Saines Gourmandises... par Marie Chioca

22 juin 2015

Smörgåstårta…

 

Sandwich-cake au chèvre frais, saumon et piment d’Espelette

(Recette très saine et à IG bas)

 

_DSC0807-2En prévision de vos buffets estivaux, je vous ai concocté ce matin un espèce de smörgåstårta. Ceci n’est pas une injure du Capitaine Haddock, mais juste une jolie recette scandinave constituée de pain polaire garni de saumon, crème, petites herbes, concombre, etc., le tout présenté comme un gros gâteau salé à servir en entrée. Bref, c’est très rafraîchissant, simple à faire (sans allumer le four, comme ça on crève pas de chaud...) et de présentation canon !

Notons, pour les fans de culture générale (ou pour ceux qui se font un devoir de  toujours gagner au Trivial Poursuit), que le smörgåstårta* peut aussi s’appeler « sandwich-cake » en français. Ah, mais flûte alors… « sandwich-cake », ce n’est pas plus français que « smörgåstårta ». Gâteau-sandwich ? Humf, mais il y a toujours « sandwich ». Gâteau-de-gros-pains-plats-garnis alors ? Bof.

Restons sagement sur sandwich-cake…

_DSC0899-2En tombant il y a quelques temps sur cette sublime recette, j’ai eu très envie de revisiter le sandwich-cake de façon très saine, légère et un peu plus épicée sur les bords (d’où le piment d’Espelette qui lui donne en outre une jolie couleur saumonée). Le résultat est vraiment très bon, bien que je vous livre ici la version « expérimentale » à laquelle j’aimerais la prochaine fois apporter encore quelques peaufinages : Par exemple, le saumon avait un petit-goût-de-trop-peu, n’hésitez donc pas à doubler les proportions. J’aurais pu ajouter des petites herbes finement ciselées dans la garniture du gâteau (j’aurais pu, oui, et même j’aurais dû mais j’ai retrouvé mon petit bol d’herbes ciselées avec amour sur le plan de travail une fois le gâteau terminé, grrrrr). Ma déco laisse aussi un peu à désirer, loin d’arriver à la cheville du sublime sandwich-cake de Sylvie dont je vous parlais juste au dessus (bon, en même temps je n’avais pas de radis, pas de tomates cerises jaunes et ma ciboulette du jardin était très anémiée, on va dire que c’est à cause de ça que j’ai dû opter pour une déco  minable plus artistiquement minimaliste).

À réaliser, ce n’est pas plus compliqué que de préparer un sandwich. Le seul moment un peu plus technique consiste à recouvrir le sandwich-cake de crème, mais si vous avez un pépé, un mari, un oncle, un cousin ou un frère maçon-plâtrier, tout devrait bien se passer. Et si vous n’avez pas cela sous la main (que vous êtes donc contrariants !), je suis sûre que vous ferez comme moi : après un petit moment de panique (purée, je n’ai pas fait assez de crème, rââââh…) suivi d’une tentation diabolique bien vite repoussée (je ne vais décorer que la moitié du gâteau, celle qu’on voit sur la photo gnark gnark gnark), vous allez recommencer petit à petit à respirer au fur et à mesure que vous constaterez que, ouf, il y a bien assez de crème pour en mettre partout.

_DSC0686-2J’ai réalisé cette recette en remplaçant les traditionnels pains polaires par ma recette de pancakes parue dans La cuisine de la minceur durable, mais sans le sucre car je craignais que sinon, ces gros blinis attachent un peu à la poêle (c’est toujours plus compliqué de faire cuire et de retourner un gros pancake que plusieurs petits). Concernant la crème, j’ai mélangé chèvre frais et « crème fraîche » végétale de tofu lactofermenté. C’est vraiment très bon, et plus léger ainsi. Que dire de plus : bien que très épais, les pains sont délicieusement moelleux et aérés, pas du tout « estouffe-gari » comme on dit à Nice. Les concombres apportent de la fraîcheur et du croquant, le saumon et l’avocat du fondant, le piment une note légèrement épicée qui réchauffe le tout, bref, mazette que c’était bon !

