quatre, si on retient l’option « entrée) pâtons égaux, les étaler assez finement en forme de disque sur un plan fariné. Déposer la pâte en demi lune sur la moitié du disque (en laissant 1,5 cm sur les bords) puis replier l’autre moitié de pâte par dessus et bien souder la jointure. Redécouper proprement les bords à la roulette.

Enfourner 25 min (4 petits chaussons) à 35 minutes (2 gros chaussons-repas) jusqu’à ce que la pâte soit bien cuite et bien dorée.

 

 

6

Wok de seitan au basmati complet et fondue de poireaux

(pour 4 pers)

 

Faire cuire « al dente » dans l’eau salée 300g de riz complet basmati à IG bas de la Compagnie Autour du Riz.

Parallèlement, émincer un oignon et deux poireaux. Les faire revenir dans un wok avec 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive. Saler, ajouter un peu de poivre 5 baies, puis laisser cuire en mélangeant souvent de façon à obtenir une appétissante coloration des sucs de cuisson.

Dans une petite poêle, faire revenir 250g  de seitan « gourmet grill » de la marque Lima (il est généralement inutile d’ajouter de l’huile). Une fois le seitan bien doré des deux côtés, couper les tranches en gros morceaux, et mélanger dans le wok avec la fondue de poireaux et le riz bien égoutté.

 

Envie de sucré ? Pour d'autres recettes (sans sétan, mais en vidéo ;), suivez le lien...
Ici un chinois au lemon curd spécial goûter de fêtes

Là des cupcakes bio... Encore une idée pour Pâques !

 

 

06 mars 2014

Pas de photos !

 

De la vidéo...

 

Capture d’écran 2014-03-06 à 10

À la fin de l’été dernier, j’ai été contactée par l’équipe de Pure Saveur, dans le but de tourner des vidéos professionnelles de cuisine  en partenariat avec Daily Motion.  Pourquoi ai-je accepté, moi, aussi timide et à l’aise devant une caméra qu’une huitre sur une table de réveillon ?… Je n’arrive pas encore à me l’expliquer.

Peut-être est-ce à cause (ou grâce…) à l’exceptionnelle  gentillesse de Claire, la jeune femme chargée de ce projet ?

Peut-être était-ce aussi une façon très fine et diplomatique de rappeler à mon cher et tendre que ça faisait 8 ans qu’il devait terminer les travaux de la cuisine, et que là, il n’allait plus pouvoir y couper ? Ou encore un prétexte de rêve pour virer l’abominable table en teck qu’on se coltinait depuis notre mariage, si laide que je la cache depuis 16 ans sous une toile cirée (on ne peut pas tourner des vidéos sur quelque chose d’aussi moche, enfin quoi…) ? Ou enfin l’enthousiasme des enfants à l’idée de voir la trombine de maman en vidéo (façon « Dingo fait de la cuisine », ou « Vil Coyotte » tourne une vidéo…) ?

Capture d’écran 2014-03-06 à 10

Le fait est que j’ai accepté, est me suis donc embarquée dans cette aventure rocambolesque. Mon cher et tendre mari a trouvé miraculeusement le temps nécessaire pour terminer les travaux (c’est vraiment une chance, depuis qu’il cherchait avec tant de bonne volonté (sic ;)) le temps de carreler le bout de plaquo tout cracra au dessus de la cuisinière…), l’abominable table en teck est partie au grenier en me lançant un « I’ll be back » rageur qui ne m’a même pas impressionné vu que j’avais déjà acheté sa jolie remplaçante, la-table-de-ferme-de-mes-rêves-toute-patinée-de-blanc.

Dans l’espoir que j’accepte (ou du moins que je ne change pas d’avis…) toute la famille s’y est mis de bon cœur pour récurer ma vieille cuisine dans tous les coins. Mon grand garçon s’est défoncé sniffé à l’acétone pendant des heures en frottant les traces de scotch sur les vitres, son frère a gratté à la pierre d’argent les cacas de mouche sur les lambris blancs (le blanc à la campagne avec une ferme juste à côté : monumentale erreur…), ma grande fille a lasuré la partie bois du plafond (et s’est lasuré les cheveux par la même occasion), les plus petites ont essuyé les taches, lavé les placards et couru au milieux des seaux de peinture ouverts et des escabeaux histoire de nous fouetter un peu le sang… Bref, rien que pour obtenir un tel engouement pour le ménage de la cuisine, ça valait le coup d’accepter. Il va d’ailleurs falloir que je trouve un truc pour les salles de bain, le salon, etc…

Bref, côté locaux, mi-octobre on était paré à recevoir l’équipe de tournage de pied ferme.

Restait… Tout le reste.

Montages

Je vous la fais courte : 10 vidéos à tourner en à peine plus de 24 heures, ça fait des courses de malade à prévoir les jours précédents, une préparation du tonnerre, un ménage en mode panique la veille avec ma  copine "Super-Véronique" et un bon dopage côté magnésium, vitamines, chocolat, etc. Pour tenir le coup...

Et puis on a commencé à tourner, et là, il s’est passé une chose étonnante. J’ai scientifiquement découvert que devant une caméra qui tourne, je perds illico la moitié de mon QI.

Si si, je vous assure… Au « clac », la moitié de mes neurones se cachent, tout intimidés, et je ne sais plus que bafouiller, bégayer et gagafier, façon "mode télégraphique" mais en remplaçant le mot « stop » par le mot « heuuuu », ce qui nous donnait de charmantes phrases du genre « heuuu là vous prenez heuuu les flocons d’avoine et heuuuu vous les mélangez avec heuuuu le siel et le mirop d’agave, heuuu non pardon le miel et le sirop d’agave heuuuuuuu ».

L’équipe a été drôlement patiente, surtout le pauvre gars qui a passé presque 2 jours coincé entre le vaisselier et le fourneau bouilleur (seul endroit qui permettait d’avoir assez de recul pour la caméra), et qui était, en plus, harcelé par une mouche sadique.

De mon côté, il faut que dire que pour une « première » vidéo, c’était quasiment un bizutage. Imaginez un peu le concept : tu dois faire le geste en essayant de pas te couper une main, en même temps t’expliques ce que tu fais sans bafouiller, en même temps tu souris le moins niaisement possible, et en même temps tu te tiens droite en essayant de ne pas avoir non plus un balai planté dans le d******e.

Fastoche hein ?

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Je précise d’ailleurs, pour celles et ceux qui iront voir ses vidéos, que la « Marie Chioca » que vous verrez, toute calme, souriante, posée, brushinguée, maquillée, manucurée et toute pimpante dans son petit tablier noir et son t-shirt chocolat, c’est pas la vraie… Nooon, la vraie, quand elle cuisine elle reste pas toute « lisse » et souriante façon présentatrice de météo. Elle est pas maquillée, elle a les cheveux en pétard, elle rit aux éclats en plaisantant avec son mari ou ses enfants, fait des grimaces quand la recette foire, chante (un peu faux) en même temps que la musique, fronce les sourcils en écoutant les nouvelles de la radio ou dit des gros mots quand elle se brûle.  Elle parle aussi à son appareil photo, et ça, franchement, ça fait pas très sérieux. Elle a pas un joli petit tablier noir mais plutôt le même gilet en laine troué que Thierry Lhermitte dans « le père Noël est une ordure ».

