Saines Gourmandises... par Marie Chioca

20 novembre 2014

La crème de marron de mes rêves…

 

 Et en bonus, la coupe « timarronsuisse »

(qui a dit que c’était un nom à la noix ?)

 

 

_DSC4493-3Si vous n’aimez pas la crème de marron, passez votre chemin jusqu'à le semaine prochaine… Tiens, c’est rigolo, j’ai conservé 99,99% de mes lecteurs ! ;)

Serait-ce pour vous comme pour moi ? Un doux souvenir d’enfance... Ahhh, le petit-suisse à la crème de marron !

Mais la crème de marron, c’est aussi très sucré, beaaaucoup trop sucré ! Autant pour mes papilles maintenant déshabituées que pour ma ligne… Encore une chose à laquelle j’avais un peu renoncé après avoir goûté plusieurs marques et testé plusieurs recettes (celles qui « collent » au palais comme un ciment pour dentier, celles si saturées de sucre qu’on en grincerait des dents, etc.) super décevantes… Et puis il faut vous dire qu'hier soir, j’étais gravement en manque d’idées pour le blog. Plus exactement, j’avais plein d’idées, mais plus d’œufs. Et comme par hasard, tout ce qui me venait en tête contenait au moins un œuf. Désemparée, je suis allée sauter sur mon trampoline (c’est un peu ridicule, mais 90% des idées fumantes qui me viennent en cuisine arrivent pendant ma séance quotidienne de trampoline. Ça doit fonctionner comme une sorte de dynamo qui recharge les piles de mon cerveau ;))

Bref, après avoir listé en sautant de rage tout ce que je ne pouvais pas faire faute d’œuf (le gâteau à l’okara, les pancakes au son d’avoine, la brioche bouclée à la noisette, etc.), je me suis souvenue de ce bocal acheté il y a quelques temps. Un bocal de marrons.

_DSC4650-2Car n’en déplaise aux courageux adeptes du DIY {comprenez « Do It Yourself », expression ingliche à la mode qui pourrait se traduire par « fais-le toi-même », sauf qu'en français notez que ça a tout de suite moins de classe, on aurait presque envie de rajouter « fais-le toi-même hé patate ! »…} un brin jusqu’auboutistes qui auraient déjà chaussé leurs bottes et pris leur panier, je n’ai pas réalisé cette crème de marron avec des châtaignes ramassées par mes blanches mains. Je sais, ça casse un mythe… Mais en même temps, je n’ai pas eu trop le temps cette semaine. J’ai donc utilisé mes châtaignes « pelées au feu », enfin, si j’en crois ce qui était écrit sur le bocal.

Dans tous les cas, vos châtaignes doivent être pelées (au feu ou pas, on s’en fiche) et en bocal pasteurisé mais ne PAS baigner dans un jus saumâtre, et encore moins contenir du sucre ajouté. Voici un lien, pas pour faire de la pub, mais juste pour vous donner une idée de ce dont je parle (ça existe aussi en bio, c'est juste un peu plus cher).

… Mais vous pouvez aussi, si ça vous fait tant plaisir que ça, partir dans la forêt, fendre avec un petit couteau tout mignon chaque châtaigne, la faire bouillir, éplucher la première, puis la deuxième peau et recommencer ainsi de suite avec toute la cueillette si ça vous enchante. Temps de préparation de la recette, 5 h (en comptant même le temps que vous aurez passé à vous engueuler avec un chasseur au nez rouge après avoir manqué de vous prendre un pruneau parce que faites gaffe, c’est la saison), mais je reconnais que ça a aussi son charme (le ramassage des châtaignes, pas de se retrouver au milieu d’une battue de sanglier).

Montages-2Bref, une fois que vous aurez vos petites châtaignes pelées, ne les MIXEZ pas avec du sirop d’agave et de la vanille, du moins pas tout de suite, car elles ont besoin de cuire et recuire, en un mot de devenir un peu flagada pour faire de la bonne crème de marron.

