18 février 2015

Et l’okara, on en fait quoi ?

 

Partie 1 : idées recettes salées

 

1-2Je sais.

Un jour, à la fin d’une recette de lait d’amande maison, je vous ai dit que je vous expliquerais « bientôt » que faire de l’okara qui allait vous rester sur les bras. Et vu que j’ai un tout petit peu oublié, j’espère qu’en l'espace d'un an et demi, vous avez déjà trouvé quelques solutions pour « recycler » ce précieux okara autrement qu’en paillant les rosiers ou remplaçant la litière du chat. Non ? Ah. 

Alors pour me faire pardonner, voici déjà aujourd’hui 3 recettes salées assez sympas. Et « bientôt » (peut-être vers octobre 2017, puisque j’ai dit « bientôt »… ;)) je vous donnerai aussi des idées de recettes sucrées. Vous voilà rassurés.

Mais d’abord, je vais éclairer quelques lanternes, car j’en vois certains qui paniquent un peu derrière leurs écrans d’ordinateur.

C’est quoi l’okara ?

Oh, rassurez-vous, je suis là, à faire la maline avec mon okara, mais ça ne fait pas très longtemps que je connais ce mot savant, et régulièrement je reste hébétée devant bien d’autres mots "super-tendance ", qui ont apparemment fait 5 fois le tour du monde des blogs culinaires, de Face de Bouc et autres réseaux sociaux, qui ont même été vantés par toutes les stars américaines du « shobize » passionnées de cuisine (bon, en même temps y’en a pas beaucoup) mais moi rien à faire, je passe com-plè-te-ment à côté. Genre le chou kale… Mais heureusement, il y a Cléa ;)

2-2Bref, pour en revenir à mon okara, c’est le résidu d’amande, de noisette, de soja ou autre, qui reste dans la passoire une fois qu’on a réalisé un lait végétal. Ce n’est ni très glamour d’aspect (à mi chemin entre le marc de café décoloré, le sable de chantier mouillé et le quignon de pain recrachouillé par un bébé de 6 mois, avec quelques vagues souvenirs de frangipane ratée), ni très parfumé, ni très goûteux. Bref, c’est un résidu quoi. Si on essaye de le manger comme ça, en plus on s’étrangle un peu parce que ça a du mal à descendre le long du gosier, l’okara : ça s’accroche, ça « ponce » la trachée, et si vous essayez de parler en même temps, ou si vous avez attaqué l’okara à la cuillère dans un grand moment de boulimie sans prévoir la cruche d’eau à côté, ça va pas le faire du tout.

Mais… C’est très riche en fibres solubles, en minéraux, en précieux acides gras, et en outre, ça se mange, alors dans un monde où je dois serrer les dents, respirer un grand coup et boire un petit verre de schnaps avant que la caissière m’annonce la note du magasin bio (ou autre…) que je laisse chaque semaine, si ça se mange, et ben on le mange.

Et puis la bonne nouvelle, c’est que vous ne serez même pas obligé, pour « pas gâcher », d’avaler l’okara avec un grand verre d’eau en vous pinçant le nez. Parce qu’une fois un tout petit peu cuisiné, c’est même carrément bon, apportant du moelleux, du liant et même de la saveur une fois que vous y aurez ajouté du sel, du poivre, du safran, du piment d’Espelette, de la moutarde, du tabasco, du wasabi, de la sauce Worcestershire, du nuoc-mam, du miso, du curry, de la harissa, du ras-el-hanout et 3 bouillons knor pour 100g d’okara.

3-2Et les gars, je rigole hein ? Ça c’était pour fabriquer une bombe à l’okara. Parce qu’en vrai, avec juste un peu de sel, de poivre, et deux ou trois ingrédients (pour ne parler que des versions salées), l’okara-pas-jojo se transforme en super recette !

Alors je vous laisse découvrir tout ça, parce que le top, c’est vraiment d’avoir, pour le prix de 100g d’amandes bio en vrac (soit environ 1,60 euros), un litre de sublime lait d’amande maison + 4 petits cakes au chèvre et à l’okara ;) Ou 1 litre de lait de cajou + 9 petits pains buns tout moelleux. Ou encore 1 litre de lait de noisette + 3 petits pâtés végétariens vraiment trop bons. C’est vous qui faites le choix et ça, c’est vraiment du « recyclage » intelligent…

… pas comme quand on doit, comme chez nous à Ploucs-sur-Isère, enfiler chaque boîte de sardine vide qui pue une par une dans le moloch de tri parce que le trou est trop petit pour y mettre ne serait-ce qu’un tout petit sac, et qu’en plus, pour éviter de polluer la planète, les géniaux ingénieurs en écologie ont trouvé qu’il fallait mieux que des dizaines de milliers d’habitants prennent leur bagnole pour vider leurs poubelles plutôt qu’un seul camion passe chaque semaine, comme au bon vieux temps… Et tout cela au milieu des guêpes (en été), des milliers de moucherons qui vous rentrent dans les narines (en automne), avec des moufles (en hiver), et en costard cravate quand les pauvres maris partent travailler… Avec le jus de maquereau qui fuit du sac de tri sur la moquette du coffre.

Enfin, vraiment désolée pour ce petit coup de sang qui n’a presque rien à voir avec l’okara (si ce n’est que le mot « recyclage » m’a fait voir rouge, d’où cette longue et stupide parenthèse), mais les habitants des communes voisines qui me lisent compatiront (non promis, ce n’est pas moi qui ait incendié plusieurs fois les molochs, je vous avoue que j’en ai eu envie, mais je l’ai pas fait ! N’empêche que j’ai quand même bien rigolé en lisant ça dans le journal)

Et pourtant, j’aime VRAIMENT l’écologie… Le tout, c’est d’essayer de « pondre » par pitié, des initiatives vraiment intelligentes et qui font avancer le schmilblick . Merci !

 

4-2

{ Je vous donnais en octobre 2013 une méthode déjà vraiment simple pour réaliser du lait végétal (avec juste une passoire fine et un filtre à café perpetuel). Mais depuis, je me suis "perfectionnée"... ;) Je vous laisse découvrir le sac à lait (clic !), c'est encore plus pratique !}

 

Pâté végétarien à l'okara de noisette, oignons confits et tofu fumé

6-2D’une texture très moelleuse, ce pâté sans viande présente un parfum très « terroir » absolument succulent (et la prochaine fois, j’y ajouterai même une cuillerée à soupe d’Armagnac, non mais ;)). Bien protéiné, riche en fibres qui « calent » et en bonnes matières grasses, un pâté par personne constituera un repas de midi idéal avec du pain complet et une salade.

Ingrédients pour 3 pâtés individuels
Préparation 10 min
Cuisson : quelques minutes à la poêle + 30 min au four

 120g d'okara de noisette bien essoré (soit le résidu d’un lait réalisé avec 100g de noisettes sèches)
3 oignons
4 c. à s. d'huile d'olive
2 c. à s. de levure de bière
50g de parmesans râpé (facultatif)
35g de noisettes entières
200g de tofu fumé au bois de hêtre
2 oeufs
2 c. à s. légèrement bombées de farine d'épeautre
1 c. à c. rase de fleur de sel
Poivre 5 baies du moulin
Facultatif : un peu de piment d’Espelette

 

alt1-2Préchauffer le four à 180°C.

Émincer les oignons, les faire revenir au wok ou à la cocotte en fonte dans l’huile d’olive avec le tofu fumé coupé en cubes et une bonne pincée de sel.

Mélanger souvent, de façon à obtenir une appétissante coloration dorée des sucs, sans risque d’attacher. Quand les oignons sont bien dorés (mais surtout pas brûlés !) ajouter un petit verre d’eau, couvrir et laisser mijoter 5 minutes de plus.

Pendant ce temps, mettre dans le bol d’un robot mixeur tous les autres ingrédients du pâté. Ajouter les oignons et le tofu, puis mixer par brèves impulsions, de façon à garder des petits morceaux (éviter la texture « purée »).

Répartir dans 3 terrines individuelles (ou 3 mini cocottes), et enfourner pour 30 minutes, en baissant la température du four à 150°C au bout d’un quart d’heure pour que le pâté soit bien cuit à cœur, mais pas trop « bronzé ».

Ce pâté se conserve au frais, bien fermé, au moins 5 jours, mais il sera à mon avis encore meilleur savouré tiède avec du pain grillé…

 

Petits pains buns très doux à l'okara de cajou

 

7-2C’est fou comme l’okara de cajou apporte de moelleux et de douceur à ces petits pains : ils en sont comme « briochés ».

Inutile de vous faire un dessin, c’est juste une tuerie savouré avec la recette au dessus… N’hésitez pas à ajouter aussi votre okara de noisette ou d’amande à votre recette de pâte à pain habituelle (environ 100 à 110g d'okara, 500g de farine, 30 cl d’eau tiède, 10g de sel, levure). C’est ni vu, ni connu, il n’y a aucun gaspillage et cela enrichit le pain en précieuses fibres solubles, matières grasses de qualité, minéraux, etc.

Un conseil : pour réaliser un lait de cajou (et garder de l’okara) ne laissez pas trop tremper les noix de cajou (1H, c’est bien). Sinon, elles deviendront si tendres, si tendres, que pour peu que vous ayez un bon blender, il vous mixera tout et vous obtiendrez certes un lait particulièrement velouté et crémeux, mais… bye bye l’okara ! Tout aura « fondu » dans le lait ;)

Ingrédients pour 9 pains buns individuels
Préparation : 20 min
Levée 2H
Cuisson : 20 min

500g de farine T130 de grand épeautre
30cl d'eau tiède
1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
Environ 110g d'okara de cajou (le résidu d'un lait réalisé avec 100g de noix de cajou sèches)
2 c. à s. de miel liquide d'acacia
8g de sel fin
Graines de sésame blond
 

9-2Mélanger le sel et la farine.

Délayer la levure dans l’eau tiède (jamais plus chaude que 40°C).

Mélanger le tout, ajouter l’okara, le miel, et pétrir une dizaine de minutes à la main ou au robot. Laisser lever environ 1H30, couvert, dans un endroit tiède.

Dégazer la pâte sur un plan de travail bien fariné, en un grand rectangle. L’enrouler sur lui même de façon à obtenir une long boudin. Le recouper en 9.

Façonner chaque morceau de pâte en boule bien régulière, puis les déposer sur une plaque de cuisson chemisée de papier, saupoudrer de sésame et couvrir d’un torchon. Laisser lever 30 min de plus.

Préchauffer le four à 260°C.

Enfourner dans le four brûlant, puis baisser la température à 180°C au bout d’une minute. Surveiller pour que les petits pains ne brunissent pas trop (tout dépend des fours).

Savourer tiède ou à température ambiante, de préférence le jour même car c’est encore meilleur…

 

 

5b-2Cakes-repas à l'okara d'amande, chèvre, origan et olives noires

Elle aussi bien protéinée et riche en fibres solubles qui « calent » cette recette super simple se réalise en 3 coups de fouets, et vous pourrez emporter 2 de ces petits cakes pour votre repas de midi au travail (en complétant avec un fruit ou une salade par exemple).

Ingrédients pour environ 4 cakes individuels de la taille d’un gros muffin
Préparation : 10 min
Cuisson : 25 min

 

100g d'okara d'amande
2 oeufs
110g de bûche de chèvre coupé en cubes
100g de farine complète de grand épeautre T130
1 yaourt de soja
1/2 sachet de poudre à lever
2 c. à c. d'origan séché
2 c. à s. d’huile d’olive
Une douzaine d'olives noires dénoyautées
Une bonne pincée de sel
Poivre 5 baies du moulin
Facultatif : un peu de piment d’Espelette

Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger la farine, le sel et la levure dans un saladier.

Ajouter tous les ingrédients sauf le chèvre et les olives, bien mélanger pour obtenir une pâte homogène.

Ajouter le chèvre et les olives, les incorporer à la cuillère de façon à garder des gros morceaux de chèvre (on parle du fromage, bien sûr, pas de l'animal…) dans la pâte.

Répartir dans 4 moules à muffins de taille moyenne, et enfourner pour 25 min en surveillant que les muffins soient bien gonflés, bien dorés, sans que le dessus ne bronze trop vite (cela dépend des fours, mais aussi de la taille et de la forme des moules ou des caissettes à muffins.)

 

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 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...