Bref, n’allez pas m’imaginer comme je ne suis pas ;)

 

Aujourd’hui, pour inaugurer la série, je vous laisse découvrir deux recettes :

Un layer-cake light, tout bio et très "chocolat" qui ferait par exemple un formidable dessert de Pâques ;)

Et mon granola très sain et à IG modéré, qui pourrait bien révolutionner vos petits déjeuners… C’est une recette inspirée de celle que vous trouverez dans mon ouvrage « Je crée mes cadeaux gourmands » paru aux éditions Terre Vivante, que beaucoup d’entre vous connaissent déjà et que j’apprécie tout particulièrement… ;)

Pour les autres vidéos, I’ll be back…

 

 

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19 février 2014

Ça c’est du sport !

 

Mon « Paris-Brest » très sage…(Nooon ? ça peut être sage un Paris Brest ?)

 (Recette saine et à IG bas, sans lait, sans beurre, sans mauvais sucres)

 

1 Paris-Brest 8-2J’ai un grand fils (trop mignon) passionné de vélo… Il me saoule gentiment m’instruit toute la journée -surtout en été pendant le tour de France *- de ses grandes connaissances en la matière, me farcissant la tête de tout un tas de noms bizarres qui virevoltent dans mon esprit comme un écho bourdonnant : cadre en carbone, Giro, maillot à pois, peloton, Milan-San Remo, équipier, Mont Ventoux, étape clé, col hors catégorie, Thomas Voeckler, secteur pavé, pédalier, dérailleur à impulsion électrique, échappée, etc. Je prends toujours un air très entendu pour ne pas faire de peine à mon grand chéri - il est si passionné- même quand il me parle du vice champion junior de Tasmanie 1978, mais oserai-je vous l’avouer ?… J’ai parfois l’impression de m’emmêler un peu les pédales, d’avoir toujours un vélo de retard, bref, mon attention a vite fait de dérailler. Et puis un jour, il a prononcé comme par hasard, au milieu de tout un champ lexical aussi parfaitement hermétique à ma compréhension qu’un essai d’anthropologie philosophique en russe, ces deux mots magiques…

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Paris-Brest.

Et tout à coup - allez savoir pourquoi- ça m’a tout de suite parlé. Paris-Brest ? Hummmm.  Pas Paris-Roubaix ou Paris-Nice, non, il a bien dit Paris-Brest. Ça devenait rudement passionnant.

Ce jour là, j’ai pris malgré moi un air si captivé que mon petit gars en a presque été surpris… Tu as dit « Paris-Brest » mon chéri ? Oui Maman, c’est une course, enfin, une ancienne course cycliste, maintenant, elle ne se court plus.

Et là, je me souviens assez bien des minutes qui ont suivi.

Lui, toujours aussi passionné, intarissable. (bla bla bla…)

Moi, toujours aussi gourmande, irrécupérable. (slurp slurp slurp…)

Dès cet instant, les mots « Paris-Brest » avaient déclenché une certaine confusion des plus fantaisistes dans mon esprit… Le grimpeur français Pierre Rolland se protégeait du soleil en se tartinant de crème solaire coco-vanille-pralinée, la montée de l’Alpe D’Huez était toute saupoudrée de sucre glace et les coureurs devaient faire attention de ne pas déraper sur les amandes effilées qui jonchaient la route. Les vélos étaient montés sur des pneus en pâte à choux,  et, et, et… maman tu m’écoutes ? Euh, oui mon chéri, pardon, tu disais ? J'en étais à la victoire de Pierre Rolland à l'Alpe d'Huez...

 

3 Paris-Brest 9-2

Voilà comment j’ai été obnubilée je me suis mise à penser au Paris-Brest. Il m’a ensuite fallu quelques temps pour le mettre au point façon « Saines Gourmandises », sans crème au beurre, sans mauvais sucres, enfin vous voyez le topo. J’ai dû doper… mon imagination, pour relever ce « challenge » digne d’une étape des Pyrénées avec arrivée au sommet. J'ai constitué une équipe de coureurs goûteurs (la « Chiocaropcar »), trouvé des sponsors (les robots « Kitchs And Ed », les poches à douille « Hand Ouille », les plats à gâteaux « Mazette S.A. Enjette », etc.), et embauché un commentateur sportif digne de ce nom « Mais ouiii mais ouiii du côté de la Chantilly de coco on met le paquet, quelle énergie dans les mollets fouets, elle va bientôt doubler… Aïe aïe aïe, là on est dans la panade, il va falloir incorporer les oeufs avec énergie, sans pédaler dans la choucroute… Holàlà, attention à la crevaison, la pâte à choux commence à se dégonfler… Chute ! Chute ! Terrible chute à l’arrière, le sucre glace s’est littéralement affalé sur le peloton d’amandes… »

Après une échappée de 4 heures en solo et une victoire au sprint disputée à l’arrachée (contre un mari qui voulait goûter « un tout petit peu » le Paris-Brest avant la photo), j’ai fini par remporter cette fameuse course. Ouf, c’était épuisant, j’en ai encore des courbatures, maintenant il va falloir récupérer. En tout cas une chose est sûre : le vélo, c’est bon pour la silhouette !

 

* Arg !

 

Ingrédients pour 8 personnes

Préparation : 35 min

Cuisson : 5 min environ pour la crème, 45 min pour la couronne de pâte à choux

Repos au frais : Quelques heures pour la crème, 2 h pour le Paris-Brest

 

Pour la pâte à choux (voir mon pas à pas détaillé ici):
95g de farine d’épeautre T130
12cl d’eau
100g de purée d’amande blanche bien fluide (pas un vieux fond de pot)

2 oeufs
1 pincée de sel
 
Pour la crème mousseline pralinée : ( Une vraie petite folie que vous risquez fort de devoir refaire souvent, rien que pour la dévorer à la petite cuillère !)
 
20cl de lait de soja-vanille
2 cuil à soupe légèrement bombées de farine d’épeautre
3 cuil à soupe de purée de noisette bien fluide
85g de sucre de coco, ou de sucre de canne intégral
55g d’huile de coco vierge
Une briquette de 20cl de crème liquide de coco (« dite coco cuisine »)
 
Pour la finition :
Un peu de sirop d’agave
Quelques amandes effilées ou concassées
Un peu de sucre glace ou de sucre de bouleau impalpable

 

entrée de chapitre desserts 3-2

 

La recette :

(Ne prenez pas peur, ça a l’air long à lire, mais ça se fait plutôt vite…)

 

1/ La veille, ou quelques heures auparavant, préparer la crème mousseline :

Vérifier que la briquette de « coco cuisine » soit bien au réfrigérateur, et mettre le bol et le fouet qui serviront plus tard à monter la crème de coco en Chantilly au congélateur.

