Saines Gourmandises... par Marie Chioca

22 mai 2015

Gagner un extracteur de jus Kuving’s ?

 

Documents4-2… C’est la possibilité que vous offre Warmcook grâce au petit jeu-concours organisé actuellement sur Facebook jusqu’au 8 juin. Alors je vous souhaite bonne chance, et me réjouis d’avance pour le ou la gagnante, car cet extracteur est vraiment un splendide ustensile, mais un peu difficile à acquérir pour certains petits budgets. Voilà donc une chance, une toute petite chance certes, mais une chance réelle pour vous de l’inviter dans votre cuisine !

Je profite de l’annonce de ce jeu pour vous vous dire que Crudijus vient d’ouvrir un blog : vous y trouverez plein d’astuces et de recettes pour profiter au mieux de votre extracteur, et de mon côté je participe un peu à l’aventure en partageant avec vous chaque semaine sur Crudiblog une nouvelle recette à l’extracteur : jus de saison, smoothies, cocktails, mais aussi purées gourmandes, petits plats pour bébé, guacamoles, gaspachos, glaces, sorbets, granités, desserts, laits végétaux, etc., je m'en pourlèche les babines d'avance ! Vous trouverez déjà 4 de mes recettes en ligne à côté de celles de Murielle de Crudijus et de… Valérie Cupillard (la classe ! ;))

Documents-2

 

Bon week-end à vous, et à la semaine prochaine pour l’annonce d’une prochaine « naissance » (mais ce n’est pas un bébé, je rassure tout de suite les personnes de ma famille qui me lisent et ont déjà 6 neveux/petits-enfants/petits-neveux/cousins… et à qui je viens de donner une petite émotion ;))))

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{ La coupe glacée "Belle-Hélène" réalisée à l'extracteur... Pas de panique, vous pouvez retrouver la recette sur Crudiblog ;) }

 

Liens utiles :

L'article de Crudiblog expliquant le concours (clic)

Page Facebook de Crudiblog (clic)

Et enfin; mon article de cet automne pour en savoir plus sur cet extracteur (clic)

 

 

 

Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

 

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15 mai 2015

Joyeux anniversaire !

 

Baba rhum-coco

Au pamplemousse corse et à la framboise

 

1Oui, je sais, ce ne sont pas des pamplemousses mais des pomelos. Tout le monde autour de moi s’acharne à me le répéter comme si j’étais un peu demeurée « po-me-los, ce sont des pôôô-meuuuh-losses pas des pamplemousses », sur un ton oscillant entre la pitié et l’agacement. N’empêche que pour moi, ce gros agrume jaune dehors, rose dedans, tout juteux et d’une saveur si idéalement équilibrée entre l’acidulé, le sucré et une pointe d'amertume, depuis ma plus tendre enfance j’appelle cela un pamplemousse. Alors le nommer « pomelo »  au bout de 35 balais, ça me semble aussi impensable que d’appeler des calamars « encornets ». Bref, je sais, ce sont des pomelos, mais si jamais le terme pamplemousse venait à m’échapper par inadvertance (plus ou moins par inadvertance…) veuillez s’il vous plaît ne pas m’en tenir rigueur, je suis si têtue distraite !

Cette petite mise au point étant faite, passons à ce gâteau… Qui n’est rien moins que le gâteau d’anniversaire des 4 ans de « Saines Gourmandises » ;)).

2J’y pense chaque année au mois de mai, et comme je vous ai déjà pondu pour l’occasion plusieurs gâteaux à la fraise les années précédentes, j’avais envie de changer un peu. Mais ce n’est pas si facile, car au printemps s’en vont les pommes, poires, kakis, grenades et autres fruits d’hiver, tandis qu’abricots, pêches, prunes et framboises se font attendre ! Que nous reste-t-il donc pour un gâteau d’anniversaire. Du chocolat !!! Des pamplem… euh, pardon, des pomelos. Et oui, car contrairement à certaines idées reçues, « LA » saison du pomelos de Corse, ce n’est pas l'hiver mais le printemps, et ce jusque fin juin.