06 février 2015

Pour Flo, une recette « expérimentale » pas (trop) ratée…

 

Brioche très saine à l’épeautre complet, huile d’olive et fleur d’oranger

(Réalisable à la MAP... ou pas !)

 

_DSC3403-2-2Coucou, me revoilà, après 15 jours où vous deviez commencer à en avoir un peu marre de mon post « détox » (mais c’était pour qu’à force de l’avoir en image sous le nez, vous achetiez tous compulsivement mon livre, comme le font les publicitaires avec leurs yaourts, bagnoles, parfums, savons et autres marchandises placardées partout sur les murs ;) Bon, en vrai, c’est juste que je suis désolée, j’ai un peu de mal à suivre le rythme en ce moment…))

Suite à mes échanges avec Flo, qui souhaitait une recette de brioche où « on jette tout dans la machine à pain et basta », voici une recette très saine, réalisée avec de la farine complète de grand épeautre T130, pas d’œuf, pas de lait, et de l’huile d’olive à la place du beurre. Annoncé comme ça, sûr que ça a pas l’air très folichon… mais je vous promets que vous serez sûrement aussi agréablement surpris que moi en y goûtant !

Certes, cette brioche est un peu plus dense (ouuuuh l’euphémisme…) qu’une sublime recette de brioche mousseline façon Mercotte, Conticini, Hermé ou Michalak, mais sous ses petits airs de briquette en terre cuite elle n’est pas estouffatoire du tout, et son parfum est fameux ! Là, on fait davantage dans le rustique mais c’est quand même le genre de boulange que je dévore avec grand plaisir…

_DSC3427-3-2Du coup, vous allez me demander pourquoi j’ai écris dans le titre que c’était une recette expérimentale pas (trop) ratée… Avouez qu’il vous angoisse hein, ce « trop » entre parenthèses. Et bien, c’est l’ambiance de mes photos qui me déprime. Pouah, tout ce marrônnisme, c’est vraiment bien à l’image de mon humeur en ce moment, où je cumule enschtroumpfements sur enschtroumpfements non stop depuis 3 semaines.

Oh, rassurez-vous, ce ne sont pas d’énormes épreuves qui laissent complètement anéantis....mais pas non plus de ces petites contrariétés qui passent très vite. Là, c’est de la belle contrariété de compet’, bien stressante, qui vous prend bien la tronche quoi que vous fassiez du matin au soir. Vous connaissez ça aussi hein ? On se lève en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, on prend son petit dej' en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, on habille la plus mignonne des petites filles à couettes en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, on cuisine en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, on travaille sur l'ordi en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, on mange sans penser à ce qu’on mange mais en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, etc. etc. jusqu’au soir où on lit en marmonnant grrrmlbrbrmmmgrr sans rien comprendre à l’intrigue du roman policier qu’on a sous le nez, pour enfin s’endormir (ben non, justement, on s’endort pas !) en ruminant grrrmlbrbrmmmgrr…

_DSC3447-2Et bien des contrariétés de ce genre là, j’en cumule au moins 5 ou 6 en ce moment, chacune demandant une solution rapide, mais aucune n’ayant le commencement de l’ébauche de l’amorce de l’esquisse de l’espoir d’une éventuelle hypothétique solution.

Grrrmlbrbrmmmgrr…

Ah, ces photos toutes marron, avec des petites pointes de rouge, AAAAAAAH, de ROUGE, comme quand la "douce et gentille" (sic !) Marie voit ROUGE et se sent prise d’une envie panique de faire une tête au carré à une certaine personne, aaaaaaaaaaah, que ça ferait du bien, mais non ouuuuuhhhhh que c'est vilain, elle ne va surtout pas le faire parce qu’elle se souvient qu’elle essaye d’être une bonne chrétienne alors du coup, vaut mieux éviter de tout casser façon Obélix quand il rentre dans un camp romain… (même si ça soulagerait tellement, grrrmlbrbrmmmgrr).

Bref, revenons-en à nos brioches (grrrmlbrbrmmmgrr).

La version « machine à pain » n’est pas très jolie, on dirait un pain de guerre (et ne dites pas le contraire pour essayer de me consoler, vous êtes supers gentils mais j’ai des yeux pour voir qu’elle est trop laide ma brioche à la MAP grrrmlbrbrmmmgrr ). Mais bon, en même temps, c’est un peu le concept de la machine à pain, de sortir des « pains » tout carrés avec une hélice plantée dans le… on va dire dans le bas du dos). Mais c’est pratique, c’est bon quand même, et ça fait de jolies tranches pour le petit dej, si on excepte bien entendu celles qui ont un trou en forme d’hélice dans le bas du dos (grrrmlbrbrmmmgrr). J’ai oublié de vous dire que je débute un peu en matière de machine à pain, vu que j’aime passionnément travailler la pâte à la main, façonner mes pâtons en forme de boule, de baguette, de torsade, etc. Mais j’ai dû tout de même acheter une MAP pour raisons professionnelles (une avec une cuve sans téflon, trouvée en promo juste avant Noël), et pour finir je reconnais que ça a ses avantages.

Et puis, pour ceux qui n’ont pas de machine à pain et qui auraient envie de se déchaîner un peu en tapant sur une pâte à pain (grrrmlbrbrmmmgrr…), j’ai refait la recette à la main, et l’ai façonnée en forme de kringle estonien car je raffole de cette jolie couronne, assez facile à réaliser, et au résultat visuel vraiment sympathique. Voici un lien pour voir comment ça fonctionne (clic!)  (moi, je n’ai pas tartiné mon rectangle de pâte avec du beurre et de la cannelle, mais juste avec 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive).

Bref, voilà pour toi ma Flo, j’espère avoir réussi quand même malgré mon humeur massacrante un tantinet tracassée une brioche qui te plaira ;) On l’appellera « la brioche grrrmlbrbrmmmgrr », et on en rigolera bientôt, quand le beau temps sera revenu…

 

Ingrédients pour une grosse brioche de 8 parts environ
Préparation : 3 min (à la MAP ) 10 min (avec un robot pétrisseur) 25 min (si on fait tout à la main, pétrissage compris)
Cuisson : 25 min au four, ou sinon, laissez la MAP décider… ;)
 
500g de farine de grand épeautre T130
5cl d'eau de fleur d'oranger
10cl de sirop d'agave
10cl d'huile d'olive
15 cl d’eau légèrement tiède
1 c. à soupe d'extrait de vanille liquide
2 sachets de levure de boulangerie déshydratée
5g de sel fin
 

 

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Avec une MAP : mettre tous les ingrédients dans la machine, fermer le couvercle, programmer la machine sur « brioche » ou « pain sucré » ou « pain basic » et appuyer sur le bouton. (Est-ce que ça ira comme ça Flo, pas trop dur ? ;))*

 

* Pour trouver le programme idéal, tout dépend de votre machine. Moi j’ai réalisé la mienne en programme « pain basic » puis en appuyant sur la touche « express » qui limite un peu le temps de levée. Mais la prochaine fois j’essaierai le programme « pain sucré/brioche », sans appuyer sur le bouton « express » et peut-être la brioche sera-t-elle encore plus aérée ? à tester… Je vais aussi essayer de mettre 5cl d’eau en plus pour augmenter le taux d’hydratation (mais là, on ne pourra plus la façonner à la main, cela ne peut convenir qu’à la MAP). Bref, c’est pour ça que pour l’instant, c’est une recette « expérimentale » ;) J’attends aussi vos retours et vos essais si ça vous dit !

 

Sans MAP, mélanger la farine et le sel.

Délayer la levure dans l’eau tiède (jamais plus de 40°C°) ajouter l’eau de fleur d’oranger, le sirop d’agave, la vanille, bien mélanger puis verser dans la farine, ajouter d’huile et pétrir environ 10 min.

Laisser lever au moins 1H30 à 2H dans un endroit tiède (ce qui marche le mieux : mettre le saladier de pâte au « bain-marie » dans un autre saladier plus grand rempli d’eau chaude du robinet, et couvrir le tout).

Quand la pâte a bien gonflé (approximativement, de 1H30 à 2H, mais c’est surtout à l’œil que ça se juge), la renverser sur un plan fariné et la façonner comme on veut (en tresse, en kringle, en petites boules collées les unes aux autres…).

Laisser de nouveau lever, couvert, dans un endroit chaud (sur un radiateur, ou en posant le moule sur une plaque de cuisson elle même posée sur un saladier d’eau chaude) jusqu’à ce que la brioche ait bien gonflé (approximativement, de 30 à 45 min, mais là aussi c’est à l’œil que ça se juge, la brioche doit avoir presque doublé).

Pendant ce temps, préchauffer le four à 220°C.

Enfourner pour 10 min à 220°C, puis 15 min à 150°C, sans ouvrir la porte du four au moment de baisser la température.

 

Laisser dans les deux cas (MAP ou pas) refroidir environ 15 min sans toucher, puis démouler et laisser finir de refroidir sur une planche (car si on laisse la brioche dans son moule, elle sera humide, mais si on la démoule brûlante, elle va se déformer). Idéalement, ne pas découper la brioche trop chaude pour ne pas écraser la mie, et dans tous les cas utiliser un couteau à dents (pas comme sur la photo ;)) en procédant avec un mouvement de scie, sans écraser la brioche.

 

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La version façonnée à la main et cuite au four, façon kringle...

 

Voilà, sur ce je vous laisse les amis, pour prendre une petite semaine de congé et tenter de régler au moins quelques sujets de préoccupation ;) Très bon week-end  à vous tous, et à dans 10 jours… Dans la bonne humeur ;) Enfin, j’espère…

Grrrmlbrbrmmmgrr !

 

 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

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22 janvier 2015

Y’a pas de mal à se faire du bien

 

Mes recettes détox super gourmandes

Avec des ingrédients simples et de saison

 

SHADOWBOX_LIV_COUVERTURE_247_1419325048-2Je reconnais qu’après mes 3 derniers ouvrages (qui vous "causaient" pâtisserie, chocolat et bonnes recettes de grands-mères) ce nouveau livre pourra à première vue vous sembler mois marrant… Mais ne vous y fiez pas ! Car ce bouquin ne vous veut QUE du bien… il y est question de cure « détox ».

Mais d’abord, « une détox pour quoi faire, je ne suis pas alcoolique moi » (entendu ce week-end dans la bouche d’un ronchon qui confond détoxification et cure de désintoxication…).

Une détox pour quoi faire ?

- Pour retrouver la forme, et par exemple sauter naturellement du lit au petit matin avec autant d’entrain que lorsque vous aviez 4 ans (et que vous alliez casser les pieds à vos parents le dimanche matin, en mode 3000 volts dès la moitié du premier œil ouvert…)

- Pour ne plus avoir l’impression de devoir digérer un ours à chaque fois que vous prenez un peu de sauce ou de fromage au restaurant (preuve que votre foie n’en peuuuuut plus…)

- Pour bien dormir la nuit (si si) mais en même temps…

- Pour ne plus dormir pendant tout l’après midi au travail… ni bâiller comme un hippopotame qui aurait reçu une fléchette hypodermique de tranquillisants dès 11H du mat'.

