Saines Gourmandises... par Marie Chioca

25 février 2015

Et l’okara on en fait quoi ? (Part 2)

 

Des recettes sucrées !

 

Documents1-2Incroyable… Vous n’aurez pas eu à attendre octobre 2017 pour la deuxième partie des idées-recettes « SOS okara » ! Pour une fois, rien n’est venu troubler mes résolutions, pas même ma mémoire de poisson rouge un brin surmené qui me joue des tours depuis quelques jours.

Bon, la famille carbure un peu (beaucoup) au lait d’amande et de noisette depuis 10 jours, car tout cet okara, il fallait bien le « fabriquer » en mode quasi industriel pour réaliser toutes ces recettes ;) Mais personne ne s’en est plaint, et comme je travaille aussi sur des tas de recettes sucrées pour un prochain ouvrage, les repas du soir ont souvent été un grand bol de lait d’amande au miel avec une « création » de maman… Hum, pas toujours très réussie je l’avoue car je suis un peu à côté de mes pompes en ce moment (désolée mes pauvres chéris, maman vous présente encore ses plus plates excuses pour les 5 panettones dont 4 lamentablement ratés de la semaine dernière… qu’il a fallu « expédier » en deux repas du genre bourratifs… Heureusement qu’il y avait le lait d’amande pour faire descendre ;)! Quant à la brioche à l’huile de coco, « l’abominable », celle qui surnageait sur le lait tant elle était grasse et « dense » - et qu’aucun des deux chiens n’a accepté de manger, c'est pour dire-, promis, je recommencerai plus !)

_DSC5006-2En tout cas rassurez-vous : ces 3 recettes-là sont au top, elles ont été validées par mon panel de gourmands, ravis de trouver là un peu de réconfort après les ratages bérezinesque d’une maman pas très inspirée, et surtout très distraite.

Je vous ai mis à la fin de ce post une photo d’un très joli ciel de neige « capturé » avant-hier soir des fenêtres de ma maison. J’ai vraiment été séduite par la splendeur de ce coucher de soleil, embrasant une mince trouée de gros nuages d’un bleu de plomb. C’est un peu à l’image de ce que je vis en ce moment… De grandes consolations et des petites joies très vives qui arrivent à transpercer de gros nuages pesants, voire un peu menaçants. Il faudrait un bon coup de mistral pour les virer une fois pour toutes ;) Patience…

 

 

 

Le pain d’épice à l’okara (déclinable en gâteau au citron, à l’orange, aux fruits secs, aux pépites de chocolat, etc…)

 

_DSC4876-2Celles et ceux qui ont mon ouvrage sur « Les secrets de la pâtisserie bio » ont sûrement déjà croisé cette recette p95... Comme c’est l’une des rares recettes du livre qui n’était pas illustrée, c’est donc l’occasion pour moi de prendre ce gâteau en photo, mais aussi de le faire découvrir à ceux qui n’ont pas pu acheter mon ouvrage

Voici donc une idée  dans une recette à la fois ultra saine, simplissime, rapide, délicieuse, et déclinable à volonté pour utiliser ce fameux okara en un gâteau si étonnement moelleux que vous n’en reviendrez pas… De là à faire du lait d’amande rien que pour avoir de l’okara, il n’y a qu’un pas ;)

Cette recette ressemble beaucoup à un pain d’épices particulièrement humide et moelleux, mais vous pouvez la décliner en bien d’autres parfums, histoire de ne jamais vous lasser. Par exemple, faites l’impasse sur les épices et ajoutez 125 de pépites de chocolat noir… Avec de l’huile essentielle d’orange ou de citron, c’est à tomber ! Vous pouvez aussi parfumer le gâteau à la fève tonka, à l’extrait d’amande amère, ajouter des fruits secs (cubes d’abricots, raisins, gingembre confit, etc…)

A vous de jouer ! De succulents petits déjeuners et goûters en perspective…

 

_DSC4948-2Ingrédients pour un cake de 20cm de long environ, ou un moule à manqué de 18 cm (la recette est toujours plus moelleuse en version cake)
Préparation : 5 minutes
Cuisson : 40 min

 

200g d’okara d’amande ou de noisette, bien égoutté
3 œufs
100g de sucre de coco
150g de farine T110 de blé, ou T130 de grand épeautre
1 cuil à soupe de cannelle
1 cuil à soupe d’épices à pain d’épices
½ sachet de poudre à lever
½ yaourt de soja
10 gouttes d’huile essentielle bio d’orange douce

 

Préchauffer le four à 180°C.

