Saines Gourmandises... par Marie Chioca

31 mars 2015

Pour Pâques, un dessert de faussaire... { Connaissez-vous le jus de pois chiches monté en neige?}

 

Petits pots de mousse au chocolat noir, sauce caramel beurre salé

(Sans oeufs, sans caramel, sans beurre salé, bref, tout est faux ! Sauf le chocolat...)

 

_DSC0056-2J'ai testé pour vous ces jours-ci... La broncho-pneumopathie asthmatiforme. Ben en fait, c'était pas top, je le recommanderais pas à un ami. A un ennemi non plus du reste.

Dans mes bronches, surtout la nuit, ça faisait un tel bruit à chaque expiration (râââglrglrrr..., rââââglllgrlllgr...) que Dark Vador, à côté de moi c'est juste la petite soeur du poussin Piou. Mais bon, ça en fait vous vous en fichez un peu hein.

J'ai aussi testé pour vous ces jours-ci... La mousse au chocolat au jus de pois chiches.

{Et c'est là que j'ai perdu la moitié de mes lecteurs...}

Pour l'autre moitié des lecteurs (ceux qui sont restés parce qu’ils croyaient que je plaisantais), je vous rassure : ce ne sont pas les antibiotiques, la cortisone, la ventoline, et autres saletés qui m'ont fait disjoncté le cerveau. Parce que bien avant ma broncho-pneumo-machinchouette, je voulais déjà tester cette mystérieuse histoire de jus de pois chiches aperçue ici. Sauf que moi, au lieu d'en faire des meringues (j'aime pas trop ça…) j'avais idée d'en faire de la mousse au chocolat ;) Et puis voilà que Linda a profité de ma convalescence pour me piquer mon idée... La coquine ! Du coup, je vais passer pour une copiteuse mais bon, tant pis ;)

_DSC0084-2Je me lance et... Tadaaaam, je vous présente ma mousse chocolat au jus de pois chiches. Parce que le jus de pois chiches, ce n'est pas une blague, quand on le fouette ça monte vraiment en neige ! Si si. Et ça, on le sait grâce à tous ces gentils fadas du veganisme qui sont toujours en train de couper les fayots en quatre histoire de varier les gourmandises… Chapôôô les gars, parce que c'est pas moi qui aurait eu l'idée de fouetter du jus de pois chiches en neige, même après avoir bu cul sec une bouteille de whisky (chose que je ne fais jamais...), ni après avoir fumé la moquette en jonc de mer, (chose que je fais encore moins, en ce moment je snife juste de la ventoline, mais ça rend pas du tout joyeux, hélas).

Bon, que ça monte en neige le jus de pois chiches, soit. Mais euh, c'est bon, ou c’est juste une sorte de bizutage gustatif pour adeptes d'émotions fortes fades ? Dans la mousse au chocolat, oui, c’est bon. Promis. Aussi hallucinant que cela puisse paraître, c'est même super bon, et ça nous donne une mousse au chocolat 100% végétale qui déchire vraiment.

_DSC0041-2Si en plus vous rajoutez, incrusté dans la mousse, des strates de ma petite sauce "caramel-beurre-salé " végétale (que j'ai mise au point cet hiver pour un bouquin, et c'est tellement une tuerie que depuis je la mets à toutes les... sauces) vous aurez là LE dessert de Pâques parfait. Plein de chocolat, complètement décadent, mais pas lourd du tout.

Pt'êt même que vous pourrez faire votre mousse au chocolat avec du jus de fayots, parce qu'il paraît que ça marche aussi. Vous savez, les flageolets qui accompagneront votre gigot. Mais là franchement, je vous avoue que je m'y risquerais pas...