- Pour améliorer de beaucoup (ou soigner carrément) tout un panel de problèmes ORL, respiratoires, intestinaux, dermatologiques, nerveux, immunitaires, et j’en passe (moi par exemple une bonne cure détox a des répercussions hyper favorables jusque sur ma circulation sanguine, et améliore un petit dysfonctionnement cardiaque que je traîne depuis des années suite à la prise d’une saleté de médicament…)

- Pour perdre, enfin, des kilos rebelles que votre corps ne veut (ne peut…) plus déstocker car cette graisse qu’on accumule au niveau du ventre ou de la culotte de cheval sert principalement à neutraliser et « enrober » tout un tas de toxiques qui sinon empoisonneraient l’organisme… Or, pour schématiser un peu (mais pas tant que ça !) si on arrive à éliminer les substances toxiques, le corps n’aura plus besoin de ces « containers à poubelle » que sont nos cellules adipeuses, et nous déstockeront, enfin, tout un tas de kilos en trop…

 

photos intro (plantes amies du foie-2J’ouvre ici une parenthèse pour vous signaler que ce genre de cure ne s’adresse pas QUE aux personnes qui mangent vraiment mal et qui voudraient changer tout ça : Moi par exemple, j’ai la chance d’avoir mangé presque toute ma vie à majorité bio et sainement grâce à mes chers parents à qui je rends hommage au passage (et qui fréquentaient les coopératives bio à l’époque où personne ne savait ce qu’était un haricot mungo ou du quinoa… à part moi, qui passait un peu à l’école pour l’exotique de service.). Et pourtant, le foie est mon « organe cible » (chez vous, ce sera peut-être autre chose, mais, beaucoup de naturopathe vous le confirmeront, c’est quand même souvent le foie ;)) , c’est à dire celui qui trinque en premier à chaque émotion, stress, surmenage, épreuve de la vie… sans compter la pollution, et tout ça on ne peux l’éviter, à moins de se retirer dans une grotte. Mais moi, je préfère « vivre en vrai » quitte à me fatiguer un peu et à y laisser quelques plumes plutôt que de me sanctuariser pour tenter d’éviter un hypothétique pépin de santé grave, comme toutes ces pauvres personnes qui à force de vouloir éviter tout stress, toute pollution, toute fatigue etc. tombent petit à petit dans un triste repli sur soi. Mais c’est un tout autre sujet…

Évidement, je ne vais pas pouvoir vous résumer ici toutes les pages d’intro si instructives de ce livre, écrites en grande partie par le Dr Guy Avril, véritable "puits de science" que je salue d’ailleurs avec respect au passage et qui a travaillé avec moi sur ce projet, complétant et validant de son autorité de vrai médecin formé aux alternatives naturelles les propos de cet ouvrage… mais vous aurez compris qu’une cure détox, c’est LE truc beaucoup plus efficace que l’immense majorité des médicaments -même naturels- pour retrouver une bonne santé et une jolie silhouette…

 

photo intro-2Donc, après le « pourquoi », voici le « comment ».

On peut, pour purifier son organisme, faire une cure de raisin (voire une autre monocure, d’épeautre par exemple) ou un jeûne. C’est très efficace, j’ai tenté les deux, la cure de raisin plusieurs fois (en fait, tous les ans avant de connaître la cure Cabot), le jeûne 3 ou 4 fois seulement et ça ne m’a pas plu du tout {rien à voir avec ma gourmandise légendaire, c’est juste que j’ai eu l’impression à chaque fois que j’allais crever. Et quitte à choisir entre deux maux, je préfère encore agoniser en avalant un sanglier entier rôti à la mayonnaise qu’en crevant la dalle… même si le top, c’est encore de trouver un juste milieu nous sommes bien d'accord, d’où les propos de ce livre}. Il y a beaucoup de personnes dans mon entourage qui pratiquent le jeûne régulièrement, je les admire, bravo, respect les gars, mais moi, c’est pas mon truc et comme c’est pas mon truc je ne vais pas le recommander à d’autres personnes. En outre, avec le jeûne il faut y aller très, très, très progressivement pour ne pas risquer, ni plus ni moins, que de rester sur le carreau…

 On peut aussi, et c’est ce pour quoi j’ai opté, adopter pour quelques temps une alimentation équilibrée mais hypotoxique : Bye bye les laitages, viandes rouges ou grasses, l’alcool, le chocolat… à la revoyure, dans 8 semaines. Et en attendant, régénérons notre foie avec toutes sortes de légumes, fruits, céréales non trafiquées, poisson, viande blanche, noix et petites graines, etc. C’est AUSSI très efficace, beaucoup moins restrictif, et ça permet de continuer à vivre normalement tout le temps de la cure, sans mourir de faim, sans avoir envie de craquer du matin au soir, sans s’endormir au volant sur l’autoroute (ce qui, avouons-le, est au moins aussi dangereux pour la santé que de manger tous les jours au fast-food du coin) sans avoir envie de trucider la collègue qui me mange un croissant sous le nez ni d’engueuler les enfants s’ils « osent » me décrire le gâteau au chocolat, crème de marron et coulis de caramel qu’ils ont goûté à l’anniversaire d’un tel.

Purifier son foie, et de là son organisme tout entier, en douceur, avec prudence, équilibre mais aussi une certaine « énergie » (pour ne pas faire d’écarts toutes les 5 min), c’est toute la démarche préconisées par le Dr Sandra Cabot dont je vous ai déjà parlé dans quatre articles plus anciens que vous trouverez très facilement en tapant "cure Cabot" dans le cadre "rechercher" en haut à droite de ce blog.

Moi, je trouve personnellement cette forme de détox très, très agréable, et terriblement efficace ! Évidemment, il faut la pratiquer pendant quelques semaines, car ce n’est pas en mangeant de la soupe d’épeautre toute une journée que vous allez pouvoir décrasser votre pauvre corps de plusieurs décennies de petites et grosses « bêtises » alimentaires, stress et pollution en tout genre. Et autant je vous recommande à 100% de lire le livre de Sandra Cabot (même avant le mien), autant ça manque un peu de gourmandise côté recette si je puis me permettre… En fait, ce sont des recettes pour australiens, mais nous on est des franchouillards, donc peut-être un peu plus difficiles côté gastronomie n'est-ce pas? ^^ D’où l’idée de réaliser cet ouvrage très « pratico-pratique », avec plein de bonnes recettes, mais aussi de conseils, d’idées, de concepts à décliner en fonction des saison, pour ne jamais se lasser et faire d’une pierre deux coups : se faire du bien, se faire plaisir. Si ça c’est pas du cocooning…

Alors troquez votre bouillie de millet pour ma salade niçoise au petit épeautre, votre filet de cabillaud à l’eau pour ma terrine de saumon sauvage à la laitue de mer, et votre compote de pomme pour ma crème glacée végétale à la pêche et à la framboise. Ça vous fera autant de bien, et côté motivation, ça sera un réel « plus » pour persévérer dans le droit chemin…

 

nouilles-soba-aux-moules-bouchot-2-2

Nouilles soba aux moules de bouchot et persillade. Vite prêt, super bon, et vous apprendrez en plus pourquoi les coquillages, riches en taurine, sont bienfaisants pour le foie quand on consomme peu ou pas de viande rouge...

 

Carpaccio de jeunes artichauts poivrade-2

Carpaccio de jeunes artichauts poivrade. Un "super médicament" pour le foie sous la forme d'un plat raffiné et vraiment délicieux ;)

 

Milkshake végétal à la fraise-2

Milkshake végétal à la fraise. Bien meilleur qu'un comprimé de citrate de bétaïne acheté en pharmacie, et pourtant si bon pour le foie, le teint, la silhouette...

 

Pagre au four-2

Pagre rôti aux citrons confits, tomates et échalotes. No comment... C'est digne d'un super bon resto de bord de mer...

 

Pain d’épices très sain au petit épeautre complet-2

Pain d'épice pur miel au petit épeautre. Pour les petites collations de l'après-midi... sans aucun écart à la cure ;) Parce qu'il faut savoir garder des petits moment de convivialité !

 

pasta primavera aux légumes croquants 4-2

Pasta primavera végétariennes aux légumes croquants. Un plat complet sans viande vraiment "régalatoire", pas encore de saison mais bon, courage c'est pour bientôt les gars ;)

 

Petits flans végétaux aux parfums de Provence (cadrée verticale pour format demi page)-2

Petits flans végétaux aux senteurs de Provence. Du lait d'amande, du miel, de la fleur d'oranger, ou comment se consoler pleinement (et sainement) de devoir résister à certains autres desserts...

 

Salade d’hiver super vitaminée-3

Salade d'hiver super-vitaminée. Avec de la mâche, de l'avocat, des noix, de la betterave crue, du citron, bref, tout ce qu'on peut rêver de mieux pour le foie...Et en plus, c'est bon !

 

Salade printanière au pissenlit-2

Sa "cousine" en version printanière, façon plat complet avec un oeuf mollet et 2 tranches de pain d'épeautre grillé.

 

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Leur "cousine" automnale (il y a aussi la cousine estivale façon crétoise, à découvrir dans le livre). Juste pour l'anecdote, comme ça ça a l'air de rien, mais cet automne j'ai bien mis plus d'une heure à disposer chaque morceau de légume à la pince à épiler (ou presque) dehors par 4°C... ^^

 

Soupe miso-2

Soupe miso printanière. Dès que le printemps revient, je m'en refais une. Celle-ci avait un petit goût de trop peu et en plus j'ai dû la manger froide, pour cause de photo ;)...

 

Terrine de saumon sauvage à la laitue de mer-2

La terrine de saumon sauvage à la laitue de mer. Pour recevoir vos copains sans que personne ne s'apperçoive que vous êtes en cure détox ;)

 

Tisane crue à la sauge et au romarin-2

La tisane crue à la sauge et au romarin. Pas la recette la plus "gastronomique" de cet ouvrage, mais côté détox, c'est de la bombe !!!

 

Voilà, c'était juste un petit extrait, mais dans cet ouvrage vous découvrirez en tout une cinquantaine de recettes d'entrées, de soupes, de salades, de plats complets végétariens ou non, de douceurs, de boissons, etc... Sans ingrédient trop "bio bizarre" impossible à trouver ou de "super aliments" en arrivage direct de l'autre bout du monde via 22H d'avion ou 3 semaines de bateau. C'est quand même plus facile d'utiliser les ingrédients super frais et de saison qui poussent à notre porte, non? ;)

 

 

Mes recettes « détox » super gourmandes

Avec des ingrédients simples et de saison

 

Paru aux éditions Terre Vivante dans la collection Facile et bio

Pour en savoir plus, commander, feuilleter quelques pages ou lire le sommaire c’est ici (clic !)

Pour le commander sans risque de rupture de stock*, Terre Vivante vous offre les frais de port pendant un mois grâce au code promo DTX15

* édit du 23/01 : aujourd'hui, 23 janvier, date de disponiblité de mon bouquin sur A****n : il est 8H du matin, mon ouvrage est déjà en rupture de stock !!! Grrr. Ça me confirme à quel point c'est plus sûr pour vous de l'acheter directement chez Terre Vivante..

Sinn, il est encore dispo chez Décitre

 

 

 

 

 

                        

 

19 janvier 2015

Tout prochainement...

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... Je vous mets à la cure détox ! Ça vous dit?

Alors profitez bien des 2 ou 3 jours qui viennent pour finir vos truffes de Noël ;)

 

 

Posté par mariechioca à 17:51 - - Commentaires [119] - Permalien [#]
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09 janvier 2015

Nocciola, attention danger…

 

"Babka des rois" à la Nocciola et au chocolat

(Recette saine et à IG bas)

 

 

_DSC9994-2-2En ce qui concerne l’Épiphanie, j’arrive un peu après la bataille mais bon, vous me pardonnerez sûrement ces quelques jours de congés passés en famille où il a fallu parer à toutes sortes « d’urgences » : Procéder à un grand ménage à fond des chambres par exemple (trier les habits pour que les girafons qui me servent de fils n’aient plus l’air de partir chaque matin pour la pêche aux moules ou que ma petite puce de 7 ans n’ait pas le gros orteil qui sorte de toutes ses paires de collants - enfin quoi c’est des collants, pas des mitaines pour les pieds -, pousser les armoires pour y retrouver des vieux doudous dont on « pleurait » la disparition depuis 3 mois, ranger dans le bon tiroir le slip qui était dans la boîte de crayon de couleur après avoir enlevé dudit tiroir de slips les épluchures de crayons, bref, j’en passe et des meilleurs concernant le "grand" ménage des chambres…), tenter de dresser un tout petit peu le diable de Tasmanie noir et blanc dont je vous parlais avant Noël et qui n’a pour l’instant que 2 ambitions dans la vie (tailler en pièce toutes mes chaussures et bouffer copeau par copeau le banc en bois de la cuisine), installer une petite maison pour 3 familles d’écureuils, de souris blanches et de lapinous arrivés sous le sapin (ça s’était super rigolo) mais aussi se reprendre la tête sur du latin ou de la littérature (le prochain qui me reparle d’Andromaque…) pour assurer un peu de soutien scolaire - et moral ;))- auprès des plus grands. A tout prendre, je préférais de loin jouer avec les écureuils, souris et lapins mais il faut de tout pour faire un monde… et une maman ;))

_DSC0023-2J’espère que vous avez aussi passé de votre côté de bonnes vacances de Noël, et je vous remercie du fond du cœur pour vos bons vœux. Je vous avoue ne pas avoir encore fini de « dépouiller » tout le courrier numérique reçu pendant mon absence (ça risque de prendre quelques jours ;)) mais je vous remercie déjà ici pour ces petits mots si chaleureux et amicaux, et si je ne peux hélas pas répondre à chacun d’entre vous pour cause de surbookage de rentrée, en revanche je vous PROMETS de tout lire avec beaucoup de bonheur. A mon tour de vous souhaiter tous mes vœux de santé, de paix, de tendresse et de vrai bonheur pour cette nouvelle année…

Côté cuisine, elle a commencé chez nous avec la réalisation d’une babka (brioche roulée des pays slaves) pour l’anniversaire de mon grand de 14 ans. Babka qui était tout simplement… immangeable !  Une texture à mi-chemin entre la mousse à matelas, l’éponge de mer et le mastic expansé (d’ailleurs, pas si expansé que ça…). Il a fallu l’imbiber d’un sirop au rhum et recouvrir littéralement chaque part de crème fouettée pour réussir à l’avaler. Arf, on était loin du super gâteau d’anniversaire de l’an dernier ! Contrariée, vexée, humiliée ;) de cet échec infffââââmant, j’ai remis le couvert hier pour une seconde expérience au résultat beaucoup plus gourmand ! Tout était absolument parfait, sauf que comme à mon habitude, j’avais oublié la fève… qu’il a fallu enfoncer ni vu ni connu dans la couronne tel un petit suppositoire, pffft, juste avant de servir. Je commence à avoir l’habitude vu que j’oublie TOUJOURS la fève dans les gâteaux des rois.