Mélanger dans une casserole le lait de soja-vanille, les 2 cuillerées à soupe de farine d’épeautre, le sucre et la purée de noisette. Bien fouetter pour émulsionner puis faire chauffer à petit feu, toujours en fouettant sans cesse. Quand la crème arrive à ébullition et épaissit, ajouter l’huile de coco vierge et laisser de nouveau cuire 30 secondes en fouettant bien.

Filmer au contact et laisser ainsi refroidir à température ambiante (surtout pas au frais, sinon la crème durcirait et on ne pourrait plus y incorporer la « Chantilly » de coco).

2/ Le lendemain, ou dès que la crème est à température ambiante, fouetter la briquette de crème de coco liquide dans le bol givré, en augmentant la vitesse des fouets jusqu’à ce que la texture épaississe et devienne bien ferme et mousseuse, comme pour une Chantilly classique. Incorporer délicatement cette crème fouettée dans la crème pâtissière à température ambiante, puis verser le tout dans une poche à douille munie d’un embout cannelé et mettre au frais.

Préchauffer le four à 180°C.

3/ Préparer la pâte à choux , la transférer dans une poche à douille munie d’un embout lisse de 1,5cm et dresser sur une plaque de pâtisserie chemisée de papier cuisson un boudin de pâte en forme de couronne, d’environ 18 cm de diamètre. Dresser un deuxième boudin à l’intérieur, collé contre le premier. Dresser un troisième boudin qui chevauchera les deux premiers.

Enfourner pour 45 min, en baissant la température du four à 150°C au bout de 30 minutes si la couronne semble dorer trop vite.

4/ En sortant du four, laisser un peu refroidir, puis couper eu deux la couronne dans le sens de l’épaisseur à l’aide d’un couteau bien pointu. Évider à la petite cuillère toute la pâte pas très cuite (car moins il y a de pâte, plus il y a de place pour la crème !), puis sortir la poche à douille du frigo et bien remplir toute la base de la couronne, en débordant d’au moins 1,5cm (au risque de me répéter, plus il y a de crème, mieux c’est…). Replacer délicatement le dessus de la couronne, puis badigeonner au pinceau la pâte à choux de sirop d’agave.

Faire torréfier les amandes quelques instants dans une poêle sèche, puis les parsemer sur la couronne. Elles y adhèreront parfaitement grâce au sirop d’agave.

Saupoudrer le tout de sucre glace, puis remettre au frais jusqu’au moment de servir : le Paris-Brest est meilleur après quelques heures de réfrigération, quand la crème et bien froide, et que la pâte à choux a gagné en souplesse.

 

Et maintenant, histoire sans parole...(ça vous reposera de tous mes bavardages...)

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12 février 2014

Cocoricooooo !

 

Poulet fermier comme un bon coq au vin

(Recette saine, légère –si si ! – et à IG bas)

 

  La recette que vous poste aujourd’hui est prête depuis bien avant Noël, je voulais vous la proposer comme idée pour réveillonner à petit prix (ou du moins, à prix raisonnable car le poulet fermier est beaucoup plus abordable que les dindes, chapons, oies et autres grosses bêbêtes de Noël), mais le temps a passé bien vite... Qu’à cela ne tienne, vous pourrez toujours la faire un de ces prochains dimanches n’est-ce pas ? 

Cette recette, je l’aime particulièrement, car c’est vraiment de la bonne cuisine conviviale et réconfortante, dans l’esprit de ce que concoctaient nos grands-mères avec tant d’amour et de précision… Ah, ces petits plats de gourmets, qui rameutent tout le quartier rien que par leurs effluves de cuisson dès 11 du matin, qui enveloppent nos papilles de sauces veloutées ou de saveurs délicates, évoquant à la fois les petits bouchons lyonnais, l’ambiance des bonnes brasseries parisiennes ou des dimanches à la campagne chez nos grands-parents… Voilà des valeurs sûres, parfois même compatibles avec une alimentation saine et équilibrée contrairement à certaines idées reçues qui tendraient à nous faire croire que manger bio, c’est manger des salades de quinoa germé à tout bout de champ (bien sûr que c’est un raccourci un peu facile, mais il n’est pas de moi… il est de l’état d’esprit ambiant. )

  Coq au vin, pot-au-feu, poule au pot, bœuf bourguignons, savez-vous pourquoi on ne trouve pas plus souvent de ces bons petits plats sur les blogs (mêmes « non bio ») alors que tout le monde en raffole ? Parce qu’à photographier, c’est plus qu’un défi, c’est un varitable bizutage… Allez donc rendre photogénique un truc marronâtre baignant dans une sauce marronâtre avec des petits morceaux marronâtres qui surnagent. Arg. J’avais d’ailleurs complètement loupé la première série de photos coq-au-vinesques réalisées pour Noël, d’où mon peu d’enthousiasme, il faut bien être honnête, à les poster ;)  Et bien ce coq au vin, je lui ai dit ce matin, toi mon coco, je vais te mater, pas question de me faire le coup du marronisme ! Et ça a dû lui faire peur, mon air décidé, parce qu’il s’est laissé plutôt bien dompter… ;) Enfin, quoi, j’allais tout de même pas me laisser enquiquiner par un coq au vin !

Bref, pour revenir à cette recette, vous allez me demander pourquoi un « poulet façon coq au vin » plutôt qu’un « vrai » coq au vin. Je vous répondrais, bandes de petits malins, allez donc acheter un coq fermier on en reparlera (dans 2 ans, quand vous reviendrez…). Et après, quand vous aurez ENFIN dégotté votre bestiole de 4kg, vous repartirez acheter LA casserole adéquate. Et après ? Après je vous laisserai gérer la cuisson de cette vieille carne, musclée par plusieurs années passées à gambader après les poules, qui vous aura coûté les yeux de la tête, et tout ça pour ressembler au final à du caoutchouc filandreux, certes très savoureux, mais à ne surtout pas servir à pépé Jules, histoire de préserver son dentier. (Je vous dit tout ça parce que mon pauvre mari a battu la campagne à ma demande il y a quelques mois pour trouver un vrai coq prêt à cuire, il l’a trouvé – mais ça c’est parce qu’il est scout et que même si je lui demandais de ramener du gigot de dahu il en trouverait-, il n’est pas rentré dans mon faitout –le coq bien sûr, pas le mari scout- et au final on a mangé, après 4 heures de cuisson, un truc qui devait évoquait la succulente texture d’un vieux bison culturiste. Pour une réussite, c’était une réussite. À 40 euros la bestiole, je ne suis pas prête de recommencer. La sauce était néanmoins très bonne. Elle avait juste un petit goût de trop peu, vu qu’il en fallait beaucoup, de la sauce, pour faire glisser le long de l’œsophage les morceaux de coq.)

