Saines Gourmandises... par Marie Chioca

17 avril 2014

Y’a du mystère dans l’air…

 

Cupcakes « Nids de Pâques » au chocolat et à l’****** ;))

(Recette facile, très saine, sans lactose et à IG bas)

 

_DSC9904-2Ouiiiiiiiii ! J’ai regoûté à midi un peu de chocolat après 7 semaines de cure Cabot ! J’avais presque oublié à quel point c’était bon ;)

Car Pâques, c’est déjà dans 3 jours, et comme vous serez nombreux à choisir ce jour-là un dessert au chocolat, il fallait bien que je me dévoue pour trouver (et goûter…) une recette à la fois saine et super gourmande pour continuer dans la lignée de ce gâteau mousseux ou du nid de Pâques des années précédentes. Voyez un peu mon abnégation, mon zèle et mon dévouement pour vous {là, son des violons…}, je suis allée jusqu’à sacrifier une semaine de cure Cabot pour goûter à ces cupcakes ! Si ça ce n’était pas un héroïque effort de volonté, franchement… (Qui a dit « bougre d’hypocrite » ? Humf… attention hein, pas de mauvais esprit !)

C’est qu’en plus, vous avez bien manqué de ne pas les avoir ces cupcakes, car je les ai fait hier soir en mode tornade : à 19H30, à l’heure où certains parents se mettent les doigts de pied en éventail devant la télé, moi j’avais 6 loulous morts de faim à faire manger sans chahuter (c’est surtout le « sans chahuter » qui pose problème, parce que pour les faire manger, pas de souci. Faut même faire gaffe de pas laisser traîner sa main dans le plat quand ils « attaquent » au risque de se retrouver avec 6 fourchettes plantées dedans…), deux articles à écrire « absolument sans faute » pour le lendemain, une grande fille qui voulait me parler seule à seule quelques instants, une petite fille qui voulait son histoire du soir commencée la veille et pas finie, un moyen garçon qui avait mal au genou et qui voulait savoir s’il fallait faire un cataplasme d’argile, son frère qui ricanait que lui de toute façon ça faisait 3 mois qu’il avait mal au genoux sans se plaindre et qu’il fallait faire avec parce que c’est la croissance et papati et patata, le mari qui voulait savoir le menu de dimanche histoire de prévoir les courses (mon œil, espèce de gourmand va…), et, cerise sur le gâteau, ma tendre et douce Poupougnette qui se roulait littéralement par terre de fureur parce qu’elle voulait finir son épisode de Heidi avant de manger.

Documents1Tout ça, avec un lumbago que je traîne depuis vendredi dernier. Gloups.

J’avoue, la tentation de renvoyer les cupcakes aux calendes grecques m’a un peu effleuré l’esprit…

Et puis pour finir, tout s’est bien passé (génial, le son du robot Kitchenaid histoire d'atténuer la joute verbale entre les des 2 frères pour savoir lequel des deux avait le plus mal au genoux), enfin presque bien passé vu que ma première fournée de moelleux au chocolat a été enfournée en position grill au lieu de chaleur tournante (arg !) et qu’en 2min 30 sec chrono tout a été cramé. Bien sûr, ça a été la faute de la dispute des genoux, et en guise de pénitence les deux polissons ont été obligés de m’aider à réaliser la deuxième fournée.

Bref, tout est bien qui finit bien… Dans la panique, j’ai tout de même regretté deux choses : avoir choisi des caissettes à cupcakes trop hautes (plus basses, les « nids » auraient été plus jolis et j’aurais en outre pu faire plus de cupcakes), et ne pas avoir coiffé ma poche à douille d’un embout très fin et non cannelé (cela aurait permis d’obtenir de fins spaghettis de ganache, qui auraient renforcé l’aspect « brins de paille autour du nid »). Mais bon, le mieux étant parfois l’ennemi du bien, je ne les ai pas recommencés faute de temps car comme gustativement parlant c’est une tuerie, mieux vaut les poster un peu moches que risquer ne pas les poster du tout car les prochains jours seront trèèès chargés… (D’ailleurs, je vais essayer de répondre d’ici demain midi au plus de commentaires possible parce qu’après, je pars 15 jours sans ordi donc si vous avez une question, c’est là maintenant tout de suite… Sinon, vous risquez de rester jusque début mai votre paquet de farine à la main, pour savoir si vous pouvez mettre du petit épeautre à la place du grand épeautre. Mais non Victor, je ne te vise pas ! ;)))

Maintenant je sais que vous brûlez de savoir qu’est-ce que c’est le fameux « ****** » du titre.