Là, ne vous affolez pas, si je marque « temps de cuisson 45min » », PERSONNE ne vous demandera de rester planté stupidement devant votre casserole une cuillère à la main ! Donc, même si c’est un peu long, à la limite ça ne change pas grand chose pour vous : que vous prépariez votre repas, répondiez au téléphone, sautiez sur un trampoline ou que vous vous vernissiez en bleu turquoise les ongles des pieds, le fait que les châtaignes soient en train de cuire ou pas ne change absolument rien à votre emploi du temps !

Pour le reste, la recette est simplissime… et le résultat en-thou-sias-mant ! ;)))

Cette crème de marron est délicieusement parfumée (merci encore ma si gentille Manuia pour la sublime vanille de ton île… C’était hélas l’avant-dernière gousse ;)), pas trop sucrée (attention, danger, ne pas s’asseoir devant le pot une cuillère à la main), délicieusement lisse, fluide, veloutée…

Et puis, allez, hop, soyons bien décadents jusqu’au bout : Je vous livre aussi la recette de mes coupes timarronsuisse.  Hum, qui a dit que c’était un nom à la noix ? D’abord, c’est un nom au marron, mais pour les ignares qui se marrent devant ce nom barbare (oui, je sais, mes rimes vont sûrement faire pâlir Racine de jalousie) sachez que c’est parce que ça ressemble à un tiramisu à la crème de marron et petit-suisse. Celui ou celle qui trouvera un nom plus mignon aura droit à une coupe de plus.

Pour le reste, faut-il que vous fasse un dessin ? Arf, que c’est bon ce truc là !

 

 

Montages3-2La crème de marron à IG raisonnable

 

Ingrédients pour 3 pots
Préparation : 10 min
Cuisson : 45 min

500g de châtaignes pelées (voir plus haut)
75cl d'eau
15 cl de sirop d'agave
1 gousse de très bonne vanille (voir plus haut) ou 2 gousses de vanille courantes
Une pincée de fleur de sel (LE secret ;))

 

Mettre les châtaignes et l’eau dans une petite cocotte en fonte (c’est bien mieux qu’une casserole en inox pour les cuissons longues et douces). Fendre la ou les gousses de vanille, racler les graines avec une cuillère ou un couteau lisse puis mettre le tout (gousses+ graines) dans la casserole. Poser un couvercle, et une fois que le mélange arrive à ébullition, compter 45 minutes de cuisson à feu très doux. En fin de cuisson, il doit rester 30 cl de liquide (j’ai mesuré, donc si vous avez trop de liquide, continuez la cuisson, et si vous n’en avez pas assez ajoutez un peu d’eau bouillante pour obtenir la même texture que moi).

Transférer le tout dans le bol d’un blender, retirer la gousse de vanille, ajouter le sirop d’agave et la fleur de sel puis mixer longuement jusqu’à obtention d’une crème parfaitement lisse et veloutée qui fait « blop » quand on arrête le mixeur.

Mettre en pot, et conserver au frais jusqu’à 10 jours (ah ah, la bonne blague).

 

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_DSC4584-2La coupe "timarronsuisse"

 

Ingrédients pour 4 personnes
Préparation : 5 min
Prise au frais : 8 H

 

4 biscuits à la cuillère, idéalement fait-maison (j’en ai souvent dans une boîte chez moi pour improviser des petits desserts dans ce genre là ;))
Un café espresso très serré de 3 cl environ
2 cuil à soupe de sirop d’agave
3 petits suisses
150g de ma crème de marron
Un peu de cacao en poudre

 

 

Mettre au fond de 4 coupes un biscuit à la cuillère coupé en deux. Mélanger le café et le sirop d’agave, puis en imbiber les biscuits, mais pas trop car ils doivent rester un peu secs pour « pomper » l’humidité de la crème au petit-suisse.

Mélanger les petits-suisses avec la crème de marron, puis en napper les biscuits. Mettre au frais au moins 8 H, bien couvert avec du film alimentaire.

Servir en saupoudrant d’un peu de cacao.