Bref, je me suis dit que c’était une recette à tester avec un bon poulet fermier… Essai transformé, le résultat est fabuleux ! Je l’ai même fait cuire à basse température avec mon faitout Ecovitam dont je vous ai déjà parlé, et là c’est fondant, savoureux, humm, en écrivant j’en ai encore l’eau à la bouche (quelle vilaine, je sors juste de table…)

Alors, ça vous tente ? Vous ne le regretterez pas ! Méfiez-vous juste d’une chose : votre patience sera mise à rude épreuve, car si vous commencez la cuisson la veille au soir (comme je vous le conseille) il vous faudra renvoyer 4 ou 5 fois la tribu dans ses 22 mètres (Non non, c’est pas pour ce soir, c’est pour demain, je sais, ça sent bon, mais ce soir c’est salade d’endives… Veux-tu bien reposer ce couvercle tout de suite !!! Non, on ne peut pas non plus goûter la sauce, même un tout petit peu… Je sais Papa l’a fait tout à l’heure quand je regardais pas, mais c’est Papa, alors repose ce bout de pain et lâche ce couvercle… Comment ça tu meurs de faim ? Reprends des endives et des coquillettes…)

 

 

Ingrédients pour 4 à 6 personnes
Préparation : 20 min
Cuisson : 1H30 environ
Si possible à préparer la veille, ce sera encore bien plus savoureux

Un poulet fermier
6 carottes
6 échalotes
4 cuil à soupe d’huile d’olive
100g de jambon cru
35g de cèpes séchés
50cl de bon vin rouge (pas forcément du Château Margot ou du Petrus, mais quelque chose de sympa quand même. Un Cahors, ou un Corbières bio seraient parfaits)
2 cuil à soupe de Cognac ou d’Armagnac (ou une bonne gnôle artisanale, un bon marc, quelque chose dans le genre. J'ai dit "bon" alors reposez-moi tout de suite cette bouteille d'alcool de pharmacie malheureux !)
1 cuil à soupe de vinaigre de vin vieux
3 à 4 feuilles de laurier
5 gousses d’ail
Sel, poivre du moulin

 

La veille, couper le poulet en morceaux (ou le faire faire par un gentil boucher, ou un gentil mari parce que c’est le plus gavant dans cette recette). Enlever le maximum de peau pour que la recette soit plus légère, mais aussi pour que la chair du poulet s’imprègne mieux de la sauce durant la cuisson.

Émincer les échalotes, et les faire blondir dans l’huile d’olive avec le jambon cru coupé en lanières. Ajouter les morceaux de poulet, tous les autres ingrédients de la recette (ne saler que très prudemment, à cause du jambon cru).

Avec le faitout Ecovitam, la cuisson sera très simple : dès que la température arrive dans la zone verte, compter 1H de cuisson sur le plus petit feu possible puis laisser refroidir tel quel, hors du feu, jusqu’au lendemain sans soulever le couvercle. La cuisson se terminera toute seule, et votre poulet sera d’une tendreté incomparable. À la cocotte de fonte, il faudra compter 1H15 à 1H30 de cuisson, en surveillant bien et en mélangeant de temps pour que le fond n’accroche pas (avec le faitout Ecovitam ça n’accroche jamais).

Le lendemain, soulever le couvercle (ahhhhh enfin !), et réchauffer le plat une vingtaine de minutes sans couvercle pour faire réduire la sauce.

Servez avec par exemple un bon riz basmati complet (je radote, mais pour moi rien ne vaut le basmati complet à IG bas de la compagnie Autour du Riz – et je ne suis pas « payée » pour leur faire de pub c’est juste un coup de cœur absolu…).

 

PS : On peut aussi faire revenir les carottes à part (pour une cuisson « al dente » qui préserve leur belle couleur et évite à l’indice glycémique de s’envoler) et ne les ajouter qu’en fin de cuisson dans le plat.

 

 Le « plus » nutritionnel…

J’avais abandonné depuis longtemps ce petit encart dans mes recettes, mais je crois que je vais le réinstaurer pour aider certains d’entre vous à mieux s’y retrouver dans leur démarche vers une alimentation plus saine.

-       Dans ce « coq au vin » revisité, on a enlevé la peau de poulet, qui est très grasse… c’est donc un plat tout à fait maigre, ce qui ne l’empêche pas d’être très gastronomique car une recette n’a pas besoin de baigner littéralement dans la graisse pour être gourmande ;)

-       Le vin rouge a perdu en cuisant tout son alcool, mais a conservé ses tanins aux propriétés antioxydantes.

-       Tous les autres ingrédients de la recette sont parfaitement sains, et peuvent même être comptés parmi les plantes médicinales : ail, échalotes, laurier, thym… même les carottes, qui ont un IG un peu élevé, ne sont pas « catastrophiques » consommées en quantité raisonnable car leur CG reste correcte. Vous pourrez de toute façon les laisser à quelqu’un d’autre, mais mettez les tout de même dans la sauce, elles y apporteront un délicieux parfum.

-       Ce plat convient à 6 portions raisonnables, à accompagner de bon riz complet (voir plus haut), et d’une petite salade pour un plat unique parfaitement équilibré.

 

… Et voilà comment on fait de la cuisine bio sans devenir forcément un ascète crudivore et végétalien ("héroïsme" que je respecte, mais qui ne m’attire pas du tout…)

 

   


   

 

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30 janvier 2014

Chandeleur 2014 : 3 recettes alternatives

 

Crêpes Suzette au petit épeautre, Crêpes à l’orge mondée,

(Et en bonus, une pâte à tartiner qui nous fait tous rêver…)

 

 

_DSC0218-2-2Je pense deviner ce que vous évoque cette première photo : un instant de pure sérénité, un bon thé vert tout fumant qui dessine de douces volutes de vapeur tout en parfumant l’atmosphère de notes de jasmin. Posée sur la soucoupe, nous faisant les yeux doux, une crêpe toute souple, juste parfumée d’une poudrée de cannelle et sucre de coco. Dehors, le vent, la pluie, le froid, la tempête. Dedans, la joie simple, profonde et ressourçante d’un moment de cocooning au coin du feu.

Il y en a qui doivent soupirer, «  Ahhh, quelle dolce vita chez Marie Chioca ! »

Mais les photos peuvent être trompeuses ;)

Comme vous, j’aime cette ambiance, elle me fait rêver. Mais si vous aviez pu me voir ce jour là… En guise de dolce vita, devant cette petite tasse je livrai bataille…

-       contre le manque crucial de lumière (cachée par de gros nuages noirs, d’où l’ambiance très « tea-time dans un vieux phare un soir de tempête » de ces pauvres photos)…

-       contre une nouvelle poêle certes très "design" mais qu’il fallait nettoyer au marteau piqueur entre chaque crêpe (j’ai fini par la ranger et ressortir ma poêle de cowboy en tôle de fer, mochissime mais radicalement efficace)…

-       contre les jouets, les livres, les coussins semés sur ma route par une calamité domestique de 3 ans, et qu’il fallait enjamber, une poêle brûlante à la main, un appareil photo en bandoulière et une théière entre les dents (Pfff ! Fastoche.)…

-       contre des sadiques du démarchage téléphonique (qui continuent à me harceler avec leurs panneaux solaires presque quotidiennement, mais quand vont-ils donc me ficher la paix ? Le prochain, sérieux, j’accepte sa proposition de rendez-vous, je le fais venir, et je lui encastre son panneau solaire en collerette !!! Tant pis, il expiera pour les autres qui me pourrissent la vie depuis 2 ans.).