Je vous l’avoue ? Où je ne vous l’avoue pas ? Hé hé, je ne vous dirai rien na na na na nère jusqu’à ce que vous ayez goûté à mes cupackes (parce que si je vous le dit avant, vous ne voudrez pas y goûter).

Sachez juste que c’est un ingrédient très très bizarre (du moins, dans une ganache au chocolat…), mais que j’utilise en version sucrée depuis mon premier ouvrage "60 desserts à IG bas". Et que dans une ganache ou une mousse au chocolat, ça déchire en remplacement du beurre pommade (n’est ce pas Linda ;))

Ah, zut, j’avais pas pensé que je vais de toute façon devoir vous l’écrire dans la liste d’ingrédients. Tant pis, mais au moins, promettez-moi de ne rien dire dimanche à vos invités avant qu’ils ne se soient copieusement extasiés sur votre dessert ;)

 

Joyeuse fête de Pâques à vous tous !

 

Cupcakes « Nid de Pâques » au chocolat et à l’ingrédient mystère inavouable…

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 Ingrédients pour 6 à 8 cupcakes
Préparation : 20 min
Cuisson : 15 min
À préparer la veille

 Pour les petits moelleux au chocolat :

  • 75 g de farine de grand épeautre t110
  • ½ sachet de levure sans phosphate
  • 100g de chocolat noir à 70%
  • 4 cuillerées à soupe de sirop d’agave
  • 3 œufs
  • 3 cuillères à soupe de purée d’amande blanche bien fluide (pas un vieux fond de pot tout sec !)

 Pour la ganache :

  • 150g de très bon chocolat pâtissier à 70% de cacao
  • 6 cuil. à soupe de sirop d’agave
  • 1 gros… avocat ! (Variété « Haas », à la peau bien noire et bosselée, parfaitement mûr à point)
  • 6 cuil à soupe de lait soja-vanille

 

  • Cacao en poudre
  • Petits œufs en chocolat (trouvés en vrac chez Biocoop, voir post précédent)

 

 

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Réalisation des moelleux :

La veille, préchauffer le four à 180° (pas en position grill. Hum.)

Mélanger la farine et la levure dans un bol. Réserver.

Faire chauffer le sirop d’agave à feu très doux, puis ajouter hors du feu le chocolat en morceaux et bien mélanger pour le faire fondre. Toujours hors du feu, ajouter la purée d’amande et les œufs entiers, puis la farine. Bien mélanger le tout.

Répartir la pâte dans des petits moules à muffins garnis de caissettes en papier, ou directement dans des caissettes cartonnées (voir photo), puis enfourner pour 15 minutes précises.

Laisser refroidir à température ambiante puis emballer dans un sachet jusqu’au lendemain.

Réalisation de la ganache :

Toujours la veille, faire chauffer dans une petite casserole le sirop d’agave et le lait de soja-vanille. Hors du feu, faire fondre le chocolat. Éplucher l’avocat (il doit être parfaitement mûr et fondant, mais surtout pas abîmé), le couper en cubes et le mixer soigneusement avec le chocolat fondu. En garnir une poche à douille munie d’un embout cannelé (ou non cannelé et très fin), puis mettre au frais jusqu’au lendemain.

 Montage des cupcakes :

Le lendemain, malaxer un peu la poche de ganache entre les mains pour lui donner de la souplesse, puis déposer sur les moelleux une couronne chocolat en forme de nid. Saupoudrer de cacao à l’aide d’une passoire à thé, puis garnir de petits œufs en chocolat. C’est prêt !