 

 

_DSC0138-2

Ingrédients pour 6 à 8 petits pots de mousse
Préparation : 15 min
Cuisson : quelques minutes
Repos au frais : une nuit
 
Pour la mousse au chocolat végétale
12 cl de jus de pois chiches (ne le cherchez pas au rayon jus de fruits ! Il s'agit du jus que vous récupérerez après avoir égoutté une boîte de pois chiches....)
40g de sucre de coco
200g de chocolat noir pâtissier
20cl de crème de coco liquide
35g d'huile de coco vierge
1 c. à soupe d'extrait de vanille liquide
 
Pour la sauce façon « caramel beurre salé » :
75g de sucre de coco
2 c. à soupe d’eau
1 gousse de vanille
6 cl de crème de coco liquide
35g d’huile de coco vierge
1 bonne pincée de fleur de sel

Documents2-2

 

_DSC0175-2Préparer le caramel : Mettre le sucre de coco, la fleur de sel, la gousse de vanille fendue en deux et les 2 cuillerées d’eau dans une petite casserole. Mélanger et faire chauffer à feu doux, sans cesser de mélanger au fouet. Dès que le mélanger commence à mousser, compter très exactement 1 minute pile de cuisson, sans jamais cesser de mélanger au fouet, puis ajouter d’un coup la crème de coco liquide, l’huile de coco, et bien fouetter. Dès que le mélange revient à ébullition, éteindre le feu et laisser légèrement tiédir à température ambiante avec la gousse de vanille pour qu’elle puisse bien infuser.

Pendant ce temps, faire fondre à feu très doux  le chocolat coupé en petits morceaux avec la crème de coco liquide, l’huile de coco et l’extrait de vanille. Attention que le fond n’attache pas ! Laisser le chocolat finir de fondre tout doucement, hors du feu.

Fouetter le jus de pois-chiches avec une cuillerée à soupe de sucre de coco. Augmenter si possible la vitesse des fouets, en ajoutant le sucre en 3 fois. Au bout de quelques minutes, le mélange devient aussi mousseux, brillant et serré que des œufs en neige ! Avec une spatule souple, incorporer le chocolat fondu aux jus de pois chiches "en neige".

Remplir les petits pots en alternant mousse et chocolat et très fins filets de caramel. Si les deux préparations ne sont plus chaudes mais quasiment à température ambiante, le caramel aura moins tendance à couler au fond.

 

_DSC0390-2

_DSC0410-2

_DSC0122-2

 

Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...


16 mars 2015

Pour vos loulous… et vos « Lulu »

 

 

Des « Figo-Lulus » bio tout fait-maison, 100% bons pour la santé

(Et sans passer 4 h dans la cuisine…)

 

 

 

1-figolulu-croquéCeux qui suivent un peu régulièrement mon blog connaissent bien Poupougnette… Et pour ceux qui ne la connaissent pas, sachez qu’elle est née avec mon blog (enfin, 4 mois plus tôt…) et c’est le petit être tout délicat qui prête ses mimines toutes douces et ses couettes blondes à certaines de mes photos.

Comme mon blog, Poupougnette a 4 ans, que le temps passe vite… Et aujourd’hui, vous allez apprendre un « scoop » sur la mystérieuse Poupougnette. En vrai, elle ne s’appelle pas Poupougnette (sans blague !;)). Mais… Lulu.

Bon, en « vrai de vrai », elle ne s’appelle pas « Lulu » non plus ;), ce n’est qu’un diminutif, et comme je suis un peu facétieuse je vous laisse vous creuser la tête pour deviner son véritable prénom, sachant que non, bandes de petits malins, elle ne s’appelle pas Lucie ^^ (voilà qui complique un peu les choses n’est-ce pas ;) )

 

1bTout cela pour vous dire que Poupougnette-Lulu est dingue de figues sèches (qu’elle appelle d’ailleurs des « figues écrasées », mais passons ^^). Au point d’avoir dû se faire rattraper in extremis par le fond du pantalon un jour où elle a bien manqué de réaliser son premier saut en parachute -du buffet de la cuisine sur le carrelage- avec un pot de figues séchées entre les mains - son "trophée". La gourmande. Je me demande bien de qui elle tient, avec une maman aussi sage et raisonnable…