_DSC9883-2Bon, je vous ai expliqué rapidement ce qu’était une babka, mais pas ce qu’était la Nocciola.

C’est une drogue.

Je crois que c’est encore en vente libre pour le moment, mais attention de ne pas trop en parler autour de vous car si ça se savait… Quand on touche une fois à la Nocciola, on plonge tout de suite.

Sa cuillère dans le pot.

Et on récidive.

Car la Nocciola, c’est de la bonne. De la bonne purée de noisette toastée, irrésistiblement lisse, veloutée, pralinée, bref, du nutella sans le sucre et le chocolat mais qui ressemble malgré tout carrément trop à du nutella. Et le pire, c’est que comme ça ressemble à du nutella sans le côté écoeurant, il n’y a aucun moyen de s’arrêter, et c’est la porte ouverte à toutes les dérives ! Moi par exemple, je n’ai pas vu d’éléphant rose, mais j’ai vu dans mon salon un écureuil avec une petite robe jaune qui faisait cuire des cookies, un souriceau en salopette bleue dans une voiture rouge et une maman lapin en jupette rouge à fleur qui poussait des jumeaux. Si si, promis ! (bon, en fait il s’avère que c’était normal, c’était juste les Sylvanians Families de mes filles dont je vous parlais plus haut mais enfin quand même !)

À la petite cuillère ou dans un yaourt, c’est déjà une folie, alors en garniture dans une brioche, je vous raconte pas ! {Juste un petit conseil "pratique" : Attention aux grandes différences de prix selon les magasins bio, car j’ai constaté d’une enseigne à l’autre, pour un pot de Nocciola* de 300g, des étiquettes allant carrément du simple au double !}

* Nota : ceci n'est pas un post "sponsorisé"... Juste un coup de coeur entièrement libre gratuit, comme je les aime ;)

Concernant la recette proprement dite, elle est un peu longue (comme toutes les brioches) mais vraiment simple à réaliser. Mon expérience « sur le terrain » ayant été enrichie par les nombreuses questions que vous me posez sur le blog, j’essaye maintenant d’anticiper tous les petits soucis ou ratages possibles en détaillant énormément mes recettes (en marron dans le texte, les "rajouts" pour vous aider). Ça rallonge le texte de la recette (ne prenez donc pas peur) mais j’espère que cela vous aidera (même si vous vous croyez « nul en boulange » comme me le disent parfois certains). En fait, personne n’est nul en boulange, le tout c’est de connaître tous les écueils possibles comme ne pas trop chauffer les liquides ou ne pas mélanger sel et levure, par exemple. Après, évidemment que si vous avez un robot pétrisseur (ou même simplement une machine à pain !) ça vous aidera beaucoup à ne pas vous en mettre plein les paluches… Ah oui, j’oubliais : les brioches du commerce ou des pâtissiers sont réalisées avec de la farine T45 dite « de force » donc ultra, méga, giga raffinée, et souvent enrichie en gluten. À la maison, on dispose au mieux de T55 ou de T65… et moi, qui cherche à ménager la chèvre et le chou (à savoir une bonne brioche mais avec un IG raisonnable) je pousse le masochisme jusqu’à flirter avec des blutages T110 (pour le blé) ou T130 (pour le grand épeautre). Alors les gars, ne m’en veuillez pas si ma brioche à la farine complète n’est pas aussi « mousseline » que celle du grand monsieur Michalak…  Si vous la trouvez trop rustique, ça sera sans rancune. Moi, de toute façon j’aime beaucoup les pâtisseries rustiques qui ont du caractère, enfin du moment que ce ne sont pas non plus des pains de guerre ;)

Et comme hier je n’avais pas encore repris le travail en « mode panique » (et que mon salon baignait dans une bien jolie lumière dorée d’après-midi, assez propice aux photos), je vous ai même fait un pas à pas pour le même prix ;) Alors interdit de rater ma babka !

 

Documents1-2Ingrédients pour une couronne des rois de 8 à 10 parts environ
Préparation : 20 min
Levée : au moins 2H
Cuisson : 25 min

Pour la pâte à brioche :
- 500g de farine T110 de blé, ou T130 de grand épeautre
- 20cl de lait soja-vanille
- 7cl de sirop d'agave
- 7cl de véritable eau de fleur d'oranger
- 5g de sel fin
- 1 sachet de levure de boulangerie déshydratée, ou un cube de levure fraîche
- 150g de beurre bio, ou de margarine bio non hydrogénée de très bonne qualité type St Hubert bio
 
Pour la garniture :
- 5 c. à soupe de Nocciola (marque Damiano, en magasins bio)
- 200g de chocolat noir pâtissier
- 4 c. à soupe de sirop d’agave

 

 

10 ou 15 min avant : si vous utilisez du « vrai » beurre, le couper en petits morceaux puis le laisser ramollir à température ambiante (inutile si vous utilisez de la margarine, de texture plus souple).

Faire tiédir légèrement le lait de soja à la vanille avec l’eau de fleur d’oranger et le sirop d’agave (moins de 45°C, sinon la chaleur « tue » la levure), puis y délayer le sachet ou le cube de levure de boulangerie. Bien fouetter puis laisser reposer jusqu’à ce que ça mousse, preuve que la levure est bien active.

Pendant ce temps, mettre la farine et le sel dans un saladier, ou dans le bol d’un robot pétrisseur. Faire un puits, y verser les liquides et le beurre mou mais non fondu car sinon il rendrait la pâte graisseuse. Pétrir au moins 10 min assez énergiquement pour étirer le gluten et rendre la pâte plus filante et aérée, puis laisser lever environ 1H15 dans un endroit tiède et humide jusqu’à ce que la pâte double au moins de volume (photo ci-dessous). Pour ma part, je place le saladier de pâte dans un autre saladier plus grand contenant de l’eau bien chaude, et je couvre le tout d’un torchon humide ou d’une grande assiette. Mais on peut aussi utiliser la chaleur d’un radiateur par exemple, en couvrant bien la pâte pour qu’elle ne sèche pas (ce qui l’empêcherait de lever). Éviter dans tous les cas que le torchon ne se colle à la pâte.

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Râper le chocolat bien finement. Si le pot de Nocciola se présente avec une nappe d’huile sur le dessus et un fond de mastic en bas du pot, tout sortir dans un petit saladier, fouetter pour émulsionner jusqu’à obtention d’une texture bien lisse puis tout remettre dans le pot (idem pour toutes les autres purées d’oléagineux). Mélanger 4 c. à soupe de Nocciola avec 3 c. à soupe de sirop d’agave.

Une fois la pâte levée, l’abaisser avec les mains sur un papier cuisson légèrement fariné en un grand rectangle d’environ 25X40cm.

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Étaler la Nocciola au sirop d’agave sur le rectangle de pâte…

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… puis répartir uniformément environ 130 de chocolat râpé. Et ne pas oublier la fève ;)

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Rouler la pâte dans le sens de la longueur en un boudin bien serré. Si la pâte était trop souple, donc difficile à rouler, un super « truc » consiste à la mettre environ 20 min au frigo (mais on a rarement autant de place dispo) ou dehors, à l’ombre (où il fait au moins aussi froid que dans votre frigo en ce moment ;)). Cela fait durcir le beurre ou la margarine, et facilite beaucoup l’opération.

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Recouper le boudin de pâte en 7 morceaux...

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...puis les disposer dans un moule à savarin de 24 cm de diamètre (bien beurré) en appliquant le côté spiralé contre le bord du moule pour que ça soit joli au démoulage.

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Couvrir le moule, le placer dans un endroit chaud et humide (comme pour la première levée) puis laisser de nouveau lever 45 min à 1H, le temps que la pâte gonfle et « déborde » du moule. Ne pas non plus laisser trop lever sinon la brioche "surgonflée" risque de retomber dès que vous la toucherez.

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Pendant ce temps, préchauffer le four à 220°C.

Enfourner pour 5 min à four bien chaud  pour saisir la brioche et la faire gonfler d’un coup, puis baisser la température du four à 150°C sans ouvrir la porte du four pour les 20 min de cuisson restantes.

Laisser refroidir dans le moule, puis démouler sur le plat de service.

Faire fondre au bain-marie la dernière c. à s. de Nocciola, la dernière c. à s. de sirop d’agave et le chocolat râpé restant (environ 70g) puis laisser légèrement tiédir pour que le nappage ne soit pas trop coulant.

En napper le haut de la babka, puis servir encore tiède ou à température ambiante (savourer le jour même, c'est meilleur).

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Quelques conseils en plus pour réussir :

Mesurez vos liquides à l’aide d’un gros biberon de bébé (environ 2 ou 3 euros en supermarché) : il n’y a pas de verre à mesure plus précis…

Ne changez rien à la recette, car si vous remplacez par exemple le lait de soja-vanille (naturellement épaissi avec du guar ou des carraghénanes quelle que soit la marque) par du lait de soja nature, de l’eau ou un autre lait végétal, la pâte sera plus liquide…

 

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 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 



22 décembre 2014

Dessert "der des der" pour retardataires ! (En bonus, une histoire de chien). (PS : mais promis, y'en a pas dans la recette !!!)

 

 

Entremet végétal marron, poire, touche de chocolat,

Sur un sablé à la fleur de sel

(Recette 100% végétale, saine et à IG bas)

 

 

_DSC9188-2Depuis un mois, je compte chaque soir avec mes 2 petites dernières combien il reste de « gros dodos » avant Noël. Et là ça y est, plus que 3 ! Et encore, plus que 2 si on compte que la nuit du 24 au 25, avec le réveillon et la Messe de Minuit, c’est déjà carrément la fête !

Du coup, je pense que vous avez déjà tous vos menus archi-prêts, rodés et calibrés… Mais pour le cas où il vous resterait un petit creux ^^, voici une idée de dessert testée ce matin pour notre réveillon du 24. Je l'ai trouvée si bonne que je me dépêche de la partager avec vous avant de vous souhaiter de bonnes vacances… et d’éteindre mon ordinateur pour 15 jours moi aussi ;)

Il me reste d’ailleurs encore quelques bricoles à terminer pour être fin prête, oh, trois fois rien. En courant ventre à terre de 6H30 du mat’ à 23H30 tous les soirs jusqu’à mercredi je devrais y arriver les doigts dans le nez. Mais le tout, c’est de réussir à les faire sans marcher sur le chien. Ah, oui, bien sûr, j’ai oublié de vous en parler, du chien… Nous avons eu un cadeau en avance cette année. Un !!!$##& ! de cadeau trop mignon. Je vais essayer de vous la faire courte :

_DSC9261-2Mercredi dernier, je reçois un coup de fil de mon Cher-et-tendre. Pas trop pressé, pour une fois, et ça en soit c’était déjà très louche car quand il travaille, il est toujours un peu en mode rallye. C’était, accrochez-vous bien, juste pour me raconter qu’en dépannant une ferme dans le Vercors, il avait vu 2 chiens de berger s’amuser à faire des boules de neige avec leurs pattes et leur museau pour s’amuser. À ce stade de l’histoire, j’étais déjà trèèèès soupçonneuse, car ce n’est pas vraiment le genre de mon gentil nounours, de me passer des coups de fil en pleine journée pour me raconter des fadaises. Après avoir utilisé tous les détours possibles pour me faire admettre que ces 2 chiens (un mâle, une femelle) étaient incroyablement beaux, robustes et intelligents, il laissa tomber, de la façon la plus détachée qui soit, « le plus drôle, c'est qu'ils viennent d’avoir une portée et le fermier me dit qu’il ne reste plus qu’une petite femelle de 2 mois qui n’a pas été adoptée. C’est rigolo hein ? »

Humphf. Toi, je te vois venir mon coco. On a déjà un chien. Il ne fait peut-être pas de boules de neige, mais il est presque sage, presque dressé, presque propre, presque pas trop vieux, et c’est du reste le plus gentil toutou qui soit. Un peu corniaud (il nous a déjà bouffé 4 piscines gonflables, au moins 34 paires de groles en 10 ans, un canard -vivant !-, déterré des arbres qu’on venait de planter, et j’en passe) mais gentil, un amour de vieux chien. 