Au moment du découpage, oubliez le petit couteau tout mignon comme celui qui fait le beau sur la photo, et munissez-vous d'une grande lame bien affûtée (genre, le couteau de "Psychose" à côté, c'est de gneugneute) et découpez avec un franc mouvement de scie, sans hésiter.  Car du concombre ou de vous, il faut savoir qui est le maître... Bref, ne vous laissez pas intimider par les petites tranches qui feront un tout petit peu de résistance, et allez-y gaiement. Quand elles auront trouvé leur maître, vos parts de gâteau seront nickels...

* Ne me demandez pas comment on fait ces caractères spéciaux sur le clavier, moi j’ai juste copié-collé le mot trouvé sur internet…

 

Ingrédients pour un gâteau de 8/10 parts
Préparation : 35 min
Repos au frais : une nuit
Cuisson, quelques minutes par poêlée


 
Pour les pains-blinis à sandwich
50cl d'eau tiède (+ un peu si besoin le lendemain)
6 oeufs
400g de farine T130 de grand épeautre (ou à défaut, T110 de blé)
200g de son d'avoine
1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
2 pincées de sel
Pour la garniture :
1 petit concombre Noa
150g de saumon (mais je pense que ce serait meilleur avec 300g)
400g de fromage de chèvre frais, bien égoutté (texture de type « petit Billy »)
Un pot (235g) de « crème » fraîche de soja lactofermenté (clic ! pour voir à quoi ça ressemble)
1 avocat Haas mûr à point
Le jus d’un citron bio
1 c. à moka rase de piment d’Espelette
1 c. à café rase de paprika
Sel, poivre 5 baies
Pour décorer :
Quelques brins de ciboulette
Quelques feuilles de menthe
1 tranche de saumon fumé
2 ou 3 tomates cerise
Quelques tranches de concombre
Un peu de piment d’Espelette

 

 

 

Documents1-2La veille au soir, préparer la pâte à blinis : bien délayer dans un saladier la levure dans l’eau tiède avec un fouet, puis ajouter les œufs. Fouetter pour mélanger, puis ajouter la farine, le son d’avoine et le sel. Mélanger énergiquement au fouet pour ne pas faire de grumeaux, puis poser un couvercle ou une assiette sur le saladier et mettre au frais : la pâte va lever doucement malgré la fraîcheur du réfrigérateur, et beaucoup gagner en arôme.

Le lendemain, sortir la pâte du frigo et la mélanger très légèrement (elle doit avoir augmenté de volume et faire des bulles. ) Si elle semble trop épaisse (tout dépend des marques de son d’avoine), ajouter un peu d’eau tiède, juste histoire de permettre à la pâte de bien s’étaler dans la poêle.

Faire chauffer une  petite poêle en tôle de fer ou en céramique (16 à 17 cm) avec 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive (sans la faire fumer). Quand elle est bien chaude, y déposer environ une louche et demi de pâte et bien étaler.

Poser un couvercle sur la poêle et faire cuire à feu très doux 3 min chrono la première face. Retourner avec une spatule et faire cuire 1 min 30 la deuxième face.

Ajouter un peu d’huile d’olive dans la poêle entre chaque « tournée » (mais inutile d’en ajouter quand on retourne les pains). On obtient alors 6 gros blinis ronds, mais seuls 4 serviront à cette recette.

Documents-2Les laisser un peu refroidir, et pendant ce temps mélanger d’abord à la cuillère de bois, puis au fouet, le fromage de chèvre, la crème de soja lactofermenté, une cuillerée à moka rase de sel, le piment et le paprika. Ne surtout pas mixer, cela rendrait la crème trop liquide : il faut juste la battre au fouet afin de l’assouplir et mélanger les ingrédients.

Éplucher et trancher finement le concombre (garder quelques jolies tranches pour décorer). Éplucher aussi l’avocat et le couper en lamelles. Citronner généreusement les lamelles d’avocat.

Monter le gâteau : poser un pain rond sur le plat de service, le tartiner de crème au chèvre. Garnir de tranches de concombre, puis de saumon. Poivrer aux 5 baies.

Poser un deuxième pain, le tartiner de crème, puis garnir de tranches de concombres et lamelles d’avocats. Poivrer.

Poser le troisième pain, le tartiner de crème, garnir de tranches de concombre et de saumon. Poivrer.