Pourquoi le pomelos "de Corse" ? Et bien primo, parce que je trouve très poétique  de me rappeler, devant mon petit jus rose saumon du matin, que celui-ci a été réalisé avec des agrumes ayant poussé sur cette belle île. Sympathique aussi de savoir que ce pamplemous.. pardon ce pomelos a été cueilli mûr à point, et n’a pas traversé la moitié du globe avant de se retrouver dans mon frigo. Enfin parce que les pamplemos…, pardon les pomelousses…, arf, merde, les « po-me-los » de Corse sont beaucoup moins traités (voire pas du tout, comme ceux qu’on trouve en bio).

3Vous avouerai-je une petite faiblesse ? Ma grande fille et moi, nous sommes complètement fadas de pamplemousses ! C’est LE fruit qu’on se dispute elle et moi ;) Alors quand nous sommes tombées cette semaine chez Biocoop sur une énorme caisse de pomelos à un prix plutôt raisonnable, nous avons…

1/ Cherché LE sac énorme en papier épais, celui qui peut contenir au moins 5kg de fruits et qui se trouve généralement planqué bien en dessous de l’étal (il n’y a que les familles de fous comme nous qui les utilisent)…

2/ Rempli à raaaas boooord ledit sac en gloussant comme des lycéennes (en ce qui concerne ma fille, c’est normal... ;))

3/ Sidéré (amusé ?) le caissier de Biocoop, qui nous a demandé d'un air doucereux si nous aimions les pomelos…

4/ Transporté le sac en mettant soiiiiiiiiigneusement la main dessous (ça valait mieux)...

5/ Posé le sac sur un siège (sans lui mettre la ceinture, monumentale erreur, voir plus loin pourquoi…) car il n’y avait plus de place dans le coffre…

6/ Continué à glousser dans la voiture en pensant à tous les pomelos-pamplemousses qu’on allait se mettre derrière la cravate les prochains jours…

7/ Garé le monospace sur le parking du supermarché voisin pour la suite des courses…

8/ Ouvert la porte latérale un peu vivement (merci ma fille) pour attraper un pull.

La suite vous l’imaginez.

Que tous les automobilistes qui ont aperçu ce jour là 2 folles à moitié mortes de rire, en train de courir pliées en deux sur la parking à la poursuite d’une trentaine de pamplemousses, lesquels se ruaient sous les bagnoles, sous les chariots, etc. se rassurent. Ce n’était pas un cirque ambulant, ni deux frapadingues échappées de l’asile. C’était juste un énoooooorme sac de Bioccop rempli à raaaaas bord qui s’était renversé, échappant ses précieux pomelos sur les orteils de ma fille pendant que je cherchais une pièce pour le chariot…

 

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Et maintenant le gâteau ;)

C’est à mon avis une vraie réussite… Hyper léger, mousseux, aérien, fruité, on l’attaquerait volontiers à même le plat avec une grande cuillère, si j’en crois ma grande qui m’a avoué à midi avoir envie de manger tout le gâteau pour son repas (elle est plutôt du genre raisonnable d’habitude, sauf quand elle ouvre les portes du monospace ).

La génoise - au petit épeautre et sirop d’agave - est exactement celle du fraisier de Pâques de l’an dernier car je l’utilise beaucoup pour mes gâteaux de fête : elle est à la fois si moelleuse, si légère et si saine ! Mais je me demande si elle serait facile à réaliser sans robot pâtissier, avec un simple fouet électrique. Quant à la réaliser à la main… à moins de boire 3 litres de café fort une heure avant, puis de tout fouetter en rythme avec Sultans of Swing en musique de fond*, vous êtes plutôt mal barrés !

* Pour ceux qui ne connaîtraient pas (parce que Dire Straits, c'est surtout réservé aux plus de 30 ans ;)), sachez que c'est le solo de guitare final qui vous aidera vraiment bien à faire mousser les oeufs ;))

 

Ingrédients pour un gâteau de 8 parts
Préparation : 25 min
Cuisson : 15 min

 

Pour la génoise :

4 œufs
10cl de sirop d’agave
170g de farine de petit épeautre T110
1/2 paquet de poudre à lever

Pour le sirop :

3 c. à soupe de rhum ambré
3 c. à soupe de sirop d’agave
2 c. à soupe d’eau

Pour la « Chantilly » végétale :

Une briquette de 20 cl de crème de coco très froide, sortant du frigo (idéalement, de marque Kara, elle n’est hélas pas bio mais qu’est-ce qu’elle monte bien en chantilly !)
2 c. à soupe de sirop d’agave
1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide

Pour garnir le gâteau :