Alors, de là à réaliser des petits gâteaux à la figue pour ma Lulu, il n’y avait qu’un pas, que j’ai vite sauté. Et de là à appeler ces petits sablés des « Figo-Lulus », il n’y avait même pas un pas, c’était presque trop facile ;)))

Et voilà comment est née cette recette…

 

 

2-figues-calabacitasParfois, je fais maints essais, m’acharnant à peaufiner, améliorer… Là, au premier essai c’était juste parfait. Parfait au goût (on sent bien le parfum des figues et de la vanille, hummm, que c’est dur de ne pas dévorer les Figo-Lulus de ma Lulu), parfait de texture (super croustillant, avec une garniture bien moelleuse et qui ne colle pas aux dents) alors il fallait absolument que je partage ça avec vous ! À midi il y avait 16 "Figo-Lulus", mais ce soir j’en ai juste sauvé 4 pour les frères et sœurs qui étaient à l’école aujourd’hui. Et promis, s’il n’en reste que 4 sur 16 je n’y suis pour rien, vous demanderez des comptes à Lulu et à Dadais, le grand frère de 15 ans qui a bien voulu dessiner des princesses avec des grandes robes à fanfreluches toute une partie de l’après-midi, jouer dehors au ballon tout rose (celui de Hello-Kitty, heureusement qu’aucun de ses copains de classe n’est passé par là) ou refaire une couette défaite pour que la petite sœur ravie ouvre plus souvent sa petite boîte en métal de précieux « Figo-Lulus » et en distribue avec largesse à ce grand frère si spécialement accommodant aujourd’hui (je suis trèèèès vilaine, car pour rétablir un peu la vérité, c’est déjà naturellement un frérot tout gentil, attentif et prévenant, je précise sinon il va m’en vouloir :))

3-boîteBref, pour en revenir à ces Figo-Lulus, je suis bluffée par la simplicité de la recette. Pour la pâte, j’ai utilisé la « pâte provençale à l'huile d'olive et petit épeautre » de mon ouvrage sur la pâtisserie bio car c’est une de mes préférées : vite prête, très saine, elle se travaille facilement, s’étale en un rien de temps, se découpe sans se déchirer, et présente même, quand elle est bien cuite, un léger feuilletage croustillant des plus gourmands ! Ceux qui ne sont pas "fan" d'huile d'olive pourront utiliser une huile plus neutre, pas de souci, et idem pour l'eau de fleur d'oranger : on peut ne mettre que 2 cuillerées au lieu de 4, en remplaçant les 2 autres cuillerées par de l'eau.

Côté réalisation, emportée par mon enthousiasme je vous ai fais tout un pas à pas (d’ailleurs c’est malin, du coup je suis super en retard ce soir et je crois que ma bande de huns-morts-de-faim n’aura que 4 Figo-Lulus à se mettre sous la dent ;)), et vous allez voir que c’est incroyablement simple à réaliser, pour un résultat magnifique.

Alors c’est parti pour l’atelier « Figo-Lulus », spécialement dédicacé aux Lucie, Ludmilla, Lucien, Luc, Lucas, Lucille, Luisa, Lulita, Ludivine, Ludovic, Ludwig, Lucienne et… Mais, oups, un peu plus et j’allais vous donner le nom de MA Lulu ;)

 

4-montage-grand-2

Ingrédients pour 16 petits sablés fourrés
Préparation : 20 min
Temps de pose : 30 min
Cuisson : 25 min
 
 
Pour la pâte provençale à l’huile d’olive et petit épeautre
250g de farine demi-complète (T110) de petit épeautre
8 cuil. à soupe d’huile d’olive (soit environ 9cl)
4 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger (soit environ 5cl)
4 cuil. à soupe d’eau (soit environ 5cl)
4 cuil à soupe de sucre roux non raffiné, ou de sucre de coco
1 pincée de sel
Pour la pâte de figues
300g de figues calabacitas (plus faciles à mixer que les autres, voir photo plus haut)
1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide

 

Mélanger la farine et le sel.