Poser le dernier pain, tartiner de fromage, puis recouvrir tout le gâteau avec la crème restante : au départ, vous aurez peut-être comme moi un grand moment de solitude en croyant qu’il n’y aura pas assez de crème au chèvre… Mais en fait si on étale bien avec une cuillère à soupe d’abord, puis qu’on lisse avec une spatule plate, retirant l’excédent d’un côté pour « plâtrer les trous » là où ça manque, tout ira bien…

Décorer le gâteau comme on veut, et servir aussitôt, ou 2 heures après pour une découpe simplifiée (car les concombres seront plus tendres).

 

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Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

 


16 juin 2015

Aboutissement d’une quête… Aujourd'hui, Tadaaam ! Je vous présente mesdames et messieurs :

Le nec plus ultra de la brioche

Le zénith de la brioche

Le summum de la brioche

Le best of the best de la brioche

La Rolls de la brioche

L’Everest de la brioche

Le top-moumoute de la brioche

Le top des tops de la mort qui tue de la brioche

 

Une brioche "phénoménale" à l’épeautre non hybridé

(Et sa  petite confiture miel-abricot qui déchire...)

( Recette saine, vegan et à IG modéré)

 

Documents-2Vous l’aurez compris, j’ai eu un peu de mal pour trouver un nom à cette brioche. Faut dire qu’il y a quelques années, quand j’ai commencé ma quête de la brioche « saine et parfaite » (c’est à dire celle sans farine blanche, ni sucre raffiné ni beurre à la louche mais qui ressemblerait malgré tout à autre chose qu’une éponge de chantier), le champ lexical dans lequel je piochais tournait plus autour de sobriquets dont la simple évocation donnait toute de suite envie de se servir un grand verre d’eau. Il y a eu la brioche « Poly » (diminutif de polystyrène expansé), la brioche « Apollo » (celle qu’un cosmonaute aurait pu emmener pour 6 mois dans l’espace sans mourir de faim), la brioche «Kloug » en l’honneur d’un célèbre film débillissime, la brioche « Kouf kouf » (pas besoin de préciser) et j’en passe. Que d’inoubliables souvenirs… pour les irrévérencieux moqueurs qui me servent de mari/fils/filles. Alors laissez-moi le temps de m’habituer -en toute humilité n’est-ce pas- aux nouveaux qualificatifs si élogieux que je vais pouvoir appliquer à ma nouvelle brioche.

_DSC0253-2Car je n’en reviens toujours pas moi-même : Comment est-ce possible, une brioche pareille avec de la farine T110… Mystère. Est-ce dû à cette fameuse farine d'épeautre non hybridée ? à la longue levée d'une nuit au frais? à la crème de coco en remplacement du beurre ? à la cuisson dans un four surchauffé ? à l'utilisation d'une pierre à pain ? ou à une alchimie de tout cela? En tout cas, le résultat est bien là. Cette brioche est moelleuse, fondante, gonflée à souhait exactement comme mes chevilles ce soir. Sa mie est délicieusement filante, son parfum captivant, et là, bon, OK je m’arrête parce que sinon ça va commencer à faire juste un-tantinet-tout-petit-chouïa prétentieux.

De toute façon, aujourd’hui je ne vais même pas pouvoir vous parler longtemps. Certes parce que je viens de passer la matinée aux urgences pour régler une petite émotion (qui s’est heureusement juste terminée avec quelques points de suture au bout du doigt) mais aussi parce qu’il faut vite que je reparte admirer ma brioche…

 

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Ingrédients pour une brioche de 9 parts
Préparation : 15 min
Repos au frais : une nuit
Levée : 45 min à 1H

 

- 500g de farine de grand épeautre T110*
- 2 briquettes de 20 cl de crème de coco liquide (soit 40 cl en tout) (marque Kara pour moi)
- 5 cl de sirop d'agave (mesuré au biberon pour plus de précision)
- 2 grosses c. à soupe d'eau de fleur d'oranger
- 1 grosse c. à s. d'extrait de vanille liquide
- 1 grosse c. à s. de rhum ambré
- 1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
- 5 g de sel fin
- Une petite poignée d’amandes effilées
 

* Nota : j’ai réalisé ma brioche avec cette farine T110 de grand épeautre non hybridé, achetée sur les conseils de ma gentille Florence, et qui me donne des pains à tomber par terre. C’est peut-être là que réside le « secret » d’une telle brioche ? Je pense vraiment que le résultat aurait été différent avec de la farine de blé, ou une autre marque de farine d'épeautre que j'ai beaucoup utilisé pendant des années mais qui n'arrive pas à la cheville de celle-là (PS ceci n'est pas un article "sponsorisé" !)