_DSC9233-2-2Alors bon, bon, d’accord, le Cher-et-tendre n’a pas insisté, et s’est juste contenté d’acquiescer à mes arguments « raisonnables », après m'avoir tout de même décrit en long, large, travers et diagonale à quel point cette petite boule de poils (qu’on ne prendra donc pas… effectivement, c’est plus sage ainsi) était toute soyeuse, avec de si beaux yeux doux, d’une race si affectueuse avec les enfants, et patati et patata. On a raccroché, et moi je me suis surprise plusieurs fois dans la journée à penser à ce clébard que je ne connaissais pas. Combien il devait être mignon. Combien ça ferait plaisir aux enfants. Combien notre vieux chien est déjà vieux. Combien ça lui fera de la compagnie. Etc. La suite, vous l’avez devinée hein ? Dernier coup de fil, vers 17H. "Bon, chérie, je quitte le Vercors là, c’est sans regret hein, tu n’as pas changé d’avis à tout hasard ? Parce que c’est rigolo, je vais repasser devant la ferme de ce matin, tout à fait par hasard…"

… Il est rentré une heure après, avec un tout petit Border Collie terrorisé, qui avait vomi 4 fois dans la voiture. Je lui ai donné un bain, il n’a même pas bronché. Il a vu débouler une horde de huns en furie (la famille au grand complet), il n’a pas bronché. Ouf, je pensais que c’était plutôt bien parti, et qu’effectivement, on aurait peut-être bientôt un chien qui ferait des boules neige, tiendrait 5 min debout avec un ballon sur la truffe, ou du moins saurait s’asseoir quand on lui dirait « assis », se coucher quand on lui dirait « couché », et ne viendrait pas nous tatouer ses traces de pieds sur nos beaux habits pour manifester son bonheur en nous voyant revenir tout endimanché. Erreur. Car le lendemain, le petit-chien-tout-mimi a repris du poil de la bête (un peu comme nos enfants si saaaages la première semaine d’école, mais ça se gâte après).

En plus, quand j’ai suggéré que peut-être, un chien né dans une étable du Vercors où il fait -12°C le matin n’avait peut-être pas besoin de se vautrer devant la cuisinière toute la journée et qu’un peu d’air frais lui ferait du bien, je suis passée pour une croquemitaine. Le pôôôôôvre, ce n’est qu’un bébééééé !!! Il aura si froiiiiiid (bien sûr, je n’y avais pensé, chez nous, dans la vallée, il ne fait dehors que 15°C de plus que dans son étable natale de Villard de Lans).

Et là, depuis, je cuisine, fais des photos avec « Dauphine » la petite chienne Border Collie de 2 mois dans les pieds. Il ne faut pas lui marcher sur le bout des pattes ni sur la queue (mais pourquoi le ferai-je, franchement, ce n’est quand même pas bien compliqué de faire des entrechats façon « ballet Casse-Noisette » toute la journée pour éviter le chien quand on a un plat dans une main et l’appareil photo de l’autre). Il faut lui gratouiller la tête quand il a « l’air triste », ou plus exactement, quand Poupougnette trouve qu’il a l’air triste. Il ne faut pas non plus lui gratouiller trop longtemps, sinon il est si content qu’après il faut aller chercher la serpillère (ceux qui ont eu des chiots comprendront). Il ne faut pas marcher le matin, quand on est encore en quatrième phase de sommeil, dans la pâte à truffe devant le frigo. Tiens, d’ailleurs, pourquoi y’a de la pâte à truffe devant le frigo ? M***e !!! C’est pas de la pâte à truffe !!!

C’est tellement plus simple ainsi…

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La photo de la "vedette", débarquée dans ma vie comme un petit boulet d’amour qui fait wouaf… Elle s'appelle "Dauphine" (rien à voir avec Miss France c'est juste parce que c'est un chien du Dauphiné). "Dauphine Chiot-ca", plus exactement  ;)

 

Bon, je me rends compte que vous devez vous demander quand j’allais enfin commencer à parler de ce qui vous intéresse, le fameux entremet…

Mais il ne me reste pas beaucoup de temps, car les quelques courageux qui n’ont pas quitté la page en maugréant « pfffff, elle nous gave vraiment avec ses histoires de clébard » vont bientôt craquer, c’est sûr…

Alors je fais court.

Dessert végétal stop. Vraiment super méga giga délicieux stop. Facile à faire pour un beau dessert de fête stop. Sans fouetter de Chantilly, ni battre d’œufs en neige stop. Juste quelques coups de mixeur stop. Un dernier conseil stop. Ne pas hésiter à mouler dans les cercles des sablés moins épais que sur la photo stop. Car texture très bonne, très « sablée », pas du tout dure en bouche stop. Mais très difficile à couper stop. Car huile de coco passée au frigo devient dure comme bougie stop. Si toi pas vouloir que ton entremet saute sur les genoux de ton voisin quand tu l’attaqueras à grands coups furieux de cuillère stop. Ou si toi pas vouloir mettre en acordéon la cuillère en argent de mémé stop. Mieux vaut sablé plus fin stop.

Joyeux Noël à tous ! stop

 

Entremet crouti-fondant marron, poire, touche de chocolat sur un sablé à la fleur de sel

 

Ingrédients pour 6 à 8 personnes (selon la taille des cercles)
Préparation : 25 min
Cuisson : 10 min (si on fait tout cuire en même temps, sinon environ 22 min)

 

Pour le sablé à la fleur de sel :
160g de farine de grand épeautre T130
80g d'huile de coco vierge à température ambiante, ou même légèrement fondue (on peut la poser sur un radiateur pour quelques instants)
70g de sucre de coco
Une bonne grosse pincée de fleur de sel
 
Pour le crémeux au marron :
350g de marrons au naturel (en bocal comme pour la crème de marron)
1 gousse de vanille
30 cl d'eau
10cl de sirop d'agave
100g d'huile de coco vierge
Une pincée de fleur de sel
 
Pour la gelée de poire:
500g de compote de poire en morceaux sans sucre ajouté (fait-maison, ou du commerce)
2g d'agar-agar
 
Et encore…
100g de chocolat noir
Un peu de cacao pour saupoudrer

 

_DSC9280-2Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger ensemble tous les ingrédients du sablé, soit du bout des doigts de façon à obtenir une consistance bien sablonneuse, soit carrément au robot mixeur en mode pulse.

Verser sur une plaque de cuisson chemisée de papier, égaliser sans tasser (ça doit garder une texture de crumble pour le moment) puis enfourner pour 10 min chrono, en baissant si besoin la température du four à 150°C si le sablé semble dorer trop vite sur les bords. À la sortir du four, tasser le mélange sablé dans 6 à 8 cercles individuels en inox, puis tasser très fort avec le poussoir. Mettre au congélateur pour que le tout refroidisse très vite.

Pendant ce temps, mélanger l’agar-agar à la compote de poire froide, bien fouetter puis porter à ébullition en mélangeant souvent. Compter 2 min d’ébullition, éteindre le feu et laisser légèrement tiédir.

Faire fondre le chocolat au bain-marie, puis en verser une bonne cuillerée à soupe au fond de chaque cercle, et bien en tapisser le sablé pour « l’isoler » de la compote de poire (et qu’il reste ainsi bien croquant). Remettre au congélateur pour que le chocolat durcisse très vite.

Pendant ce temps, mettre les marrons dans une casserole avec la gousse de vanille fendue et grattée, une pincée de fleur de sel et 30 cl d’eau. Compter 10 min de cuisson en mélangeant de temps en temps, jusqu’à ce que les châtaignes aient absorbé presque tout le liquide de cuisson. Transférer alors dans le bol d’un robot avec les 100g d’huile de coco, la fleur de sel et les 10 cl de sirop d’agave. Mixer longuement, jusqu’à obtention d’une texture super lisse et crémeuse…

Verser la compote de poire encore tiède (attention, vers 25°C l’agar-agar va faire sa prise, il ne faut donc pas trop la laisser refroidir avant de la mouler dans les cercles)  sur les sablés tapissés de chocolat. Égaliser puis répartir par dessus le crémeux au marron. Égaliser, puis mettre au frais pour au moins 2 ou 3H.

Démouler en s’aidant du poussoir, poudrer d’un voile de cacao et décorer éventuellement d’une châtaigne entière.

 


 

 

Je vous laisse avec ces quelques photos pleines de tendresse prises chez moi ces derniers jours... J'aurais voulu vous parler davantage des préparatifs que nous avons mené avec les enfants pour donner à la maison un petit air de fête, j'aime tellement cette belle période de l'Avent... mais je me rends compte que j'ai déjà été bien assez longue ;)

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Ces petits écureuils se cachent dans le sapin, en hommage à un dessin-animé merveilleux (clic!) qui a tendrement bercé mon enfance, et qui berce maintenant celle de mes enfants ;)) Prenez le temps de le regarder si vous voulez, moi il me fait toujours autant mourir de rire 30 ans après ;)

 

ambiance noel-2

En haut à gauche, des sablés « Renne de Noël », dont j’ai trouvé l’idée sur Pinterest. Je les ai confectionnés avec une pâte à biscuit à mi-chemin entre mes petits-beurres (Secrets de la pâtisserie bio) et mes vrais-faux Belvitas. En haut à droite, un "ahuri pendu à la clé de l'armoire du salon" (dixit le délicat mari, pas très touché par la poésie très féminine de ces petites décos de Noël). En bas à gauche, une petite chaise réalisée par beau-papa pour ses petits enfants :) En bas à droite, des sucres d'orges à IG trèèèèèèès haut :(, mais tout mignons quand même...

 

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Levée d'un kouglof au coin du feu, Tic et Tac les 2 écureuils farceurs (encore eux ;)), biscuits "Rennes de Noël (encore eux aussi ;)), et enfin, concernant la dernière photo, désolée, je ne peux pas vous donner la recette de ce kouglof cerises au kirch/pépites de chocolat noir. Du moins, pas tout de suite… mais il sera dans un de mes prochains livres, en 2015 ;)

 

Montages-2

Toujours le kouglof (non non, ce n'est pas la peine d'insister, je ne vous donnerai pas tout de suite la recette, même si vous me chatouillez la pointe des pieds avec une plume).

Juste à côté "Paul et Pauline", les 2 souris "IKEA" de ma Poupougnette (je suis sûre que vous avez les mêmes à la maison !), qu'il faut chercher 12 fois par jour (c'est des doudous, quoi). Là, elles ont été "relookées" : Pauline par mes soins (la petite robe liberty que je voudrais bien la même ;)), Paul par Mamie (ensemble de bagnard marin au tricot ^^)

En dessous, un thé idyllique avec ma grande (avant que le toutou-tout-mimi en renverse la moitié à côté en secouant le tabouret comme un prunier) et MON rocking chair. Quand il n'y a pas d'ours en peluche assis dedans, il y a moi.

L'ours pas en peluche.

 

 

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 (Je remplacerai la photo à Noël... Parce que là, bien sûr, il n'y a pas encore le Petit Jésus :))

 

Joyeux Noël à tous, du fond du coeur, et rendez-vous en 2015 :)

(Promis, je lirai en douce TOUS vos messages, mais je ne pourrai pas y répondre cette fois-ci... sinon à la maison on va me taper sur les doigts : J'ai promis "solennellement" de ne plus travailler pendant les 15 prochains jours ;)))

 

 

 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

16 décembre 2014

Kalinka-kalinka-kalin-tralala...