 

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Hommage…

Ces jolis œufs, tout blancs, tout petits, tout délicats, proviennent de mes 2 petites poules naines de collection, d’une race américaine appelée « Wyandotte » et que je chouchoutais avec amour depuis des mois, me réjouissant d’avance de pouvoir photographier au printemps ces petits bijoux de cocos tout blancs… et même, pourquoi pas, quelques mini piou-pous, vu que ces poulettes avaient pour compagnon un charmant petit coq de la même race.

Mais une vilaine maladie en a décidé autrement, et ces 4 petits œufs pondus la semaine dernière sont tout ce qui me reste de mes mini-poulettes… C’est la vie, ce ne sont que des petites contrariétés qu’il faut savoir prendre avec bon cœur. J’ai un peu eu le cœur gros sur le moment, mais maintenant la page est tournée…

 

Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 


10 avril 2014

Gourmandises de Pâques… Une génoise de base, 2 recettes !

 

« Nid » douillet façon fraisier,

et

Agneau de Pâques en génoise moelleuse

(Recettes saines, sans lactose et à IG bas)

 

1 nid-fraisierQue la nature est en avance cette année ! J’ai goûté début avril les premières fraises de France qui avaient du goût (l’an dernier, c’était en juin, et encore, pour le goût fallait y croire très fort ;)), et les arbres du verger croulent sous les fleurs roses et blanches, donnant à mon jardin un petit charme très poétique. De quoi mettre une bonne dose de gaité dans un quotidien parfois rempli de petites galères à gérer au mieux ;)

Hier matin, je suis partie pour une matinée « ambulance » : une poule moribonde à déposer chez le vétérinaire, un saut à la pharmacie, deux loulous à emmener chez le médecin (chacun pour un truc différent), puis hop, vite ramener tout le monde à l’école dans les temps (sauf la poule, on est d’accord). Bref, ça ne s’annonçait pas particulièrement ni super gai, ni super passionnant… Et bien pourtant, avec ce beau soleil, ce ciel si bleu, ces arbres tout roses, ce vert si tendre des pâturages, ça nous donnait presque envie de chantonner. Pas très sympa pour la poule qui faisait « aaaaaarg » dans le coffre, mais vu que les loulous mêmes malades avaient le moral, on s’en est quand même donné à cœur joie !

2 fleurs de pommier

Pour continuer dans les petits bonheurs du quotidien, j’ai testé le soir un charmant petit moule trouvé sur ce très beau site de poteries alsaciennes, tenu par une jeune femme aussi charmante que talentueuse. Un moule « agneau », traditionnel en Alsace mais que je ne connaissais pas ( bon, en même temps, moi je suis niçoise alors j’ai quelques petites excuses… D’abord, est-ce que vous connaissez la plaque à socca vous les alsaciens, hein ?).

Je trouve cette tradition  vraiment mignonne, et comme la recette de base contenait de la farine blanche, du sucre blanc et même de la fécule (bye bye l’indice glycémique), vous commencez à me connaître, il a fallut que je mette au point une recette à la farine de petit épeautre T110 et sirop d’agave, en m’inspirant un peu du biscuit-génoise très moelleux du layer-cake de Noël.

 

 Et comme c’était vraiment très moelleux et très réussi (tant pis pour les fleurs…) j’ai pensé à tous ceux qui n’auraient pas de moule « agneau » pour tester ma génoise et j’ai enchaîné dans la soirée sur un fraisier. Pas très raisonnable le coup du fraisier nocturne, car le bruit du robot kitchenaid à 23H30 a un peu exaspéré mon cher et tendre, mais quand j’ai une idée en tête je suis une vraie bourrique. Voilà donc 2 recettes pour le prix d’une, qui sont, cerise sur le gâteau, compatibles « cure Cabot » pour ne pas mettre au supplice tous les pauvres malheureux qui se sont embarqués à cause de moi dans cette galère ;). D’ailleurs, avis aux « cabotistes » : la semaine prochaine, quand vous recevrez ma newsletter, n’ouvrez surtout pas. Y’aura du chocolat...