Préalablement mélanger la farine et la levure dans un saladier, puis ajouter tous les ingrédients du gâteau (okara, œufs, farine, sucre, épices, etc.) et les fouetter ensemble. Verser dans un moule à cake beurré ou huilé.

Enfourner pour 40 minutes, en veillant à ce que le gâteau ne dore pas trop. Si besoin, baisser le four à 150° les dernières minutes de cuisson.

Avant de sortir le gâteau du four, vérifier sa cuisson en le piquant à cœur avec une brochette qui doit ressortir parfaitement propre et sèche.

 

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Les rochers/macarons à l’okara d’amande

 

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Un peu à mi-chemin entre le macaron provençal et le rocher à la noix de coco, ces mignardises si rapides à réaliser font généralement l’unanimité. N’hésitez pas à varier les parfums en ajoutant 10 gouttes d’huile essentielle d’orange, ou une pincée de grains d’anis vert. L’accord avec le parfum de l’amande est juste parfait !

 

120g d'okara d'amande bien égoutté
60g de sirop d'agave
25g de farine d'épeautre T130
1 oeuf
1/2 c. à café d'extrait d'amande amère pour pâtisserie

 

Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger ensemble tous les ingrédients, transférer dans une poche à douille cannelée, puis pocher sur un papier cuisson des petits rochers de la taille d’une grosse cerise.

Enfourner pour 15 min, c’est déjà prêt !

 

 

Cookies pralinés à l’okara de noisette

 

_DSC4968-2Pour cette recette, je me suis fortement inspirée de ces magnifiques cookies trouvés sur le blog de Pipelette (clic) grâce à un lien de Cilou ;) Merci à toutes les deux !

Le résultat est à tomber, et vous pouvez même, en fonction de vos goûts, choisir la version moelleuse ou la version croustillante…

 

100 g de farine T130 de grand épeautre, ou T110 de blé
100 g d'okara de noisette
60g de sucre de coco
1/2 sachet de poudre à lever sans phosphates
50 ml d'huile de colza ou de pépin de raisin
50 g de noisettes grossièrement concassées
70 g de pépites de chocolat noir
1 à 2 c. à s. de lait de noisette (facultatif, tout dépend du degré d’humidité de l’okara)
 

 

Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger la farine, le sucre et la levure, puis ajouter l’okara, l’huile et travailler du bout des doigts de façon à obtenir une consistance sablonneuse. Pipelette n’a pas eu besoin d’ajouter de lait, mais moi oui, une bonne cuillerée à soupe, sûrement parce que mon okara était très sec (grâce au sac à lait dont je vous parlais la semaine dernière (clic !).

Incorporer les noisettes concassées et les pépites de chocolat.

Amalgamer des boules de pâte d’environ 25g entre les mains, puis les écraser sur une plaque recouverte de papier cuisson. Faire cuire 10 à 12 mn pour une version moelleuse à coeur. Pour une version plus croustillante, sortir les cookies du four au bout de 12 min, les mettre sur une grille et renfourner  pour 10 min à 125°C. laisser refroidir sur la grille.

 

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 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...


18 février 2015

Et l’okara, on en fait quoi ?

 

Partie 1 : idées recettes salées

 

1-2Je sais.

Un jour, à la fin d’une recette de lait d’amande maison, je vous ai dit que je vous expliquerais « bientôt » que faire de l’okara qui allait vous rester sur les bras. Et vu que j’ai un tout petit peu oublié, j’espère qu’en l'espace d'un an et demi, vous avez déjà trouvé quelques solutions pour « recycler » ce précieux okara autrement qu’en paillant les rosiers ou remplaçant la litière du chat. Non ? Ah. 

Alors pour me faire pardonner, voici déjà aujourd’hui 3 recettes salées assez sympas. Et « bientôt » (peut-être vers octobre 2017, puisque j’ai dit « bientôt »… ;)) je vous donnerai aussi des idées de recettes sucrées. Vous voilà rassurés.

Mais d’abord, je vais éclairer quelques lanternes, car j’en vois certains qui paniquent un peu derrière leurs écrans d’ordinateur.

C’est quoi l’okara ?

