20 novembre 2014

La crème de marron de mes rêves…

 

 Et en bonus, la coupe « timarronsuisse »

(qui a dit que c’était un nom à la noix ?)

 

 

_DSC4493-3Si vous n’aimez pas la crème de marron, passez votre chemin jusqu'à le semaine prochaine… Tiens, c’est rigolo, j’ai conservé 99,99% de mes lecteurs ! ;)

Serait-ce pour vous comme pour moi ? Un doux souvenir d’enfance... Ahhh, le petit-suisse à la crème de marron !

Mais la crème de marron, c’est aussi très sucré, beaaaucoup trop sucré ! Autant pour mes papilles maintenant déshabituées que pour ma ligne… Encore une chose à laquelle j’avais un peu renoncé après avoir goûté plusieurs marques et testé plusieurs recettes (celles qui « collent » au palais comme un ciment pour dentier, celles si saturées de sucre qu’on en grincerait des dents, etc.) super décevantes… Et puis il faut vous dire qu'hier soir, j’étais gravement en manque d’idées pour le blog. Plus exactement, j’avais plein d’idées, mais plus d’œufs. Et comme par hasard, tout ce qui me venait en tête contenait au moins un œuf. Désemparée, je suis allée sauter sur mon trampoline (c’est un peu ridicule, mais 90% des idées fumantes qui me viennent en cuisine arrivent pendant ma séance quotidienne de trampoline. Ça doit fonctionner comme une sorte de dynamo qui recharge les piles de mon cerveau ;))

Bref, après avoir listé en sautant de rage tout ce que je ne pouvais pas faire faute d’œuf (le gâteau à l’okara, les pancakes au son d’avoine, la brioche bouclée à la noisette, etc.), je me suis souvenue de ce bocal acheté il y a quelques temps. Un bocal de marrons.

_DSC4650-2Car n’en déplaise aux courageux adeptes du DIY {comprenez « Do It Yourself », expression ingliche à la mode qui pourrait se traduire par « fais-le toi-même », sauf qu'en français notez que ça a tout de suite moins de classe, on aurait presque envie de rajouter « fais-le toi-même hé patate ! »…} un brin jusqu’auboutistes qui auraient déjà chaussé leurs bottes et pris leur panier, je n’ai pas réalisé cette crème de marron avec des châtaignes ramassées par mes blanches mains. Je sais, ça casse un mythe… Mais en même temps, je n’ai pas eu trop le temps cette semaine. J’ai donc utilisé mes châtaignes « pelées au feu », enfin, si j’en crois ce qui était écrit sur le bocal.

Dans tous les cas, vos châtaignes doivent être pelées (au feu ou pas, on s’en fiche) et en bocal pasteurisé mais ne PAS baigner dans un jus saumâtre, et encore moins contenir du sucre ajouté. Voici un lien, pas pour faire de la pub, mais juste pour vous donner une idée de ce dont je parle (ça existe aussi en bio, c'est juste un peu plus cher).

… Mais vous pouvez aussi, si ça vous fait tant plaisir que ça, partir dans la forêt, fendre avec un petit couteau tout mignon chaque châtaigne, la faire bouillir, éplucher la première, puis la deuxième peau et recommencer ainsi de suite avec toute la cueillette si ça vous enchante. Temps de préparation de la recette, 5 h (en comptant même le temps que vous aurez passé à vous engueuler avec un chasseur au nez rouge après avoir manqué de vous prendre un pruneau parce que faites gaffe, c’est la saison), mais je reconnais que ça a aussi son charme (le ramassage des châtaignes, pas de se retrouver au milieu d’une battue de sanglier).

Montages-2Bref, une fois que vous aurez vos petites châtaignes pelées, ne les MIXEZ pas avec du sirop d’agave et de la vanille, du moins pas tout de suite, car elles ont besoin de cuire et recuire, en un mot de devenir un peu flagada pour faire de la bonne crème de marron.

Là, ne vous affolez pas, si je marque « temps de cuisson 45min » », PERSONNE ne vous demandera de rester planté stupidement devant votre casserole une cuillère à la main ! Donc, même si c’est un peu long, à la limite ça ne change pas grand chose pour vous : que vous prépariez votre repas, répondiez au téléphone, sautiez sur un trampoline ou que vous vous vernissiez en bleu turquoise les ongles des pieds, le fait que les châtaignes soient en train de cuire ou pas ne change absolument rien à votre emploi du temps !

Pour le reste, la recette est simplissime… et le résultat en-thou-sias-mant ! ;)))

Cette crème de marron est délicieusement parfumée (merci encore ma si gentille Manuia pour la sublime vanille de ton île… C’était hélas l’avant-dernière gousse ;)), pas trop sucrée (attention, danger, ne pas s’asseoir devant le pot une cuillère à la main), délicieusement lisse, fluide, veloutée…

Et puis, allez, hop, soyons bien décadents jusqu’au bout : Je vous livre aussi la recette de mes coupes timarronsuisse.  Hum, qui a dit que c’était un nom à la noix ? D’abord, c’est un nom au marron, mais pour les ignares qui se marrent devant ce nom barbare (oui, je sais, mes rimes vont sûrement faire pâlir Racine de jalousie) sachez que c’est parce que ça ressemble à un tiramisu à la crème de marron et petit-suisse. Celui ou celle qui trouvera un nom plus mignon aura droit à une coupe de plus.

Pour le reste, faut-il que vous fasse un dessin ? Arf, que c’est bon ce truc là !

 

 

Montages3-2La crème de marron à IG raisonnable

 

Ingrédients pour 3 pots
Préparation : 10 min
Cuisson : 45 min

500g de châtaignes pelées (voir plus haut)
75cl d'eau
15 cl de sirop d'agave
1 gousse de très bonne vanille (voir plus haut) ou 2 gousses de vanille courantes
Une pincée de fleur de sel (LE secret ;))

 

Mettre les châtaignes et l’eau dans une petite cocotte en fonte (c’est bien mieux qu’une casserole en inox pour les cuissons longues et douces). Fendre la ou les gousses de vanille, racler les graines avec une cuillère ou un couteau lisse puis mettre le tout (gousses+ graines) dans la casserole. Poser un couvercle, et une fois que le mélange arrive à ébullition, compter 45 minutes de cuisson à feu très doux. En fin de cuisson, il doit rester 30 cl de liquide (j’ai mesuré, donc si vous avez trop de liquide, continuez la cuisson, et si vous n’en avez pas assez ajoutez un peu d’eau bouillante pour obtenir la même texture que moi).

Transférer le tout dans le bol d’un blender, retirer la gousse de vanille, ajouter le sirop d’agave et la fleur de sel puis mixer longuement jusqu’à obtention d’une crème parfaitement lisse et veloutée qui fait « blop » quand on arrête le mixeur.

Mettre en pot, et conserver au frais jusqu’à 10 jours (ah ah, la bonne blague).

 

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_DSC4584-2La coupe "timarronsuisse"

 

Ingrédients pour 4 personnes
Préparation : 5 min
Prise au frais : 8 H

 

4 biscuits à la cuillère, idéalement fait-maison (j’en ai souvent dans une boîte chez moi pour improviser des petits desserts dans ce genre là ;))
Un café espresso très serré de 3 cl environ
2 cuil à soupe de sirop d’agave
3 petits suisses
150g de ma crème de marron
Un peu de cacao en poudre

 

 

Mettre au fond de 4 coupes un biscuit à la cuillère coupé en deux. Mélanger le café et le sirop d’agave, puis en imbiber les biscuits, mais pas trop car ils doivent rester un peu secs pour « pomper » l’humidité de la crème au petit-suisse.

Mélanger les petits-suisses avec la crème de marron, puis en napper les biscuits. Mettre au frais au moins 8 H, bien couvert avec du film alimentaire.

Servir en saupoudrant d’un peu de cacao.

 

 

 

 

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Je vous laisse avec cette photo d'un très joli ciel d'automne, le soir, juste au dessus de chez moi... :) C'est tellement joli que ça donne envie de manger de la crème de marron... Comment ça "rien à voir". Mais si, toutes les excuses sont bonnes !

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Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

Posté par mariechioca à 15:42 - - Commentaires [131] - Permalien [#]
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12 novembre 2014

Que faire lorsqu’il pleut des trombes ?

 

Des biscuits super réconfortants qui embaument la maison…

(Recette saine et à IG bas)

 

_DSC3562-2Connaissez-vous les biscuits Belvita ? Je ne cherche surtout pas à faire de la pub pour des biscuits industriels, mais je vous avoue que mes enfants les ont goûtés cet été (car quand c’est Papa qui fait les courses on trouve parfois dans le caddy des trucs que Maman n’aurait même pas daigner honorer d’un regard). Ils les ont goûté ET approuvé. À tel point que maintenant il y en a toujours, à mon grand désespoir, une ou deux boîtes dans le placard.

Un soir où je rouspétais de voir encore toute la tribu s’empiffrer de Belvitas sous l’œil complaisant du papa, j’ai décidé de mettre fin à cette idylle. Mais ce n’était pas gagné d’avance : Si j’évoquais le fait que c’était des biscuits industriels, on me répondait doctement de regarder la liste d’ingrédients qui, effectivement, ne contenait pas trop de cochonneries. J’ai voulu y goûter pour leur prouver que ça ne valait pas chipette : Hélas, c’était catastrophiquement délicieux… Pas trop sucré, avec une texture toute croustillante, un bon goût de céréales et tout et tout.

Pfff.

2 boite-2Il ne me restait plus qu’à dégainer ma dernière arme secrète, la plus redoutable : faire des Belvitas maison, encore plus catastrophiquement, horriblement, impitoyablement délicieux si possible… Et bien voilà, c’est chose faite ;), et depuis 3 semaines que je régale les loulous avec ma recette, il n’a plus été question une seule fois de ramener à la maison cette fameuse boîte jaune qui me narguait depuis juillet…

Rien que la pâte crue, toute souple et toute chaude, si facile à travailler, exhale déjà un envoutant parfum de beurre et de noix chaude qui embaume la cuisine. Et quand ça cuit, mazette, je vous raconte même pas !

Une fois n’est pas coutume, j’ai mis dans cette recette une lichette de beurre (seulement 1,5g par biscuit, c’est hyper raisonnable !) : d’abord parce qu’il fallait bien sortir le « grand jeu » pour gagner la partie ;) mais aussi parce que de toute façon je mets toujours un peu de beurre dans les biscuits contenant de la farine d’avoine : et c’est juste une tuerie à chaque fois.