1 pomelos rose de Corse
1 petit bol de framboises surgelées (ou fraîches, quand ce sera la saison…mais après ça sera plus la saison du pomelos)
Un peu de noix de coco râpée

 

5Commencer par préparer la génoise :

Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Beurrer soigneusement un moule à savarin de 24 cm de diamètre, idéalement avec du « vrai » beurre (ça donne un super goût au gâteau, et j’ai remarqué qu’en outre la génoise est un chouïa trop « bronzée » quand on la fait cuire dans un moule huilé au lieu d’un moule beurré)

Casser les œufs entiers dans le bol d’un robot pâtissier, ajouter le sirop d’agave puis fouetter, d’abord à vitesse moyenne, puis en augmentant petit à petit jusqu’à la vitesse maximum. Le mélange doit mousser, blanchir et tripler de volume (voir photos de pas à pas du layer-cake de Noël). Cette opération prend plusieurs minutes, et sera bien plus facile à réaliser dans un vrai robot pâtissier muni de son fouet à fil qu’au fouet électrique.

Mélanger la farine et la levure dans un bol, puis tamiser ce mélange au dessus des œufs fouettés (c’est très important, sinon vous aurez des grumeaux et la génoise sera ratée.)

Mélanger délicatement le tout à la spatule (idéalement avec une maryse souple pour pouvoir bien racler le fond du saladier), dans un mouvement tournant et en soulevant la pâte de façon à bien homogénéiser le tout sans trop faire retomber les oeufs, puis verser dans le moule et égaliser.

Enfourner pour 15 min, puis vérifier la cuisson en piquant à cœur le gâteau avec une pique métallique, laquelle doit ressortir parfaitement propre. Si un peu de pâte y adhère, ajouter 5 minutes de cuisson et refaire le test.

Laisser refroidir entièrement la génoise.

Pendant ce temps, peler à vif les quartiers du pomelos (photo 1), en prenant garde à ne pas laisser de peau blanche (un peu amère). Réserver.

Mélanger ensemble tous les ingrédients du sirop, réserver.

Fouetter en chantilly la crème de coco tout juste sortie du frigo, en versant en filet les 2 cuillerées à soupe de sirop d’agave et la cuillerée d’extrait de vanille. (Nota : Pour favoriser la prise en chantilly, on peut préalablement mettre au congélateur le bol du robot et le fouet avant de commencer la recette, afin que tout soit très froid au moment de fouetter la crème).

Si la génoise est bien refroidie, faire le tour avec un couteau ou une petite spatule et la démouler délicatement sur le plat de service (photo 2).

L’ouvrir en deux très délicatement (attention, elle est fragile) avec un couteau bien aiguisé (photo 3). Déposer avec délicatesse le disque du dessus sur une assiette.

Disposer les quartiers de pomelos et les framboises sur la base du gâteau (photo 4).

Verser la moitié du sirop sur le gâteau (photo 5).

Répartir quelques grosses cuillerées de crème fouettée sur les fruits (photo 6), puis étaler grossièrement à la cuillère (photo 7).

Déposer sur le dessus le deuxième disque de gâteau et l’imbiber avec le reste de sirop. Saupoudrer de noix de coco râpée (photo 8).

Ajouter éventuellement les bougies (photo 9) et servir aussitôt ou remettre au frais (jusqu’à 24 à 36H si besoin) pour que la crème fouettée soit encore plus épaisse (car contrairement à la crème de vache qui « retombe », celle de coco s’épaissit et tient encore mieux après un petit séjour au frais).

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05 mai 2015

Pinou…

 

_DSC2418-2C’est le petit nom du fameux bébé lapin dont je vous parlais lors de mon dernier post.

15 jours ont passé, et contrairement à tous les pronostics... la microscopique boule de poils orpheline et non sevrée a survécu !