Oh, rassurez-vous, je suis là, à faire la maline avec mon okara, mais ça ne fait pas très longtemps que je connais ce mot savant, et régulièrement je reste hébétée devant bien d’autres mots "super-tendance ", qui ont apparemment fait 5 fois le tour du monde des blogs culinaires, de Face de Bouc et autres réseaux sociaux, qui ont même été vantés par toutes les stars américaines du « shobize » passionnées de cuisine (bon, en même temps y’en a pas beaucoup) mais moi rien à faire, je passe com-plè-te-ment à côté. Genre le chou kale… Mais heureusement, il y a Cléa ;)

2-2Bref, pour en revenir à mon okara, c’est le résidu d’amande, de noisette, de soja ou autre, qui reste dans la passoire une fois qu’on a réalisé un lait végétal. Ce n’est ni très glamour d’aspect (à mi chemin entre le marc de café décoloré, le sable de chantier mouillé et le quignon de pain recrachouillé par un bébé de 6 mois, avec quelques vagues souvenirs de frangipane ratée), ni très parfumé, ni très goûteux. Bref, c’est un résidu quoi. Si on essaye de le manger comme ça, en plus on s’étrangle un peu parce que ça a du mal à descendre le long du gosier, l’okara : ça s’accroche, ça « ponce » la trachée, et si vous essayez de parler en même temps, ou si vous avez attaqué l’okara à la cuillère dans un grand moment de boulimie sans prévoir la cruche d’eau à côté, ça va pas le faire du tout.

Mais… C’est très riche en fibres solubles, en minéraux, en précieux acides gras, et en outre, ça se mange, alors dans un monde où je dois serrer les dents, respirer un grand coup et boire un petit verre de schnaps avant que la caissière m’annonce la note du magasin bio (ou autre…) que je laisse chaque semaine, si ça se mange, et ben on le mange.

Et puis la bonne nouvelle, c’est que vous ne serez même pas obligé, pour « pas gâcher », d’avaler l’okara avec un grand verre d’eau en vous pinçant le nez. Parce qu’une fois un tout petit peu cuisiné, c’est même carrément bon, apportant du moelleux, du liant et même de la saveur une fois que vous y aurez ajouté du sel, du poivre, du safran, du piment d’Espelette, de la moutarde, du tabasco, du wasabi, de la sauce Worcestershire, du nuoc-mam, du miso, du curry, de la harissa, du ras-el-hanout et 3 bouillons knor pour 100g d’okara.

3-2Et les gars, je rigole hein ? Ça c’était pour fabriquer une bombe à l’okara. Parce qu’en vrai, avec juste un peu de sel, de poivre, et deux ou trois ingrédients (pour ne parler que des versions salées), l’okara-pas-jojo se transforme en super recette !

Alors je vous laisse découvrir tout ça, parce que le top, c’est vraiment d’avoir, pour le prix de 100g d’amandes bio en vrac (soit environ 1,60 euros), un litre de sublime lait d’amande maison + 4 petits cakes au chèvre et à l’okara ;) Ou 1 litre de lait de cajou + 9 petits pains buns tout moelleux. Ou encore 1 litre de lait de noisette + 3 petits pâtés végétariens vraiment trop bons. C’est vous qui faites le choix et ça, c’est vraiment du « recyclage » intelligent…

… pas comme quand on doit, comme chez nous à Ploucs-sur-Isère, enfiler chaque boîte de sardine vide qui pue une par une dans le moloch de tri parce que le trou est trop petit pour y mettre ne serait-ce qu’un tout petit sac, et qu’en plus, pour éviter de polluer la planète, les géniaux ingénieurs en écologie ont trouvé qu’il fallait mieux que des dizaines de milliers d’habitants prennent leur bagnole pour vider leurs poubelles plutôt qu’un seul camion passe chaque semaine, comme au bon vieux temps… Et tout cela au milieu des guêpes (en été), des milliers de moucherons qui vous rentrent dans les narines (en automne), avec des moufles (en hiver), et en costard cravate quand les pauvres maris partent travailler… Avec le jus de maquereau qui fuit du sac de tri sur la moquette du coffre.