3 montage 1-2

Concernant les autres ingrédients, tout a son importance : le lait de soja DOIT être parfumé à la vanille (et ça DOIT être du lait de soja-vanille, pas du lait d’avoine, ou d’amande, ou de vache…), le sucre de coco DOIT être du sucre de coco (et pas du sucre de bouleau ni du sirop d’agave qui donneraient une texture molle aux biscuits, ni du muscovado qui donnerait une saveur trop « réglissée »), la farine d’avoine DOIT être de la farine d’avoine (c’est surtout elle qui donne ce sublime parfum), la farine d’épeautre DOIT être de la farine d’épeautre et celle d’orge mondé DOIT être de la farine d’orge mondé (pour la texture mais aussi pour l’indice glycémique des biscuits), le son d’avoine DOIT être du son d’avoine (et non du son de blé qui flinguerait tout), etc. Non pas que je veuille vous empêcher de faire vos expériences n’est-ce pas, mais juste parce que si vous voulez des biscuits simili-belvitas au top des tops, mieux vaut éviter de devoir comme moi faire 4 ou 5 tests avant d’y arriver ;)

J’attendais impatiemment de partager cette recette avec vous depuis 3 semaines, et le temps tout pluvieux d’aujourd’hui (qui m’a donné envie de refaire mes « belvitas » maison) a été l’excuse parfaite. Je vous avoue toutefois que les photos par un ciel aussi gris m’ont donné bien plus de fil à retordre que les biscuits… Mais pour finir, ces douces et calmes journées d’automne bercées par le chant de la pluie sur les vitres ont aussi leur charme, une sorte de tendresse et de poésie qui me met du baume au cœur et me rend toute joyeuse dans ma maison qui sent bon le feu de bois. Juste pour le plaisir, je vous ai pris quelques photos par la fenêtre : oui c’est tout gris. Mais que c’est joli cette brume vaporeuse sur la campagne mouillée…

 

(Edit du 14/11 : En fait, je me suis aperçue entre temps qu'il y avait beaucoup d'autres biscuits "Belvita" sur le marché que ceux que je connaissais : des saveurs ceci, des saveurs cela, des fourrés de telle ou telle façon... Mais, c'est aux Belvita "brut 5 céréales complètes" que mes biscuits ressemblent un peu.)

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Ingrédients pour 40 biscuits environ
Préparation : 20 min
Cuisson : 30 min
 
100g de farine T130 de grand épeautre
100g de farine d'avoine
100g de farine d'orge mondé
50g de son d’avoine
15cl de lait de soja-vanille
60g de beurre bio
50g de sucre de coco
5cl d'huile de pépin de raisin
Une pincée de fleur de sel

 

5 montage 2-2Préchauffer le four à 150°C, si possible en chaleur tournante.

Mettre les 3 farines et le son d’avoine dans un saladier avec la fleur de sel. Mélanger.

Faire chauffer le lait avec le beurre, le sucre de coco et l’huile. Fouetter le mélange pour bien émulsionner le tout résister à la tentation de dévorer tel quel à la petite cuillère cette crème à la délicieuse couleur de caramel et au parfum si envoutant, puis verser dans le saladier sur les farines et mélanger le tout, d’abord à la cuillère de bois, puis en travaillant à la main. Ne pas trop pétrir.

Au début, la pâte semble très (trop !) souple, mais c’est tout à fait normal : En seulement quelques minutes, elle va épaissir suffisamment pour pouvoir former de très jolis biscuits.

L’étaler assez finement (plus les biscuits seront fins, plus ils seront croustillants), puis découper à l’aide d’un emporte-pièce rond ou rectangulaire et déposer les gâteaux au fur et à mesure sur une plaque de cuisson chemisée de papier.

(Notez que l’on peut aussi - comme sur la photo en bas à gauche du montage- confectionner de simples cookies en écrasant sur la plaque chemisée des petites boules de pâte de 20g : c’est plus rapide ainsi, et aussi très bon, mais veillez toutefois à ce que les cookies soient très fins.)

Enfourner pour 15 minutes à 150°C, puis baisser la température du four à 110°C pour les 15 minutes restantes. Laisser refroidir sur une grille pour que les biscuits gagnent en croustillant. Si une fois refroidis ils restaient encore un peu moelleux, ne surtout pas hésiter à les repasser au four 10 minutes à 110°C (en surveillant toutefois qu’ils ne « bronzent » pas trop) car c’est ce côté très croquant sous la dent qui fait tout leur charme.

Conserver dans une boîte en fer ou un bocal de verre bien hermétique car ces biscuits ne doivent surtout pas prendre l’humidité.

 

4 eclats de chocolat-2Une variante que mes enfants aiment beaucoup consiste à ajouter à la pâte 50g de chocolat noir découpé en fins éclats (plus petits que des pépites) à l’aide d’un économe ou d’un couteau. Vous pouvez soit les incorporer dans la pâte bien refroidie (sinon la chaleur du mélange lait-beurre-huile ferait fondre le chocolat), soit les parsemer sur la pâte étalée et les « incruster » au rouleau comme sur la photo ci-dessous.

Sachez toutefois que malgré mon côté très « fan » de chocolat, je préfère la version nature qui met à mon goût davantage en valeur la saveur si délicieusement « céréales-beurre-noisette » de ces biscuits…

 

 

 

 

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6 biscuits au chocolat-2

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06 novembre 2014

Les gâteaux passent à la casserole (suite)


 

Mes mug-cakes salés (toujours sans micro-ondes !)

 

 

1-mugcake-potimarronPour ceux qui, trop occupés cet été à « buller » sous un parasol (ou sous un parapluie…), auraient raté la version sucrée de mes mug-cakes sans micro-ondes, c’est ici…

Concernant la version salée, je suis assez fière de vous présenter aujourd’hui une recette et 3 de ses variantes que je trouve vraiment délicieuses, à base de purées de légumes qui apportent beaucoup de moelleux sans excès de matières grasses (seulement 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive par personne.)

Au final, vous obtiendrez là un gros mug-cake bien copieux, hyper équilibré pour un repas de midi, tellement moelleux et savoureux que je le qualifierais sans honte de « gastronomique », sans compter sa magnifique teinte flashy car la cuisson à la casserole (contrairement à la cuisson au four qui teinte tout d’une croûte beige-marronâtre) préserve à merveille la couleur des pâtes à gâteaux.

Pour ce qui est de la couleur, tout dépend évidemment de la purée de légumes que vous choisirez : je ne vous ferai pas l’affront de vous prévenir qu’avec une purée de céleri rave ou de navet daïkon, vous n’obtiendrez pas de joli mug cake orange vif ou vert pimpant… Mais ce sera très bon tout de même !

Cette fameuse purée, vous pourrez par exemple la prélever sur un reste de la veille : car oui, la purée de légumes, c’est super bon, même pour ceux qui ont plus de 8 mois, même pour ceux qui ont des dents, même pour ceux « qui ne sont pas malades » (vous aussi vous l'avez déjà entendu mille fois?…) !

Personnellement, j’en fais souvent à la maison et tout le monde en raffole : Ça change un peu des soupes, et on peut varier à l’infini en prenant toutefois soin de choisir un légume bien lisse une fois mixé (potimarron, brocoli, chou romanesco, céleri rave, chou fleur, panais, chou rave, etc.) car chaque cuillerée d’une « purée » filandreuse (de céleri branche, de blette ou de cardons par exemple) risquerait de rester en travers de la gorge des enfants et/ou du mari dans tous les sens du terme.

2-preparation-mugcakesAvant hier, j’étais donc très fière d’avoir pu retirer de table juuuste à temps le fond de  casserole de purée de brocolis à la horde de gentils-huns-morts-de-faims qui me sert d’enfants. Ouf, quelques cuillerées sauvées ni vu ni connu pour les besoins du blog. Puis j’ai tourné le dos, 2min30.

Funeste initiative.

En revenant, purée ! (c'est le cas de le dire) j’ai retrouvé le hun mâle de 15 ans (le pire !) en train de soiiii-gneu-se-ment racler la casserole de purée jusque dans les coins pour ne rien gâcher. Si j’avais écouté mes nerfs à ce moment là, je l’aurais volontiers coiffé avec ladite casserole (en montant préalablement sur un tabouret, vu que le gaillard frôle le mètre-quatre-vingt-dix…). Mais comme je leur ai inculqué 365000 fois qu’il-ne-faut-pas-jeter-de-nourriture-ni-mettre-au-lave-vaisselle-de-casserole-mal-essuyée-ni-mettre-au-frigo-de-ridicules-petits-restes-dans-de-ridicules-petites-boîtes-que-tout-le-monde-oubliera-et-qu’on-aura-même-du-mal-à-identifier-10-jours-plus-tard-collé-par-le-givre-au-fond-du-frigo-entre-un-trognon-de-salade-flêtrie-et-une-brique-de-lait-bla-bla-bla-et-gna-gna-gna… c’est la seule solution qu’avait trouvé mon grand pour régler le « problème » de cette casserole dans laquelle restaient 3 ou 4 malheureuses cuillerées de purée. Pfff. C’est ça d’avoir des enfants obéissants (parfois…).

Du coup, j’ai dû refaire un peu de purée de potimarron et de brocoli ce matin rien que pour mes mug-cakes, et ces 2 toutes petites casseroles sur le fourneau m’ont évoqué d’émouvants souvenirs de minuscules frimousses, de gazouillis, de bavoirs et de… purée « vaporisée » dans toute la pièce à grands coups de « pttrrrrrrrr » et d’éclats de rires de bébé ;).  Le temps passe vite…

Maintenant, je vois d’ici la question : « mais si on a pas de purée sous la main ? « 

- On en fait (moi, ça m’a pris juste quelques minutes de préparer une petite purée de brocolis + une de potimarron ce matin, vu que personne ne vous demande de rester planter devant le temps qu’elles cuisent)

- On utilise de la purée surgelée en palets (ça existe même en bio, et c’est très pratique)

- On utilise de la sauce tomate ! Car oui, avec une bonne sauce tomate, ça marche aussi… et c’est même super bon !

 

 

Ingrédients pour 1 personne (repas de midi complet avec une salade, ou petit déjeuner qui « cale » pour les matinées chargées)

Préparation : 5 à 10 min

Cuisson : 25 min

 

 

- 3 c. à soupe (soit 80g) de purée de légumes (brocolis, potimarron, céleri rave...)
ou
3 c. à soupe (soit 80g) de sauce tomate pas trop liquide
- 1 oeuf
- 65g de farine T130 de grand épeautre
- 30g de fromage au choix (parmesan, chèvre sec émietté, tomme de brebis des Pyrénées râpée, etc...)
- 1 c. à soupe d'huile d'olive
- 1/2 sachet de poudre à lever sans phosphates
- 1 bonne pincée de sel
- Poivre 5 baies du moulin et/ou d'autres épices au choix (piment d'Espelette, curry, etc.)
- Facultatif : Une tranche de 30g de jambon cru détaillée en tous petits morceaux, ou autre ingrédient additionnels gourmand au choix (anchois, lardons de saumon, jambon blanc, etc.)
- Facultatif aussi, pour varier : 20g de pignons de pins, ou de cerneaux de noix, ou d'olives noires dénoyautées en petits morceaux, etc.)

 

3-montage-mugcakesChoisir une casserole (ou un faitout) assez haute pour que le mug puisse y tenir sans dépasser une fois que l’on a posé le couvercle. Verser un peu d’eau (de quoi arriver à la moitié de la hauteur du mug, pas plus –sinon le mug cake sera éclaboussé pendant la cuisson-, pas moins –sinon il ne sera pas bien cuit) et porter à ébullition.

Dans un bol, mélanger la farine, le sel et la levure. Faire un puits, ajouter l’œuf, l’huile, la purée de légumes et le fromage choisi (soit râpé, soit en petits morceaux). Bien mélanger, ajouter éventuellement les ingrédients additionnels (épices ou aromates, petits morceaux de noix, pignons, éclats d’olives noires, très fins « lardons » de jambon ou de saumon, petits bouts d’anchois, etc.), remélanger et verser dans un grand mug.

Le poser dans la casserole d’eau à ébullition, poser le couvercle et compter 25 à 30 minutes de cuisson.

On peut aussi verser la pâte dans 2 mugs plus petits, cela raccourcira la cuisson (15 min) mais la pâte sera toutefois un peu moins levée.