 

 

 

 

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Je vous laisse avec cette photo d'un très joli ciel d'automne, le soir, juste au dessus de chez moi... :) C'est tellement joli que ça donne envie de manger de la crème de marron... Comment ça "rien à voir". Mais si, toutes les excuses sont bonnes !

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Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

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12 novembre 2014

Que faire lorsqu’il pleut des trombes ?

 

Des biscuits super réconfortants qui embaument la maison…

(Recette saine et à IG bas)

 

_DSC3562-2Connaissez-vous les biscuits Belvita ? Je ne cherche surtout pas à faire de la pub pour des biscuits industriels, mais je vous avoue que mes enfants les ont goûtés cet été (car quand c’est Papa qui fait les courses on trouve parfois dans le caddy des trucs que Maman n’aurait même pas daigner honorer d’un regard). Ils les ont goûté ET approuvé. À tel point que maintenant il y en a toujours, à mon grand désespoir, une ou deux boîtes dans le placard.

Un soir où je rouspétais de voir encore toute la tribu s’empiffrer de Belvitas sous l’œil complaisant du papa, j’ai décidé de mettre fin à cette idylle. Mais ce n’était pas gagné d’avance : Si j’évoquais le fait que c’était des biscuits industriels, on me répondait doctement de regarder la liste d’ingrédients qui, effectivement, ne contenait pas trop de cochonneries. J’ai voulu y goûter pour leur prouver que ça ne valait pas chipette : Hélas, c’était catastrophiquement délicieux… Pas trop sucré, avec une texture toute croustillante, un bon goût de céréales et tout et tout.

Pfff.

2 boite-2Il ne me restait plus qu’à dégainer ma dernière arme secrète, la plus redoutable : faire des Belvitas maison, encore plus catastrophiquement, horriblement, impitoyablement délicieux si possible… Et bien voilà, c’est chose faite ;), et depuis 3 semaines que je régale les loulous avec ma recette, il n’a plus été question une seule fois de ramener à la maison cette fameuse boîte jaune qui me narguait depuis juillet…

Rien que la pâte crue, toute souple et toute chaude, si facile à travailler, exhale déjà un envoutant parfum de beurre et de noix chaude qui embaume la cuisine. Et quand ça cuit, mazette, je vous raconte même pas !

Une fois n’est pas coutume, j’ai mis dans cette recette une lichette de beurre (seulement 1,5g par biscuit, c’est hyper raisonnable !) : d’abord parce qu’il fallait bien sortir le « grand jeu » pour gagner la partie ;) mais aussi parce que de toute façon je mets toujours un peu de beurre dans les biscuits contenant de la farine d’avoine : et c’est juste une tuerie à chaque fois.

3 montage 1-2

Concernant les autres ingrédients, tout a son importance : le lait de soja DOIT être parfumé à la vanille (et ça DOIT être du lait de soja-vanille, pas du lait d’avoine, ou d’amande, ou de vache…), le sucre de coco DOIT être du sucre de coco (et pas du sucre de bouleau ni du sirop d’agave qui donneraient une texture molle aux biscuits, ni du muscovado qui donnerait une saveur trop « réglissée »), la farine d’avoine DOIT être de la farine d’avoine (c’est surtout elle qui donne ce sublime parfum), la farine d’épeautre DOIT être de la farine d’épeautre et celle d’orge mondé DOIT être de la farine d’orge mondé (pour la texture mais aussi pour l’indice glycémique des biscuits), le son d’avoine DOIT être du son d’avoine (et non du son de blé qui flinguerait tout), etc. Non pas que je veuille vous empêcher de faire vos expériences n’est-ce pas, mais juste parce que si vous voulez des biscuits simili-belvitas au top des tops, mieux vaut éviter de devoir comme moi faire 4 ou 5 tests avant d’y arriver ;)