Enfin, vraiment désolée pour ce petit coup de sang qui n’a presque rien à voir avec l’okara (si ce n’est que le mot « recyclage » m’a fait voir rouge, d’où cette longue et stupide parenthèse), mais les habitants des communes voisines qui me lisent compatiront (non promis, ce n’est pas moi qui ait incendié plusieurs fois les molochs, je vous avoue que j’en ai eu envie, mais je l’ai pas fait ! N’empêche que j’ai quand même bien rigolé en lisant ça dans le journal)

Et pourtant, j’aime VRAIMENT l’écologie… Le tout, c’est d’essayer de « pondre » par pitié, des initiatives vraiment intelligentes et qui font avancer le schmilblick . Merci !

 

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{ Je vous donnais en octobre 2013 une méthode déjà vraiment simple pour réaliser du lait végétal (avec juste une passoire fine et un filtre à café perpetuel). Mais depuis, je me suis "perfectionnée"... ;) Je vous laisse découvrir le sac à lait (clic !), c'est encore plus pratique !}

 

Pâté végétarien à l'okara de noisette, oignons confits et tofu fumé

6-2D’une texture très moelleuse, ce pâté sans viande présente un parfum très « terroir » absolument succulent (et la prochaine fois, j’y ajouterai même une cuillerée à soupe d’Armagnac, non mais ;)). Bien protéiné, riche en fibres qui « calent » et en bonnes matières grasses, un pâté par personne constituera un repas de midi idéal avec du pain complet et une salade.

Ingrédients pour 3 pâtés individuels
Préparation 10 min
Cuisson : quelques minutes à la poêle + 30 min au four

 120g d'okara de noisette bien essoré (soit le résidu d’un lait réalisé avec 100g de noisettes sèches)
3 oignons
4 c. à s. d'huile d'olive
2 c. à s. de levure de bière
50g de parmesans râpé (facultatif)
35g de noisettes entières
200g de tofu fumé au bois de hêtre
2 oeufs
2 c. à s. légèrement bombées de farine d'épeautre
1 c. à c. rase de fleur de sel
Poivre 5 baies du moulin
Facultatif : un peu de piment d’Espelette

 

alt1-2Préchauffer le four à 180°C.

Émincer les oignons, les faire revenir au wok ou à la cocotte en fonte dans l’huile d’olive avec le tofu fumé coupé en cubes et une bonne pincée de sel.

Mélanger souvent, de façon à obtenir une appétissante coloration dorée des sucs, sans risque d’attacher. Quand les oignons sont bien dorés (mais surtout pas brûlés !) ajouter un petit verre d’eau, couvrir et laisser mijoter 5 minutes de plus.

Pendant ce temps, mettre dans le bol d’un robot mixeur tous les autres ingrédients du pâté. Ajouter les oignons et le tofu, puis mixer par brèves impulsions, de façon à garder des petits morceaux (éviter la texture « purée »).

Répartir dans 3 terrines individuelles (ou 3 mini cocottes), et enfourner pour 30 minutes, en baissant la température du four à 150°C au bout d’un quart d’heure pour que le pâté soit bien cuit à cœur, mais pas trop « bronzé ».

Ce pâté se conserve au frais, bien fermé, au moins 5 jours, mais il sera à mon avis encore meilleur savouré tiède avec du pain grillé…

 

Petits pains buns très doux à l'okara de cajou

 

7-2C’est fou comme l’okara de cajou apporte de moelleux et de douceur à ces petits pains : ils en sont comme « briochés ».

Inutile de vous faire un dessin, c’est juste une tuerie savouré avec la recette au dessus… N’hésitez pas à ajouter aussi votre okara de noisette ou d’amande à votre recette de pâte à pain habituelle (environ 100 à 110g d'okara, 500g de farine, 30 cl d’eau tiède, 10g de sel, levure). C’est ni vu, ni connu, il n’y a aucun gaspillage et cela enrichit le pain en précieuses fibres solubles, matières grasses de qualité, minéraux, etc.

Un conseil : pour réaliser un lait de cajou (et garder de l’okara) ne laissez pas trop tremper les noix de cajou (1H, c’est bien). Sinon, elles deviendront si tendres, si tendres, que pour peu que vous ayez un bon blender, il vous mixera tout et vous obtiendrez certes un lait particulièrement velouté et crémeux, mais… bye bye l’okara ! Tout aura « fondu » dans le lait ;)

Ingrédients pour 9 pains buns individuels
Préparation : 20 min
Levée 2H
Cuisson : 20 min

500g de farine T130 de grand épeautre
30cl d'eau tiède
1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
Environ 110g d'okara de cajou (le résidu d'un lait réalisé avec 100g de noix de cajou sèches)
2 c. à s. de miel liquide d'acacia
8g de sel fin
Graines de sésame blond
 

9-2Mélanger le sel et la farine.