Savourer encore tout chaud.

 

4-mugcake-potimarron

Mug-cake à la purée de potimarron, avec 30g de tomme de brebis (type Etorky) râpée, 25g de jambon cru taillé en petits "lardons" et une pincée de piment d'Espelette

 

5-mugcake-brocolis

Mug-cake à la purée de brocoli avec 30g de picodon de chèvre coupé en petits morceaux, 25g de cerneaux de noix et du poivre 5 baies

 

6-mugcake-tomate

Mug-cake à la sauce tomate napolitaine avec 30g de parmesan, de l'origan, quelques olives noires coupées en petits morceaux et des pignons de pin

 

7-photo-finale

 

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24 octobre 2014

Pour Lou… qui attend impatiemment cette recette depuis septembre ;)

 

 

La "fameuse" bouillabaisse

 

1-montageUne fois n’est pas coutume sur ce blog, voici un plat que je n’ai ni « revisité », ni « réinventé », ni « adapté » en plus bio, plus sain, plus léger, etc. Car pour toucher à un iota de la bouillabaisse, il faudrait être fou. Non pas que les marseillais soient particulièrement chatouilleux ou susceptibles (on a vu pire…), mais tout simplement parce que la bouillabaisse, c’est juste un plat parfait : Parfait nutritionnellement (une grande assiette de cette soupe parfumée, et c’est le plein d’iode, de calcium, etc. Ça fait autant de bien qu’une thalasso ;)) mais aussi parfait pour les papilles des grands gourmets (ahhh que c’est bon la bouillabaisse !)

Avec juste un peu de temps devant soi, il n’est vraiment pas compliqué de préparer ce merveilleux bouillon d’or à condition de trouver du poisson vraiment très frais, si possible pêché de la nuit. Mais je reviendrai plus loin sur ce détail…

Cette antique recette traditionnelle était au départ l’apanage des modestes pêcheurs marseillais, lesquels accommodaient en une soupe rustique et revigorante les poissons très frais mais non vendables car trop petits, ou jugés trop « modestes » par les clients (c’était le bon temps, celui où les petites gens pouvaient encore se gaver de poisson frais à un franc six sous…)

La bouillabaisse à évolué jusqu’à devenir de nos jours un mets raffiné, composé d’une aromatique soupe de petits poissons de roches servie avec des croûtons grillés tartinés de rouille, et d’un prestigieux plat de plus gros poissons cuits dans ce même bouillon à savourer soit à part, soit dans la soupe. Pour vous simplifier la vie, demandez à votre poissonnier de vider tous les poissons, et éventuellement aussi de lever les filets des plus gros poissons devant être servis à part (ceux qui dépassent 800g par exemple) afin de faciliter une cuisson homogène. Évidemment, cela va bien lui casser un peu les pieds, mais demandé avec un gentil sourire, ça ne se refuse pas…

3-rouilleJe reviens maintenant sur le « détail » qui fait tout : la parfaite fraîcheur du poisson. C’est non négociable…

Nombreuses sont les personnes qui pensent ne pas aimer le poisson juste parce qu’elles ont été dégoûtées par de la marchandise ayant traîné à J+2 ou J+3 (c’est très courant !) sur certains étals. Quand ce n’est pas J+5, ou pire (quand vous rentrez dans un supermarché et que ça sent déjà le poisson alors que l’étal est au fond du magasin, fuyeeez…)

Je suis née à Nice, et je raffole de poisson parce que mon papa (comme mon Papy avant lui) partait « pêcher » de bonne heure de merveilleux poissons de méditerranée. En fait, il pêchait sans grandes bottes ni ciré jaune, il était même souvent carrément en costard-cravate, car sa « pêche » consistait à choper les pêcheurs (les vrais ceux-là) au petit matin quand ils débarquaient leurs caisses, ou les bons poissonniers avant qu’ils n’aient vendu leurs plus belles pièces à tous les restos et toutes les « madame la Comtesse » de la Côte… Très frais, n’importe quel poisson est succulent, même le plus modeste, même les sardines ou les petits anchois.

Mais quand ce n’est pas frais…

Bref, pour réussir cette bouillabaisse, le conseil « Number One », c’est de ne pas acheter vos poissons chez Ordralfabétix !

Et là vous allez me dire « Et je fais comment moi qui habite à Clermont Ferrand/Strasbourg/Rodez/Marly-Gaumont ? »

- Bon plan N°1 : vous faites une omelette aux champignons.

- Bon plan N°2 : vous persévérez dans votre rêve de bouillabaisse et vous commandez vos poissons à un poissonnier de confiance (mais si ça existe, moi j’en ai bien trouvé un dans une petite ville pommée entre Valence et Grenoble). La preuve en photo, là juste en dessous, avec ces petits poissons de roche ultra frais pêchés près de Sète mais achetés en Isère ;)

4-passoireJ’ouvre d’ailleurs une courte parenthèse qui n’a plus rien à voir avec la bouillabaisse, à propos de cette photo qui me fait encore rire des mois après : Là, comme ça, on imagine un gars genre Mario le pêcheur niçois (ou Marius le pêcheur marseillais) qui tend à sa femme les poissons tout juste débarqués du bateau pour la soupe de midi des « pitchouns ». C’est tellement inspirant, poétique, intemporel... Et bien non, c’est pas Mario le pêcheur niçois, c’est Jérôme le dépanneur grenoblois, chopé par le col en bas de l’escalier par sa femme qui cherchait un samedi matin comment présenter joliment ces poissons pour sa photo. Et même que comme il n’avait pas de jolie marinière rouge assortie à la passoire le Jéjé, sa femme lui a collé sur le ventre celle en 10 ans de sa fille (avec les manches coincées sous les bras pour que ça tienne). Et même qu’à ce moment là, le téléphone a sonné (comme souvent, soupir…), et que pour une fois c’était pas un vendeur de panneaux solaire s’exprimant en un fichu dialecte franco-mohican, mais une merveilleuse copine à sa femme, du genre de celles qu’on est si contente d’avoir au bout du fil qu’on oublie tout sur le champ, et que du coup Marius le pêcheur a dû rester planté 10 minutes comme un âne avec sa marinière trop petite sur le bide et sa passoire de poiscailles dans les mains…

Approchez-vous un tout petit peu que vous dise un secret : il a un peu râlé…

 

Recette de la bouillabaisse (déjà?)

Ingrédients pour 8 personnes
Préparation : 45 min
Cuisson : 1H30 environ
 

5-bouillabaisse

Pour la soupe :

- 1kg de petits poissons de roche pour la soupe en mélange au choix (petites rascasses, petits grondins, rougets barbets, petites vives, tête et queue de congre, murène, petits crabes verts de rochers, etc.)
- 2 oignons
- 4 tomates
- 1 bulbe de fenouil
- 1 poireau
- 1 carotte
- 3 branches de céleri
- 5 gousses d’ail
- 4 feuilles de laurier
- 1 cuil. à soupe de graines de coriandre
- 50cl de bon vin blanc sec
- 2 cuil. à soupe de Pastis
- Piment de Cayenne
- Paprika
- 2 dosettes de safran
- 6 cuil. à soupe d’huile d’olive
- Sel, poivre du moulin

 

 

Autres :

- 2kg de poissons de Méditerranée en mélange au choix : saint-pierre, chapon, tranche de congre taillée près le la tête (là où il y a le moins d’arrêtes !), rascasse, grondin (appelé aussi gallinette), rougets barbets de belle taille, etc.), autant que possible de taille moyenne (de 500 à 800g - sauf pour les rougets barbets) pour permettre une cuisson homogène, vidés et écaillés.
- 6 pommes de terre nouvelles
- 6 larges tranches de pain de campagne (ou 2 ficelles) redécoupées en petits croûtons
- Environ 300g de rouille
- 1 gousse d’ail pour frotter les croûtons

 

6 montage bâteaux

 

1-Préparation de la soupe :

Éplucher et émincer les oignons, les carottes, le fenouil et les poireaux. Dans un très grand faitout, faire revenir à l’huile d’olive jusqu’à légère coloration des sucs, puis ajouter les tomates coupées en 4 et le céleri en petits tronçons de 1cm environ. Faire suer quelques minutes, puis ajouter les petits poissons de roche et éventuellement les parures (têtes et arrêtes) des gros poissons si le poissonnier en a levé les filets. Mouiller de vin blanc, ajouter le laurier, la coriandre, les gousses d’ail, 2 cuillerées à soupe rases de gros sel et 4 litres d’eau. Laisser mijoter 45 minutes environ. Pendant ce temps, éplucher les pommes de terre, les couper en cubes de la taille d’une grosse bouchée et faire cuire à l’eau salée. Vous pouvez aussi préparer la rouille (voir plus bas)

2- Cuisson du plat de gros poissons :

Disposer les gros poissons devant être servis à part dans une poissonnière ou dans une grande sauteuse large. Prélever suffisamment de bouillon brûlant dans le faitout pour affleurer le niveau des poissons, puis porter à ébullition et laisser cuire 10 minutes seulement si les poissons sont d’assez petite taille (rougets barbets par exemple, ou filets), jusqu’à 20 minutes si les poissons sont plus gros (autour de 500 à 800g). Si la taille des poissons est trop irrégulière, mettre au départ les poissons de plus d’1kg, puis 10 min après ceux de 800g environ, puis 10 min après les filets et petits poissons.

3- Finition

Mouliner tout le bouillon restant avec les légumes, aromates et poissons de roche, soit en passant le tout au presse-purée à moulinette (grille fine) comme le faisait nos grands-mères (ça marche super bien !), soit en le mixant avec un blender puissant avant de filtrer au tamis fin pour retirer tout résidu d’arrêtes ou d’aromates. Dans tous les cas, ne pas hésiter à exprimer le maximum de sucs afin que la soupe soit la plus parfumée possible.

Poivrer la soupe, la pimenter en fonction du goût, rectifier l’assaisonnement en sel, ajouter le safran et le Pastis, puis remettre sur le feu pour 5 minutes d’ébullition.

Faire griller les croûtons 10 minutes au four en position grill, puis les frotter d’ail.

Retirer délicatement en s’aidant de 2 écumoires les poissons cuits dans le bouillon et les disposer dans un plat chaud. Vous pouvez si vous le souhaitez filtrer rapidement au tamis le bouillon clair et parfumé ayant servi à la cuisson des poissons, et le remélanger à la soupe.

Servir la soupe brûlante avec les pommes de terre et les croûtons grillés tartinés de rouille, et le plat de poissons à part. les convives pourront au choix les savourer dans la soupe, ou juste après avec un filet d’huile d’olive ou un peu de rouille.

 

2-bouillabaisse

 

 

La rouille…

La véritable recette de la rouille se fait à base de mie de pain trempée dans le lait et bien essorée, montée en pommade avec le corail de 12 oursins, du piment, de l’huile d’olive et de l’ail. Mais vous pouvez aussi (comme il n’est pas très aisé de trouver des oursins frais) réaliser une recette d’aïoli (« mayonnaise » maison à l’huile d’olive et à l’ail) en ajoutant dès le départ ½ cuillerée à café de paprika, ½ pointe de couteau de piment de Cayenne et une cuillerée à café rase de concentré de tomate. C’est aussi très bon…

 

 

Cette recette est extraite de l’ouvrage « La cuisine des grands classiques, ma version bio » paru début septembre aux éditions Terre Vivante.