Ajouter d’un coup tous les autres ingrédients de la pâte, mélanger en travaillant le moins possible jusqu’à obtention d’une boule de pâte bien lisse et homogène (quoique très souple, c’est tout à fait normal). La fariner très légèrement puis filmer et laisser poser 30min au frais.

5

 

Pendant ce temps, couvrir d’eau bouillante les figues calabacitas et laisser reposer environ 20 min pour attendrir un peu leur peau et faciliter le mixage ultérieur. Au bout de ce temps de pose, égoutter les figues, retirer les queues puis les mixer avec l’extrait de vanille, d’abord en mode pulse, puis de plus en plus finement de façon à obtenir une sorte de pâte de figue. Réserver.

Sortir la pâte à tarte du frigo. Saupoudrer uniformément une planche de farine.

6

 

Étaler la pâte en un rectangle de 20 cm par 40 cm. Fariner légèrement le dessus de la pâte si besoin pour que le rouleau ne colle pas.

7

 

Déposer la pâte de figue au milieu de la pâte à tarte, comme sur la photo.

8

 

Recouper un peu les bords de la pâte, de façon à ce qu’ils se chevauchent un peu, mais pas trop, lorsqu’ils seront rabattus sur la pâte de figue.

9

 

Rabattre la pâte à tarte pour bien recouvrir la pâte de figue. On obtient alors un long boudin d’environ 40 cm, assez épais.

10

 

Le recouper en deux, de façon à obtenir 2 boudins d’environ 20 cm de long. Rouler le premier boudin sur un plan fariné avec les mains (comme quand vous faisiez des boudins en pâte à modeler à la maternelle) pour bien souder les jointures, mais aussi pour l’étirer et l’affiner : il doit passer de 20cm à 40 cm de long, et être bien régulier.

Ici, un des deux pâtons (et les mains de "Dadais", qui est un bien gentil garçon, pas du tout aussi "calculateur" que ce que pourrait laisser entendre le début de mon article vu que pour le pas à pas, il m'a aidé de bon coeur AVANT de savoir que ces Figo-Lulus allaient être une tuerie ;))

11

 

Le recouper en 8 morceaux de 5 cm, avec un couteau bien aiguisé.

12

 

Renouveler l’opération avec le deuxième boudin : On obtient alors 16 petits sablés fourrés aux figues, que l’on peut soit cuire tel quel…

13

 

… soit écraser légèrement à la fourchette (en choisir une avec des dents un peu écartées, c’est plus joli comme le sourire de Vanessa Paradis ) pour leur donner une forme encore plus « vrai de vrai » qui vous rappellera les goûters de votre enfance ;)

14

 

Préchauffer le four à 180°C, puis quand il est bien chaud, disposer les Figo-Lulus sur une plaque chemisée de papier cuisson, enfourner et cuire 25 min à chaleur tournante. Sortir du four quand les Figo-Lulus sont bien dorés et laisser refroidir sur une grille pour qu’ils soient tout croustillants dessus ET dessous.

C’est prêt !... à être dévoré ;)

 

15

 

 

15b

PS : (Dans la "vraie vie", non je ne mets pas de petit ruban vichy mauve sur les biscuits destinés à être "bouffés tout crus" dans les 8 min chrono après la sortie du four mais bon, pour les photos c'est joli... Ah, j'ai cassé un mythe? Désolée...)

 

16

 Les petits doigts de Poupougnette-Lulu (et au fond, une demi couette blonde avec des boucles, oui, je suis gaga, j'assume) :)))

 

 

 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog... 

04 mars 2015

« Comfort food » super douce pour la santé...

 

Croquettes suédoises végétariennes à l’avoine et au brebis

 

1-2« Mazette, c’est meilleur que de la viande ce truc là » !