 

Blinis maison à l’épeautre et au son d’avoine

(Recette hyper saine, à IG très bas pour les fêtes...)

 

 

_DSC7898-3-2Ouf, une bonne chose de faite ! Cela faisait au moins 3 Noëls que je voulais partager cette recette avec vous (sans jamais en trouver le temps, hélas) : Elle est à la fois si simple, si saine et si délicieuse que grâce à elle je n’ai plus acheté de blinis depuis belle lurette (et pourtant, si vous saviez à quel point j’en raffole !).

Cette recette, elle est presque « magique » : du son d’avoine, de la farine d’épeautre complète, des œufs, de l’eau, et basta (ou presque). Pas de crème fraîche, pas de matière grasse ajoutée hormis l’huile d’olive de la poêle. Cerise sur le gâteau ? Il est presque impossible de faire plus simple : la veille au soir vous mélangez vite-fait tous les ingrédients dans un petit saladier, vous « oubliez » au frigo jusqu’au lendemain le temps que la pâte lève, et vous n’aurez plus ensuite qu’à faire cuire des petites cuillerées de pâte dans une poêle toute simple, sans vous enquiquiner à chercher, trouver, acheter, payer une « poêle à blinis » {objet 100% superflu qui encombrera vos placards 11,5 mois sur 12, coincé entre la stupidissime fontaine à chocolat achetée sur un coup de tête la veille d’un mardi Gras, le « redoutable » gaufrier paresseux – 7 min par gaufre ! - offert par La Redoute, et les derniers survivants du top 10 des cadeaux de mariage les plus imbéciles qui squattent plein de toiles d’araignée depuis 10 ans, et qui y resteront encore longtemps : on ne risque de les casser, vu qu’on ne les sort JA-MAIS }  

_DSC7752-2Pas de « poêle à blinis » donc pour réussir cette recette, mais juste une bonne poêle toute simple, en tôle de fer, en fonte, en céramique, en émail, comme vous voulez, mais si possible pas en inox car ça attache un peu plus (et encore moins en téflon…).

Ces blinis « light », si raisonnables qu’on pourrait s’en faire une ventrée en pleine cure Cabot ;), sentent juste terriblement bon dans toute la maison en cuisant… et je ne vous parle même pas de la tuerie au moment de les savourer : c’est tout moelleux, aéré, avec un exquis petit goût de levain et d’avoine chaude…

Vous avouerai-je que je m’en fais aussi parfois au petit déj, en mode « pancake » ? La seule différence, c’est que j’utilise une cuillère à soupe au lieu d’une cuillère à café pour doser la pâte que je verse dans la poêle. Mais j’ai intérêt à me lever tôt et à fermer toutes les portes si je ne veux pas être obligée d’en céder au moins la moitié, car sachez-le : ces blinis-pancakes au son d’avoine, mes 4 grands savent les trouver « au sonar », rien qu’en suivant les effluves, même quand ils ont encore les yeux fermés et la marque de l’oreiller tatouée sur la joue ^^

Documents4-2Pour les photos, j’ai garni mes blinis façon « assiette nordique ». Comment ça c’est pas très  original ? Mais si c’est original, avec de si jolies couleurs ! Le « truc vert », c’est un avocat Haas mûr à point mixé avec un peu de jus de citron et de fleur de sel, puis déposé à la poche à douille sur les blinis. C’est merveilleusement bon avec la crevette. Le truc rose, c’est du fromage de chèvre frais mixé avec un petit bout de betterave cuite qui restait du repas de la veille (ne me demandez pas « un bout comment ? » j’ai complètement oublié de le peser…) : c’est super joli, et ça va très bien avec le haddock cette fois-ci. Dommage toutefois que la betterave, ça ait un tel goût de betterave, car la couleur suffisait amplement à mon bonheur (je n’aime pas trop ça, la betterave, heureusement que le fromage de chèvre était là…). Le truc jaune pâle, ben, c’est du beurre, tout simplement, parce qu’avec la truite fumée on a pas encore trouvé mieux il me semble… ;) J’ai ensuite saupoudré tout ça de graines de pavot, de sésame, de piment d’Espelette, de baies roses (pas tout "en vrac", un parfum par type de blinis seulement !) et même ajouté des petites barbes de fenouil sur les blinis à la truite fumée. D’ailleurs, ça, c’est un bon plan, ne vous ruinez plus à acheter de l’aneth qui n’a pas de goût et qui pousse en serres… choisissez plutôt quelques bulbes de fenouil qui serviront à vos salades, poêlées, jus détox, etc. et prélevez les petites barbes qui poussent au centre pour aromatiser vos saumons, truites et autres poissons : c’est beaucoup plus goûteux !

Et puis, petite anecdote qui a fait fondre mon cœur de maman ;) : ce matin, j’étais en train d’installer tous les éléments pour photographier mes blinis, à côté de ma petite puce, toute en admiration devant la couleur rose de ma crème chèvre-betterave. Le temps que j’aille chercher ma bougie rose pour peaufiner la déco de ma scène, et là, surprise, elle avait posé ses poupées russes à côté des blinis ! « C’est jouyi hein maman ? ». J’étais tellement touchée… et aussi émerveillée par son bon goût : car c’est vrai que ses matriochkas étaient exactement du même ton que la crème de betterave !

J’ai commencé à lui expliquer gentiment que oui, effectivement, c’était très joli, mais que je ne pouvais pas les laisser là sur ma photo, et puis je me suis interrompue, frappée par cet incroyable clin d’œil de la Providence. Après tout, le blinis, c’est russe…

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Crème de chèvre à la betterave, haddock, graines de pavot... Je raffole du haddock, je trouve cela au moins aussi bon que le saumon ou la truite !

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Version végétarienne, avec un petit oeuf de caille, "mayonnaise" d'avocat et graines germées en mélange "alfa-radis-fenouil" (ce mélange que vous trouverez en magasin bio s'accorde particulièrement bien avec les poissons fumés...), le tout relevé d'un peu de baies roses.

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Crevette sauvage, "mayonnaise" d'avocat, une touche de piment d'Espelette...

 

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Truite fumée bio, beurre frais, sésame blond, barbes de fenouils (j'aurais pu aussi ajouter des baies roses et/ou des graines germées alfa-radis-fenouil, mais on ne peut pas penser à tout sur le coup ;))

 

Ingrédients pour environ 30 petits blinis
Préparation : 5 min
Cuisson : quelques minutes par poêlée
(Préparer la pâte 12H avant pour lui laisser le temps de lever)

 

150g de farine de grand épeautre T130
150g de son d’avoine
30 cl d’eau tiède
4 oeufs
1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
2 c. à soupe rase de sucre de coco ou de sucre de canne (sur les blinis des photos, j’avais oublié le sucre, voilà pourquoi ils sont tout blancs. Mais vous, ne l’oubliez pas, ça ajoute vraiment un petit « plus » côté saveur)
Une bonne pincée de sel fin
Huile d’olive pour la cuisson
 

_DSC8158-2La veille, ou du moins 8 à 12H avant, délayer la levure dans l’eau tiède (pas plus de 45°C, pour ne pas « tuer » les levures). Mélanger dans un petit saladier le son d’avoine, la farine, le sel et le sucre. Faire un puits, ajouter les œufs et l’eau, bien mélanger avec un fouet. Couvrir d’une assiette et « oublier » au frais toute la nuit. La pâte va lever au frais, beaucoup plus doucement qu’une pâte à pain ou à brioche, et gagnera en arôme.

Le lendemain, mélanger délicatement la pâte avec 3 ou 4 coups de cuillère, sans trop insister, juste pour s’assurer que le fond ne soit pas plus liquide que le dessus (ça arrive parfois, en fonction des qualités de son d’avoine : si vous voyez dès le début que la pâte a une texture homogène, inutile de mélanger plus). Faire chauffer une poêle, si possible en tôle de fer noire, en émail ou en céramique (plutôt qu’en inox) avec un peu d’huile d’olive (sans la faire fumer). Verser des grosses cuillerées à café de pâte en laissant un petit espace entre chaque pour que les blinis ne se collent pas entre eux en s’étalant, puis poser un couvercle et baisser le feu. Pour être absolument parfaits, les blinis doivent être saisis dans une poêle très chaude, puis continuer leur cuisson quelques instants couverts à feu très doux pour avoir le temps de bien lever. Dès que le dessus est « précuit » (c’est à dire que la pâte n’est plus crue, brillante et coulante sur les blinis, mais au contraire bien mate, « figée », et que les petites bulles sont devenus des petits trous) les retourner avec une spatule et ne laisser cuire que 30 secondes de l’autre côté. Remettre toujours un peu d’huile dans la poêle entre chaque tournée, car la pâte ne contient aucune matière grasse et sans cela iles blinis manqueraient de moelleux. En revanche, inutile d’ajouter de l’huile en retournant les blinis pour les faire cuire de l’autre côté.

 

Je vous laisse avec la photo d’un petit « travail d’équipe en famille » dont je suis si fière ;) : Notre crèche lumineuse, que j’ai dessiné à la craie sur une immense plaque de contreplaqué (1,50m x3m), que mon Jéjé a ensuite patiemment découpé à la scie sauteuse (c’était si délicat, il a vraiment eu le plus difficile à faire !), et que nos 2 grands fistons ont aidé à fixer au mur pendant que les filles... donnaient leur avis ;)

 Si vous passez devant une maison dont la façade est ainsi illuminée… Ben, c’est chez nous ;)))

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09 décembre 2014

Baba vs bûche de Noël...

 

Baba "des îles paradisiaques"...

 

1J’ai improvisé ce gâteau fin novembre pour l’anniversaire de ma deuxième grande fille… le matin de ses 12 ans, en partant à l’école, elle m’avait demandé timidement si le soir elle aurait un gâteau au chocolat. J’allais lui répondre avec un sourire jusqu’aux oreilles que ouiiiii, bingo, c’était exactement ce que j’avais prévu, mais elle ne m’en laissa pas le temps, et ajouta sur le ton de la confidence « Parce que tu comprends maman, j’ai un peu de mal avec le chocolat en ce moment ».

J’ai donc pris un air très sûr de moi pour la rassurer alors qu’en vrai, j’étais juste paniquée en pensant au gros fondant tout choco qui l’attendait planqué dans le bas du frigo depuis la veille. L’après-midi fut donc une totale improvisation du fameux gâteau d’anniversaire sans chocolat… Sachant que j’habite quand même à 30 bornes aller-retour du premier commerce - et qu’il fallait donc se débrouiller avec les moyens du bord - j’avais le choix, en gros, entre faire un gâteau aux pommes (wouaaah, super original !) ou un gâteau à… hum, à quoi au fait ? Dans le frigo, j’avais de la tapenade, dans le placard, des sardines, à la cave, des oignons et des choux raves. Le désastre.