Plus d’infos ici, et sur le site de l’éditeur.

1 couv-2

 

16 octobre 2014

Après le chocolat, hop, un bon petit jus cru et ça repart…

 

 

Coup de cœur pour un extracteur !

Le Kuving’s Whole...

 

1 montage-2Que vous soyez devenus adeptes de la cure Cabot ou que vous cherchiez juste à mettre un peu plus de vitalité dans votre vie quotidienne, vous êtes nombreux depuis 2 ans à me demander des renseignements sur les extracteurs de jus. Jusque là, je n’avais pas d’opinion sur la question, fonctionnant avec une simple centrifugeuse. Enfin, plus exactement, 4 centrifugeuses (en 8 ans) et ça fait un peu beaucoup…

Ma première, à l’époque où mon budget était trèèèès serré, avait été récupérée dans le garage du pépé de mon mari. Elle était orange, des années 70 (ouf, elle était déjà en 220 volts mais c’était limite) et il fallait mettre un casque sur les oreilles -comme ceux des stands de tir- à chaque utilisation pour ne pas risquer de devenir sourd. Idéalement, il nous aurait aussi fallu un gilet pare-balle et un casque intégral (pour le cas où elle nous aurait pété à la figure, parce qu’elle nous faisait franchement flipper) et des gants en kevlar pour la tenir solidement sans se faire arracher un doigt car elle avait fâcheusement tendance à se déplacer en crabe pendant utilisation, voir carrément à s’envoler dès qu’on essayait de centrifuger autre chose que du raisin. Après son décès brutal (exactement, son suicide, car elle s’est jetée imbécilement du plan de travail pendant un jus de fenouil, me causant une des plus grandes terreurs de ma vie), j’ai investi dans un modèle plus récent à 90 euros environ.

2 smoothie gourmand cerise-abricot 3-2Là, par opposition à la première j’ai trouvé ça gé-nial. Mais le rendement poids de végétaux/jus obtenu était un peu faible à mon avis (plus faible en tout cas que la centrifugeuse « super-vintage-spéciale-émotions-fortes » dont je vous parlais juste au dessus). Elle était aussi très compliquée à nettoyer : paille de fer, brosse à vaisselle de compet’ et huile de coude obligatoire à chaque jus, en regrettant amèrement que le coton-tige à brosse métallique intégrée rotative et vibrante ne soit pas encore inventé. Et comme parfois ça me gavait un peu de cureter/gratter/frotter furieusement ladite centrifugeuse à chaque jus, on avait souvent droit à l’arrivée d’un escadron de moucherons dans la cuisine, ivres de bonheur devant cette centrifugeuse cracra et cette pulpe en cours de transformation pourrito-champigno-alcoolique. La honte quoi.

Tout cela avec un manque évident de robustesse, puisque j’ai tout de même dû remplacer 3 fois en 7ans la fameuse centrifugeuse à 90 euros, et pour obtenir des jus qui, pour m’avoir honnêtement très bien dépannés pendant des années, étaient tout de même tout fibreux et recouverts d’une épaisse couche d’écume brunâtre pas toujours très appétissante…

Voici donc, après toutes ces péripéties centrifugesques, un post façon cri du cœur : Je suis « fan » de mon extracteur !

(... Et je ne partage avec vous que mes "vrais" coups de coeur ;))

 

 

3 jus détox à la mâche 1-2Pour parler du « top des top » d’un appareil ménager, on dit souvent « ça c’est la Rolls » de tel ou tel machinchouette. 

Moi, je ne vous présenterai pas aujourd’hui la « Rolls » des extracteurs de jus… mais plutôt l’Alfa Roméo, ou la Ferrari ! Car avec ses performances hors pair, son design pulpeux, sa carrosserie rouge métallisé, son faible encombrement et son moteur au doux ronronnement, cet extracteur-là évoque bien plus un beau coupé de sport qu’une grosse Rolls à Papa encombrante et pataude !

Bref, vous l’aurez compris, cet extracteur est beau, c’est même à mon avis LE plus beau sur le marché… Mais est-il efficace ?

Là, je vais être honnête à 300% : c’est mon premier extracteur, je n’en ai jamais essayé d’autre, je pense donc qu’il est tout à fait possible que d’autres extracteurs soient aussi très efficaces. Mais j’ai pu constater par moi-même que celui-ci est très peu bruyant, robuste (je m’en sers plusieurs fois par jour depuis des mois), et super performant (une fois que le fruit ou le légume est passé, la pulpe est bien sèche et on a vraiment l’impression que l’appareil a extrait tout le jus).

Que demander de plus ?

Que cet extracteur puisse, en plus des jus, réaliser aussi des laits végétaux, des desserts glacés, des smoothies, des purées, des tartinades, des petits plats pour bébé, des cocktails, etc. *? C’est le cas.

Qu’il soit facile à nettoyer ? C’est le cas.

Qu’on puisse y mettre des fruits et légumes entiers -ou du moins en très gros morceaux- plutôt que de devoir tout couper menu comme chez certains concurrents ? C’est le cas.

Qu’il soit peu encombrant ? C’est le cas.

Qu’il remplace à lui seul d’autres appareils qui squattent le plan de travail ? C’est le cas.

Qu’il soit, en plus d’être utile, un élément de déco très "design" de votre cuisine (que toutes les copines voudront vous piquer) ? C’est le cas.

Qu’il soit d’un bon rapport-qualité prix ? C’est le cas.

Que les pièces de rechange soient faciles à trouver et d’un prix raisonnable? C’est le cas.

Que l’appareil soit au moins garanti 5 ans ? C’est le cas.

Qu’il soit livré avec un superbe livre GRATUIT de 45 recettes super variées et très joliment illustrées ? C’est le cas.

Qu’une équipe soit disponible, en France (pas une hotline où l’on vous répondrais dans un dialecte non identifié…), pour répondre à vos questions ? C’est le cas.

 

*Avec le kit smoothie/sorbet d'une valeur de 49 euros... offert grâce au code SAINESGOURMANDISES ! (Voir plus bas)

 

4 jus-2… et j’ai dû en oublier.

Le seul souci, l’unique, c’est que ça coûte un bras, un extracteur. Celui-ci est très bien positionné par rapport aux autres (comme souvent avec la maison Warmcook), mais reste tout de même un appareil électroménager onéreux. Aussi, à vous de voir si c’est vraiment LE truc dont vous rêvez (et qui risque bien de vous changer un peu la vie, car les jus frais, c’est très clairement un gros « plus » côté santé, silhouette et vitalité), mais je sais aussi que pour beaucoup d’entre nous, ce bel appareil sera juste inaccessible… Et cela me touche, car je sais ce que c’est que d’avoir un budget à gérer au plus juste. En vous parlant de cet extracteur, mon but n’est donc pas de vous faire « culpabiliser » si vous faites déjà tout ce que vous pouvez pour concilier santé et porte-monnaie ! Si vous avez déjà une centrifugeuse c’est très bien, si vous n’en avez pas et que vous vous contentez de manger pas mal de fruits et légumes frais, c’est bien aussi. Un extracteur comme le Kuving’s Whole, c’est juste « topissime », mais on peut aussi survivre sans ;)… Jusqu’au jour où il arrive dans la cuisine et où là, on se demande vraiment comment on faisait, avant, sans lui ;)

Je vous laisse d'ailleurs découvrir sur le site officiel quels sont les atouts exceptionnels des jus crus pressés à l’extracteur (à froid, à vitesse lente, sans oxydation…) pour votre santé.

 

jus détox citron, pamplemousse, fenouil, carotte-2

Et pour mieux rêver à ce que pourrait bien être votre futur meilleur copain du matin (ainsi que votre « coach » vitalité), je vous laisse avec une série de photos réalisées ces derniers mois avec mon extracteur, que j’avais choisi d'un superbe rouge "glamour", assorti à ma cuisine ;) Mais il existe aussi d’autres coloris, histoire de s'accorder avec toutes les couleurs de cuisine ;)

9 jus de pomme 1-2

Jus de pomme fraîchement pressé : les loulous en raffolent !

 

18 jus 2-2

25 jus détox citron betterave-2

Un p'tit verre de bordeaux? Non, un jus betterave-citron. Paraît que c'est meilleur pour le foie...

33 dessert glacé à la framboise-2

Un "dessert glacé" à la framboise

 

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Le Kuving's Whole en détail...

 

27 smoothie gourmand cerise-abricot 2-2

Un smoothie cerise/abricot réalisé cet été, en juin, pour ma Poupougnette... C'était si bon !

 

 

Découvrez aussi Crudijus, le site officiel du Kuving’s Whole

Et sa toute nouvelle page Facebook (ouvrages à gagner par tirage au sort)

Toute dernière minute ! Sur le site Crudijus, le kit smoothies/sorbets d’une valeur de 49 euros est offert pour tout achat d’un extracteur grâce au code SAINESGOURMANDISES…

bannière 1-2

 

(Nota : ces 10 prochains jours, je vais avoir un gros travail à terminer et je crains de ne pas pouvoir répondre à tous vos commentaires comme d’habitude. Mais heureusement la charmante Murielle, de chez Warmcook (et Crudijus), se propose de répondre ici à toutes vos questions concernant l’extracteur ;))

 

 

Posté par mariechioca à 13:43 - - Commentaires [72] - Permalien [#]
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10 octobre 2014

Des brownies, des mi-cuits, des petits pots de crème mousseuse…

 

 3 desserts au chocolat pour ce week-end… What else ?

(Recettes saines et à IG bas)

 

 

post recettes chocolatVoilà déjà quelques jours que des photos « intensément chocolat » vous font de l’œil sur ce blog, au point pour certaines d’avoir commué leur activité préférée, le lèche-vitrine, en lèche-écran. D’ailleurs, j’en ai carrément pris certains en flagrant délit !

Alors voici aujourd’hui 3 recettes tirées de « Mes irrésistibles recettes au chocolat » : des brownies pralinés ultra légers (dit « brownies des garçons pas sages », vous apprendrez plus loin pourquoi), des mi-cuits vanille et figue fraîche, et des petits pots de crème mousseuse choco-menthe au thé vert. De quoi déjà consoler un peu ceux qui n’ont pas pu se procurer le livre, ou qui l’attendent (dans les chaussettes, sur la hotte de cheminée, je vous préviens ça rentrera pas, même roulé bien serré. Mieux vaudra accrocher la grande culotte blanche en coton bouilli de votre arrière grand-mère ;))

Et puis après, promis, la semaine prochaine je passerai à des choses beaaaucoup plus raisonnables parce que c’est un peu trop la fête depuis quelques semaines sur ce blog enfin quoi ! Après la marmite dieppoise, le goulasch, le poulet chasseur, les îles flottantes, la tarte aux pommes, le moka, les brownies, les mi-cuits à la figue et les pots de crème mousseuse choco-menthe, on va peut-être s’assagir un tout petit peu non ? (pas trop, promis !)

Même que je vous promets une chose : en octobre, je ne sortirai pas de livre, en novembre non plus, et en décembre non plus. Voilà, ça c’est dit. Pour janvier, hum, là je ne promets rien, mais ça vous laisse déjà 3 mois pour « digérer » mes 2 derniers ;)

En attendant, je vous souhaite un doux week-end chocolaté… et je vous laisse avec un petit « sondage » si vous voulez bien : désolée, il n’y a rien à gagner, mais c’est juste important pour moi d’avoir votre avis le plus franc possible sur la question, (je ne peux pas vous dire pourquoi au risque de vous influencer ;)). Aimez-vous l’association de certains fruits (framboise, cerise, poire, mandarine…) et du chocolat ?