 

La veille au soir, faire tiédir la crème de coco avec le sirop d’agave, le rhum, l’eau de fleur d’oranger et l’extrait de vanille (pas plus de 40°C, sinon la chaleur « tue » la levure). Y délayer le sachet de levure de boulangerie en fouettant bien.

Mélanger la farine et le sel dans le bol d’un robot muni de son crochet pétrisseur. Verser les liquides, et pétrir 7 minutes à vitesse lente. La pâte semble très souple, c’est tout à fait normal : elle prendra du « corps » pendant la nuit qu’elle passera au froid.

Poser une assiette sur le saladier de pâte et laisser au réfrigérateur toute la nuit. Malgré le froid, elle va commencer à lever, et surtout beaucoup gagner en arômes.

Le lendemain dans la matinée, sortir la pâte du bol en s’aidant d’une corne souple pour la décoller sans trop l’étirer ni la déchirer.

Après sa nuit au frais, le pâte est très agréable à travailler, ni trop collante, ni trop souple, une vraie pâte à modeler ;). Du coup, mieux vaut éviter de fariner le plan de travail (ou alors, le moins possible) : la brioche n'en sera que plus moelleuse par la suite. Découper la pâte en 9 pâtons égaux (d’environ 110g pour ceux qui aiment peser), les façonner en boules et les déposer côte à côte dans un plat carré d’environ 20 cm de côté, chemisé de papier cuisson.

Bien vaporiser le dessus avec un brumisateur d'eau, puis couvrir (en prenant soin que le torchon ne se colle pas sur la brioche) et laisser lever environ 45 min à 1H au chaud (soit à température ambiante si chez vous ça commence à être l’été – ici c’est raté, il fait 17°C-, soit au four à 40°C, soit sur un saladier rempli d’eau chaude du robinet.) Le temps de levée peut varier en fonction de la température : le tout c’est que la brioche gonfle bien.

Préchauffer le four à température maximum (240 à 260°C selon les fours), sans chaleur tournante, en installant la grille au cran le plus bas du four (juste au dessus de la sole) et en y déposant une pierre à pain ou une plaque de cuisson un peu épaisse (facultatif, mais permet d’obtenir une brioche encore plus aérienne car cela va « irradier » beaucoup de chaleur par dessous au moment de l’enfournement, et faire gonfler la brioche d’un coup).

Quand la brioche a presque doublé de volume, la vaporiser de nouveau, parsemer d’amandes effilées et enfourner pour une minute à température maximum avant de baisser la température à 180°C (sans ouvrir la porte du four) pour les 25 min de cuisson restantes.

À la sortie du four, laisser un peu tiédir puis démouler la brioche et la décoller de son papier cuisson, sinon elle risque d’accumuler un peu d’humidité sur le fond.

Servir le jour-même (idéalement, encore tiède...) et ne surtout pas mettre au frigo (car comme elle contient du coco, le froid durcirait la mie !)

 

 

_DSC0090-2Et en bonus, la confiture « express » d’abricots au miel... qui va si bien avec la brioche ;)

 

Peser 500g d’abricots bien mûrs sans les noyaux. Les mettre dans une casserole (un peu large pour favoriser l’évaporation), saupoudrer avec un sachet de 2g d’agar-agar, ajouter 150g de miel d’acacia et bien mélanger. Faire cuire à feu doux environ 10 minutes en mélangeant très souvent, jusqu’à ce que les abricots se soient mis en compote et qu’il n’y ait presque plus de jus de cuisson. Verser dans un pot et attendre le complet refroidissement avant de servir (car la confiture va épaissir en dessous de 25°C.)

 

 

 

 

 

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08 juin 2015

Des pancakes, des polpettes, une pêche melba et un fondant au chocolat…

 

4 recettes « minceur durable »

 

 

Documents-2En écrivant mon titre à virgules, je me suis dit que j’aurais bien aimé que ce soit mon menu du jour ;) Mais non, ce sont juste 4 recettes pour vous tirées de mon dernier ouvrage.