Je vous retranscris, texto, l’exclamation de mon grand dadais de 15 ans quand il a goûté à la première croquette. Enfin, je ne vous la retranscrit presque « texto », parce qu’en vrai il avait la bouche pleine et ça donnait plutôt un truc du genre « majette ch’est meilleur que d’la fiande ch’truc là ». Et je ne suis pas sûre qu’en gardant la version « ado dans le texte », vous auriez bien compris le début de mon article…

 

Bien que n’étant pas végétarienne, j’aime beaucoup cuisiner végétarien régulièrement : Parce que ça change un peu, parce que cela permet d’acheter moins de viande et de poisson (ce qui est à la fois bon pour la santé, le porte-monnaie et la planète) mais aussi parce que c’est une sorte de « challenge » et que moi, les défis à relever j’aime bien ça… Enfin, du moins quand j’arrive à les relever {sinon ça m’éneeeerve !!!} comme avec cette recette dont je suis très fière ;)

Car manger gourmand -bien que raisonnablement- est un vrai petit bonheur de la vie, alors il serait trop dommage de s'infliger des punitions gustatives quasi masochistes sous le mauvais prétexte de « préserver sa santé » (sic) vu que de toute façon, on peut tout à fait concilier les deux ! Non mais regardez-moi donc ces croquettes : Dorées et croustillantes autour, super moelleuses dedans, avec un parfum qui met l’eau à la bouche, ça c’est de la cuisine « spéciale bons vivants » qui séduira même (promis) les plus tofuphobes de vos copains.

 

3-2Mais pourquoi « suédoises » allez-vous me dire, vu que les croquettes suédoises en général c’est à base de viande. Et bien…

-  Premièrement parce que « croquettes suédoises », ça fait bien. En tout cas bien mieux que « croquettes » tout court… {quand j’ai dit à ma petite puce de 4 ans que j’étais en train de cuisiner des croquettes, elle m’a tout de suite répondu ravie que « Dauphine et Camerone allaient être contentes ». Arg, Dauphine et Camerone, ce ne sont pas ses 2 grandes sœurs, mais les 2 chiens de la maison !!! Et quand j’ai tenté de corriger le tir en lui avouant que c’était pour nous, elle a eu l’air complètement dégoûtée, jusqu’à ce que je lui explique que là c’était des « croquettes suédoises » et non des « croquettes pour chien ». Mouais, mon explication un peu vaseuse a quand même plus ou moins réussi à la convaincre vu qu’elle en a dévoré 5 ou 6 à midi…}

- Ensuite parce qu’il me semble qu’avec de l’avoine (LA céréale venue du froid) on pouvait tout de même se permettre l’appellation « suédoise » (on ferme les yeux sur le tofu, l’huile d’olive… et le brebis car je ne suis pas sûre que les moutons soient très à l’aise sur la banquise ;)) Peut-être même que mes croquettes suédoises végétariennes existent déjà en Suède, et portent un nom à coucher dehors tout poétique du genre « kånulår », « mäläbäräläfreže » ou « krökettkidéchir »… Sur ce coup là j’attend un coup de pouce de ma super copinaute exilée au pays des phoques : Ma petite Rose, pourrais-tu éclairer ma lanterne suédoise et me dire s’il existe des croquettes suédoises végétariennes qui auraient un petit nom tout charmant, si possible avec des caractères que je saurais refaire sur mon clavier (sinon tant pis, je ferai un copié-collé) ?  