Merci d’avance pour vos réponses… même si c’est juste un « oui j’aime » ou un « non je déteste »*

* Euh, d’ailleurs, pour une fois je préfèrerai une réponse super catégorique plutôt qu’une explication génialement nuancée… Pour les sondages, c’est plus pratique ^^

 

Brownies pralinés ultra légers (sans beurre et sans farine)

brownies pralinés vraiment très légers-2-2 copieCette recette aurait pu s’appeler « les brownies des enfants pas sages », car pour la petite histoire c’est suite à une bêtise qu’est née cette délicieuse recette à la fois toute moelleuse et incroyablement légère !

J’étais au départ partie pour réaliser des brownies tout ce qu’il y a de plus classique, mais voilà que juste à côté de moi deux de mes « iroquois » avaient décidé d’être insupportables. Allez donc vous concentrer sur votre recette avec dans les pattes des garçons qui se chamaillent pour une histoire de débarrassage de table ! Résultat, une fois les brownies au four j’ai retrouvé sur le plan de travail le bol de farine/levure que j’avais oublié d’ajouter (bien sûr, c’était de leur faute enfin quoi !...)

Je pensais ma recette complètement ratée, à refaire, et puis le lendemain ce fut une belle surprise ! Tellement belle, que j’ai soigneusement recopié la recette telle quelle et la partage avec vous aujourd’hui… Parfois, les petites bêtises ont du bon !

 

Ingrédients pour environ 12 parts de brownies
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 35 à 40 minutes

 

- 200g de chocolat noir à 70 ou 85%
- 1 briquette de 20cl de crème de soja
- 12cl de sirop d’agave (mesuré à l’aide d’un biberon, c’est encore plus précis…)
- 70g de purée de noisette bien souple (pas un vieux fond de pot tout sec)
- 3 œufs
- 80g de cerneaux de noix fraîchement mondés (pour être bonnes, les noix doivent avoir été conservées entières et moins de 6 mois après récolte. Après, elles deviennent rances et mieux vaut s’en passer.)

 

Préchauffer le four à 180°C.

Dans une petite casserole, faire chauffer la crème de soja avec le sirop d’agave et la purée de noisettes. Une fois la crème très chaude, retirer du feu et ajouter le chocolat coupé en tous petits morceaux. Mélanger, poser un couvercle, attendre que le chocolat fonde tranquillement.

Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Battre les blancs en neige.

Ajouter les jaunes dans la préparation au chocolat fondu, bien mélanger au fouet pour lisser, puis incorporer délicatement les blancs en neige et les cerneaux de noix.

Verser dans un petit plat rectangulaire et chemisé de papier cuisson, puis enfourner au moins 35 minutes. Les brownies sont cuits quand la surface gonfle et se craquèle très légèrement. Tant que le centre du gâteau reste lisse et brillant, ne pas retirer du four.

Laisser entièrement refroidir avant de découper à l’aide d’un grand couteau très bien aiguisé (à cause des noix !).

 

Cette recette sans gluten, sans lactose et à très faible indice glycémique se rapproche à la perfection des véritables brownies anglo-saxons côté texture (à la fois dense, non collante et parfaitement moelleuse) tout en étant beaucoup plus parfumée et moins saturée de sucre !

 

 

Petits pots choco-menthe au thé vert

Petits pots choco-menthe-2-2Texture parfaite, à la fois légèrement mousseuse, fondante et bien épaisse, saveur captivante, cette recette est tout simplement délicieuse… Côté présentation, je gage que ces petits pots feront sourire vos convives jardiniers !

Prenez garde tout de même de verser la préparation dans des récipients à usage alimentaire (ici des verrines en verre)  avant de les placer éventuellement dans des « cache-pots » en acier galvanisé ou en terre cuite comme sur la photo.



Ingrédients pour 4 à 6 petits pots
Préparation : 10 minutes
Cuisson : quelques minutes
Repos : 4 heures

 

- 1 briquette de 20 cl de crème de coco liquide
- 4 c. à soupe de sirop d’agave
- 2 c. à café de lécithine de soja
- 20 cl de lait de soja saveur vanille
- 1 sachet de thé vert
- 100 g de chocolat noir à 70 %
- 2 gouttes d’huile essentielle de menthe bio
- Quelques brins de menthe et cacao en poudre pour la finition

 

Porter à ébullition la crème avec le sirop d’agave, la lécithine et le lait de soja. Hors du feu, y faire infuser le thé 3 minutes puis retirer le sachet et ajouter le chocolat coupé en morceaux et l’huile essentielle de menthe.

Mixer le tout pendant 5 minutes le temps de bien faire fondre la lécithine, puis verser dans des petits pots.

Mettre au frais au moins 4 à 6 heures.

Au moment de servir, « labourer » délicatement la surface des pots avec une fourchette, saupoudrer de cacao et planter un brin de menthe par pot.

 

Zoom sur…

La lécithine de soja

Vous la trouverez dans certains desserts de cet ouvrage, parfois facultative, parfois indispensable à la réussite de la recette… On s’imagine parfois qu’il s’agit d’un énième adjuvant industriel de la famille des « E-machinchouettes », mais la lécithine de soja existe en bio, c’est même un complément alimentaire naturel destiné à lutter contre l’hypertension ou le cholestérol. En cuisine, elle émulsionne parfaitement le chocolat aux liquides, propriété fort précieuse dans les recettes sans jaunes d’œufs et contenant peu ou pas de matières grasses d’origine animale. Sans lécithine, de telles recettes pourraient donner une texture un peu grumeleuse, vraiment désagréable. Dans cette crème par exemple, la lécithine émulsionne les ingrédients à la perfection, donnant beaucoup d’onctuosité à la préparation.

 

Mi-cuits vanille et figue fraîche

mi-cuits vanille et figues fraîches-2-2Une association de saveur qui fonctionne du tonnerre ! Et côté texture, vous imaginerez aisément ce que peut donner le contraste croustillant des petites graines de figues dans le chocolat bien fondant…

Bref, une recette saine et très (très !) gourmande à tester absolument ! Attention de ne pas rater la saison des figues, elle est si courte…

 

Ingrédients pour 6 à 8 petits fondants individuels (selon la taille des ramequins)
Préparation 15 minutes
Cuisson : 10 minutes

 

- 325g de figues fraîches (environ 5 belles figues) + 1 ou 2 pour la déco (facultatif)
- 200g de chocolat noir pâtissier à 70% de cacao
- 2 cuil à soupe de miel d’acacia
- 4 œufs ultra frais
- 40g de farine de petit épeautre
- 1 cuil à moka de poudre à lever
- 1 cuil à soupe d’extrait de vanille liquide
- 2 cuil à soupe d’eau

 

Préchauffer le four à 150°C.

Enlever le pédoncule et la peau des figues, les couper en 4, puis les faire compoter à feu doux quelques minutes dans une petite casserole avec l’extrait de vanille, le miel et 2 cuillerées à soupe d’eau. Mélanger de temps en temps.

Pendant ce temps, couper le chocolat en morceaux, puis séparer le blanc des jaunes d’œufs.

Quand les figues sont bien tendres et baignent dans un jus sirupeux (cela ne prend que quelques minutes), éteindre le feu et ajouter le chocolat dans la casserole. Mélanger aussitôt et poser un couvercle pour le faire fondre en douceur hors du feu.

Dans un bol, mélanger la farine et la poudre à lever. Réserver.

Ajouter les jaunes d’œufs dans la casserole de figues et chocolat fondu, bien mélanger.

Fouetter les blancs en neige, puis verser « en vrac » dans le même saladier la compotée figue-chocolat, les blancs en neige et la farine. Mélanger le tout à la spatule, délicatement pour ne pas casser les blancs, puis répartir dans les ramequins.

Enfourner pour 10 minutes très précises, puis servir encore tiède (le cœur des petits ramequins sera tout coulant) ou mettre au frais pour quelques heures si vous préférez, comme moi, les textures plus épaisses et « truffées ».

 

 

Et en « bonus » pour les gourmands qui voudraient la recette des cupcakes au potimarron, vous la trouverez ici, sur le blog de Cléa… ;)

cupcakes potimarron photo 2ème page si cadrage vertical-2-2

 

 

1 SHADOWBOX_LIV_COUVERTURE_243_1406550849-2

"Mes irrésistibles recettes au chocolat"

50 recettes bio, saines et très gourmandes...

Vient de paraître aux éditions aux éditions Terre Vivante dans la collection "Facile et Bio"

Disponibilité garantie et frais de port gratuits jusqu’au 29 octobre sur le site de l’éditeur avec le code promo CHO14

 

 

Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

 

 

 

29 septembre 2014

Le nouveau livre de Marie Chiocolat. Oups, pardon Chioca.

 

Mes irrésistibles recettes au chocolat…

 

1 SHADOWBOX_LIV_COUVERTURE_243_1406550849-2Publier ce post, là comme ça à 17h, vous savez comment ça s’appelle (qui a dit « du sadisme ? ») ? De la chro-no-nu-tri-tion.

Si si, je vous assure ! Car la fin d’après-midi, c’est le moment où votre corps a biologiquement le plus besoin de sucré : savoir l’écouter à ce moment là, c’est éviter de gros « craquages » plus tard dans la soirée. Ce qui ne veut pas dire, notez-le bien, qu’il faille tout de suite vous ruer sur un paquet de pépitos ! Non, ce que les bons nutritionnistes sont unanimes à vous conseiller, c’est une petite collation-goûter sucrée mais saine et bien ressourçante autour de fruits frais ou cuits (ou secs), de bon chocolat noir, voire d’une portion de pâtisserie maison très équilibrée comme on sait si bien les concocter nous, les mamans « bio ».

Mais voici une intro bien sérieuse n’est ce pas, pour un sujet aussi joyeux ! En fait, c’était juste pour vous dire que si ces images vous font envie, ne vous en faites pas, rien de plus normal : C’est juste que c’est l’heure « critique » (et bien entendu, je n’ai pas du tout fait exprès de publier mon article pile-poil au moment où votre corps vous hurle qu’il veut du chocolat… Voyons, je ne suis pas comme ça. Hum, bon, bref, changeons de sujet.)

On en était-je ? Ah, oui, le chocolat.

2 gros muffins triple choc 2-23 petites syllabes, « chô-cô-lat »,  et déjà s’esquisse sur votre visage un sourire teinté de gourmandise…

Si séduisant dans sa robe sombre, le chocolat sait tour à tour se faire croquant, brillant, velouté, coulant, fondant, onctueux, moelleux, truffé… Comment lui résister ?

Mais d’ailleurs, pourquoi lui résister ? Quand il est choisi bien noir, de bonne qualité, et qu’il est consommé en quantité raisonnable, le chocolat est précieux pour l’organisme : riche en magnésium, zinc, potassium, fer, manganèse, cuivre, il présente en outre une teneur en flavonoïdes plus élevée que le thé vert ou le vin rouge, ce qui lui confère des propriétés antioxydantes majeures. Même les acides gras du chocolat (principalement les fameux acides oléiques et stéariques) seraient plutôt bénéfiques pour notre santé. Ouf, tant mieux ;)

Croquer dans le chocolat, ça, on sait tous faire… Mais pour ce qui est de le cuisiner, ce n’est pas toujours aussi simple, car si vous ouvrez un ouvrage de pâtisserie, allez donc trouver ne serait-ce qu’une seule recette où les bienfaits du chocolat ne soient pas noyés dans un excès de beurre, de crème, de farines raffinées ou de mauvais sucres ! Même nos papilles ont parfois du mal à retrouver dans les gâteaux et desserts des pâtissiers ou restaurants un peu de la profondeur, de la puissance de ce merveilleux chocolat… Il est si malmené, si diminué dans ces préparations doucereuses qui anéantissent tout son caractère, réfrènent sa générosité, et assassinent sa saveur à grands coups de sucrier !