Quand je mets sur le blog des recettes parues dans un livre, je pense un peu à ceux qui l’ont acheté et doivent se sentir un tantinet « frustrés » de trouver leurs recettes en doublon ici. Alors promis, bientôt il y aura du nouveau, de l’i-né-dit sur le blog ;) Et en attendant, pour celles et ceux qui n’auraient pas « La cuisine de la minceur durable », en voici un petit échantillon sélectionné avec amour ;) :

- Des pancakes, super moelleux, que je n’arrête pas de refaire depuis ce fameux «  jour J » où je les ai testés la première fois pour les besoins de cet ouvrage… pour la petite histoire, mes quatre plus grands loustiques ont appris à les faire très vite, car il paraît que les miens avaient un petit goût de « trop-peu-et-pas-assez-souvent ».

- Des polpettes, une recette italienne saine et délicieuse juste comme je les aime, et dont le nom a éclaté ma Poupougnette au point de le chantonner tout l’après-midi (« poooolpeeette, ♪ pooolpeeette ♫ »), la mine hilare, le jour où j’ai réalisé ces fameuses polpettes (elle ne connaît pourtant personne qui s’appelle Paul… et je vous assure en outre que mon innocente petite blondinette serait absolument incapable d'inventer un jeu de mot aussi imbécile -pas comme sa maman- c'est donc bien juste le mot "polpette" qui lui a plu... )

- Une pêche façon melba super raisonnable, mais qui m’a vraiment ravie le jour où j’y ai goûté. Cette recette arrive un peu en avance sur le calendrier saisonnier, alors gardez-la dans vos tiroirs pour quand les premières pêches du pays arriveront sur les étals…

- Un fondant au chocolat, un énième (je suis une psychopathe du fondant au chocolat, j’en ai une telle collection dans mes livres de recettes qu’il va falloir que je me fasse soigner…) mais peut-être LE fondant de ma vie… jusqu’au prochain ;))

 

Bref, que du bonheur, et de quoi vous remonter le moral si vous êtes comme moi en pleines révisions du Brevet des collèges et du Bac français. Ah, non, ne croyez pas que je sois inscrite en candidat libre à mon âge ;) Moi je n’assure que le soutien scolaire, moral, psychologique, le « coaching » en gros, de 2 grands ados un tantinet stressés (surtout la grande demoiselle du Bac français…), et pour lesquels il faut se replonger - moi pauvre auteure culinaire qui ait la tête déjà farcie de recettes de cuisine – dans le « corpus du personnage de roman du 17ème siècle à nos jours », la « réécriture dans la littérature du 20ème siècle », la méthode du commentaire composé ou encore « la question de l’Homme dans les genres de l’argumentation », quand ce ne sont pas les élucubrations de Rousseau (beaucoup moins marrantes que celles d’Antoine), parce qu’une maman, pour aider à réviser, il faut au moins qu’elle sache un tout petit peu de quoi lui parle son futur bachelier.

Ben oui ma p'tite dame, parce que les enfants, c’est ça {soupir} : pendant quelques années ils vous tonitruent dans les oreilles en jouant « vrouuuuum, tacatacatac, paf, pif, pof, piiimpon, piiimpon » et dès que vous croyez que vous allez avoir la paix, et ben vlan, vous voyez débarquer un « tout petit » d’une mètre quatre vingt douze qui vous demande si, par hasard (sic), vous sauriez l’aider à expliquer en quoi Rabelais, Descartes et Montaigne peuvent être considérés comme les précurseurs du libéralisme (mais côté révisions, je commence à être un peu rodée, vu que mes 4 grands se suivent tous à un an d’intervalle et qu’en 2013, il y a déjà eu le brevet de la grande demoiselle, en 2014 celui du frérot, cette année le bac français de la grande demoiselle + le brevet du 3ème frérot, l’année prochaine le Bac tout court de la grande demoiselle + le bac français du premier frérot + le brevet de la deuxième demoiselle, etc., etc. Râââââh. Vite, un fondant au chocolat avant que mon pauvre cerveau aux neurones en surchauffe* ne me dise « Windows ne répond plus, windows ne répond plus… »)