- Enfin parce que je cherchais désespérément comment fourguer sur une photo la jolie lanterne suédoise en forme de maison que je me suis offerte à Noël ;) Les croquettes suédoises, c’était l’excuse rêvée ;). Mais ça, chut, fallait pas le dire…

2-2-2Alors si l’expérience vous tente, lancez-vous vite dans les croquettes suédoises ! J’ajouterai que pour arriver à ce résultat assez bluffant, j’ai essayé beaucoup de recettes… plus ou moins réussies. Alors sachez que comme pour beaucoup d’autres recettes, chaque ingrédient est là pour une raison bien précise : tenez, les haricots blancs par exemple. Je ne les ai pas mis dans la préparation parce que je ne savais plus comment « planquer » un reste de fayots qui encombrait mon frigo depuis 3 jours, mais parce qu’ils apportent du moelleux et du liant à l’ensemble. Donc, ils sont « non négociables » ;), de même que l’œuf par exemple, sinon tout fout le camp et au lieu de croquettes vous obtiendrez des petites bouboules toutes friables et déformées qui ne ressembleront à rien (sauf à des crottes de caribou, si on veut rester dans la couleur locale). Bref, si vous pouviez suivre la recette à la lettre, au moins je serais sûre du résultat ;) Je ne vise personne en particulier n’est-ce pas (mais non, mais non…) mais je pense juste aux petits malins qui changent un, deux ou trois ingrédients et puis qui m’écrivent pour me dire que ce n’était pas exactement comme dans ma recette. Sans me dire ce qu’ils ont remplacé, bien entendu, sinon ça serait moins drôle. Et moi je dois ensuite faire Sherlock Holmes pour tenter de découvrir, par mail et à des centaines de kilomètres du plat raté, ce qui a bien pu se passer (en fait, je suis encore plus fortiche que Sherlock Holmes parce que si je pouvais débarquer dans la cuisine du « fautif » pour étudier non pas les mégots de cigarettes mais les traces d’ingrédients sur le plan de travail, ça faciliterait beaucoup mon travail de déduction)… Bande de farceurs va ! ;)

 

3b-2

Ingrédients pour 18 croquettes de 30g (environ 4 personnes)
Préparation : 25 min
Cuisson : environ 20 min tout compris
 
2 oignons
200g de tofu fumé au bois de hêtre (tant pis pour la pub gratuite, mais moi je n’achète que celui de la marque "Soy" qui est à mon goût le meilleur –et de loin- d’un point de vue gustatif)
4 c. à soupe de persillade fraîche ou surgelée
1 œuf
55g de fromage de brebis (de type Etorky ou Osso-Iraty) fraîchement râpé
60g de son d’avoine
60g de haricots blancs cuits (en bocal par exemple), bien égouttés
4 c. à soupe d’huile d’olive + un peu pour la poêle
Un peu de farine pour enrober les croquettes (pour moi, de la farine de grand épeautre T130)
Sel, poivre du moulin.

 

4-2Éplucher et émincer les oignons, les faire dorer à la poêle avec les 4 cuillerées d’huile d’olive jusqu’à obtention de sucs délicatement caramélisés. Ajouter le tofu fumé coupé en petits cubes, saler légèrement et continuer la cuisson quelques minutes jusqu’à ce que tout soit bien doré (voir photo).

Transférer dans le bol d’un robot avec tous les autres ingrédients et mixer par brèves impulsions pour éviter de faire de la « purée » (il doit rester des petits bouts, c’est plus gourmand).

Laisser reposer environ 30 min (facultatif, mais ça aide ensuite à mieux former les croquettes).

Réaliser à la main des petites croquettes de 30g, et les rouler dans la farine. Tapoter pour retirer l’excédent de farine, puis faire chauffer une grande poêle (en céramique, en fonte, ou en tôle de fer par exemple) avec un fond d’huile d’olive.

Faire cuire environ 5 min par face, en surveillant bien que les croquettes n’attachent pas, et en mettant un couvercle pour qu’elles soient bien cuite à cœur.

Servir avec une salade et du riz par exemple.

6-2

 

7-2

 

_DSC4635-2

Bon, puisque vous aviez aimé mon coucher de soleil hivernal de la semaine dernière, en voici un autre, pris cette fois-ci de la chambre de poupougnette... Avec cette neige et cette amabiance d'aurore boréale, "ça le fait "bien avec les croquettes suédoises ;))

 

 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

 

 

 

 



Fin »