3 Les orangettes 2-2-2Le chocolat, moi j’aime le cuisiner en respectant sa personnalité, en laissant s’épanouir toute sa richesse et la complexité de son arôme. Avec des ingrédients sains, bio, goûteux, nobles (comme les purées d'olégineux, les fruits bien mûrs, les  sucrants naturels alternatifs, le tofu soyeux, les crèmes et laits végétaux…), qui sont pour lui de vrais amis. Et accessoirement, les amis de notre santé…

Oui, on peut réaliser de somptueux desserts au chocolat sans les saturer obligatoirement de mauvaises graisses ou de sucres raffinés, mais pour cela il faut savoir s’y prendre, car pour avoir parfois dégusté (pff, ah là oui, qu’est-ce que j’ai pu déguster !) des desserts au chocolat "alternatifs" un peu… "déroutants" (sic), je peux vous dire qu'il n'est pas possible de faire n’importe quoi sous prétexte de cuisine saine avec ce pauvre chocolat ! Sinon, gare aux crèmes desserts grumeleuses façon enduit façade mal mélangé, aux fondants-qui-collent-aux-dents, aux gâteaux-de-plomb-qui-font-péter-les-plombs (sans compter ceux qui font pé*er tout court…) et autres calamités publiques.

Vous prenez soin de votre santé, mais sans vouloir renoncer à votre côté gourmet ? Comme vous avez raison !

Alors bienvenu dans le monde des recettes saines au chocolat, un monde joyeux tout plein de crèmes-dessert veloutées, de fondants truffés à cœur, de mi-cuits qui coulent dans l’assiette, de mousses aériennes façon nuage de bisounours (au chocolat), de cookies crousti-fondants, de bons gâteaux moelleux comme un oreiller, d’entremets qui fondent sur la langue et d’enrobages pur chocolat noir qui croquent autour des sucettes et orangettes…

Fondant au chocolat très intense façon irish coffe-2Ce livre, j’en ai rêvé depuis des années… et je travaille dessus depuis presque 2 ans ! Cuisiner le chocolat, ça me connaît, mais le photographier ça c’était une autre paire de manche ! Techniquement, ce fût un vrai défi d'essayer de faire un livre sur le chocolat plein de pep’s, mais qui ne tomberait ni dans le « marronisme », ni dans les couleurs trop flashy (qui écrasent visuellement les desserts au chocolat). Bref, j’ai pas mal tâtonné au début… Je vous passe aussi les détails sur la difficulté à photographier tel dessert avant que le coulis ne fige, avant que le saupoudrage de cacao ne s’humidifie, etc. J'ai fort heureusement bénéficié du secours d'une assistante, une toute petite assistante qui, il y a deux ans, se contentait de lécher les plats en s’en mettant partout, et qui petit à petit, s’est laissée photographier très sagement, barbouiller par maman de « moustaches » au chocolat pour la bonne cause, et a même appris à rester plusieurs minutes la bouche ouverte à 3 cm d’une sucette sans croquer dedans pour les besoins de la photo ;) Merci ma Poupougnette d’amour <3

Bon, allez, j’arrête de bavarder parce qu’il y aurait trop à dire et que de toute façon, sur le chocolat je suis intarrissablle (je vous avais prévenu que je me rattraperai pour le post de la semaine dernière ;))… Pour les gourmands qui voudraient découvrir l’intégralité du sommaire, c’est ici…;))

Et pour ceux qui souhaiteraient se contenter de lécher l'écran de l'ordinateur, c'est en dessous...

 

4 entrée de chapitre crèmes mousses et entremets-2

Le chocolat liégeois, version vegan

 

_DSC2379-2

Les verrines façon "Forêt-Noire" aux cerises fraîches

 

Brownie clafoutis au parfum de tonka 1-2-2

Le brownie-clafoutis au parfum de tonka

 

Cake fort en chocolat (cadrage vertical si possible) 2-2

Le cake intense très "fort en chocolat"

 

chocolat chaud bien épais comme en Italie 2-2

Le chocolat chaud bien épais, comme en Italie

 

Cookies panda (montage 2)-2

Les cookies-panda du mercredi après-midi

 

cupcakes potimarron 1-2

Les cupcakes au potimarron

 

entrée de chapitre les bons gâteaux au chocolat-2

La charlotte au chocolat noir, touche piment d'Espelette

 

figatelli au chocolat 1-2-2

Le "figatelli" au chocolat (rassurez-vous, il n'y a pas un gramme de viande là dedans, c'est un dessert pas une charcuterie au chocolat ;))

 

îles flotantes au chocolat 2-2

Les îles flottantes chocolat, vanille, caramel

 

lait de noisette au chocolat cru 2 (cadrée)-2

Le lait de noisette "maison" au chocolat cru

 

mendiants cadrée-2-2

Les mendiants de Noël au chocolat cru

 

Mes cookies préférés-2

Mes cookies préférés : épeautre, purée de noisette, chocolat, pécan, fleur de sel...

 

mi-cuits vanille et figues fraîches-2

Les mi-cuits vanille et figues fraîches

 

Mousse intense et légère au chocolat-2

La mousse intense et légère au chocolat

 

muffins à la vapeur (montage)-2

Les muffins vapeur très "haute couture"

 

pâte à tartiner choco-noisette_-2

La pâte à tartiner choco-noisette

 

Petits pots choco-menthe ( cadrée)-2

Les petits pots choco-menthe au thé vert

 

sachertorte aux abricots frais (part, photo pour 3ème page)-2

le sachertorte viennois "revisité" aux abricots frais

 

sucettes rigolotes au chocolat (montage)-2-2

Les sablés-sucettes au chocolat

 

 

1 SHADOWBOX_LIV_COUVERTURE_243_1406550849-2

Mes irrésistibles recettes au chocolat

Paru aux éditions Terre Vivante dans la collection « Facile et Bio »

Disponibilité garantie et frais de port gratuits jusqu’au 29 octobre sur le site de l’éditeur avec le code promo CHO14

 

 

Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

 

24 septembre 2014

"Show"-colat

 

Histoire sans parole...

(Mais avec onomatopées)

 

intro 7b-2

 

intro 5 cacao-2

 

intro 13b-2

 

intro 1 fouet-2

 

intro 10 chocolat chaud-2

 

intro 14 détail fondue-2

Humm, miam, slurp... (Soupir)

 

Si vous n'aimez pas le chocolat, ne venez surtout pas sur mon blog la semaine prochaine. Pour les autres, rendez-vous est pris (on va bien s'amuser ;)) !

 

intro 4 chocolat-2

" 9 personnes sur 10 aiment le chocolat
... la dixième est une menteuse "

(Vu sur la vitrine d'un chocolatier grenoblois ^^)

 

Posté par mariechioca à 12:15 - - Commentaires [131] - Permalien [#]
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18 septembre 2014

Je vous apporte la carte des desserts ?

 

La Cuisine des Grands Classiques, Ma version bio

(suite et fin... pour le moment ;))

 

montage desserts-2Quand on évoque la cuisine des grands classiques côté sucré, on pense aussitôt à tous ces desserts d’anthologie qui, en faisant le bonheur de générations de gourmands, sont entrés dans l’Histoire de notre patrimoine culturel, gastronomique et affectif…

La tarte Tatin qui embaumait toute la maison et le jardin en sortant du four, le Paris-Brest qui tachait déjà de sucre glace la frimousse de nos grands-parents en culotte courte, le voluptueux moka qui a fait (hypocritement) protester tant de petites dames soucieuses de leur taille de guêpe, la mousse au chocolat, la vraie, celle de nos mamies que l’on mangeait à même le saladier en s’en mettant un peu sur le bout du nez, le généreux baba au rhum qui (allez savoir pourquoi) nous donnaient à nous enfants subitement un peu chaud et –accessoirement- très envie de rire dès la 3ème cuillère, ou encore les crêpes Suzette exécutant leur époustouflant numéro de pyrotechnie  sous le regard imperturbable du serveur aux manches blanches des grands restaurants… Que de souvenirs d’enfance, que de madeleines de Proust !

Ces desserts là, pour que l’on puisse s’en régaler sans trop malmener sa santé, j’ai voulu les adapter un peu en version plus saine. Mais cependant tout en douceur et nuance, avec un grand respect, car par définition le dessert -petit plaisir « superflu » s’il en est- se doit d’être très gourmand ! Quelle logique y aurait-il à se forcer d’ingurgiter un tiramisu aigrelet et crayeux au yaourt 0% ? Mieux vaudrait ne pas prendre de dessert du tout, ou croquer simplement une belle pomme !

J’ai donc fait un gros travail de recherche et d’adaptation pour remplacer, sans que la texture ou le goût n’en pâtisse, les farines blanches et autres fécules de maïs par des farines non raffinées, le sucre blanc par des alternatives plus saines, le beurre par des purées d’oléagineux ou des huiles végétales de première pression à froid… mais pas toujours, car comme dans certains desserts le « petit goût de beurre » est juste incontournable, je me suis contentée de calculer les proportions au plus juste, pour que les qualités organoleptiques soient parfaitement au rendez-vous mais sans cette sensation un peu écoeurante de « trop gras, trop sucré » qui nous pèse parfois si lourd sur l’estomac.

Je vous avoue que certains desserts sont déjà parus sur mon blog (Paris-Brest, fraisier), ou dans mon livre sur la pâtisserie bio (petits-beurres, crème renversée…) car une fois que l’on a mis au point après maints essais une « nouvelle » recette de pâtisserie qui tienne vraiment la route, il faudrait être un peu kamikaze pour chercher à tout prix à en changer ! Mais il y a aussi d’autres desserts complètement inédits dans cet ouvrage (du moins, dans leur version bio et saine), comme les pêches Melba, Le kougelhof, les poires Belle-Hélène, etc. Petit aperçu aujourd’hui avec 3 recettes cultes ;)

 

Nota : J’espère que vous n’aurez pas de questions trop urgentes sur ces recettes car en déplacement cette semaine, je ne suis pas du tout certaine de pouvoir consulter mes messages…

Alors, n’improvisez pas trop pendant mon absence, hein ? ;))) Ou alors, assumez pleinement votre moka à la farine de pois-chiches, car je ne serai pas là pour vous arrêter à temps ;)

 

La tarte aux pommes façon pâtisserie

La tarte aux pommes-2Une pâte légèrement feuilletée au bon goût de beurre (et qui pourtant n’en contient que très peu), un nappage brillant comme chez le bon pâtissier du coin, des notes généreuses de vanille et de cannelle, voici la tarte aux pommes de mes rêves…

Côté pratique, cette pâte qui se prépare en un clin d’œil, s’étale très facilement, et donne un résultat aussi sensationnel mérite d’être déclinée en beaucoup d’autres variantes, dans une farandole de tartes maison qui sublimeront tous les beaux fruits de saison.