-       Tout cela à un moment où je me sens un peu (beaucoup) surmenée, et où la seule sensation de cocooning que je connaisse consiste à m’échouer lourdement chaque milieu de nuit sur mon oreiller, avec la délicatesse et la légèreté d’un cachalot qui tomberait dans les pommes.

 

2Bref. J'ai beau faire le clown, essayer de rigoler de mon air hagard, et de cette vie si bien remplie où même avec un chausse-pied je n'arrive plus à caser le plus petit imprévu dans mon emploi du temps, je vous avoue que si j'étais un toooout petit peu moins à fond les batteries du matin au soir, si j'avais un toooout petit peu moins de petits et gros soucis à régler chaque jour, cela me permettrait de faire les choses à une vitesse normale. Pas comme si on passait du matin au soir la cassette en accéléré. Bah, après tout, ma vie je l'aime comme elle est ;)

Mais trêve de confidences, et venons-en maintenant au sujet qui nous préoccupe tous, à cette question existentielle du moment: quelles crêpes allons-nous faire dimanche (comment ça vous en vous en fichez comme de votre dernière paire de chaussettes? N’auriez-vous pas zappé le fait que dans deux jours c’est la Chandeleur… ?)  

Pour faire avancer votre réflexion, voici deux versions vraiment saines pour la santé et gourmandes à souhait. L’une au petit épeautre (une céréale ancestrale dont je vous ai déjà beaucoup parlé et qui présente des atouts nutritionnels exceptionnels), l’autre à l’orge mondée LA céréale à IG bas par excellence. Je vous laisse choisir, ou réaliser les deux, au choix, et vous régaler. Si si, parce que même dans les conditions énoncées précédemment (le fameux "jour des crêpes" où c'était la tempête dehors, le typhon dedans), je m’en suis mis plein la panse ;).

 

1ère recette : Crêpes Suzette au petit épeautre

 Il y a tant de versions « authentiques » pour expliquer le nom si poétique de cette recette (et de gens qui se tapent dessus à coup de poêle pour défendre leur vérité sur le sujet ;)) que je n’aurai même pas l’audace d’oser hasarder d’essayer de tenter de trancher donner mon avis sur le sujet ! Il vous suffira juste de savoir que les crêpes Suzette peuvent se réaliser de différentes façon (flambées ou pas, fourrées d’un beurre d’agrumes ou juste enduites de confiture d’orange, etc.), mais que dans tous les cas, la mandarine et/ou l’orange seront à l’honneur !

Dans cette recette, j’ai utilisé de la farine complète de petit épeautre (résultat bluffant !), et parfumé la pâte d’huiles essentielles bio d’orange douce et de mandarine. Dans le « fourrage » (on est d'accord qu'on ne parle pas de foin là, mais du truc qui sert à « fourrer » la crêpe), vous ne trouverez qu’une toute petite lichette de beurre frais (ou d’huile de coco), du sirop d’agave et un zeste d’orange.

Pour les enfants, sachez que les liqueurs flambées perdent quasiment tout leur alcool : Ils pourront donc goûter à ce dessert sensationnel, à moins que vous ne prétextiez justement la présence d’alcool pour en avoir un peu plus pour vous. Ce qui ne serait pas très honnête…

Enfin, sachez qu’il n’est pas très orthodoxe d’engouffrer une demi-douzaine de crêpes Suzette d’affilée (contrairement à celles fourrées de tartinade chocolat, cassonade, confiture, sirop d’érable et autres sympathiques « bêtises » de la Chandeleur), mais que l’on servira plutôt une seule crêpe en dessert, accompagnée ou pas d’un peu de crème fouettée. Le « top » du bon ton restant sans nul doute possible de flamber au dernier moment les dites-crêpes devant les yeux ébahis de vos convives. A condition toutefois de bien maîtriser la technique, pour que leur ébahissement ne tourne pas à l’hilarité (ou à la panique) quand ils verront vos manches, votre nappe, votre cravate ou vos sourcils flamber au Grand-Marnier…

 

 

_DSC0186-2Ingrédients pour 6 personnes (il restera de quoi faire d’autres crêpes ! )
Préparation : 25 min
Cuisson : quelques minutes par crêpe
Repos de la pâte : 1H

 

Pour la pâte à crêpes :

500g de farine de petit épeautre complet
75cl d’eau
4 cuil à soupe d’eau de fleur d’oranger
2 œufs
4 cuil. à soupe d’huile d’olive
4 cuil à soupe d’alcool d’agrumes au choix : Cointreau, Grand-Marnier, ou même un bon vin d’orange fait-maison
Une pincée de sel

Autres :

1 orange bio (ou 6 gouttes d’huile essentielle supplémentaires)
6 cuil. à soupe de sirop d’agave, ou d’érable
15 gouttes d’huile essentielle bio d’orange douce ou de mandarine, ou idéalement un mélange des deux
Environ 60g de beurre ou d’huile de coco vierge
Huile ou beurre pour la poêle

 

 

Mélanger la farine et le sel avec l’huile d’olive et les œufs. Ajouter l’eau petit à petit, en fouettant énergiquement à la main ou au robot.

Parfumer avec l’eau de fleur d’oranger, les essences d’agrumes, et laisser reposer une heure. Au terme de ce repos, il peut être nécessaire d’ajouter un peu d’eau si la pâte a trop épaissit.

Faire bien chauffer une poêle huilée ou beurrée (en général, si les premières crêpes collent c’est parce qu’on ne chauffe pas suffisamment la poêle). Verser une louche de pâte, l’étaler bien finement, et faire cuire la première face. Retourner la crêpe, faire cuire l’autre face quelques minutes, et procéder ainsi pour réaliser 6 crêpes.

Zester finement l’orange bio au dessus d’une petite casserole contenant le sirop d’agave et le beurre (ou l’huile de coco). Faire chauffer le tout quelques instants, puis napper uniformément chaque crêpe de ce mélange et plier les crêpes en 4.

Remettre 3 crêpes pliées dans la poêle bien huilée, faire chauffer quelques instants pour faire fondre le beurre qui est à l’intérieur, puis ajouter (loin du feu !) 3 cuillerées à soupe d’alcool. Remettre illico sur le feu et approcher une allumette pour faire flamber les crêpes.

Procéder de même pour les autres crêpes et servir aussitôt.

 

 

_DSC0322-2-22ème recette : Les crêpes à l’orge mondée de Cathy

 J’ai trouvé cette recette sur le blog de Cathy que j’aime beaucoup, et j'ai trouvé cette recette si parfaite que pour une fois, moi l'irrécupérable iconoclaste des recettes,  je n’ai RIEN changé (c’est pour ça que ce jour là, il y a eu une tempête…)

Ingrédients pour une dizaine de crêpes
Préparation : 10 minRepos : au moins 15 minCuisson : Quelques minutes par crêpe

250 g de farine d'orge mondé
50cl d’eau, voire un peu plus si besoin
1 cuil. à soupe de rhum
1 oeuf
2 cuil. à soupe de sucre de bouleau ou de coco
2 cuil. à soupe d'huile d'olive
Huile pour la poêle

 

 

Mélanger ensemble au fouet tous les ingrédients en terminant par l'eau, que l'on ajoutera petit à petit.