 

3 montage agneau

 Agneau de Pâques en génoise de petit épeautre

 Ingrédients pour un grand moule "agneau" (21x11 cm) / Préparation : 15 min / Cuisson : 35 min

 - 4 œufs
- 10cl de sirop d’agave
- 170g de farine de petit épeautre T110
- 1/2 paquet de poudre à lever

 

Préchauffer le four à 150°C, si possible en chaleur tournante.

Beurrer soigneusement (au beurre ou à la margarine bio non hydrogénée) le moule à agneau, en insistant particulièrement sur les pattes et les oreilles.

Casser les œufs entiers dans le bol d’un robot pâtissier, ajouter le sirop d’agave puis fouetter, d’abord à vitesse moyenne, puis en augmentant petit à petit jusqu’à la vitesse maximum. Le mélange doit mousser, blanchir et tripler de volume (voir photos de pas à pas du layer-cake de Noël). Cette opération prend presque une dizaine de minutes, et sera bien plus facile à réaliser dans un vrai robot pâtissier muni de son fouet à fil qu’au fouet électrique.

Mélanger la farine et la levure dans un bol, puis tamiser ce mélange au dessus des œufs fouettés (c’est très important, sinon vous aurez des grumeaux et la génoise sera ratée.)

Mélanger délicatement le tout à la spatule (idéalement avec une maryse souple pour pouvoir bien racler le fond du saladier), dans un mouvement tournant et en soulevant la pâte, puis verser dans le moule.

Enfourner pour 35 min, puis vérifier la cuisson en piquant à cœur le gâteau avec une pique métallique, laquelle doit ressortir parfaitement propre. Si un peu de pâte y adhère, ajouter 5 ou 10 minutes de cuisson et refaire le test.

Laisser refroidir l’agneau avant d’ouvrir le moule, puis saupoudrer éventuellement d’un peu de sucre glace et planter 2 clous de girofle à la place des yeux.

PS : J’ai du « raboter » avec un couteau la pâte qui dépassait du moule car elle avait un peu débordé en cuisant…

 

5 agneau

Documents3-2

En bas à gauche, un autre agneau sorti du même moule, et pourtant avec une tête différente ! C'est qu'ils ont chacun leur personnalité en plus ;)

...

6 détail

« Nid de Pâques » façon fraisier (avec une crème mousseline végétale qui déchire...)

 Ingrédients pour 8 personnes / Préparation : 35 min / Cuisson : 15 min pour la génoise, 5 min pour la crème

 

- Une génoise au petit épeautre (voir ci-dessus)

- Une briquette de 20cl de crème de coco liquide*
- 40cl de lait de soja à la vanille
- Un sachet de 2gr d’agar-agar
- 15g de farine de petit épeautre (la même que celle qui a servi à la génoise)
- 1 gousse de vanille
- 150g d’huile de coco vierge
- 10cl de sirop d’agave
- 250g de bonnes fraises
- 1 pincée de fleur de sel

*dite aussi "coco cuisine" (marque Isola Bio, en magasin bio) ou "lait de coco cuisine" (marque Bjorg), ou "crème de coco" (marque Kara, non bio)

 

 

Préparer une génoise comme indiqué dans la recette ci dessus, et la faire cuire 15 min à 180°C dans un moule à savarin de 22cm de diamètre environ. La laisser refroidir à température ambiante.

Laver le bol du robot, y verser la crème de coco liquide, puis mettre le tout (bol+crème+fouet) au congélateur.

Tamiser la farine au dessus du lait, et bien fouetter le tout pour ne pas avoir de grumeaux (si besoin mixer pour que la préparation soit parfaitement lisse). Ajouter l’agar-agar, le sirop d’agave, le sel et la gousse de vanille fendue en deux (pour renforcer le parfum de vanille, gratter les graines avec un couteau lisse, et les mettre dans la casserole avec les gousses), puis bien fouetter le tout.

Porter à ébullition en fouettant sans cesse pour que le fond de la casserole n’accroche pas. Compter 3 min d’ébullition puis ajouter l’huile de coco et la faire fondre en mélangeant bien hors du feu.

Retirer la gousse de vanille et laisser un peu tiédir la crème.