*(Bon, alors, où en étais-je, ah oui, ma recette, je disais donc 5 cl de Boileau, euh, non, d’eau, 125g de farine de Camus, oups, non de farine de kamut, 125g de farine Du Bellay de blé, une Molière à soupe d’huile d’olive…)

 

Pancakes super gourmands à l’épeautre complet et son d’avoine

 

pancake-super-gourmand-a-lepeautre-et-son-davoine1-2Absolument succulents, ces pancakes vous feront oublier à jamais les viennoiseries, pain de mie industriels et autres « calamités » pour la ligne du petit déjeuner : bien dorés et d’un incomparable moelleux, ils embaumeront en outre votre cuisine d’un parfum à mi-chemin entre la crêpe et la brioche chaude… De quoi commencer la journée sous le signe du bonheur !

N’hésitez pas à les congeler, vous n’aurez plus qu’à les passer quelques minutes au grille pain (juste le temps de les réchauffer) avant de vous régaler… pour plusieurs petits déjeuners !

 

Ingrédients pour 12 à 16 pancakes (soit 4 personnes, ou 4 portions pour une personne)
Préparation : 10 min
Repos au frais : une nuit
Cuisson, quelques minutes par poêlée

25cl d'eau tiède
3 oeufs
200g de farine T130 de grand épeautre (ou à défaut, T110 de blé)
100g de son d'avoine
1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
1 pincée de sel
2 c. à soupe rases de sucre de coco ou de rapadura

 

Dans un saladier, bien délayer la levure dans l’eau tiède avec un fouet, puis ajouter le sucre et les œufs. Fouetter pour mélanger, puis ajouter la farine, le son d’avoine et le sel. Mélanger énergiquement au fouet pour ne pas faire de grumeaux, puis poser un couvercle ou une assiette sur le saladier et mettre au frais : la pâte va lever doucement malgré la fraîcheur du réfrigérateur, et beaucoup gagner en arôme.

Le lendemain, sortir la pâte du frigo et la mélanger très légèrement (elle doit avoir augmenté de volume et fait des bulles.)

Faire chauffer une  grande poêle en tôle de fer ou en céramique avec 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive (sans la faire fumer). Quand elle est bien chaude, y déposer 4 grosses cuillerées à soupe de pâte, sans les faire se toucher.

Poser un couvercle sur la poêle car cela aide les pancakes à super bien lever, faire cuire à feu très doux, puis au bout de quelques instants (dès que la face du dessus n’est plus liquide), retourner les pancakes avec une spatule et faire cuire l’autre face.

Ajouter un peu d’huile d’olive dans la poêle entre chaque « tournée » (mais inutile d’en ajouter quand on retourne les pancakes).

Savourer tout chaud, soit en version légèrement sucrée avec une lichette de miel d’acacia, de sirop d’agave ou d’érable, soit en version salée (Brigitte Fichaux vous dira que c'est encore mieux ainsi !) avec des poissons fumés, de l’avocat, du thon germon, ou encore une tartinade « maison » à base de poisson, de tofu, de légumes… les possibilités sont sans fin !

 

{ Nota : Ne faites surtout pas cuire ces pancakes sans huile dans une poêle anti-adhérente ! D’abord parce que le téflon et ses dérivés sont très suspects pour la santé, ensuite parce qu’il serait très dommage de transformer ces succulents pancakes moelleux et dorés en disques de carton-pâte ! D’autant plus qu’il n’y a aucune matière grasse dans la pâte, et qu’au petit déjeuner, vous avez BESOIN de bon gras…}

 

Polpettes italiennes aux herbes et spaghettis d’épeautre

 

polpettes-aux-herbes1-2Directement inspirées de la bonne cuisine de « mamas » italiennes,  ces polpettes très moelleuses ont été légèrement revisitées en version parfaitement équilibrée.

Pour une occasion plus festive, vous pouvez panacher bœuf et veau (ou bœuf et agneau), mais au quotidien, si vous n’avez pas de bon boucher bio pouvant vous proposer une viande hachée de qualité, il est aussi possible d’utiliser des steaks bio surgelés que vous aurez préalablement mis à décongeler la veille au soir au réfrigérateur.