Je vous avoue que les deux premiers jours, je n’y croyais vraiment pas. Surtout quand ladite boule de poils a refusé catégoriquement le mini biberon de lait maternisé pour chaton censé lui sauver la mise… S’il avait su comment s’y prendre, je crois même que ce jour là il m’aurait fait un bras d’honneur avec ses petites pattes histoire de me dire ce qu’il en pensait de mon lait et de mon biberon. Mais je suis têtue, en tout cas plus qu’un lapin anorexique ! Alors comme ça il n’a pas voulu de mon biberon de-lait-pour-chaton-de-luxe-à-sa-mémère que j’étais allée lui chercher à la pharmacie ? Et bien qu’à cela ne tienne, je te l’ai gavé avec un compte-gouttes de lait d’avoine tiède (fallait bien tenter quelque chose) et là, merveille, dès la deuxième pipette il en a raffolé (faut dire qu’il n’avait pas trop le choix, en général c’est toujours la pipette ou l’entonnoir qui a le dernier mot…). C'était donc parti mon kiki pour les 2 ou 3 gavages tétées par jour, avec massage doux du bedon juste après pour aider son altesse le lapin à faire ses besoins. Et oui, parce qu’il paraît que toutes les mamans lapins font ça (vu sur internet)… Bon, en vrai, elles lèchent le ventrou de leurs bébés mais moi, aussi mignon soit-il, je ne me voyais vraiment pas faire ça et comme personne d’autre n’était très joueur à la maison pour se coller des poils de lapin sur la langue matin et soir on a juste opté pour un massage à la main...

_DSC2380-2L’espoir a donc augmenté chaque jour au fur et à mesure des pipettes de lait d’avoine avalées, même si chaque matin je m’approchais tout de même de la cage avec un peu d’appréhension, me préparant psychologiquement à ne plus trouver qu’une dépouille de lapin les pattes en l’air (car on en a tenté des sauvetages de bestioles avant lui, et je peux vous dire que ça ne s’est pas toujours bien terminé). Mais non, il était toujours là…

Et puis au bout de 10 jours, hourrrrraa, il a mangé sa première feuille devant mes filles complètement gagas… { Nota, c’est pas que les garçons n’étaient pas gagas aussi, c’est juste que eux sont trop grands, trop sérieux, trop « garçons » pour être officiellement gagas. Ils ne le sont qu'officieusement, si j’en crois le gros pipi de lapin trouvé sur l’oreiller d'un des deux grands dadais, preuve qu’il y en a au moins un qui aime bien s’attendrir sur le lapinou quand l’autre frangin est couché et ne risque pas de rire en coin. Vous en avez des comme ça à la maison vous aussi, de ces vrais-faux "Rambo" au coeur de bisounours ?}.

Puisque ce nouveau pensionnaire avait l’air de bien vouloir s’accrocher un peu à la vie, on s’est donc risqué à lui donner un petit nom... « Pinou ».

Il faut tout de même que je vous dise : Pinou revient de loin car après avoir vu de ses petits yeux le gros chien d’un de nos voisins, lui même fils de notre gentille vieille chienne (le clébard, pas le voisin, je sais, ça fait un peu épisode de Santa Barbara tout ça, mais bon…) boulotter en apéritif son père, sa mère, ses frères et ses sœurs (oh oh ce serait le bonheur, si j’avais un marteau) extirpés un à un du terrier, il y avait de quoi devenir frapadingue.

_DSC2582-2Pinou avait même subi un petit tour de grand huit dans la gueule dudit clébard (que d’émotions fortes) avant qu’un humain ne botte le derrière de l’ogre canin pour lui reprendre sa petite proie. Un vrai film d’horreur, de quoi tirer des larmes à un traider du Cac 40 ex-chasseur de bébé phoques et vendeur d’amiante. Pinou, le jour de son sauvetage c’était donc juste une boulette pas plus grosse qu’une clémentine, pleine de bave de chien et qui tremblait comme un lave-linge à l’essorage. Maintenant, Pinou est devenu grâce aux soins de la famille Chioca (« malgré » les soins empressés des enfants Chioca ? ;)) un beau petit lapin qui a doublé son poids, vient vers nous en sautillant, nous grimpe sur les épaules, se dresse sur ses pattes dès qu’on passe à proximité et dévore toute la journée… Que sera Pinou dans quelques semaines ? Un gros lapin de garenne qui se promènera dans la maison ( manquait plus que ça), dormira dans le lit de mes enfants et gambadera à leur rencontre quand ils rentreront de l’école ? Ou bien aurons-nous le courage de le remettre en liberté, une liberté pleine d’herbes sauvages, de rosée au lever du jour, de grandes prairies verdoyantes, de jolies lapines blanches aux yeux bleus, (mais aussi) d’aigles morfals et de renards sanguinaires ? ;)) Le suspense reste entier…

 

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Posté par mariechioca à 16:28 - - Commentaires [129] - Permalien [#]
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