Délayer la levure dans l’eau tiède (jamais plus chaude que 40°C).

Mélanger le tout, ajouter l’okara, le miel, et pétrir une dizaine de minutes à la main ou au robot. Laisser lever environ 1H30, couvert, dans un endroit tiède.

Dégazer la pâte sur un plan de travail bien fariné, en un grand rectangle. L’enrouler sur lui même de façon à obtenir une long boudin. Le recouper en 9.

Façonner chaque morceau de pâte en boule bien régulière, puis les déposer sur une plaque de cuisson chemisée de papier, saupoudrer de sésame et couvrir d’un torchon. Laisser lever 30 min de plus.

Préchauffer le four à 260°C.

Enfourner dans le four brûlant, puis baisser la température à 180°C au bout d’une minute. Surveiller pour que les petits pains ne brunissent pas trop (tout dépend des fours).

Savourer tiède ou à température ambiante, de préférence le jour même car c’est encore meilleur…

 

 

5b-2Cakes-repas à l'okara d'amande, chèvre, origan et olives noires

Elle aussi bien protéinée et riche en fibres solubles qui « calent » cette recette super simple se réalise en 3 coups de fouets, et vous pourrez emporter 2 de ces petits cakes pour votre repas de midi au travail (en complétant avec un fruit ou une salade par exemple).

Ingrédients pour environ 4 cakes individuels de la taille d’un gros muffin
Préparation : 10 min
Cuisson : 25 min

 

100g d'okara d'amande
2 oeufs
110g de bûche de chèvre coupé en cubes
100g de farine complète de grand épeautre T130
1 yaourt de soja
1/2 sachet de poudre à lever
2 c. à c. d'origan séché
2 c. à s. d’huile d’olive
Une douzaine d'olives noires dénoyautées
Une bonne pincée de sel
Poivre 5 baies du moulin
Facultatif : un peu de piment d’Espelette

Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger la farine, le sel et la levure dans un saladier.

Ajouter tous les ingrédients sauf le chèvre et les olives, bien mélanger pour obtenir une pâte homogène.

Ajouter le chèvre et les olives, les incorporer à la cuillère de façon à garder des gros morceaux de chèvre (on parle du fromage, bien sûr, pas de l'animal…) dans la pâte.

Répartir dans 4 moules à muffins de taille moyenne, et enfourner pour 25 min en surveillant que les muffins soient bien gonflés, bien dorés, sans que le dessus ne bronze trop vite (cela dépend des fours, mais aussi de la taille et de la forme des moules ou des caissettes à muffins.)

 

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06 février 2015

Pour Flo, une recette « expérimentale » pas (trop) ratée…

 

Brioche très saine à l’épeautre complet, huile d’olive et fleur d’oranger

(Réalisable à la MAP... ou pas !)

 

_DSC3403-2-2Coucou, me revoilà, après 15 jours où vous deviez commencer à en avoir un peu marre de mon post « détox » (mais c’était pour qu’à force de l’avoir en image sous le nez, vous achetiez tous compulsivement mon livre, comme le font les publicitaires avec leurs yaourts, bagnoles, parfums, savons et autres marchandises placardées partout sur les murs ;) Bon, en vrai, c’est juste que je suis désolée, j’ai un peu de mal à suivre le rythme en ce moment…))

Suite à mes échanges avec Flo, qui souhaitait une recette de brioche où « on jette tout dans la machine à pain et basta », voici une recette très saine, réalisée avec de la farine complète de grand épeautre T130, pas d’œuf, pas de lait, et de l’huile d’olive à la place du beurre. Annoncé comme ça, sûr que ça a pas l’air très folichon… mais je vous promets que vous serez sûrement aussi agréablement surpris que moi en y goûtant !