Pendant ce temps laver les fraises et les couper en petits cubes.

Démouler aussi la génoise, puis l’ouvrir en deux dans le sens de l’épaisseur avec un couteau bien aiguisé et en remettre la moitié dans le moule à savarin (attention, elle est fragile, procéder avec délicatesse pour ne pas la casser). Répartir les fraises dans le moule, sur la génoise.

7 gâteau démoulé

Une fois que la crème pâtissière est tiède*, sortir la crème liquide du congélateur : elle doit avoir commencé à former une fine pélliculle de givre sur le dessus, c’est bon signe car elle doit être vraiment glacée pour bien monter en chantilly.

*On doit la sentir quasiment à la température du doigt, car elle ne doit ni être trop chaude (sinon la chantilly retomberait), ni trop froide (sinon l’agar-agar figerait la crème en bloc et on ne pourrait plus y incorporer la crème fouettée) : de 28 à 37°, c’est parfait.

La fouetter vivement plusieurs minutes au robot, jusqu’à ce qu’elle devienne bien épaisse, puis l’incorporer très délicatement à la crème pâtissière, à l’aide d’une spatule souple.

Verser le tiers de cette mousse dans le moule à savarin, sur les fraises, puis mettre le reste dans une poche à douille munie d’un embout cannelé et fermé d’un clip à sachet (pour que la mousse encore liquide ne s’échappe pas par l’embout).

Déposer la deuxième couche de génoise dans le moule sur la crème (elle va « dépasser » un peu à cause des fraises et de la crème mais ce n’est pas grave).

Mettre le tout (moule + poche à douille) au frais jusqu’au lendemain. Si possible, régler la température du frigo bien basse (autour de 2°C) car plus le gâteau sera froid, plus la crème sera facile à travailler.

Le lendemain, faire le tour du moule avec une spatule souple pour bien décoller le gâteau puis démouler le nid sur un plat (voir photo ci-dessus). Déposer à la poche à douille la crème en cercle sur le dessus pour former un « nid », puis étaler la crème restante à la spatule sur le reste du gâteau (on n’aurait pas assez de crème pour tout recouvrir à la poche à douille).

Décorer éventuellement avec des petits œufs et des fleurs comestibles (j’ai utilisé pour ma part des petits œufs en vrac chez Biocoop : il y en avait des roses, des blancs, des chocolat au lait et des chocolat noir, chacun fourrés soit d’une amande, soit d’une noisette, soit d’un raison. Bref, c’est une tuerie ;), pas à IG bas du tout mais je les ai laissé à mes loulous :)), puis servir aussitôt.

 

8 mie

Ce qui reste du petit agneau, 10 min après la photo. Quand je vous dit que c'est tout moelleux et léger comme un nuage...

 

4 montage fraisier

 

photo finale-2

PS : Juste un dernier petit mot pour vous dire qu'à priori, je n'aurai plus accès à mon ordi avant lundi soir alors j'espère que vous n'aurez pas de question trop urgente. J'essaierai tout de même de consulter mes mails au moins une fois, mais c'est pas garanti...

 

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07 avril 2014

Cure Cabot 3/3 (suite et fin…)

 

Gelée de fleurs de pissenlit au citron

(Et l’interview de Miss Pat’)

 

1 gelée de pissenlitJ’arrive bientôt à la fin de ma cure Cabot qui s’arrêtera –comme par hasard- pile poil pour Pâques (humf, vous l’avez compris, ce n’est pas franchement un hasard, je vais « zapper » la dernière semaine pour cause de gourmandise chronique, aigüe et incurable… M’enfin, quoi, vous imaginez un peu Pâques sans un bon gigot, un gâteau au chocolat et un p’tit verre de rouge ?), et voici donc le dernier post « Régénération du foie » avant de passer à des choses beaucoup moins sérieuses ;)

Cette fois-ci, je serai brève, et laisserai à la fin de ce post la parole à Miss Pat’, qui a créé pour vous un groupe Facebook : "Cure Cabot ensemble".  N'hésitez pas à laisser vous aussi votre témoignage sur cette cure, soit sur la page de Miss Pat, soit sur ce blog, afin d'échanger et de partager nos expériences sur ce sujet ! (Vous avez aussi, pour vous aider à trouver des idées recettes, les très sympathiques tableaux pinterest de Mathilde...)