J’attendais impatiemment de partager cette recette avec vous depuis 3 semaines, et le temps tout pluvieux d’aujourd’hui (qui m’a donné envie de refaire mes « belvitas » maison) a été l’excuse parfaite. Je vous avoue toutefois que les photos par un ciel aussi gris m’ont donné bien plus de fil à retordre que les biscuits… Mais pour finir, ces douces et calmes journées d’automne bercées par le chant de la pluie sur les vitres ont aussi leur charme, une sorte de tendresse et de poésie qui me met du baume au cœur et me rend toute joyeuse dans ma maison qui sent bon le feu de bois. Juste pour le plaisir, je vous ai pris quelques photos par la fenêtre : oui c’est tout gris. Mais que c’est joli cette brume vaporeuse sur la campagne mouillée…

 

(Edit du 14/11 : En fait, je me suis aperçue entre temps qu'il y avait beaucoup d'autres biscuits "Belvita" sur le marché que ceux que je connaissais : des saveurs ceci, des saveurs cela, des fourrés de telle ou telle façon... Mais, c'est aux Belvita "brut 5 céréales complètes" que mes biscuits ressemblent un peu.)

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Ingrédients pour 40 biscuits environ
Préparation : 20 min
Cuisson : 30 min
 
100g de farine T130 de grand épeautre
100g de farine d'avoine
100g de farine d'orge mondé
50g de son d’avoine
15cl de lait de soja-vanille
60g de beurre bio
50g de sucre de coco
5cl d'huile de pépin de raisin
Une pincée de fleur de sel

 

5 montage 2-2Préchauffer le four à 150°C, si possible en chaleur tournante.

Mettre les 3 farines et le son d’avoine dans un saladier avec la fleur de sel. Mélanger.

Faire chauffer le lait avec le beurre, le sucre de coco et l’huile. Fouetter le mélange pour bien émulsionner le tout résister à la tentation de dévorer tel quel à la petite cuillère cette crème à la délicieuse couleur de caramel et au parfum si envoutant, puis verser dans le saladier sur les farines et mélanger le tout, d’abord à la cuillère de bois, puis en travaillant à la main. Ne pas trop pétrir.

Au début, la pâte semble très (trop !) souple, mais c’est tout à fait normal : En seulement quelques minutes, elle va épaissir suffisamment pour pouvoir former de très jolis biscuits.

L’étaler assez finement (plus les biscuits seront fins, plus ils seront croustillants), puis découper à l’aide d’un emporte-pièce rond ou rectangulaire et déposer les gâteaux au fur et à mesure sur une plaque de cuisson chemisée de papier.

(Notez que l’on peut aussi - comme sur la photo en bas à gauche du montage- confectionner de simples cookies en écrasant sur la plaque chemisée des petites boules de pâte de 20g : c’est plus rapide ainsi, et aussi très bon, mais veillez toutefois à ce que les cookies soient très fins.)

Enfourner pour 15 minutes à 150°C, puis baisser la température du four à 110°C pour les 15 minutes restantes. Laisser refroidir sur une grille pour que les biscuits gagnent en croustillant. Si une fois refroidis ils restaient encore un peu moelleux, ne surtout pas hésiter à les repasser au four 10 minutes à 110°C (en surveillant toutefois qu’ils ne « bronzent » pas trop) car c’est ce côté très croquant sous la dent qui fait tout leur charme.

Conserver dans une boîte en fer ou un bocal de verre bien hermétique car ces biscuits ne doivent surtout pas prendre l’humidité.

 

4 eclats de chocolat-2Une variante que mes enfants aiment beaucoup consiste à ajouter à la pâte 50g de chocolat noir découpé en fins éclats (plus petits que des pépites) à l’aide d’un économe ou d’un couteau. Vous pouvez soit les incorporer dans la pâte bien refroidie (sinon la chaleur du mélange lait-beurre-huile ferait fondre le chocolat), soit les parsemer sur la pâte étalée et les « incruster » au rouleau comme sur la photo ci-dessous.