 

Ingrédients pour 8 à 9 parts
Préparation : 25 min
Cuisson : 25 min
Repos de la pâte au frais : 1H
 

 

 

4 à 5 pommes
180g de farine bise ou complète de grand épeautre
90g de beurre mou (à température ambiante)
3 petits suisses
3 cuil. à soupe de sucre au choix (cassonade, muscovado, sucre de coco, etc.)
1 pincée de sel
100g de gelée de coing ou de pomme
1 gousse de vanille
1 pincée de cannelle

 

Couper le beurre en petits morceaux. Mélanger dans un saladier la farine, le sel, le sucre, le beurre et les petits suisses soigneusement égouttés, en écrasant le tout entre les mains. Ne pas trop pétrir, se rincer les mains et former rapidement une boule de pâte bien homogène. Couvrir et laisser reposer au frais une heure.

Préchauffer le four à 200°C.

Étaler la pâte sur un plan fariné, ou même directement sur un papier cuisson. Lui donner une forme ronde ou carrée, au choix, et roulotter les bords de la pâte pour former les « trottoirs ».

Éplucher (ou pas, tout dépend des goûts...) et vider les pommes, puis les émincer en tranches fines. Les disposer sur la pâte en les faisant se chevaucher, et en serrant bien car elles ont toujours tendance à rétrécir un peu pendant la cuisson.

Enfourner pour 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

Mettre la gelée de coings dans une petite casserole avec une cuillerée à soupe d’eau, les graines de la gousse de vanille (que vous aurez préalablement gratté avec un couteau) et la pincée de cannelle. Porter à ébullition en mélangeant sans cesse.

Quand la tarte sort du four, la laisser un peu refroidir, ainsi que la gelée, avant de badigeonner généreusement le tout au pinceau.

 

 

Le moka

moka (ne pas recadrer si possible)-2Démystifions cette délicieuse recette d’antan ! Si vous disposez d’un robot pâtissier (qui vous aidera tout de même bien…) ce gâteau est très facile à réaliser.

La crème au beurre -si riche !- de la recette initiale, a été remplacée par une succulente crème fouettée végétale au coco, vraiment « bluffante ».

Un petit conseil : la vedette de ce gâteau, c’est le café : choisissez-le donc particulièrement bon et parfumé…

 

Ingrédients pour un gâteau de 12 parts
Préparation : 30 min
Cuisson : 10 min
Repos au frais : 6H

 

 


 
Pour la génoise :
4 œufs
10cl de sirop d’agave
150g de farine de grand épeautre T110
1 paquet de poudre à lever
 
Pour la mousse :
Une briquette de 20cl de crème de coco liquide (de marque « Bjorg », « Kara » ou « Isola Bio", mais pas « La Mandorle » car elle ne monte pas) bien froide
3 cuil à soupe de sirop d’agave
3cl d’expresso très serré, et bien froid
 
Pour le sirop :
5cl d’expresso
5cl de sirop d’agave
2 cuil à soupe de rhum
 
Autres :
Cacao pour saupoudrer
Quelques grains de café en chocolat pour décorer (facultatif, à acheter chez un chocolatier)

 

Préchauffer le four à 200°C, en chaleur tournante.

Casser les œufs entiers dans le bol d’un robot pâtissier, ajouter le sirop d’agave puis fouetter, d’abord à vitesse moyenne, puis en augmentant petit à petit jusqu’à la vitesse maximum. Le mélange doit mousser, blanchir et au moins doubler, voire tripler de volume. Cette opération prend plusieurs minutes, et sera bien plus facile à réaliser dans un vrai robot pâtissier muni de son fouet à fil qu’au fouet électrique.

Mélanger la farine et la levure dans un bol, puis tamiser ce mélange au dessus des œufs fouettés.

Mélanger délicatement le tout à la spatule, puis verser dans un cadre à pâtisserie d’environ 18 x 24 cm, posé sur une plaque de four chemisée de papier cuisson.

Enfourner pour 12 minutes, jusqu’à ce que la génoise soit bien dorée. Sortir du four, puis laisser totalement refroidir.

Pendant la cuisson de la génoise, mettre la crème de coco, le bol et le fouet au congélateur pour faciliter le montage ultérieur de la Chantilly.

Mélanger ensemble les ingrédients du sirop. Réserver.

Fouetter la crème de coco avec le sirop d’agave dans le bol glacé, en augmentant peu à peu la puissance jusqu’à la vitesse maximale. Fouetter plusieurs minutes, jusqu’à ce que la crème mousse et épaississe, exactement comme pour une Chantilly. Ajouter alors, tout doucement, le café bien froid, toujours en fouettant en vitesse maximum et continuer ensuite de fouetter une minute.

Quand la génoise est bien refroidie, l’ouvrir en deux dans le sens de l’épaisseur à l’aide d’un grand couteau très bien aiguisé.

Mettre un premier rectangle au fond du cadre à pâtisserie, imbiber légèrement de sirop, puis napper avec les 2/3 de la crème. Poser dessus le deuxième rectangle de génoise, imbiber de nouveau de sirop, puis verser ce qui reste de crème fouettée et égaliser.

Couvrir, et mettre au frais environ 6 heures, au mieux 12H.

Avant de servir, saupoudrer de cacao, puis découper en 3 dans la largeur, en 4 dans la longueur, de façon à obtenir 12 parts rectangulaires. Décorer éventuellement chaque part de grains de café en chocolat, puis servir aussitôt.

 

Les œufs à la neige

les oeufs à la neige-2Si vous craignez -un peu comme moi- la technique traditionnelle du pochage des blancs en neige dans l’eau ou le lait (et qui transforme une fois sur deux vos magnifiques cuillerées de blancs en grosses limaces baveuses…)  cette recette est pour vous ! Vraiment inratable, vous aurez même le choix entre deux versions possible, aussi faciles à réaliser l’une que l’autre.

Pour le reste, vous pouvez opter pour la version au lait végétal, plus légère, au celle au bon lait de ferme, plus traditionnelle, mais dans tous les cas n’oubliez pas que de la qualité des ingrédients, et principalement des œufs (qui doivent absolument être fermiers et ultra frais), dépendra l’excellence de ce dessert très simple.

 

 

 

 

Ingrédients pour 6 personnes
Préparation : 20 min
Cuisson : quelques minutes pour le caramel et la crème anglaise + 3 min au four (facultatif)
Temps de refroidissement de la crème : environ 3H au frais
 
50cl de lait de soja-vanille, ou de lait de vache entier frais (non UHT)
5 œufs fermiers ultra frais
75g de cassonade rousse
4 cuil. à soupe de sirop d’agave + 7cl pour le caramel
1 gousse de vanille
 

Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Réserver les blancs à température ambiante dans un bol couvert (mais pas plus de 4 heures).

Pour réaliser le « caramel », verser les 7cl de sirop d’agave dans une petite casserole, porter à ébullition 3 minutes chrono sur le plus petit feu possible en mélangeant sans cesse pour faire épaissir. Laisser refroidir à température ambiante jusqu’à utilisation.

Délayer au fouet les jaunes d’œufs dans le lait et ajouter 4 cuillerées à soupe de sirop d’agave. Fendre en deux la gousse de vanille, gratter les graines avec un couteau, puis mettre le tout (gousses + graines) dans la casserole avec le reste.

Faire chauffer à feu très doux en mélangeant sans cesse à la cuillère de bois. En aucun cas la crème anglaise ne doit bouillir sous peine de développer une texture un peu grumeleuse. Idéalement, garder dans la main un thermomètre de cuisson plongé dans la préparation pendant que l’on mélange de l’autre main, et stopper le feu dès que la température atteint 85°C. À  défaut de thermomètre, bien surveiller la texture de la crème qui sera tout d’abord très liquide, pour finalement légèrement épaissir (consistance fluide mais veloutée ressemblant à de la crème liquide) au point de napper légèrement la cuillère de bois. À ce stade,  la crème est prête. La transférer dans un bocal fermé pour éviter la formation d’une peau, puis laisser totalement refroidir en laissant infuser les gousses de vanille.

Juste avant de servir (ou peu de temps avant le repas) fouetter les blancs restés à température ambiante en augmentant si possible peu à peu la vitesse. Ajouter la cassonade à la fin, en fouettant à vitesse maximum, et cesser de fouetter quand les blancs sont très serrés, épais et facilement façonnables à la cuillère (plus épais que pour une meringue, ils ne doivent plus former de pics souples.)

Là, 2 possibilités s’offrent à vous :

1ère option : Servir les blancs tels quels, en formant de grosses cuillerées à l’aide d’une cuillère à pot que l’on déposera délicatement sur 6 coupelles remplies de crème anglaise bien froide, en nappant le tout de caramel (c’est excellent, et très simple).

2ème option : Déposer sur un papier cuisson 6 grosses cuillerées de blancs en neige, et faire cuire le tout 3 minutes à 180°C (ne pas oublier dans ce cas de faire préalablement préchauffer le four). À la sortie du four, laisser refroidir puis servir dans les coupelles de crème avec le caramel. Le résultat est aussi très bon.

 

J’ai réalisé le « caramel » de cette recette avec du sirop d’agave, un sucrant naturel qui, entre autres propriétés nutritionnelles, n’élève que très peu la glycémie, n’acidifie pas l’organisme et ne donne pas de caries. Mais vous pouvez aussi utiliser du caramel liquide bio du commerce, ou faire épaissir de la même manière du sirop d’érable (5 minutes à petit feu, au lieu de 3 minutes pour le sirop d’agave).  N’hésitez pas non plus en saison à remplacer le caramel par un coulis de fraises, d’abricots ou de framboises, c’est à la fois très joli, très festif, et délicieusement acidulé.

 

La Cuisine des Grands Classiques, Ma Version Bio

Paru aux éditions Terre Vivante dans la collection "Facile et bio"

Disponible dans vos librairies de quartier, sur de nombreux sites internet, mais aussi sur le site de l'éditeur (sans risque de rupture de stock). Frais de port gratuits jusqu'au 3 octobre avec le code promo CGC14.

 

1 couv-2

 

Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

11 septembre 2014

On veut des recettes !

 

La cuisine des grands classiques (suite),

3 recettes de bons plats du dimanche

 

1 couv-2Merci encore à tous pour vos petits mots si sympathiques et enthousiastes suite à la sortie de mon nouveau livre :)  J’ai lu chacun de vos messages avec joie -voire euphorie :)))-et je peux vous dire une chose : vos encouragements galvanisent ma motivation à un point que vous n’imaginez même pas ! Oubliées, les nuits quasi blanches à corriger en bâillant comme un aligator des pages word qui n’en finissaient pas, oubliées, les crises de nerf façon diable de Tasmanie quand le ciel se couvrait au moment où j’allais prendre en photo un plat encore tout fumant, oubliées, les énièmes re-re-relectures de maquettes d’un air ahuri devant l’écran d’ordinateur, ou encore les quelques journées démentes à 5 recettes/photos par jour pour boucler le projet à temps…

A vrai dire, malgré ma profonde félicité à réaliser cet ouvrage très « gastronomique » au petit charme d’antan, je ne savais pas trop comment il serait accueilli car… vous êtes pour la plupart si « sucré » dans vos préférences ;) Me voilà donc rassurée, ouf, mes chers visiteurs ne mangent pas que des desserts !