Laisser reposer au moins un quart d'heure.

Si la pâte est trop épaisse, ajoutez un peu de lait ou d'eau.

La farine d'orge absorbe davantage les liquides que le blé, et pour obtenir une pâte à la consistance idéale (ni trop liquide, ni trop épaisse), elle peut réclamer plus d'eau...

(Cela dépend des jours, allez comprendre pourquoi, alors je préfère le préciser...)

Cuire normalement, en huilant légèrement la poêle entre chaque crêpe.

 

 

_DSC0259-2

Enfin, en bonus : La pâte à tartiner choco-noisettes

 

Cette recette évoque la saveur d’une célèbre pâte à tartiner, mais ne contient aucun mauvais sucres, lait, ni graisses hydrogénées…

C’est donc une saine gourmandise à proposer de temps en temps sur les tartines, les crêpes ou dans les laitages de vos enfants, et qui vous permettra aussi de fourrer ou napper toutes sortes de pâtisseries !

 

Ingrédients pour 1 gros pot de 500g environ

Préparation : 5 minutes

Cuisson : 5 minutes

 

15cl de lait de soja à la vanille
4 cuil à soupe (environ 75g) de purée de noisette bien souple
4 cuil à soupe de sirop d’agave ou 6 cuil à soupe de sirop d’érable
100g de chocolat noir à 70% de cacao
1 cuil à soupe d’extrait de vanille liquide.

 

Faire fondre ensemble tous les ingrédients au bain-marie, puis bien fouetter pour émulsionner et verser dans un pot.

Servir chaud (comme sur les crêpes de la photo), ou laisser prendre au frais.

La pâte à tartiner se conserve une dizaine de jours au réfrigérateur.

 

 

Vous trouverez mes autres recettes de crêpes en cliquant :

ICI (clic)

et

ICI (clic)

 

 

 

16 janvier 2014

Soyons un peu sérieux…

 

Flamiches végétariennes à l’épeautre et tofu fumé

(Recette saine, à IG bas, bien protéinée mais sans viande)

 

flamiche 3-2Comme promis, aujourd’hui j’arrête la série des bûches, truffes, layer-cakes et gâteaux au chocolat … J’aurai pu vous mettre sur le blog une recette de gâteau des rois, mais comme je pense que vous en êtes déjà à la 6ème ou 7ème galette des parents d’élèves, du judo, du bureau, des pompiers volontaires, du club de scrabble, des anciens combattants d’Indochine ou de l’association de défense des orangs-outans menacés par la culture d’huile de palme, j’ai pitié de vous et on va se la faire soft, salé, light et végétarien.

Vous rêvez de passer en mode salade ? C’est parfait, j’ai ce qu’il vous faut pour accompagner ces verdures si ressourçantes…

La flamiche, vous connaissez ? Moi, qui arive toujours après la bataille, je ne connaissais pas avant de tomber dans ce livre (dont je vous reparlerai juste après, c'est pas encore la peine de cliquer ;)) sur une recette saine et franchement appétissante. La flamiche est une sorte de quiche aux poireaux, contenant dans sa version traditionnelle moult beurre, crème, fromage et jambon (ben oui, c’est d’origine picarde), mais dont il existe de nombreuses variantes. Là, je vous présente la variante mariechiocarde, avec de l’huile d’olive, de l’épeautre complet, du fromage de chèvre frais, du tofu fumé, bref, des ingrédients alternatifs sains et pleins de saveur, parce que moi tout ce qui est crème, beurre et family, c’est pas que j’aime pas, mais bon… Si je ne faisais pas super attention,  j'aurai vite fait de ressembler au lapin-culbuto en peluche qui trône dans la chambre de ma Puce (celui qui tient assis contre vents et marées –même quand on lui met des baffes- sur son gros popotin tout rembourré de petites billes lourdes…)... Car j’ai un peu tendance à stoker ce genre de choses, moi la fille du Sud élevée à l'huile d'olive !

_DSC9427-2Au moins, avec ces flamiches toutes sages, on est en plein dans la bonne cuisine bio des familles, qui sent super bon en cuisant dans toute la maison et fait l’unanimité au moment du repas… (Soit dit en passant -et là j’ouvre une douloureuse parenthèse qui n’a rien à voir avec mes flamiches-, pas comme la soupe d’épeautre que j’ai faite ce soir et qui sonnera dans ma mémoire comme un humiliant mystère : Elle sentait… le pied ! Arg. Pas le petit peton tout mignon, non, plutôt le gros panard de randonneur qui a cocoté 12 heures en plein cagnard dans une paire de rangers taille 45 avec des chaussettes de laine ! Or, il n’y avait dans ma soupe, ça je peux vous l'assurer, ni fromage, ni chaussette, ni crotte de chat, et pourtant, c’était un véritable cauchemar… Les enfants se regardaient d’un air soupçonneux et jetaient des coups d’oeils rapides DESSOUS la table, pour surprendre en flagrant délit celui qui avait tombé ses chaussures discretos, mais non c’était bien la soupe, et là je ne comprends plus ! D'où mon appel à témoin angoissé : Cela vous est-il déjà arrivé avec du petit épeautre ? Parce que là je suis hu-mi-liée, et je voudrais bien comprendre. Fin de la grande parenthèse.)

Et revenons à ces flamiches qui étaient, elles, un vrai succès hier soir ! Côté pratique, j’ai utilisé des moules à tartelettes pour que les photos soient plus « classes », mais vu qu’à priori vous n’aurez pas à vous prendre la tête avec ça je vous recommande de faire une seule bonne grosse flamiche, ce sera plus simple ;)

Ingrédients pour une flamiche de 6 parts, ou 4 flamiches individuelles
Préparation : 25 min
Cuisson : 15 min à la poêle + 35 minutes au four
Égouttage du fromage : qques heures

 

Pour l’appareil :

2 poireaux
1 oignon
100g de tofu fumé au bois de hêtre
500g de fromage blanc de chèvre en faisselle
3 œufs
4 cuil à soupe d’huile d’olive
Facultatif : 50g de comté râpé, ou de parmesan, ou de tomme de chèvre
Sel, poivre 5 baies du moulin

Pour la pâte :

220g de farine complète de grand épeautre
7,5cl d’huile d’olive
6 c. à soupe d’eau
1 demi-paquet de poudre à lever
Sel

 

flamiche (photo alternative)-2Quelques heures auparavant, mettre le fromage en faisselle à égoutter dans une passoire fine.

Préchauffer le four à 180°.

Émincer finement les poireaux et l’oignon. Couper le tofu en fins « lardons ».

Faire revenir les oignons et le tofu fumé  dans 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive jusqu’à obtention de notes bien caramélisées, puis ajouter les poireaux, mélanger, saler, poivrer, couvrir et laisser « fondre » à feu plus doux jusqu’à ce que les poireaux soient bien tendres.

Pendant ce temps, mettre la farine dans un saladier, ajouter la levure et une bonne pincée de sel. Mélanger.