Certes, cette brioche est un peu plus dense (ouuuuh l’euphémisme…) qu’une sublime recette de brioche mousseline façon Mercotte, Conticini, Hermé ou Michalak, mais sous ses petits airs de briquette en terre cuite elle n’est pas estouffatoire du tout, et son parfum est fameux ! Là, on fait davantage dans le rustique mais c’est quand même le genre de boulange que je dévore avec grand plaisir…

_DSC3427-3-2Du coup, vous allez me demander pourquoi j’ai écris dans le titre que c’était une recette expérimentale pas (trop) ratée… Avouez qu’il vous angoisse hein, ce « trop » entre parenthèses. Et bien, c’est l’ambiance de mes photos qui me déprime. Pouah, tout ce marrônnisme, c’est vraiment bien à l’image de mon humeur en ce moment, où je cumule enschtroumpfements sur enschtroumpfements non stop depuis 3 semaines.

Oh, rassurez-vous, ce ne sont pas d’énormes épreuves qui laissent complètement anéantis....mais pas non plus de ces petites contrariétés qui passent très vite. Là, c’est de la belle contrariété de compet’, bien stressante, qui vous prend bien la tronche quoi que vous fassiez du matin au soir. Vous connaissez ça aussi hein ? On se lève en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, on prend son petit dej' en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, on habille la plus mignonne des petites filles à couettes en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, on cuisine en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, on travaille sur l'ordi en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, on mange sans penser à ce qu’on mange mais en faisant grrrmlbrbrmmmgrr, etc. etc. jusqu’au soir où on lit en marmonnant grrrmlbrbrmmmgrr sans rien comprendre à l’intrigue du roman policier qu’on a sous le nez, pour enfin s’endormir (ben non, justement, on s’endort pas !) en ruminant grrrmlbrbrmmmgrr…

_DSC3447-2Et bien des contrariétés de ce genre là, j’en cumule au moins 5 ou 6 en ce moment, chacune demandant une solution rapide, mais aucune n’ayant le commencement de l’ébauche de l’amorce de l’esquisse de l’espoir d’une éventuelle hypothétique solution.

Grrrmlbrbrmmmgrr…

Ah, ces photos toutes marron, avec des petites pointes de rouge, AAAAAAAH, de ROUGE, comme quand la "douce et gentille" (sic !) Marie voit ROUGE et se sent prise d’une envie panique de faire une tête au carré à une certaine personne, aaaaaaaaaaah, que ça ferait du bien, mais non ouuuuuhhhhh que c'est vilain, elle ne va surtout pas le faire parce qu’elle se souvient qu’elle essaye d’être une bonne chrétienne alors du coup, vaut mieux éviter de tout casser façon Obélix quand il rentre dans un camp romain… (même si ça soulagerait tellement, grrrmlbrbrmmmgrr).

Bref, revenons-en à nos brioches (grrrmlbrbrmmmgrr).

La version « machine à pain » n’est pas très jolie, on dirait un pain de guerre (et ne dites pas le contraire pour essayer de me consoler, vous êtes supers gentils mais j’ai des yeux pour voir qu’elle est trop laide ma brioche à la MAP grrrmlbrbrmmmgrr ). Mais bon, en même temps, c’est un peu le concept de la machine à pain, de sortir des « pains » tout carrés avec une hélice plantée dans le… on va dire dans le bas du dos). Mais c’est pratique, c’est bon quand même, et ça fait de jolies tranches pour le petit dej, si on excepte bien entendu celles qui ont un trou en forme d’hélice dans le bas du dos (grrrmlbrbrmmmgrr). J’ai oublié de vous dire que je débute un peu en matière de machine à pain, vu que j’aime passionnément travailler la pâte à la main, façonner mes pâtons en forme de boule, de baguette, de torsade, etc. Mais j’ai dû tout de même acheter une MAP pour raisons professionnelles (une avec une cuve sans téflon, trouvée en promo juste avant Noël), et pour finir je reconnais que ça a ses avantages.

Et puis, pour ceux qui n’ont pas de machine à pain et qui auraient envie de se déchaîner un peu en tapant sur une pâte à pain (grrrmlbrbrmmmgrr…), j’ai refait la recette à la main, et l’ai façonnée en forme de kringle estonien car je raffole de cette jolie couronne, assez facile à réaliser, et au résultat visuel vraiment sympathique. Voici un lien pour voir comment ça fonctionne (clic!)  (moi, je n’ai pas tartiné mon rectangle de pâte avec du beurre et de la cannelle, mais juste avec 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive).