J’espère, avec ces 3 articles - qui, soit dit en passant, ont dû bien saouler ceux qui n’ont pas du tout envie de régénérer leur foie (Hé hé, le chocolat, le pinard, le fromage, la cochonaille, pfff, même pas mal !!!)- vous avoir bien mis sur les rails. Mais avant de tourner cette page « Cabot », je voulais vous parler un peu du pissenlit, cette jolie fleur au nom si peu poétique* qui égaye au printemps la campagne d’innombrables petits soleils, et qui pourrait vous épauler très efficacement dans cette cure…

*(« Pissenlit » évoque de façon très imagée l’action… diurétique de cette plante, surtout la nuit. Je ne vous fais pas un dessin n’est-ce-pas, vous avez compris toute la subtilité, la poésie et la délicatesse du barbare qui a donné un nom aussi trivial a cette pauvre fleur.)

 

3 cuilletteLe pissenlit draine le foie, nettoie, désintoxique et purifie l’organisme de nombreuses toxines, améliore le bon fonctionnement digestif et hépatobiliaire, soulage les rhumatismes ainsi que certaines maladies de peau, gomme la cellulite, favorise une bonne circulation sanguine, et présente, comme nous venons de le voir, (gloups !) des propriétés diurétiques exceptionnelles.

Alors si vous cherchez un bon « médicament » pour votre foie, sachez que les jeunes feuilles d’un vert tendre ramassées au printemps sont en outre très goûteuses, peu coriaces, et permettent l’élaboration de délicieuses salades au charme très champêtre, qui enchanteront vos papilles en association avec des petits croûtons frottés à l’ail, des asperges cuites « al dente », des œufs mollets, des champignons émincés, de l’avocat mûr à point, des radis bien croquants, bref, toutes ces petites choses de saison à la fois si saines et si alléchantes.

Mais aujourd’hui, je vous propose plutôt une douceur qui ne demande qu’à ensoleiller vos petits déjeuners et desserts d’une touche gourmande et très « détox » : la gelée de fleurs de pissenlit.

Je connais ce concept depuis bien longtemps pour l’avoir trouvé dans un vieux livre de "Grand-mère"que j’aime potasser de temps en temps. Mais la recette de base contenait beaucoup de sucre… Il y a 10 ans, j’ai donc mis au point cette jolie gelée dorée au parfum délicat, dont toute la famille raffole (j'en ai fait un pot vendredi, j'ai juste pu en goûter 1 cuillerée à café, grrr...vengeance ! Parfois, j'en viens presque à regretter le fait de ne pas être la seule de la famille à aimer ça...)

Pour la réussir à la perfection, respectez bien les temps de cuisson, faites la cuire à feu doux, sans couvercle, et ne mettez ni les tiges de fleur, ni le « blanc » de l’écorce du citron : elle sera ainsi d’un parfum très délicat, et d’une texture de rêve : gélifiée juste ce qu’il faut pour ne pas couler des tartines, mais délicieusement translucide et fondante en bouche…

Vous trouverez une autre recette de gelée de pissenlit dans le merveilleux livre de ma chère Géraldine, "Fleurs en cuisine"... Mais j'y reviendrai bientôt, car ce livre est trop beau  ;)

 

Gelée de fleurs de pissenlit au citron 

6 gelée de pissenlit

 

Ingrédients pour un pot de confiture de taille courante (375g)

Préparation : 10 min

Cuisson : 20 min

 

40g de fleurs de pissenlit (environ 2 grosses poignées)

50cl d'eau pure

1 citron bio bien juteux

1 sachet de 2 gr d'agar-agar

1 gousse de vanille

15cl de sirop d'agave

 

Verser l’eau dans une casserole, et y ajouter les fleurs de pissenlit, la gousse de vanille fendue en deux, l’agar-agar et le jus de citron pressé. Râper finement le zeste au dessus de la casserole, sans mettre de peau blanche (qui donnerait un goût amer à la gelée).