Ajouter l’huile et travailler le mélange du bout des doigts jusqu’à obtention d’une consistance sableuse. Ajouter alors l’eau et pétrir le tout en une boule de pâte assez souple et facile à étaler. Si besoin, ajouter encore une ou deux cuillerées d’eau (tout dépend des qualités de farine) car la pâte doit être bien malléable.

Étaler la pâte sur un plan fariné, puis foncer un moule à tarte de taille moyenne bien huilé et légèrement fariné, ou 4 moules à tartelettes.

Mixer le fromage égoutté avec les œufs, un peu de sel et de poivre, éventuellement le fromage râpé. Mélanger aux poireaux, oignons et tofu puis verser sur la pâte.

Enfourner pour 30 à 35 minutes, et servir tiède ou bien frais.

 

Une petite astuce, valable pour toutes vos tartes, tourtes et tartelettes :

N’hésitez pas à les repasser 5 ou 10 minutes à four bien chaud une fois démoulés, la pâte gagnera beaucoup en croustillant !

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 Dernière minute...

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Je profite de ce post ayant pour objet une bonne cuisine bio, saine, simple et gourmande, pour vous dire un mot de cet ouvrage, qui pourrait vous aider à prendre de chouettes résolutions pour 2014, de celles qui changent vraiment la vie :

 J’y ai un peu participé (très modestement, avec juste quelques recettes tirées du livre « Je crée mes cadeaux gourmands »), mais ce sont surtout Claude Aubert, Sylvie Hampikian, Amandine Geers et Olivier Degorce – des références, et pas des moindres, en matière de cuisine bio- qui ont fait tout le gros boulot… épaulés, et je trouve l’idée vraiment très chaleureuse et sympathique, par des lecteurs des 4 saisons du jardin bio, lesquels ont livré généreusement leurs plus belles recettes. Car ce livre ne compte pas moins de 1000 recettes ! Oui, oui, c’est bien 1000 qu’il fallait lire, je ne suis pas énervée par ma soupe chaussette-épeautre au point d’avoir cliqué compulsivement une fois de trop sur la touche « 0 » de mon clavier !

Ce livre, c’est le « coach » des pauvres malheureux qui sont perpetuellement en train de se demander qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir faire à manger : là, le temps que vous ayez tout testé (les entrées, apéros, plats de légumes, plats de céréales, accompagnements, plats complets , plats de viande, plats de poisson, plats végétariens, salades et crudités, tartes, pains, cakes, pizzas, galettes, gratins, soupes (promis, ma soupe chaussette-reblochon de ce soir n’y est pas), sauces et condiments, boissons, desserts et gourmandises en tout genre, il vous faudra bien 3 ans…

Voilà donc une idée pour se mettre une bonne fois pour toutes à la cuisine bio, et prendre soin de sa santé : vous trouverez même des tas d’infos sur comment équilibrer VRAIMENT et DURABLEMENT son alimentation (et pas uniquement 2 jours quand on a trop mangé de galettes, suivez mon regard…), des tableaux comparatifs sur les propriétés nutritionnelles des aliments (oléagineux, céréales, huiles végétales, épices et aromates, laits végétaux, sucres et édulcorants naturels, etc., ) mais aussi sur la saisonnalité des ingrédients par exemple. Chaque recette est illustrée de pictos (sans gluten sans lait, plat complet, etc.) pour s’y retrouver en un clin d’œil.

Bref, cet ouvrage ne vous veut que du bien et ne sera dangereux pour votre santé que dans un seul cas : si vous vous le faites tomber sur le pied. (Car vous l'aurez compris, là c’est du lourd, dans tous les sens du terme.)

Côté esthétisme, je vous avoue qu’il ne contient que peu de photos (s’il avait fallu illustrer les 1000 recettes, il faudrait un palan pour le hisser dans sa bibliothèque…en espérant qu’elle ne s’effondre pas juste après) mais Terre Vivante a su faire malgré tout à mon avis une très chouette maquette, originale, colorée, claire et joyeuse.

Et puis le "scoop" de dernière minute, c'est que ce livre vient de recevoir le « Gourmand Award 2013 » (une sorte « d’Oscar du meilleur livre) dans la catégorie « Meilleur ouvrage sur la santé » ! On lui souhaite un succès bien mérité...

09 janvier 2014

2014 dans la tendresse et la bonne humeur !

 

Le gâteau d’anniversaire « Bain des 3 petits cochons »

(Recette saine et à IG bas)

 

Voilà, ouf, tous les papooses de la maison ont repris le chemin de l’école en bonne santé, et je dirai même, avec un furieux appétit ! Pensez-donc, il faut rattraper ces jours de diète forcée, à un âge où l'on a naturellement l’estomac dans les talons, et après avoir vu passer sous son nez des tas de petits chocolats de Noël sans pouvoir y toucher…

Comme c’était tout dernièrement les 13 ans de mon 2ème petit gars, et qu’il avait vraiment beaucoup, beaucoup aimé le gâteau d’anniversaire de son frère (et qu’il a aussi une bonne dose d’humour…) j’ai pensé que ce gâteau était tout indiqué pour lui ! Comme c’est par ailleurs un maniaque de la douche et de la propreté, il ne risquait pas de se sentir visé par ce « Bain des 3 petits cochons », contrairement à de plus jeunes membres de la fratrie qui ne daignent mettre le bout du petit orteil dans l’eau qu’une fois bâillonnés et ficelés au pommeau de douche …

J’avais trouvé l’idée absolument merveilleuse en visitant le site de Sandrine, qui tient une auberge pleine de charme à la campagne. Depuis, je n’attendais que l’occasion de faire ce gâteau si réjouissant ;) Ne sont-ils pas trop craquants, dans leur baquet de « boue », avec leur petite queue en tire-bouchon, leurs petites oreilles pointues, leurs petits bedons tout ronds ;) Moi, des bains de boue comme ça, je signe tout de suite, et je ne promets pas de ne pas faire comme tous les bébés insupportables : boire l’eau du bain…

Bref, quand vous aurez tous fini votre cure de jus de fenouil, soupe crue de graines germées et pomme râpée « post-Noël-1er-janvier-galette-des rois » ;),  peut-être aurez-vous comme moi furieusement envie de faire sourire toute la famille autour de ce gâteau si rigolo à fabriquer et qui est, en outre, "horiblement gourmand" (dixit ma pitchoune de 6 ans...) ! Pensez donc : Un biscuit moelleux et tout simple façon gâteau au yaourt parfumé à l’orange, une ganache végétale très fondante aux parfums de vanille et coco, des « planches » de baquet en spéculoos… Finissez au moins votre jus de fenouil avant de vous y mettre.

Et promis, la semaine prochaine je veillerai à vous faire des légumes…

 

 

 

 

Ingrédients pour 8 parts environ
Préparation : 35 à 45 minutes
Cuisson : Environ 35 min pour le gâteau + 15 minutes pour les « planches » + 5 min pour la ganache

   

Pour le gâteau de base :

1 yaourt
3 pots à yaourt de farine de grand épeautre T110 (ou de blé)
1 sachet de poudre à lever
1 pot et demi de sucre de coco
3 œufs
1 pot d’huile végétale neutre (tournesol bio désodorisé par exemple)
1 cuil à soupe d’extrait de vanille liquide
10 gouttes d’huile essentielle d’orange douce bio
 1 cuil à soupe de rhum (Facultatif… mais recommandé !)