2Et puis mon regard émerveillé tomba sur Victoria l’ananas (c’était écrit dessus « Ananas Victoria ») que j’avais acheté en prévision d’une séance photo spéciale extracteur de jus. Voilà comment est né ce gâteau qui, pour finir, a été déclaré le soir « gâteau de l’année de la famille Chioca ». Il faut dire que franchement, rien que le parfum du gâteau, c’était déjà à tomber. Moi, je ne l’ai goûté que le lendemain (parce que « gâteau le soir, silhouette en poire ») et je me suis dit qu’il fallait absolument que je retrouve la recette pour vous la donner {parce qu’évidemment, j’avais réalisé ce gâteau à l’arrache, sans rien noter, mais j’aurai dû me méfier car en général, quand je ne note pas une recette, elle est sublime et après j'enrage parce que je n’arrive plus ja-mais à refaire exactement la même. Pff. Tiens, c’est comme pour les photos : je ne sais pas si vous avez remarqué mais quand on est bien sapée, coiffée, maquillée, on fait i-né-lu-cta-ble-ment une tronche de cake. Alors que si votre mari ou vos enfants vous photographient comme ça, sans prévenir, un samedi matin en pantoufles et pyjama façon braies d’Obélix, là on arrive sans souci à se souvenir comment sourire sans avoir l'air niais… Il y aurait de quoi devenir un peu superstitieux}

3Pour en revenir au gâteau, il m’a fallu 3 essais pour arriver à le refaire presque aussi bon. Là, il est déjà vraiment sympa, même si je n’ai pas réussi à retrouver cette texture un peu spongieuse qui faisait encore plus « baba » le jour de l’anniversaire de ma grande. Mais bon, on ne va pas chipoter, d’abord parce que les Chioca commencent à en avoir un peu marre des gâteaux à l’ananas, ensuite parce que comme ça il est super bon… Et puis je pense qu’il ferait un très beau gâteau de Noël, car il est léger, moelleux, fruité, c’est exactement le genre de dessert qui me fait très envie à la fin d’un bon repas. Le fait que l’ananas s’appelle « Victoria » est très important parce que c’est l’ananas de la victoire ! (Elle est trop nulle celle-là ? Bon, OK, je l'enlève…) cette variété est particulièrement goûteuse, sucrée, mûre à point ; il faut savoir que ces ananas-là font le voyage en avion, ce qui n’est certes pas très écolo mais on ne mange pas d’ananas Victoria tous les jours, et c’est tellement mieux pour un ananas de mûrir sur son île paradisiaque  plutôt que de pûrir* dans les cales d’un énorme paquebot…

(* Non il n’y a pas de faute de frappe. Vous ne connaissez pas le terme « pûrir » ? Il s’applique à tous ces pauvres fruits et légumes cueillis tout verts et qui terminent comme ils peuvent leur maturation dans un bateau ou un semi-remorque. « Pûrir », contraction de « mûrir » et de « pourrir » va bientôt entrer dans le Petit Robert vous verrez…)

Concernant les épices, le rhum, les huiles essentielles, etc. chaque détail a son importance pour que l’harmonie de saveur soit parfaite : par exemple, vous devez mettre une pincée de cannelle, c'est essentiel, mais surtout pas plus d'une pincée car sinon elle deviendra omniprésente, écrasera toutes les autres saveurs, et votre baba des îles paradisiaques se transformera en pain d'épice à l'ananas :(

La vanille doit être bien parfumée, charnue, moi j’ai été comblée par ma gentille Manuia qui m’en a offert de son île ;)

4Certains d’entre vous vont sûrement me demander si on peut ne pas mettre de rhum… N’est-ce pas ? Je vous ai vu venir hein ? ;) Mais enfin, là c’est un baba les gars, un baba au rhum. Et un baba au rhum sans rhum, c’est comme une fondue savoyarde sans fromage, un gratin dauphinois sans patates, un bœuf bourguignon sans bœuf, un hot dog sans chien… Mieux vaut changer carrément de recette ! En plus, le rhum va cuire avec le sirop, et perdre beaucoup de son alcool... Tous mes loulous en ont mangé, même la Poupougne de 4 ans, et personne n’est allé ensuite danser le sirtakis, chanter « yo ho une bouteille de rhum » ou ronfler sous la table. Et, non, ce n’est pas parce qu’ils ont été habitués au berceau...

Idem quant au beurre utilisé pour préparer le moule : il n'y en a que très peu, mieux vaut donc vraiment - à moins d'une intolérance totale aux laitages- utiliser du vrai bon beurre bio qui donnera au gâteau un parfum inimitable. Comme il n'y a aucune autre matière grasse dans la pâte, et que vous taillerez sans aucun souci 8 à 10 parts dans ce baba, on se retrouve au final avec moins de 5g de beurre par part et je vous mets au défi de trouver chez votre pâtissier un gâteau aussi doré, moelleux, léger, parfumé, contenant si peu de beurre !

Enfin, vous aurez le choix entre le servir tel qu’il sortira du moule, c’est à dire tout lisse, tout doré, et déjà très beau, ou vous enquiquiner à le décorer comme moi cet après-midi avec des # !!!*# ! de tranches de fruits qui se feront la malle dès que vous aurez le malheur de bouger le gâteau. Après, ça peut aussi être très joli, surtout si vous utilisez des fruits exotiques qui affirmeront encore plus le côté « îles paradisiaques » : j’y verrais bien par exemple des physalis (amour en cage), des tranches de caramboles (cette espèce de courgette côtelée qui forme des jolies étoiles vertes quand on la coupe en tranches) et autres fruits hallucinants qu’on trouve souvent sur les étals en périodes de fête… sauf chez moi, à Trifouilly-la-cambrousse. Voilà pourquoi là aussi, j’ai encore fait avec les moyens du bord…

 

Baba des Îles
 
Ingrédients pour un baba de 8 parts
Préparation : 15 min
Cuisson : 10 min à 180°C, puis 20 à 25 min à 150°C.
 
 
Pour le gâteau :
1 ananas Victoria, mûr à point (soit 300g de chair une fois épluché)
3 oeufs
125 de farine T130 de grand épeautre
7 cl de sirop d'agave
1 c. à soupe de rhum ambré
3 gouttes d'huile essentielle de citron bio
3 gouttes d'huile essentielle d'orange bio
1 c. à café de poudre à lever
 
Pour le sirop parfumé
1 pincée de cannelle (ce que vous pouvez tenir entre le pouce et l'index, pas plus)
1 gousse d'excellente vanille, bien charnue, bien parfumée
7 cl d'eau
7 cl de sirop d'agave
5 cl de rhum ambré
 
Pour la chantilly (facultatif)
Une briquette de 20 cl de crème liquide de coco (ou de vache, pour une fois... c’est Noël !)
1 c. à café d'extrait de vanille liquide
20g de sucre de coco, ou de sucre complet, ou de sucre de bouleau
 
Facultatif :
Fruits divers pour décorer le baba (# !!!*# !!!)
 
Pour beurrer le moule :
40g de beurre bio

 

6Commencer par préparer le sirop afin que la vanille ait le temps de bien infuser : mélanger l’eau, le sirop d’agave, la cannelle et le rhum. Fendre la gousse de  vanille en deux, gratter soigneusement les graines à l’aide d’un couteau lisse, puis mettre le tout (gousses + graines) dans une petite casserole. Laisser bouillir 3 minutes à petit feu en fouettant de temps en temps, puis poser un couvercle et laisser infuser.

Pendant ce temps, préparer le gâteau : éplucher l’ananas, prélever 300g de chair et la couper en petits morceaux d’1 cm de côté environ.

Beurre généreusement avec les 40g de beurre un moule à savarin de 22 cm de diamètre environ, et assez haut (le mien fait environ 5,5 à 6 cm de hauteur, j’en ai entre temps acheté un deuxième de seulement 4 cm de haut et ce dernier ne vaut vraiment rien ! les gâteaux ont du mal à y lever…)

Fouetter les œufs avec le sirop d’agave, les huiles essentielles et la cuillerée à soupe de rhum jusqu’à ce que le mélange blanchisse, mousse et double au moins de volume (ce pas-à-pas peut vous aider, car la recette de ce baba ressemble beaucoup à la génoise du layer-cake de l'an dernier) comme pour faire un sabayon. Mélanger à part la farine et la levure, puis tamiser le tout au dessus des œufs fouettés. Ajouter les dès d’ananas et mélanger le tout (œufs + ananas + farine) à la spatule souple, en soulevant le mélange dans un mouvement doux et régulier jusqu’à ce que tout soit bien homogène. Ne pas travailler trop longtemps pour ne pas faire retomber les oeufs. Verser la préparation dans le moule à savarin puis enfourner pour 10 min à 180°C, puis baisser la température à 150°C pour les 20 min restantes, sans ouvrir le four entre temps.

Au moment de sortir le gâteau, le piquer avec une brochette ou la pointe d’un couteau, qui doit ressortir propre : si de la pâte non cuite y adhère (et pas seulement un peu de jus d’ananas, pour le cas où vous auriez piqué pile poil sur un morceau) ajouter 5 min de cuisson.

Quand le gâteau est sorti du four, le piquer sur toute la surface à l’aide d’une fourchette afin que le sirop puisse facilement être absorbé. Imbiber ensuite le baba tout doucement, cuillerée après cuillerée, jusqu’à absorption de tout le sirop. Laisser entièrement refroidir dans le moule à savarin, puis décoller délicatement les bords à l’aide d’une spatule ou d’un couteau et renverser le baba sur un plat de service.

A ce stade, on peut s’arrêter là… mais on peut aussi fouetter 20 cl de crème de coco bien froide en chantilly épaisse avec la vanille et le sucre, en tartiner le baba, puis le décorer de fruits de saison au choix : ça en jette un max, tout en ajoutant un petit côté frais-acidulé super gourmand si vous servez ce baba à la fin d’un repas un peu copieux…

5

 

Edit du 10/12:

Si vous cherchez un petit concours amusant qui vous aidera en outre à sensibiliser vos enfants à la preservation des océans...

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02 décembre 2014

Kouf ! Kouf !

 

Mon (super bon...) Kouglof à l’épeautre et aux fruits séchés

 

kouglof 1Il y a bien longtemps, le nom « Kouglof » me faisait beaucoup rire… Allez savoir pourquoi, cela évoquait pour moi l’image de quelqu’un avec un gros morceau de brioche trop sèche enfoncée dans la bouche, le bruit de sa déglutition quelque peu difficile accompagnée d’une toux étouffée et de grosses difficultés à parler : Kouf ! Kouf ! Kouf ! Glops... Kouf ! Glops... Koufglopfs ! ;) !

Bref, pas de quoi me faire mourir d’envie d’y goûter… « Brioche mousseline », ça, ça fait rêver. « Kouglof », un tout petit peu moins.

Et puis reconnaissez qu’il y a de quoi rester traumatisé rien qu’avec toutes ces orthographes ! « Kouglof », « kougelhof », « kugelhof », « kugelopf », « kougelhopf », « kugelhopf », « kouglouf », « Kugelhupf », « Gugelhupf » {ne lisez pas cet article à haute voix sinon votre collègue de travail va venir vous taper entre les omoplates ou, pire, vous faire la manoeuvre de Heimlich}, si on ne veut pas passer pour un âne mieux vaut quand on est auteur culinaire fuir les risques en réalisant d’autres recettes aux noms moins barbaresques… Mais mon projet sur la cuisine des grands classiques est passé par là, et j’ai voulu relever le défi du Kouglof {notez qu’en bonne feignasse du Midi, j’ai chois l’orthographe la plus cool…}, recette traditionnelle s’il en est et qui méritait à ce titre que je tente de lui faire honneur. Je m’y suis donc "collée"...

kouglof 2Première étape {la moins fatigante}, pondre 3 H devant internet pour choisir « le-plus-joli-moule-à-kouglof-du-monde-qui-ne-coûterait-pas-trop-la-peau-des-f****s » (c’est l’étape qui a donné le plus de sueurs froides à mon cher et tendre époux…)

Deuxième étape, trouver auprès d’une copine aux origines alsaciennes une bonne recette de kouglof « de sa mémé » qui marcherait comme sur des roulettes (la recette, pas la mémé…).

Troisième étape, réfléchir comment rendre cette recette plus saine (Fruits séchés à la place des fruits confits? Farine non raffinée d’épeautre à la place de la farine ordinaire? Sucre complet ou de coco au lieu du sucre blanc? Purée d’amande ou huile d’olive à la place du beurre? Tofu soyeux à la place des oeufs... Non, là, faut pas charier non plus…;))

Quatrième étape, se dire que pour éviter de se faire tailler une tête au carré par le prochain alsacien qui achèterait mon livre, on allait peut-être au moins garder le beurre… Et juste essayer d’en mettre un peu moins.

Cinquième étape, se préparer psychologiquement à devoir faire une demi douzaine d’essais pour obtenir une recette au top gustativement malgré ces quelques petits aménagements.

Sixième étape, procéder au premier essai. Soupirer pendant la cuisson en se disant qu’il faudrait certainement un marteau et un burin pour décoller mon kouglof de ce moule en terre à cannelures où la pâte risquait de si bien adhérer...

Septième étape, retourner en ricanant le moule sur un plat de service pour tenter de le démouler, mais juste pour le principe, histoire de lui donner une chance avant d’employer les grands moyens (pinces, forceps…). Faire des yeux exorbités en entendant « schplouffff » et en découvrant le kouglof parfaitement intact démoulé sur son plat…  Waouh !

Huitième étape… Goûter le Kouglof. Ne pas tousser, ne pas déglutir avec difficulté, pouvoir même parler la bouche pleine et se dire « purée que c’est bon ce truc ». En reprendre une deuxième part.