Bien mélanger à froid, puis porter à ébullition sur feu doux. Laisser bouillir 10 minutes, toujours à feu doux, en mélangeant souvent.

Filtrer au travers d’un tamis fin (ou d’un filtre à café perpétuel), puis remettre le jus obtenu dans la casserole avec le sirop d’agave.

Porter de nouveau à ébullition, puis compter 10 minutes de cuisson, toujours à feu doux et en mélangeant souvent à la cuillère de bois.

Verser dans un pot de confiture, visser le couvercle et laisser refroidir à température ambiante, sans y toucher. Une fois le pot refroidi, le ranger au frais, où il se conservera entamé plus d’une semaine sans s’abîmer.

 

Nota : Les citadins sans jardin pourront eux aussi confectionner cette recette très simple et rapide après une petite ballade-cueillette à la campagne ! Prenez juste garde de ramasser les pissenlits dans un endroit sauvage (pas traité aux pesticides ni désherbant), et à l’écart des routes, car les pauvres pissenlits des bas-côtés et fossés sont très pollués aux gaz d’échappement…

 

5 banc-2

 

2 panier-2

 

4 petite main-2

 

Et maintenant, l’interview !

Miss Pat, tu as eu l'idée bien sympathique de créer un groupe "régime Cabot ensemble" sur Facebook...  Comment l'idée t'est-elle venue?

 J'ai parlé un peu de mon parcours chaotique au niveau alimentaire ces dernières années et des raisons qui m'ont poussée à faire le régime dans un article récent de mon blog. J'ai souffert pendant très longtemps de troubles du comportement alimentaire (boulimie anorexique). Je rencontre depuis quelques temps, en conséquence, des soucis de santé qui me font comprendre que mon foie ne fonctionne pas aussi bien qu'avant. La fatigue du matin, des insomnies à certaines heures de la nuit, un côlon irritable, une allergie cutanée survenue soudainement il y a deux ans, la peau « grise » et sans éclat... Enfin, rien de bien glamour, désolée !!! Et je ne vous parlerais pas de mon haleine... J'ai pitié pour mon homme quelquefois. Ces signes d'alerte m'indiquent que je dois changer d'alimentation de manière radicale pendant au moins quelques semaines : une alimentation hypotoxique qui tend à reposer mes organes et même, à les régénérer. J'ai eu donc l'idée de sortir de ma bibliothèque un ouvrage qui prenait la poussière depuis quelques années... Celui de Sandra Cabot. Et pour me sentir moins seule dans cette démarche, pour être certaine de tenir mes bonnes résolutions et surtout, pour soutenir d'autres personnes dans le même projet que moi, j'ai eu l'idée (moderne) de créer un groupe sur Facebook ;-)

Je dois préciser que je n'ai aucun problème de poids. Les écarts ne m'ont jamais fait vraiment grossir. Ce régime est destiné à ceux et celles qui veulent avant tout soigner leur foie ; il n'est pas restrictif : avis aux gourmands comme moi ! Le régime régule le métabolisme, et à la clé, si le corps en a besoin, fait perdre du poids.

 

Où en es-tu de ta cure? Peux-tu déjà en faire un bilan? As-tu constaté certains bienfaits sur ta santé?

 Je suis à la dernière phase de la cure et j'en fais déjà un bilan très positif. J'ai plus d'énergie qu'avant, mon allergie cutanée tant à s'atténuer vraiment. Côté haleine, je demanderai à mon homme ce soir... Je reste encore très sensible au niveau intestinal, mais je sais qu'il faut beaucoup de temps pour restaurer un intestin agressé, et notamment restaurer sa flore (ça se compte en nombre d'années). Je me suis déshabituée à consommer certains aliments comme le chocolat, mon péché mignon ;-) Mais je ne peux rien vous promettre pour la suite... Pâques approche à grand pas !

 

Qu'est-ce qui t'a semblé le plus difficile pendant ces quelques semaines ?