 

Ingrédients pour 16 polpettes (4 personnes)
Préparation : 20 min
Cuisson : environ 20 min

 

400g de spaghettis d’épeautre complet
400g de bonne viande de bœuf hachée (depuis moins de 6H, et bien conservée au frais)
2 oeufs
100g d’épinards frais, ou surgelés
1 oignon ou 3 échalotes
1 gousse d’ail
40g de parmesan râpé
40g de son d’avoine
1 c. à café d’origan séché
½ c. à café d’estragon séché
2 c. à soupe d’huile d’olive
350g d’une bonne sauce tomate déjà cuisinée (napolitaine ou provençale) ou de sauce tomate maison (voir p..)
Sel, poivre 5 baies du moulin, un peu de piment d’Espelette.

 

Éplucher l’oignon, le couper en petits cubes. Dans une grande poêle (en céramique par exemple), les faire revenir dans l’huile d’olive jusqu’à obtention d’une légère coloration des sucs.

Ajouter alors les épinards, un peu de sel, l’origan, l’estragon, et faire « tomber » les feuilles en mélangeant jusqu’à évaporation du jus. Transférer dans le bol d’un robot mixeur avec le son d’avoine et le parmesan, puis hacher le tout en mode pulse en ajoutant les œufs. Le mélange doit garder des petits morceaux et ne surtout pas devenir une purée trop lisse.

Incorporer à la cuillère la viande hachée (pour ne pas la transformer en « bouillie »), en rajoutant un peu de sel et le poivre.

Former à la main 16 boulettes de la taille d’une balle de ping-pong.

Verser la sauce tomate dans la poêle ayant servi aux oignons, puis y déposer les boulettes. Poser un couvercle et laisser mijoter environ 15 minutes à feu très doux, soit en retournant les boulettes dans la sauce tomate à mi-cuisson, soit en les laissant telles quelles. Bien surveiller que la sauce n’accroche pas.

Pendant ce temps, faire cuire les spaghettis al dente dans un faitout d’eau bouillante salée.

Servir les polpettes avec les spaghettis et une petite salade verte.

 

{ Nota : Dans cette recette, le son d’avoine remplace la mie de pain… Certes parce qu’il s’agit un ingrédient « minceur » mais aussi parce qu’il apporte beaucoup de moelleux à la texture de ces boulettes. }

 

 

Pêche vapeur au miel et à la framboise, « chantilly » végétale coco

 

peche-vapeur-au-miel-et-a-la-framboise-2Une exquise pêche melba « new génération », sans pochage préalable dans un sirop saturé de sucre, ni chantilly à la crème de vache !

Ici, les demi oreillons de pêche sont fourrés de framboises bien mûres et d’une toute petite lichette de miel avant d’être cuits quelques instants à la vapeur pour attendrir leur chair et concentrer leurs arômes. Très parfumés, ils sont ensuite servis avec une « chantilly » végétale au coco et quelques éclats d’amandes torréfiés. Au final, ce dessert très léger mais d’un délicieux raffinement comblera les papilles des plus gourmets…

 

Ingrédients pour 2 personnes
Préparation : 15 min
Cuisson : 15 min

 

2 pêches mûres à point
125g de framboises fraîches
4 cuil. à café de miel liquide d’acacia
20g d’amandes effilées
Une briquette de 20cl de crème fluide de coco (voir les marques qui « montent » bien en chantilly dans les bonnes adresses à la fin du livre)

 

Faire chauffer 1,5 à l d’eau environ dans l’élément du bas d’un couscoussier ou d’un cuiseur vapeur.

Verser la crème de coco dans le bol d’un robot et mettre le tout (bol + crème + fouet) au congélateur (car la crème de coco doit être encore plus froide que celle de vache pour  bien monter en chantilly).

Ouvrir les pêches en deux, retirer les noyaux en s’aidant éventuellement d’une petite cuillère, puis remplir le creux avec des framboises, en ajoutant une demi cuillerée à café de miel par demie pêche.

Quand l’eau bout dans le cuiseur, déposer les oreillons de pêche dans le panier vapeur, face bombée vers le bas (en laissant la peau, qui évitera aux pêches de perdre leur jus parfumé dans l’eau du cuiseur), et compter 15 minutes de cuisson

Laisser ensuite refroidir un peu dans une assiette.

Pendant ce temps, faire toaster quelques secondes les amandes, en surveillant bien pour ne surtout pas les faire brûler. Laisser refroidir.