Pour vous donner d’ailleurs un petit aperçu de son contenu, j’ai choisi 3 recettes salées du chapitre « viandes et poissons ». Le goulasch hongrois rien que pour ma fidèle Nouillette qui en rêvait ;), la marmite dieppoise (hum, hum, cette fois avec 2 « P » et pas d’accent, je l’ai copié 100 fois depuis la dernière fois) parce que j’ai trouvé à ce plat une saveur de folie, et le poulet chasseur en hommage à certains gendarmes qui chassent les automobilistes même que ça m’a coûté 90 euros juste parce qu’un de mes enfants avait la ceinture sous le bras au lieu de l’avoir au niveau de la carotide ce qui, à mon avis, est bien moins dangereux en cas de choc mais bon, faut pas discuter sinon en prime tu payes pour la pression des pneus, le stop où il paraît que tu t’es pas arrêté 3 secondes entières, les 0,7 km/h d’excès de vitesse et l’outrage à agent quand tu lui réponds que c’est quand même pas cool pour une brave maman qui roulait si prudemment avec ses 6 enfants TOUS attachés et que c’est dommage parce que des coups comme ça nous font monter la moutarde au nez contre les gendarmes alors que par ailleurs, quand on ne les oblige pas à chasser le pigeon pour renflouer les caisses de l’état, ils ont un job à la fois difficile et tout à fait admirable  parce que c’est vraiment un plat de saison.

Ce fût bien difficile de choisir seulement 3 plats parmi tant d’autres qui me criaient « Hep hep ! Moi aussi je veux aller sur le blog !!! » : Parmi mes chouchous, il y avait la pissaladière, les flammekueches au chèvre, la blanquette, les paupiettes légères, les quenelles au petit épeautre, la lotte à l’armoricaine, le veau marengo, le cassoulet 100% canard… mais aussi des plats de légumes et céréales, et des tas de desserts.

D’ailleurs, pour les desserts, on verra ça la semaine prochaine ;)

 

Le goulasch hongrois

goulash hongroise 1 (cadrage vertical idéal, ne pas recadrer si possible)-2Généreusement épicée de paprika, cette recette à mi chemin entre le ragoût et la soupe épaisse est à l’origine un « plat du pauvre » des bergers d’Europe de l’Est. Très facile à préparer, le goulasch nécessite cependant une douce et longue cuisson qui lui confère tout son moelleux et sa saveur particulière.

Nombreuses sont les recettes de goulasch à contenir du poivron, mais cela me « perturbe » un peu car en plein été - c’est à dire au seul moment où l’on trouve chez nous des poivrons de culture locale - on n’a pas forcément très envie de plats chauds mijotés 3 heures… Voici donc une recette hivernale de goulasch sans poivrons, mais néanmoins très savoureuse et délicieusement épicée.

 

Ingrédients pour 6 personnes
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 3h

500g de paleron
6 oignons
6 carottes
1kg de tomates pelées au jus
50g de concentré de tomate
4 cuil à soupes de paprika en poudre
3 gousses d’ail
45cl de vin blanc
6 cuil à soupe d’huile d’olive
1 pointe de couteau de piment de Cayenne
2 feuilles de laurier
1 pointe de couteau de cumin
Sel, poivre du moulin

 

Éplucher et émincer les oignons et les carottes. Les faire revenir dans une grande cocotte avec l’huile d’olive jusqu’à légère coloration des sucs.

Couper le paleron en cubes légèrement plus petits que pour une daube (car traditionnellement, il faut pouvoir savourer le goulasch sans couteau), puis ajouter dans la cocotte et faire légèrement dorer dans les oignons et carottes.

Écraser grossièrement (à la fourchette ou à la main) les tomates pelées avec leur jus, puis les verser dans la cocotte avec le vin et 2 verres d’eau. Ajouter le paprika, l’ail, le concentré de tomate, le piment, le laurier, le cumin, le sel et le poivre.

Couvrir et placer la cocotte sur feu le plus doux possible (plus petit feu de la gazinière, réglé au minimum), puis laisser mijoter environ 2H30 à 3 heures, jusqu’à ce que la viande soit parfaitement fondante, en mélangeant de temps en temps pour que le fond n’accroche pas et en ajoutant un petit peu d’eau si besoin. 

 

Nota : Servez votre goulasch avec des pommes de terre comme le veut la tradition, ou encore avec du kasha (graines de sarrasin torréfiées), cette céréale des pays slaves dont la saveur très particulière se marie si bien avec la sauce épicée.

 

Le poulet chasseur

Le poulet chasseur format vertical (de préférence, ne pas recadrer et présenter la photo telle quelle)-2Cette célèbre recette nappée d’une sauce aux échalotes, champignons, vin blanc et lichette de Cognac peut aussi bien s’appliquer à la cuisson du poulet qu’à celle du lapin.

Pour fignoler le plat, vous pourrez au choix ajouter comme nos grands-mères 2 cuillerées à soupe de crème fraîche épaisse hors du feu en fin de cuisson… ou laisser (comme dans cette recette) la sauce telle quelle car si vous prenez soin de bien faire réduire les sucs de cuisson, elle sera naturellement un délicieux concentré de saveurs !

 

Ingrédients pour 6/ 8 personnes
Préparation : 15 min
Cuisson : 40 minutes

Un poulet fermier, préalablement découpé et dépecé par votre boucher (ou par vos soins…)
4 échalotes
300g de champignons de Paris
300g de cèpes ou de champignons sauvages (facultatif, en fonction de la saison et des possibilités)
Une tranche épaisse de jambon cru (5mm environ)
25 cl de vin blanc sec
1 cuil. à soupe de concentré de tomate (surtout pas plus, car dans cette recette la tomate doit donner du « pointu » à la sauce tout en restant très discrète)
3 gousses d’ail
2 cuil. à soupe de Cognac ou d’Armagnac
4 cuil à soupe d’huile d’olive
Sel (avec prudence à cause du jambon), poivre du moulin

 

Éplucher et émincer les échalotes, couper le jambon en « lardons ».

Faire colorer à l’huile d’olive dans une grande sauteuse, puis ajouter les morceaux de poulet et poursuivre la cuisson à feu vif pour faire dorer les morceaux. Mélanger souvent pour que le fond n’attache pas.

Ajouter le vin blanc et le Cognac pour déglacer les sucs de cuisson, flamber (facultatif), puis ajouter la cuillerée de concentré de tomate et bien mélanger. Laver et émincer les champignons, puis les ajouter dans la sauteuse avec les gousses d’ail. Saler très légèrement (la jambon cru apporte déjà pas mal de sel), poser un couvercle et faire cuire à feu doux une petite demi-heure, en mélangeant de temps en temps. Les champignons expriment en général une bonne quantité de jus de cuisson, mais si besoin ajouter tout de même un petit verre d’eau pour que le fond n’attache pas. De même, penser à mélanger de temps en temps.

En fin de cuisson, découvrir le plat et poursuivre la cuisson le temps qu’il faudra (en général, une dizaine de minutes) pour réduire et concentrer la sauce. À cette étape, bien surveiller que le plat n’accroche pas.

Poivrer en fin de cuisson, mélanger, puis servir bien chaud avec une garniture au choix.

 

Nota : Cette recette se cuisine de préférence dans une sauteuse (une large poêle à bords hauts), qui permettra de mieux faire dorer les morceaux de poulet que dans un simple faitout. À défaut, une grande cocotte peut aussi faire l’affaire, de même – et bien que cela puisse paraître un brin « exotique » pour cette recette – qu’un wok en fonte !

 

 La marmite Dieppoise

marmite dieppoise 1-2Ce plat est traditionnellement réalisé avec des filets de soles et de turbot, mais pour ménager votre porte-monnaie vous pourrez utiliser d’autres poissons plats plus abordables comme la limande ou le carrelet. S’il est gentil ;), demandez à votre poissonnier de parer les poissons (c’est à dire de lever les filets) : vous gagnerez un temps précieux.

 Et puis pour une fois, pas d’impasse sur la crème fraîche… Nous n’allons pas faire l’affront à ce plat normand de le lier à la crème de soja n’est-ce pas ? Choisissez plutôt une bonne crème fraîche bio, idéalement issue de vache jersiaise (on en trouve assez couramment en magasins bio) pour qu’elle soit encore plus épaisse et gourmande, mais aussi pour qu’elle contienne des omégas 3… Et ne la faites surtout pas cuire pour ne pas éliminer les ferments probiotiques naturels qui aident à sa digestion. Même avec la demi cuillerée de crème par personne, ce plat riche en légumes et produits de la mer restera bienfaisant pour votre santé.

 

Ingrédients pour 8 personnes (en plat principal)
Préparation : 35 min
Cuisson : environ 25 min
 
 300g de filets de sole, ou de limande
300g de filets de turbot, ou de carrelet
300g de pavés de saumon sauvage
600g de moules de bouchot
300g de crevettes sauvages
1 poireau
4 échalotes
300g de champignons blancs
1 carotte
2 branches de céleri bien tendre
50cl de bon vin blanc sec
1 gousse d’ail
1 feuille de laurier
Quelques brins de persil
6 cuil à soupe d’huile d’olive
4 cuil. à soupe de crème fraîche épaisse
3 cuil à soupe rases de farine T70 de petit épeautre
Sel, poivre du moulin

 

Émincer finement les échalotes et les poireaux. Faire blondir dans 3 cuillerées à soupe d’huile d’olive, puis ajouter les carottes coupées en brunoise, les champignons en tranches et le céleri émincé.

Saler, laisser suer une dizaine de minutes.

Pendant ce temps, faire cuire dans une casserole à part les moules et les crevettes dans le vin blanc. Filtrer le jus au travers d’un tamis, puis le verser sur les légumes. Ajouter l’ail écrasé, la persillade, le laurier et 3 verres d’eau. Décoquiller les moules en jetant celles qui ne se sont pas bien ouvertes, puis réserver.

Décortiquer les crevettes, réserver.

Quand les légumes sont bien cuits, mettre les moules et crevettes dans la marmite, puis mélanger. Ajouter les filets de poisson, et les faire pocher 7 minutes dans le bouillon, avant de les retirer délicatement à l’aide d’une écumoire pour ne pas les briser.

Prélever 2 louches de jus de cuisson.

Faire légèrement blondir la farine dans 3 cuillerées à soupe d’huile d’olive. Ajouter au fur et à mesure le bouillon en fouettant sans cesse, comme pour faire une béchamel. Laisser cuire quelques minutes, puis ajouter la crème hors du feu.

Verser dans la marmite, poivrer généreusement, puis bien mélanger pour lier le bouillon en une sauce à la fois fluide et onctueuse. Immerger les filets de poisson dans la sauce bien chaude, puis servir aussitôt !

Nota : Il est absolument nécessaire d’épaissir le fumet afin que le plat soit bien onctueux, et ne baigne pas dans un jus aqueux et aigrelet. Mais je n’aime pas trop pour ma part utiliser de fécules de maïs ou de pomme de terre, qui sont des amidons très raffinés… à la place, je prends de la farine blanche (T70) de petit épeautre qui fait vraiment illusion en épaississant la sauce sans la rendre collante, et ne laisse aucun « goût de farine ».

 

La Cuisine des Grands Classiques, Ma Version Bio

Paru aux éditions Terre Vivante dans la collection "Facile et bio"

Disponible dans vos librairies de quartier, sur de nombreux sites internet, mais aussi sur le site de l'éditeur (sans risque de rupture de stock). Frais de port gratuits jusqu'au 3 octobre avec le code promo CGC14.

 

 

Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 



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