Sachez toutefois que malgré mon côté très « fan » de chocolat, je préfère la version nature qui met à mon goût davantage en valeur la saveur si délicieusement « céréales-beurre-noisette » de ces biscuits…

 

 

 

 

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6 biscuits au chocolat-2

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06 novembre 2014

Les gâteaux passent à la casserole (suite)


 

Mes mug-cakes salés (toujours sans micro-ondes !)

 

 

1-mugcake-potimarronPour ceux qui, trop occupés cet été à « buller » sous un parasol (ou sous un parapluie…), auraient raté la version sucrée de mes mug-cakes sans micro-ondes, c’est ici…

Concernant la version salée, je suis assez fière de vous présenter aujourd’hui une recette et 3 de ses variantes que je trouve vraiment délicieuses, à base de purées de légumes qui apportent beaucoup de moelleux sans excès de matières grasses (seulement 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive par personne.)

Au final, vous obtiendrez là un gros mug-cake bien copieux, hyper équilibré pour un repas de midi, tellement moelleux et savoureux que je le qualifierais sans honte de « gastronomique », sans compter sa magnifique teinte flashy car la cuisson à la casserole (contrairement à la cuisson au four qui teinte tout d’une croûte beige-marronâtre) préserve à merveille la couleur des pâtes à gâteaux.

Pour ce qui est de la couleur, tout dépend évidemment de la purée de légumes que vous choisirez : je ne vous ferai pas l’affront de vous prévenir qu’avec une purée de céleri rave ou de navet daïkon, vous n’obtiendrez pas de joli mug cake orange vif ou vert pimpant… Mais ce sera très bon tout de même !

Cette fameuse purée, vous pourrez par exemple la prélever sur un reste de la veille : car oui, la purée de légumes, c’est super bon, même pour ceux qui ont plus de 8 mois, même pour ceux qui ont des dents, même pour ceux « qui ne sont pas malades » (vous aussi vous l'avez déjà entendu mille fois?…) !

Personnellement, j’en fais souvent à la maison et tout le monde en raffole : Ça change un peu des soupes, et on peut varier à l’infini en prenant toutefois soin de choisir un légume bien lisse une fois mixé (potimarron, brocoli, chou romanesco, céleri rave, chou fleur, panais, chou rave, etc.) car chaque cuillerée d’une « purée » filandreuse (de céleri branche, de blette ou de cardons par exemple) risquerait de rester en travers de la gorge des enfants et/ou du mari dans tous les sens du terme.

2-preparation-mugcakesAvant hier, j’étais donc très fière d’avoir pu retirer de table juuuste à temps le fond de  casserole de purée de brocolis à la horde de gentils-huns-morts-de-faims qui me sert d’enfants. Ouf, quelques cuillerées sauvées ni vu ni connu pour les besoins du blog. Puis j’ai tourné le dos, 2min30.

Funeste initiative.

En revenant, purée ! (c'est le cas de le dire) j’ai retrouvé le hun mâle de 15 ans (le pire !) en train de soiiii-gneu-se-ment racler la casserole de purée jusque dans les coins pour ne rien gâcher. Si j’avais écouté mes nerfs à ce moment là, je l’aurais volontiers coiffé avec ladite casserole (en montant préalablement sur un tabouret, vu que le gaillard frôle le mètre-quatre-vingt-dix…). Mais comme je leur ai inculqué 365000 fois qu’il-ne-faut-pas-jeter-de-nourriture-ni-mettre-au-lave-vaisselle-de-casserole-mal-essuyée-ni-mettre-au-frigo-de-ridicules-petits-restes-dans-de-ridicules-petites-boîtes-que-tout-le-monde-oubliera-et-qu’on-aura-même-du-mal-à-identifier-10-jours-plus-tard-collé-par-le-givre-au-fond-du-frigo-entre-un-trognon-de-salade-flêtrie-et-une-brique-de-lait-bla-bla-bla-et-gna-gna-gna… c’est la seule solution qu’avait trouvé mon grand pour régler le « problème » de cette casserole dans laquelle restaient 3 ou 4 malheureuses cuillerées de purée. Pfff. C’est ça d’avoir des enfants obéissants (parfois…).