Fouetter la crème de coco très froide, en augmentant progressivement la vitesse du fouet. Dès qu’elle commence à monter, ajouter 2 cuillerées à café de miel en filet tout en continuant de fouetter.

Servir 2 oreillons par coupe, en nappant d’une volute de chantilly et en parsemant le tout d’amandes grillées ainsi que des framboises fraîches restantes.

 

Nota :

- Il restera certainement de la chantilly coco… Je vous conseille de la conserver jusqu’à 24h au réfrigérateur dans une boîte hermétique afin de concocter un autre succulent dessert aux fruits !

- Vous pouvez rendre votre chantilly encore plus gourmande en y ajoutant un peu d’extrait de vanille.

- Enfin, si vous n’êtes pas très « bec sucré », n’hésitez pas à supprimer les 2 cuillerées de miel des oreillons de pêche. En revanche, conservez absolument le miel de la chantilly coco !

 

Fondant au chocolat très « sage »

 

fondant-au-chocolat-tres-sage-2Très sage, un fondant au chocolat ? Est-ce possible… Oui, car dans cette recette le beurre est remplacé par de la purée de noisette, et le sucre par du sirop d’agave, un sucrant à IG bas. Le chocolat est quant à lui choisi très noir (85%), ce qui nous donne à l’arrivée un fondant à l’arôme riche et puissant, que l’on prend beaucoup de plaisir à savourer tout doucement, en petite quantité.

Autre atout de cette recette : en général, l’effet « fondant à cœur » est obtenu par une cuisson très courte qui laisse les œufs crus au centre du gâteau… Il est donc impossible de conserver ce genre de gâteau plusieurs jours ou de le congeler. Mais dans cette recette, le cœur du gâteau, bien que très fondant, est parfaitement cuit à cœur ! Vous n’aurez donc plus besoin de vous « dévouer » pour en reprendre 3 fois histoire de ne pas gâcher… Les autres parts pourront sans souci être conservées plusieurs jours au frais, ou être congelées.

 

Ingrédients pour un gâteau de 10 parts
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 30 min

 

200g de chocolat noir à 85% (les « becs sucrés » peuvent éventuellement utiliser un 70%)
1 briquette de 20cl de crème de soja
12cl de sirop d’agave (mesuré à l’aide d’un biberon, c’est encore plus précis…)
70g de purée de noisette bien souple (pas un vieux fond de pot tout sec)
3 œufs
1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide (très important pour « arrondir » la saveur du chocolat très noir)
1 petite pincée de fleur de sel (facultatif mais recommandé)

 

Préchauffer le four à 180°C.

Dans une petite casserole, faire chauffer la crème de soja avec le sirop d’agave et la purée de noisettes. Une fois la crème très chaude, retirer du feu et ajouter le chocolat coupé en tous petits morceaux. Mélanger, poser un couvercle, attendre que le chocolat fonde tranquillement.

Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Battre les blancs en neige.

Ajouter les jaunes dans la préparation au chocolat fondu, bien mélanger au fouet pour lisser, puis incorporer délicatement les blancs en neige.

Verser dans un cercle à pâtisserie, un moule à tarte ou un grand moule à manqué de 23 cm de diamètre environ (le moule doit être assez grand pour que les parts soient fines, ce qui est bien plus agréable à la dégustation) et chemisé de papier cuisson, puis enfourner au moins 30 minutes. Le fondant est cuit quand la surface gonfle et se craquèle très légèrement. Tant que le centre du gâteau reste lisse et brillant, ne pas retirer du four.

 

{ Nota : Pour juger du côté « raisonnable » ou non d’un gâteau, raisonnez toujours en terme de portion : ainsi, si vous regardez les ingrédients de ce fondant, vous risquez de prendre peur… mais si vous les divisez par le nombre de part (dans ce gâteau, on en fait 10 de taille idéale pour un goûter), vous n’aurez plus que 20g de chocolat, 7g de purée de noisette et 12ml de sirop d’agave par personne ! Cependant, tenez-vous bien à cette part, et plutôt que de reprendre du gâteau, savourez-le avec une poire bien mûre, 2 ou 3 mandarines, une poignée de framboises…}

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 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

 

 

Posté par mariechioca à 17:16 - Commentaires [123] - Permalien [#]