Neuvième étape… Ben, y’en a pas. Recette réussie du premier coup (ça c’est de la veine !), à la mie moelleuse, parfumée, filante, aérée, et ce malgré des ingrédients non raffinés. Depuis, c’est devenu un incontournable chez les Chioca…

Une jolie tradition rapporte que le premier Kouglof aurait été moulé dans la couronne-turban d’un des rois mages, rapportée en trophée au retour des croisades. À défaut de couronne-turban, vous trouverez ici le même moule que moi ;)

 

Pour un moule à kouglof de 22 cm de diamètre (10 parts)
Préparation : 35 minutes
Levée : 2 à 3 heures environ
Cuisson : 50 minutes

 

kouglof 4 montage• 150 g de beurre mou à température ambiante + de quoi beurrer généreusement le moule
• 100 g de fruits séchés, seuls ou en mélange (raisins, canneberges, petits cubes d’abricots bruns...)
• 2 c. à soupe de kirsch + un peu pour faire tremper les fruits
• 20 cl de lait végétal d’avoine ou d’amande
• 75 g de sucre complet de canne ou de sucre de coco
• 1 cube de 20 g de levure fraîche de boulangerie
• 500 g de farine T80 de grand épeautre, ou à la rigueur T110 (mais ce sera un peu moins aéré)
• 2 œufs
• 1 poignée d’amandes émondées
• 10 g de sel fin
• Sucre glace ou sucre de bouleau pour décorer

 

◗ Couper le beurre en petits cubes et le laisser ramollir dans un endroit tiède, sur un radiateur par exemple (ne pas le faire fondre sur le feu, car il doit être incorporé dans la pâte bien mou mais pas fondu).

◗ Recouvrir les fruits secs d’eau bouillante, ajouter une rasade de kirsch et les laisser se réhydrater jusqu’à utilisation.

◗ Faire tiédir le lait (sans dépasser 45 °C), y délayer le sucre, la levure, et ajouter les 2 cuillerées de kirsch. Bien fouetter le tout.

◗ Mettre la farine dans le bol d’un robot ou dans une terrine, ajouter le sel et mélanger. Faire un puits, puis verser le mélange liquide et les œufs battus. Pétrir 10 à 15 minutes au robot ou à la cuillère de bois jusqu’à ce que la pâte commence à devenir un peu moins collante et se détache des parois du récipient. Il faut être patient, car mieux la pâte est pétrie, plus la mie sera filante.

◗ Ajouter alors le beurre, et pétrir de nouveau quelques minutes pour bien l’incorporer. Couvrir, puis laisser lever 1 h 30 à 2 heures dans un endroit tiède (idéalement, sur un radiateur, ou au «bain-marie» dans un grand saladier d’eau chaude du robinet).

◗ Quand la pâte a doublé de volume, égoutter les fruits secs, bien les éponger dans un torchon, puis les incorporer à la pâte avec une cuillère de bois, en essayant de ne pas trop la travailler pour ne pas casser son aspect filant. Il est toutefois normal que la pâte retombe, c’est même souhaitable car elle n’en relèvera que de plus belle !

◗ Beurrer généreusement un moule à kouglof en terre de 22 cm de diamètre. Le fariner uniformément à l’aide d’une petite passoire à thé. Déposer une amande au fond de chaque cannelure du moule.

◗ Verser la pâte et égaliser au mieux.

◗ Couvrir, et laisser de nouveau lever dans de bonnes conditions (chaleur, abri des courants d’air).

◗ Préchauffer le four à 180 °C.

◗ Quand la pâte affleure les bords du moule, enfourner pour 30 minutes, puis baisser si besoin la température à 150 °C (sans ouvrir la porte du four), si le kouglof semble dorer trop vite.

◗ Vérifier la cuisson en piquant le gâteau avec une brochette en métal ou la lame d’un couteau (elle doit ressortir parfaitement sèche et chaude), puis sortir le kouglof du four et le laisser un peu tiédir.

◗ Décoller les bords à l’aide d’une spatule souple, puis renverser sur un plat de service : si le moule a été bien beurré et fariné, ce gâteau se démoule très facilement.

◗ Saupoudrer légèrement de sucre glace, puis servir si possible encore tiède avec un thé de Noël alsacien, c’est un véritable bonheur !

kouglof 5

 

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Recette tirée de mon avant-dernier ouvrage paru cet automne aux éditions Terre Vivante : La cuisine des grands classiques, ma version bio !

 

20 novembre 2014

La crème de marron de mes rêves…

 

 Et en bonus, la coupe « timarronsuisse »

(qui a dit que c’était un nom à la noix ?)

 

 

_DSC4493-3Si vous n’aimez pas la crème de marron, passez votre chemin jusqu'à le semaine prochaine… Tiens, c’est rigolo, j’ai conservé 99,99% de mes lecteurs ! ;)

Serait-ce pour vous comme pour moi ? Un doux souvenir d’enfance... Ahhh, le petit-suisse à la crème de marron !

Mais la crème de marron, c’est aussi très sucré, beaaaucoup trop sucré ! Autant pour mes papilles maintenant déshabituées que pour ma ligne… Encore une chose à laquelle j’avais un peu renoncé après avoir goûté plusieurs marques et testé plusieurs recettes (celles qui « collent » au palais comme un ciment pour dentier, celles si saturées de sucre qu’on en grincerait des dents, etc.) super décevantes… Et puis il faut vous dire qu'hier soir, j’étais gravement en manque d’idées pour le blog. Plus exactement, j’avais plein d’idées, mais plus d’œufs. Et comme par hasard, tout ce qui me venait en tête contenait au moins un œuf. Désemparée, je suis allée sauter sur mon trampoline (c’est un peu ridicule, mais 90% des idées fumantes qui me viennent en cuisine arrivent pendant ma séance quotidienne de trampoline. Ça doit fonctionner comme une sorte de dynamo qui recharge les piles de mon cerveau ;))

Bref, après avoir listé en sautant de rage tout ce que je ne pouvais pas faire faute d’œuf (le gâteau à l’okara, les pancakes au son d’avoine, la brioche bouclée à la noisette, etc.), je me suis souvenue de ce bocal acheté il y a quelques temps. Un bocal de marrons.

_DSC4650-2Car n’en déplaise aux courageux adeptes du DIY {comprenez « Do It Yourself », expression ingliche à la mode qui pourrait se traduire par « fais-le toi-même », sauf qu'en français notez que ça a tout de suite moins de classe, on aurait presque envie de rajouter « fais-le toi-même hé patate ! »…} un brin jusqu’auboutistes qui auraient déjà chaussé leurs bottes et pris leur panier, je n’ai pas réalisé cette crème de marron avec des châtaignes ramassées par mes blanches mains. Je sais, ça casse un mythe… Mais en même temps, je n’ai pas eu trop le temps cette semaine. J’ai donc utilisé mes châtaignes « pelées au feu », enfin, si j’en crois ce qui était écrit sur le bocal.

Dans tous les cas, vos châtaignes doivent être pelées (au feu ou pas, on s’en fiche) et en bocal pasteurisé mais ne PAS baigner dans un jus saumâtre, et encore moins contenir du sucre ajouté. Voici un lien, pas pour faire de la pub, mais juste pour vous donner une idée de ce dont je parle (ça existe aussi en bio, c'est juste un peu plus cher).

… Mais vous pouvez aussi, si ça vous fait tant plaisir que ça, partir dans la forêt, fendre avec un petit couteau tout mignon chaque châtaigne, la faire bouillir, éplucher la première, puis la deuxième peau et recommencer ainsi de suite avec toute la cueillette si ça vous enchante. Temps de préparation de la recette, 5 h (en comptant même le temps que vous aurez passé à vous engueuler avec un chasseur au nez rouge après avoir manqué de vous prendre un pruneau parce que faites gaffe, c’est la saison), mais je reconnais que ça a aussi son charme (le ramassage des châtaignes, pas de se retrouver au milieu d’une battue de sanglier).

Montages-2Bref, une fois que vous aurez vos petites châtaignes pelées, ne les MIXEZ pas avec du sirop d’agave et de la vanille, du moins pas tout de suite, car elles ont besoin de cuire et recuire, en un mot de devenir un peu flagada pour faire de la bonne crème de marron.

Là, ne vous affolez pas, si je marque « temps de cuisson 45min » », PERSONNE ne vous demandera de rester planté stupidement devant votre casserole une cuillère à la main ! Donc, même si c’est un peu long, à la limite ça ne change pas grand chose pour vous : que vous prépariez votre repas, répondiez au téléphone, sautiez sur un trampoline ou que vous vous vernissiez en bleu turquoise les ongles des pieds, le fait que les châtaignes soient en train de cuire ou pas ne change absolument rien à votre emploi du temps !

Pour le reste, la recette est simplissime… et le résultat en-thou-sias-mant ! ;)))

Cette crème de marron est délicieusement parfumée (merci encore ma si gentille Manuia pour la sublime vanille de ton île… C’était hélas l’avant-dernière gousse ;)), pas trop sucrée (attention, danger, ne pas s’asseoir devant le pot une cuillère à la main), délicieusement lisse, fluide, veloutée…

Et puis, allez, hop, soyons bien décadents jusqu’au bout : Je vous livre aussi la recette de mes coupes timarronsuisse.  Hum, qui a dit que c’était un nom à la noix ? D’abord, c’est un nom au marron, mais pour les ignares qui se marrent devant ce nom barbare (oui, je sais, mes rimes vont sûrement faire pâlir Racine de jalousie) sachez que c’est parce que ça ressemble à un tiramisu à la crème de marron et petit-suisse. Celui ou celle qui trouvera un nom plus mignon aura droit à une coupe de plus.

Pour le reste, faut-il que vous fasse un dessin ? Arf, que c’est bon ce truc là !

 

 

Montages3-2La crème de marron à IG raisonnable

 

Ingrédients pour 3 pots
Préparation : 10 min
Cuisson : 45 min

500g de châtaignes pelées (voir plus haut)
75cl d'eau
15 cl de sirop d'agave
1 gousse de très bonne vanille (voir plus haut) ou 2 gousses de vanille courantes
Une pincée de fleur de sel (LE secret ;))

 

Mettre les châtaignes et l’eau dans une petite cocotte en fonte (c’est bien mieux qu’une casserole en inox pour les cuissons longues et douces). Fendre la ou les gousses de vanille, racler les graines avec une cuillère ou un couteau lisse puis mettre le tout (gousses+ graines) dans la casserole. Poser un couvercle, et une fois que le mélange arrive à ébullition, compter 45 minutes de cuisson à feu très doux. En fin de cuisson, il doit rester 30 cl de liquide (j’ai mesuré, donc si vous avez trop de liquide, continuez la cuisson, et si vous n’en avez pas assez ajoutez un peu d’eau bouillante pour obtenir la même texture que moi).

Transférer le tout dans le bol d’un blender, retirer la gousse de vanille, ajouter le sirop d’agave et la fleur de sel puis mixer longuement jusqu’à obtention d’une crème parfaitement lisse et veloutée qui fait « blop » quand on arrête le mixeur.

Mettre en pot, et conserver au frais jusqu’à 10 jours (ah ah, la bonne blague).

 

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_DSC4584-2La coupe "timarronsuisse"

 

Ingrédients pour 4 personnes
Préparation : 5 min
Prise au frais : 8 H

 

4 biscuits à la cuillère, idéalement fait-maison (j’en ai souvent dans une boîte chez moi pour improviser des petits desserts dans ce genre là ;))
Un café espresso très serré de 3 cl environ
2 cuil à soupe de sirop d’agave
3 petits suisses
150g de ma crème de marron
Un peu de cacao en poudre

 

 

Mettre au fond de 4 coupes un biscuit à la cuillère coupé en deux. Mélanger le café et le sirop d’agave, puis en imbiber les biscuits, mais pas trop car ils doivent rester un peu secs pour « pomper » l’humidité de la crème au petit-suisse.

Mélanger les petits-suisses avec la crème de marron, puis en napper les biscuits. Mettre au frais au moins 8 H, bien couvert avec du film alimentaire.

Servir en saupoudrant d’un peu de cacao.

 

 

 

 

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Je vous laisse avec cette photo d'un très joli ciel d'automne, le soir, juste au dessus de chez moi... :) C'est tellement joli que ça donne envie de manger de la crème de marron... Comment ça "rien à voir". Mais si, toutes les excuses sont bonnes !

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Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

Posté par mariechioca à 15:42 - - Commentaires [138] - Permalien [#]
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