Du coup, j’ai dû refaire un peu de purée de potimarron et de brocoli ce matin rien que pour mes mug-cakes, et ces 2 toutes petites casseroles sur le fourneau m’ont évoqué d’émouvants souvenirs de minuscules frimousses, de gazouillis, de bavoirs et de… purée « vaporisée » dans toute la pièce à grands coups de « pttrrrrrrrr » et d’éclats de rires de bébé ;).  Le temps passe vite…

Maintenant, je vois d’ici la question : « mais si on a pas de purée sous la main ? « 

- On en fait (moi, ça m’a pris juste quelques minutes de préparer une petite purée de brocolis + une de potimarron ce matin, vu que personne ne vous demande de rester planter devant le temps qu’elles cuisent)

- On utilise de la purée surgelée en palets (ça existe même en bio, et c’est très pratique)

- On utilise de la sauce tomate ! Car oui, avec une bonne sauce tomate, ça marche aussi… et c’est même super bon !

 

 

Ingrédients pour 1 personne (repas de midi complet avec une salade, ou petit déjeuner qui « cale » pour les matinées chargées)

Préparation : 5 à 10 min

Cuisson : 25 min

 

 

- 3 c. à soupe (soit 80g) de purée de légumes (brocolis, potimarron, céleri rave...)
ou
3 c. à soupe (soit 80g) de sauce tomate pas trop liquide
- 1 oeuf
- 65g de farine T130 de grand épeautre
- 30g de fromage au choix (parmesan, chèvre sec émietté, tomme de brebis des Pyrénées râpée, etc...)
- 1 c. à soupe d'huile d'olive
- 1/2 sachet de poudre à lever sans phosphates
- 1 bonne pincée de sel
- Poivre 5 baies du moulin et/ou d'autres épices au choix (piment d'Espelette, curry, etc.)
- Facultatif : Une tranche de 30g de jambon cru détaillée en tous petits morceaux, ou autre ingrédient additionnels gourmand au choix (anchois, lardons de saumon, jambon blanc, etc.)
- Facultatif aussi, pour varier : 20g de pignons de pins, ou de cerneaux de noix, ou d'olives noires dénoyautées en petits morceaux, etc.)

 

3-montage-mugcakesChoisir une casserole (ou un faitout) assez haute pour que le mug puisse y tenir sans dépasser une fois que l’on a posé le couvercle. Verser un peu d’eau (de quoi arriver à la moitié de la hauteur du mug, pas plus –sinon le mug cake sera éclaboussé pendant la cuisson-, pas moins –sinon il ne sera pas bien cuit) et porter à ébullition.

Dans un bol, mélanger la farine, le sel et la levure. Faire un puits, ajouter l’œuf, l’huile, la purée de légumes et le fromage choisi (soit râpé, soit en petits morceaux). Bien mélanger, ajouter éventuellement les ingrédients additionnels (épices ou aromates, petits morceaux de noix, pignons, éclats d’olives noires, très fins « lardons » de jambon ou de saumon, petits bouts d’anchois, etc.), remélanger et verser dans un grand mug.

Le poser dans la casserole d’eau à ébullition, poser le couvercle et compter 25 à 30 minutes de cuisson.

On peut aussi verser la pâte dans 2 mugs plus petits, cela raccourcira la cuisson (15 min) mais la pâte sera toutefois un peu moins levée.

Savourer encore tout chaud.

 

4-mugcake-potimarron

Mug-cake à la purée de potimarron, avec 30g de tomme de brebis (type Etorky) râpée, 25g de jambon cru taillé en petits "lardons" et une pincée de piment d'Espelette

 

5-mugcake-brocolis

Mug-cake à la purée de brocoli avec 30g de picodon de chèvre coupé en petits morceaux, 25g de cerneaux de noix et du poivre 5 baies

 

6-mugcake-tomate

Mug-cake à la sauce tomate napolitaine avec 30g de parmesan, de l'origan, quelques olives noires coupées en petits morceaux et des pignons de pin

 

7-photo-finale

 

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