 Ma plus grande difficulté dans la vie est la gestion du stress. Ainsi, sous pression, je trouve plus difficile d'écouter mon corps, les messages se brouillent... et il m'est arrivé honnêtement de faire quelques écarts. C'est pourquoi je tiens à poursuivre encore ce régime jusqu'à Pâques.

 

Et le plus agréable?

Les nouvelles habitudes saines me font du bien : me régaler chaque jour avec de bonnes crudités aux couleurs joyeuses, du bon pain complet tartiné de crème d'amandes ou de crème de sésame... mais aussi le plaisir d'échanger avec les autres sur les nouveaux gestes adoptés pour notre santé.

 

Quelle était ta recette Cabot "chouchou"?

 J'ai trouvé un riz complet thaï vendu en vrac dont je raffole. Je le mange « à toutes les sauces » avec les épices de mon choix, en ajoutant du lait de coco parfois, des noix de cajou, des amandes effilées, du gomasio (sésame grillé, salé, et broyé), du tofu ou du tempeh... Le riz complet a un grand pouvoir détoxifiant. Il ne contient pas de déchets (purines). Il nettoie le corps en profondeur et contribue à désacidifier l'organisme. Un aliment formidable quoi !

 

Que conseillerais-tu aux personnes qui doivent prendre leur repas de midi à l'extérieur?

 L'idéal est de pouvoir emmener sa gamelle au bureau et de se concocter régulièrement une salade composée facile à transporter. Pendant la cure, certains types d'aliments sont interdits. Dans l'ouvrage, vous trouverez une liste des aliments bons pour le foie (vous la trouverez également en pièce jointe au sein du groupe Facebook). Pour faciliter la cure, je l'ai mise sur mon frigo et je la consulte très fréquemment, notamment pour composer mes menus. Je pense qu'il est bon de jouer avec celle-ci pour manger à l'extérieur afin de favoriser au maximum les aliments bénéfiques et exclure au maximum les autres. Au restaurant, exit le steak-frites. Je pense qu'il faut dans ce cas miser sur les salades composées, les légumes et le poisson en mettant notamment de côté, quand c'est possible, les aliments interdits : fromages, produits fumés et à base de farine blanche, viandes rouges, etc. Oh, il restera encore quelques petites choses à grignoter dans l'assiette... non ?

 

Dans l'ensemble, comment la cure se passe-t-elle pour les autres personnes de ton groupe?

 Au sein du groupe, c'est justement une question que je pose régulièrement. Et, je constate avec joie que les personnes qui commencent à la pratiquer se sentent très vite plus en forme ;-) La perte de poids est évidente aussi. Il y a également le témoignage de celles qui connaissent déjà la cure et qui la refont car elles ont été satisfaites du résultat.

 

Aurais-tu par hasard une petite anecdote amusante à propos de cette cure? (Je ne sais pas, recette ratée, ou autre... Moi par exemple j'ai fais ma première cure avec une centrifugeuse orange trouvée dans le garage du pépé, et qui datait de la fin des années 70 - limite elle était en 110 volts tu vois un peu le truc ?-, et à chaque fois que je l'utilisais, je me demandais un peu si ma dernière heure allait sonner ^^ Elle a fini un jour par s'envoler du plan de travail, ouf, et j'ai pu la changer sans regret... Le reste de ma cure s'est bien mieux passé ensuite, car je crois que mon foie n'appréciait pas trop au départ le monumental "coup de stress" imposée à l'heure du p'tit dej par la centrifugeuse un peu trop vintage ;))

 J'ai commencé mon régime avec une collègue de bureau car elle souhaite perdre du poids et retrouver de bonnes habitudes alimentaires. Aussi, il se passe des choses peu ordinaires depuis quelques semaines au bureau... notamment dessous. Des échanges en cachette de poudres en tout genre. Quelles sont nos drogues ? Poudre de graines de lin et autres graines, gomasio et purées d'oléagineux...

 

 

3 bis cuillette

Poupougnette, 3 ans, fan de gelée de pissenlit et "cueilleuse" motivée...

 

Posté par mariechioca à 23:59 - - Commentaires [118] - Permalien [#]
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