 Pour la pâte à tartiner végétale coco-chocolat :

2 briquettes de 20cl (soit 40cl en tout) de crème liquide de coco (dite aussi « coco cuisine » de la marque Bjorg en grandes surfaces par exemple, ou « Isola bio » en magasin bio)
200g de bon chocolat pâtissier à 70% de cacao
50g de sucre de coco
45g d’huile de coco vierge
1 cuil à soupe d’extrait de vanille liquide

 Pour les « planches » en spéculoos

 200g de farine bise ou complète de grand épeautre
75g de sucre de coco
1 cuil. à soupe légèrement bombée de cannelle en poudre
1/2 cuil. à soupe de mélange d'épices pour spéculoos (ou pour pain d'épices)
1 cuil à soupe de cacao en poudre
2 cuil à soupe d’eau tiède
1 œuf
10 cl d'huile végétale au choix (pour moi du tournesol bio désodorisé)
Une pincée de sel

 Pour les petits cochons :

 Un bloc de pâte d’amande rose (c’est pas à IG bas, tant pis, vous n’êtes pas obligé de prendre une part squattée par un des 3 petits cochons… Et si c’est le cas, vous pourrez toujours le donner à quelqu’un d’autre… où le croquer, tel un grand méchant loup qui s’en fiche des indices glycémiques, pour une fois…)

 

Recette :

 

Façonnage des petits cochons :

Éclatez-vous…

Façonner les bedons, le petit postérieur, la queue en tire-bouchon, les groins, les petites têtes rondes, les oreilles pointues, etc. en vous inspirant de la 3ème photo de ce post. Réserver.

Réalisation des « planches » :

 Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger la farine, les épices, le cacao le sel et le sucre. Ajouter l'œuf, l'huile, l’eau, pétrir une boule de pâte bien homogène et étaler sur une plaque de four chemisée de papier cuisson, en une longue bande de 10cm de large environ.

En s’aidant d’une règle d’écolier et d’une roulette à pizza, découper des planches bien droites, mais de largeur et de longueur un peu irrégulière (ça fait plus « vrai de vrai »). Ne pas détacher les planches les unes des autres pour le moment, cela les déformerait. Ne pas hésiter non plus à réétaler les chutes, pour y découper de nouvelles planches car ce serait trop bête de manquer de matériaux pour la fabrication du baquet !

Enfourner pour 15 minutes à 180°C, puis laisser un peu refroidir, les spéculoos vont encore gagner en croquant. Une fois refroidis, détacher les planches les unes des autres.

Préparation du gâteau au yaourt :

 Préchauffer le four à 180°C (normalement, il est déjà chaud vu que les spéculoos sont en train d’y cuire....)

Mélanger la farine et la levure dans un saladier, faire un puits.

Ajouter le yaourt, les œufs, le sucre, l’huile, le rhum, l’huile essentielle d’orange et la vanille, puis bien mélanger.

Verser dans un cercle à pâtisserie de 15/16cm de diamètre, puis enfourner pour 35 minutes. Bien vérifier la cuisson en piquant le gâteau à cœur et ajouter si besoin 5 ou 10 minutes de cuisson à 150°C.

Laisser un peu tiédir, puis ouvrir le gâteau en deux. S’il a fait une « bosse » en cuisant, la « raboter » de façon à obtenir deux disques de biscuit bien plats.

Laver et essuyer le cercle à pâtisserie.

Ganache et montage du gâteau :

Faire fondre à feu très doux (extrêmement doux !) tous les ingrédients de la ganache. Bien mixer pour émulsionner parfaitement.

Mettre au fond du cercle à pâtisserie le premier disque gâteau. Serrer le cercle très fort tout autour. Verser la moitié de la ganache encore chaude, poser le deuxième disque par dessus et finir de verser la ganache sur le gâteau, en réservant juste une ou deux cuillerées à part pour « coller » ultérieurement les planches autour du gâteau.

Disposer les petits cochons sur la ganache encore bien chaude, afin qu’elle épouse parfaitement les formes rebondies de Naf-naf, Nif-nif et Nouf-nouf : Le premier doit faire la planche, le deuxième est en train de plonger avec juste le bout du postérieur qui dépasse, le dernier est prêt à s’accouder au bord (sauf qu’on ne lui mettra des bras que plus tard, quand on aura cerclé le baquet avec les « planches » de spéculoos…)

Laisser prendre au moins 4 heures au frais, puis décoller le tour du gâteau avec la lame d’un couteau et desserer le cercle.

Coller les planches tout autour avec un peu de ganache refroidie et légèrement battu pour lui redonner de la souplesse (point n’est besoin de tartiner toute la planche, un « point de colle suffit »).

Entourer avec une ficelle ou un ruban, c’est prêt !

   

 

 

01 janvier 2014

Mini-post d'une maman submergée...

Meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2014 !

(ça commence un tout petit peu galère pour moi…)

 

Je vous souhaite à tous de très bons vœux pour cette nouvelle année ! Qu’elle vous soit douce, joyeuse et surtout, bien centrée sur l’essentiel…  :)

Aujourd’hui, pas de photos, pas de recette, je sais qu’il y a une cinquantaine de commentaires auxquels je n’ai pas répondu sur le post précédent et j’en suis désolée, mais voyez-vous j’attendais ces vacances avec impatience pour me reposer d’un bon surmenage... mais en guise de « farniente »  toute ma petite famille est malade, et bien malade en plus. Alors vous imaginez bien que quand on est maman de 6 loulous dont la mine a viré au verdâtre, on ne peu guère faire autre chose du matin au soir que de prendre soin de son petit nid. Mon quotidien est donc rythmé depuis plus de 10 jours (ils étaient malades avant Noël, les pauvres ne sont donc pas en train « d’expier » des repas-orgies en tout genre…) par des vomis a essuyer quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, des draps à changer, des biberons d’argile à faire avaler avec beaucoup de diplomatie et de persuasion, des tas de cuillerées de miel à l’essence de romarin à mettre dans le bec, des jus de carottes fraîches et fenouil à presser, des petits soupes de riz glutineux ou des compotes pommes-coing à concocter, des infusions de cannelle à distribuer etc, etc.

En gros, je n'ai jamais vu une gastro pareille, et pourtant je commence à avoir une petite expérience de la médecine infantile ;)

Bref, je reviendrai dès que possible mais je ne sais pas trop quand vu que je prendrais peut-être un peu de repos une fois que tout le monde aura retrouvé un teint rose et une santé éclatante. D'ici là que moi aussi, j'ai viré au verdâtre on ne sait jamais ;)

Donc voilà, ne vous inquiétez surtout pas pour mon silence même si ça doit durer un peu (je commence à recevoir des mails inquiets, c'est très gentil de votre part et c’est ce qui a motivé ce mini-post), et en attendant de se retrouver en pleine forme, prenez aussi bien soin de vous ;)

Posté par mariechioca à 13:01 - Commentaires [119] - Permalien [#]



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