Bref, voilà pour toi ma Flo, j’espère avoir réussi quand même malgré mon humeur massacrante un tantinet tracassée une brioche qui te plaira ;) On l’appellera « la brioche grrrmlbrbrmmmgrr », et on en rigolera bientôt, quand le beau temps sera revenu…

 

Ingrédients pour une grosse brioche de 8 parts environ
Préparation : 3 min (à la MAP ) 10 min (avec un robot pétrisseur) 25 min (si on fait tout à la main, pétrissage compris)
Cuisson : 25 min au four, ou sinon, laissez la MAP décider… ;)
 
500g de farine de grand épeautre T130
5cl d'eau de fleur d'oranger
10cl de sirop d'agave
10cl d'huile d'olive
15 cl d’eau légèrement tiède
1 c. à soupe d'extrait de vanille liquide
2 sachets de levure de boulangerie déshydratée
5g de sel fin
 

 

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Avec une MAP : mettre tous les ingrédients dans la machine, fermer le couvercle, programmer la machine sur « brioche » ou « pain sucré » ou « pain basic » et appuyer sur le bouton. (Est-ce que ça ira comme ça Flo, pas trop dur ? ;))*

 

* Pour trouver le programme idéal, tout dépend de votre machine. Moi j’ai réalisé la mienne en programme « pain basic » puis en appuyant sur la touche « express » qui limite un peu le temps de levée. Mais la prochaine fois j’essaierai le programme « pain sucré/brioche », sans appuyer sur le bouton « express » et peut-être la brioche sera-t-elle encore plus aérée ? à tester… Je vais aussi essayer de mettre 5cl d’eau en plus pour augmenter le taux d’hydratation (mais là, on ne pourra plus la façonner à la main, cela ne peut convenir qu’à la MAP). Bref, c’est pour ça que pour l’instant, c’est une recette « expérimentale » ;) J’attends aussi vos retours et vos essais si ça vous dit !

 

Sans MAP, mélanger la farine et le sel.

Délayer la levure dans l’eau tiède (jamais plus de 40°C°) ajouter l’eau de fleur d’oranger, le sirop d’agave, la vanille, bien mélanger puis verser dans la farine, ajouter d’huile et pétrir environ 10 min.

Laisser lever au moins 1H30 à 2H dans un endroit tiède (ce qui marche le mieux : mettre le saladier de pâte au « bain-marie » dans un autre saladier plus grand rempli d’eau chaude du robinet, et couvrir le tout).

Quand la pâte a bien gonflé (approximativement, de 1H30 à 2H, mais c’est surtout à l’œil que ça se juge), la renverser sur un plan fariné et la façonner comme on veut (en tresse, en kringle, en petites boules collées les unes aux autres…).

Laisser de nouveau lever, couvert, dans un endroit chaud (sur un radiateur, ou en posant le moule sur une plaque de cuisson elle même posée sur un saladier d’eau chaude) jusqu’à ce que la brioche ait bien gonflé (approximativement, de 30 à 45 min, mais là aussi c’est à l’œil que ça se juge, la brioche doit avoir presque doublé).

Pendant ce temps, préchauffer le four à 220°C.

Enfourner pour 10 min à 220°C, puis 15 min à 150°C, sans ouvrir la porte du four au moment de baisser la température.

 

Laisser dans les deux cas (MAP ou pas) refroidir environ 15 min sans toucher, puis démouler et laisser finir de refroidir sur une planche (car si on laisse la brioche dans son moule, elle sera humide, mais si on la démoule brûlante, elle va se déformer). Idéalement, ne pas découper la brioche trop chaude pour ne pas écraser la mie, et dans tous les cas utiliser un couteau à dents (pas comme sur la photo ;)) en procédant avec un mouvement de scie, sans écraser la brioche.

 

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La version façonnée à la main et cuite au four, façon kringle...

 

Voilà, sur ce je vous laisse les amis, pour prendre une petite semaine de congé et tenter de régler au moins quelques sujets de préoccupation ;) Très bon week-end  à vous tous, et à dans 10 jours… Dans la bonne humeur ;) Enfin, j’espère…

Grrrmlbrbrmmmgrr !

 

 Nota : Les publicités qui apparaissent sur ce blog ne sont pas de mon fait (je ne peux ni les choisir, ni les supprimer), et ne me rapportent aucune rémunération. Je suis donc profondément désolée si vous en voyez parfois certaines qui ne sont pas dans l'esprit de ce blog...

Posté par mariechioca à 15:28 - - Commentaires [111] - Permalien [#]
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